21 janvier 2010

Les voeux de Pécresse aux Présidents d'université

Les universités vont voir leurs moyens de fonctionnement augmenter de 112 millions d'euros en 2010, soit 6%, a annoncé jeudi la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse, en présentant ses voeux aux présidents d'université. "Au total, la progression moyenne des subventions - hors masse salariale - sera de 6%, ce qui représente 112 millions d'euros", a déclaré la ministre, qui a précisé que les progressions étaient comprises entre 3,7% et 13,8%. Le budget de fonctionnement de l'ensemble des 83 universités est de quasiment deux milliards d'euros. Cette année ce sont les universités pluridisciplinaires avec des filières santé qui sont les mieux servies, avec une augmentation de 7%. Les moins bien servis sont les établissements avec filières scientifiques ou santé (augmentation de 4,5%). Sur la période 2007-2010, "les universités auront vu leur budget augmenter de 16% en moyenne", a souligné Mme Pécresse.
Selon le ministère, les universités ayant connu les plus fortes progressions, sur cette période sont Bordeaux II, Paris VII, Angers, Lille II, Montpellier I et III, Lyon II et III ou encore Clermont-Ferrand I. En outre, côté investissements, 70 millions d'euros vont être alloués aux universités "pour des travaux de mise en sécurité et d'accessibilité handicap", selon le document du ministère. A la même époque l'an dernier, la hausse des moyens de fonctionnement avait été établie à 6%, mais à la fin de l'année, la hausse a finalement été de 20% si l'on compte les contrats quadriennaux que l'Etat passe avec un quart des universités et le plan de relance, a affirmé le ministère à l'AFP.
En 2010, sur les 112 millions supplémentaires, environ la moitié serviront à financer le plan "Réussir en Licence", un plan d'accompagnement renforcé des étudiants durant les trois années de licence. Un tiers permettront de financer une mesure statutaire nouvelle, celle selon laquelle une heure de TP (travaux pratiques) équivaut désormais à une heure de TD (travaux dirigés) dans le service d'un enseignant. Avant la rentrée 2009, une heure de TP équivalait à deux tiers d'une heure de TD. Le reste permettra de poursuivre le rééquilibrage entre les universités les mieux dotées et les moins dotées, et à accompagner les établissements qui viennent d'acquérir de nouvelles responsabilités dans le cadre de l'autonomie des universités.
"Nous n'allons pas bouder notre plaisir de voir les budgets augmenter. Il y a une amélioration significative. Mais en face nous avons des charges nouvelles", a déclaré à la presse Lionel Collet, le président de la Conférence des présidents d'Université (CPU). "Il faudra qu'on analyse notre budget périmètre par périmètre avant de nous prononcer précisément", a-t-il ajouté. Budget 2010 des universités : une progression moyenne de 6%. Le modèle d'allocation des moyens aux universités. Les moyens supplémentaires des universités en 2010.
Las universidades se ven a sus medios de operación de aumento de 112 millones de euros en 2010, un 6%, dijo el jueves el ministro de Educación Superior Valerie Pecresse, presentando sus mejores deseos a los presidentes de la universidad.  "En general, el incremento medio de los subsidios - con exclusión de la nómina de pago - será de 6%, lo que representa 112 millones de euros", dijo el ministro, quien dijo que los aumentos oscilaron entre el 3,7% y el 13 de 8%. El presupuesto de funcionamiento de las 83 universidades es casi dos milliardes de euros. Universidades Presupuesto 2010: un incremento medio del 6%. El modelo de asignación de recursos a las universidades. Medios adicionales de las universidades en 2010. Más información...

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01 avril 2009

Colloque de Brest de la CPU, 30/3/2009 : "l'Université, acteur économique"

Les travaux des présidents d'Université réunis à Brest pour leur colloque annuel sur le thème "l'Université, acteur économique" ont abouti à 10 propositions que voici (en attendant leur examen lors de la prochaine assemblée plénière du jeudi 16 avril). Le journal du colloque ainsi que les Actes seront publiés ultérieurement. Télécharger la synthèse et les propositions.
1)Diversité, hiérarchie et reconnaissance de la contribution universitaire dans la chaîne de l’innovation et de la création de valeur :
PROPOSITION 1 : Elaborer des schémas régionaux d’organisation, de gouvernance et de prospective de l’innovation.
PROPOSITION 2 : Optimiser les circuits de financement et de retour sur investissement, fondés sur le choix d’un modèle économique de l’innovation adapté à chaque situation régionale.
2) La formation et le développement territorial  :
PROPOSITION 3 : Créer dans toutes les Régions des Observatoires régionaux des compétences, emplois et métiers.
PROPOSITION 4 : Initier et développer dans tous les pôles de compétitivité des actions consacrées à la formation, y compris dans le domaine SHS, et notamment à la formation par la recherche, sa valorisation et son évolution, reposant sur une collaboration active avec les universités, au niveau des masters aussi bien que des Ecoles Doctorales.
3) Les relations Universités / Entreprises :
Les universités ne peuvent assurer seules les nouvelles missions qui leur sont confiées, et en particulier la mission « insertion professionnelle », apparue dans le Code de l’Education. Elles ont besoin des entreprises : si l’insertion professionnelle devient officiellement une mission du service public d’enseignement supérieur, alors elle doit faire l’objet, symétriquement et collectivement, d’un engagement citoyen de la part des employeurs. Cette évolution ne peut reposer sur des partenariats ponctuels, sur la construction de formations spécifiques ou sur la passation de contrats de recherche, et plus généralement sur une relation demande/réponse unilatérale. L’établissement de partenariats inscrits dans la durée est désormais indispensable ; il peut s’exprimer à travers des dispositifs existants ou à construire: fondations, conventions cadre avec des branches professionnelles, etc. Mais l’objectif à atteindre est celui de partenariats d’échanges équilibrés, où l’ensemble des apports de chacun seront explicités : apports en termes de qualifications et de compétences, de prestations et de transferts de technologie ou de savoir-faire, en termes de contribution aux formations, d’offre de stage, d’emploi et de financements, etc.
Par ailleurs, le modèle propre à la France, qui a privilégié jusqu’alors l’investissement des entreprises dans les formations dispensées par des écoles et des instituts, en délaissant les filières universitaires, trouve aujourd’hui ses limites. Un nouveau paysage se met en place, où les universités sont au coeur des formations supérieures et de la recherche, qui implique une recomposition des partenariats et des investissements privés.
Pour ce qui concerne plus particulièrement la taxe d’apprentissage, elle doit trouver toute sa place dans ces partenariats et ces échanges équilibrés et bilatéraux, et dans cette perspective, elle ne peut plus être massivement contrôlée par des organismes collecteurs qui ont parallèlement des liens structurels ou privilégiés avec une petite partie des organismes de formation. A cet égard, la CPU propose et préconise :
PROPOSITION 5 : Séparer les organismes collecteurs de la taxe d’apprentissage, d’une part, et les organismes de formation qui en sont bénéficiaires, d’autre part. Cela implique entre autres de mettre en place un nouveau dispositif, qui confère notamment aux conventions bilatérales déclinées à partir de la Charte Nationale une fonction décisive dans la répartition annuelle.
PROPOSITION 6 : Reconnaître le doctorat (obtenu en formation initiale ou en formation tout au long de la vie) dans les conventions collectives.
PROPOSITION 7 : Accroître significativement le nombre de fondations partenariales, pour atteindre à moyen ou long terme une centaine de fondations, qui serviront principalement de support pour des laboratoires mixtes (université/entreprise), des chaires et doctorats d’entreprise.
4) Attractivité, développement et identité territoriale :
PROPOSITION 8 : Elaborer et mettre en oeuvre des schémas directeurs régionaux de la vie étudiante, qui impliqueront l’ensemble des collectivités locales, autour des universités, écoles et Crous.
PROPOSITION 9 : Définir nationalement un modèle français pour les Universités, pour lequel l’Etat doit pleinement jouer son rôle régulateur assurant réellement l’équité territoriale, et un développement équilibré des différents sites universitaires.
PROPOSITION 10 : Dans cette perspective, une réflexion coordonnée pourrait être conduite, à l’initiative de la Conférence des Présidents d’Université, et associant l’ensemble des partenaires territoriaux des universités, notamment l’Association des Régions de France et l’Association des Maires des Grandes Villes de France. Cette initiative pourrait donner lieu à une large consultation nationale, sous diverses formes, et déboucher sur la rédaction d’un document de synthèse fixant les critères et les conditions du développement des universités dans tous les territoires.
The work of university presidents gathered in Brest for their annual conference on "University, an economic" resulted in 10 proposals as follows (pending review at the next plenary session of Thursday 16 April). The journal and the symposium proceedings will be published later. Download the executive summary and proposals. More...

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04 février 2009

Conférence des Présidents d'Université (CPU) : Faut-il avoir peur des présidents d’université ?

Les réactions au projet de modification du décret du 6 juin 1984 sur le statut des enseignants-chercheurs invitent à lire attentivement ce projet et les argumentaires en faveur de son retrait: défense du statut national des enseignants-chercheurs pour les uns, refus d'une déconcentration vers les universités des avancements pour d'autres, refus de l’évaluation ou de la modulation des services. Néanmoins, tous ces argumentaires ont en commun la crainte des présidents d’université (et parfois des conseils d’administration). Les notions de « toute puissance », d’« arbitraire » ou d’ « absence de contre-pouvoir » sont régulièrement évoquées. Sont-ils donc devenus si puissants ces présidents d’université depuis la Loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités (LRU)? Le président est pourtant un enseignant-chercheur, chercheur ou assimilé, élu par les membres élus du conseil d’administration (eux-mêmes élus par l’ensemble de la communauté universitaire), et non nommé par le Ministre ou le Président de la République comme le sont les directeurs des Ecoles, petites et grandes, ou des organismes de recherche. Certes, l’infaillibilité « présidentielle » n’existe pas, mais pourquoi le président d’université deviendrait-il forcément irresponsable, une fois élu ?...
Les présidents pensent que le niveau local (équipes pédagogiques et de recherche en tout premier lieu) est le bon niveau d’appréciation de la façon dont un universitaire accomplit aujourd’hui son service, dans le contexte spécifique de son université, et que cela n’est  nullement incompatible avec un statut national et une instance nationale d’évaluation.  Les présidents d’université sont d’abord des universitaires soucieux de l’indépendance de l’université et des universitaires, mais aussi soucieux de permettre à tous d’exercer leur métier avec la liberté indispensable à la transmission des savoirs et à la production des connaissances. Ils n’ignorent pas qu’ils reviendront de manière plus intensive à l’enseignement et à la recherche à l’issue de leur mandat de quatre ans (renouvelable une fois) et n’ont aucun désir, pas plus qu’aucun de leurs collègues, que leur propre liberté d’enseigner et de chercher soit encadrée de façon arbitraire. Source.
Konference předsedů univerzita (CPU): Měli bychom se bát univerzitních prezidenty?  Reakce na návrh změny nařízení ze dne 6. června 1984 o statutu fakultních pozváni ke čtení tohoto projektu a argumenty ve prospěch stažení: obhajoba národní status učitelů a výzkumných pracovníků pro některé, popírání a převedení na vysoké školy pro další propagační akce, popírání hodnocení či odlišení služeb. Avšak všechny tyto argumenty mají společné to, že strach z univerzitních prezidenti (a někdy i správních radách)... Jsou si vědomi, že se vrátí do intenzivnějšího vzdělávání a výzkumu na konci jejich čtyři-leté období (s možností jednoho znovuzvolení) a nemají touhu ani jejich kolegům, že jejich vlastní svobodu učit a pokusit se být upraveny libovolným způsobem. Pramen. Suite...

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20 décembre 2008

La Conférence des présidents d’Université (CPU) a renouvelé ses instances le 18 décembre 2008

Outre le nouveau Bureau, composé de Lionel Collet, président (Lyon 1), Simone Bonnafous, vice-présidente (Paris 12) et Jacques Fontanille, vice-président (Limoges), les présidents d’université et les directeurs d’établissements ont également procédé au renouvellement de la Commission permanente de la CPU (CP2U) et des présidents des sept commissions de la CPU.
Commission de la Recherche :
Président : Axel Kahn, Université Paris Descartes,
1er vice-président : Jean-Paul Caverni (Provence - Aix-Marseille 1),  2e vice-président : Eric Martin (Bretagne Sud Lorient)
Commission des Moyens et des personnels : Président : Yves Lecointe, Université de Nantes, 1er vice-président : Nadine Lavignotte (Blaise Pascal - Clermont-Ferrand 2), 2e vice-président : Sophie Béjean (Bourgogne - Dijon)
Commission des Relations Internationales et Européennes (CORIE) : Président : Jean-Pierre Gesson, Université de Poitiers, 1er vice-président : Khaled Bouabdallah (Jean Monnet - Saint-Etienne), 2e vice-président : Singaravelou (Michel de Montaigne - Bordeaux 3)
Commission de la Pédagogie et de la formation continue : Président : Daniel Filâtre, Université de Toulouse 2,  1er vice-président : Pascal Olivard (Bretagne Occidentale),  2e vice-président : Francis Godard (Marne la Vallée)
Commission de la Santé : Président : Yvon Berland, Université Aix-Marseille 2,  1er vice-président : Dominique Deville de Périère (Montpellier 1), 2e vice-président : Emmanuel Tunon de Lara (Victor Segalen - Bordeaux 2)
Commission de la Vie de l'étudiant et des questions sociales : Président : Camille Galap, Université du Havre,
Commission du Règlement et de la législation : Président : Louis Vogel (Panthéon-Assas Paris 2),  Vice-président : Hugues Fulchiron (Jean Moulin - Lyon 3) 

Conférence des présidents d'université   Italiano    Conférence des présidents d'université 

La Conferenza dei presidenti Università (CPU) ha rinnovato i suoi organi, il 18 dicembre 2008.
In aggiunta al nuovo consiglio di amministrazione, composto di Lionel Collet, Presidente (Lione 1), Simone Bonnafous, Vice-Presidente (Parigi, 12) e Jacques Fontanille, Vice-Presidente (Limoges), l'università presidenti e capi di istituzioni hanno inoltre processo di rinnovamento del comitato permanente della CPU (CP2U) e dai presidenti dei sette comitati della CPU.
Commissione di ricerca: Presidente: Axel Kahn, Parigi Descartes,
1. Vice-Presidente: Jean-Paul Caverni (Provence - Aix-Marseille 1), 2 ° Vice-Presidente: Eric Martin (Lorient Bretagne Sud)
Commissione per i modi e il personale: Presidente: Yves Lecointe, Università di Nantes, 1 ° Vice President: Nadine Lavignotte (Blaise Pascal - Clermont-Ferrand 2), 2 ° Vice-Presidente: Sophie Béjean (Borgogna - Digione)
Commissione per le relazioni internazionali ed europee (Corie): Presidente: Jean-Pierre GESSON, Università di Poitiers, 1 ° Vice-Presidente: Khaled Bouabdallah (Jean Monnet - Saint-Etienne), 2 ° Vice-Presidente: Singaravelou (Michel de Montaigne - Bordeaux 3 )
Commissione per l'istruzione e la formazione continua: Presidente: Daniel Filâtre, Università di Tolosa, 2, 1 ° Vice-Presidente: Pascal Olivard (Bretagne Occidentale), 2 ° Vice-Presidente: Francesco Godard (Marne la Vallée)
Commissione di Salute: Presidente: Yvon Berland, Università di Aix-Marseille 2, 1 ° Vice-Presidente: Dominique de Périère Deville (Montpellier 1), 2 ° Vice-Presidente: Tunon Emmanuel de Lara (Victor Segalen - Bordeaux 2)
Commissione per la vita studentesca e le questioni sociali: Presidente: Camille Galap, Università degli Studi di Le Havre
Commissione sulle norme e la legge: Presidente: Luigi Vogel (Panthéon-Assas Paris 2), Vice-Presidente: Hugues Fulchiron (Jean Moulin - Lyon 3)

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