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  • Davantage de femmes en doctorat SHS (surtout lettres et sciences humaines) qu'en sciences, mais la parité n'est pas atteinte en droit-économie (42,8% de femmes seulement).
  • De nombreux doctorants étrangers en droit-économie : 43,5%, contre 33,7% en lettres SHS et 34,3% en sciences.
  • De nombreux doctorants inscrits en Ile de France en lettres SHS : 44,9% (dont 31% dans la seule académie de Paris) contre 38% en droit économie et 31% en sciences.
  • Des doctorants plus âgés : âge moyen du doctorant de 34,3 ans en LSHS, contre 29,6 en droit économie et 27,1 en sciences.
  • Des durées de thèse plus longues (4,9 ans en LSHS en moyenne contre 4 ans en moyenne pour l'ensemble des thèses). Ce qui est à corréler avec le financement des thèses, très inégal entre le domaine ALLSHS et les autres domaines scientifiques : 9 doctorants sur 10 sont financés en sciences, moins d'1 sur 3 en ALL SHS. Si l'on s'en tient aux seuls contrats doctoraux Etat, 9,1% seulement des doctorants en ALL SHS ont un contrat doctoral, contre 20,1% en droit économie et 61,3% en sciences.
  • Le doctorant en ALL SHS travaille de façon plus isolée : 2/3 des doctorants en sciences travaillent dans leur laboratoire de manière collective, contre 22% en droit ou économie, et seulement 14,8% en ALL SHS.

Il résulte de ce premier et rapide constat 4 axes de réflexion prioritaires.

Axes de réflexion
1. La constitution des indicateurs
De quels indicateurs avons-nous besoin pour évaluer les politiques doctorales en SHS ?
Comment les relier entre eux pour qu'ils fassent sens, et nous donnent une information fiable et exploitable ? Faut-il différencier, de façon plus fine, des secteurs à l'intérieur des ALLSHS (par exemple droit, économie, gestion par rapport à arts, lettres, langues, sciences humaines et autres sciences sociales).

2. Le financement des thèses
Comment développer le financement, public et privé, des thèses en ALLSHS, afin de donner aux doctorants de ces disciplines, les mêmes conditions de travail et les mêmes chances de réussite que dans les doctorants des autres secteurs scientifiques ?

3. L'accueil des doctorants et l’insertion dans un collectif de travail
Comment accueillir au mieux les doctorants, français et étrangers, pour leur donner les meilleures chances de réussite ?
La formation en langues (française, anglaise ou autres, selon le cas), l'insertion dans une équipe de recherche structurée, le suivi du doctorant, les formations complémentaires à lui assurer en fonction de son projet professionnel, le développement d'infrastructures documentaires de qualité mises à sa disposition font partie des questions à aborder dans ce cadre.

4. L'insertion professionnelle des doctorants
Les titulaires d'un doctorat doivent pouvoir faire valoir leurs compétences ailleurs que dans l'enseignement supérieur et la recherche, où ils ne sont pas tous destinés à entrer.
Deux pistes sont d'ores et déjà ouvertes :

  • des formations complémentaires à donner au doctorant en fonction de son projet professionnel,
  • des discussions à engager avec les pouvoirs publics et les branches professionnelles pour une meilleure reconnaissance et valorisation du doctorat dans l'emploi. Voir l'article...