https://ceser.regioncentre.fr/files/live/sites/ceser/files/contributed/ceser/logos/logo-ceser.jpgEnseignement supérieur en région Centre : point d'étape et perspectives - Séance plénière du 15 décembre 2014. Consulter le document.
Le Schéma Régional de l'Enseignement Supérieur et de la Vie Étudiante (SRESVE)
Présenté en décembre 2013, ce schéma s'articulait autour de 4 axes principaux :

  • démocratiser et développer l'accès aux formations supérieures,
  • conforter la qualité de la vie étudiante,
  • promouvoir les atouts de l'enseignement supérieur,
  • mobiliser l'enseignement supérieur pour le développement économique.

Le CESER s'était exprimé dans un avis sur le document et la démarche, et apprécie qu'un point soit fait sur la situation un an après...
La Communauté d'Universités et d'Etablissements (COMUE)
Le CESER rappelle qu'il s'est toujours inscrit dans la volonté d'une consolidation des relations entre les établissements de la région, via une COMUE sur ce périmètre. Il semble prématuré de communiquer sur ce sujet en l'état. Les statuts de la COMUE sont encore en débat au sein des différentes universités et rien n'est encore fermement arrêté. La COMUE ne pourra prendre effet au 1er janvier 2015.
A ce titre, il convient de préciser que sa dénomination n'est pas arrêtée (contrairement à ce qui est présenté dans le document et dans le Budget primitif 2015).
De plus, il convient de bien dissocier projet I-Site (Initiatives Science-Innovation-Territoires-Économie) et COMUE, puisque le projet I-Site n'est qu'un élément de la construction et ne sera instruit qu'une fois la COMUE établie. Le projet I-Site nécessitera un délai d'instruction de l'ordre d'une année dans un contexte d'élections régionales et de réforme des compétences.
L'argumentation qui consiste à mettre en avant une question de taille critique quant à l'excellence et la lisibilité internationale reste fragile. Sans citer les universités d'Oxford ou d'Harvard dont les effectifs sont moindres que le PRES CVLU, il peut même s'avérer dangereux d'envisager une telle construction sur cette seule approche.
La visibilité doit avant toute chose passer par le nombre de chercheurs, la qualité de la recherche et des enseignements, les publications, les coopérations entre établissements, les unités associées aux grands centres de recherche (dont notamment le CNRS qui bénéficie de dotations importantes), la production doctorale, l'insertion des étudiants dans le monde du travail...
De plus, un territoire aussi vaste implique une réflexion sur l'harmonisation des schémas régionaux (transport, santé, logements....) favorisant pour les étudiants un accès équitable sur l'ensemble du territoire de la COMUE.
La réforme territoriale voit fusionner les Régions Limousin, Poitou-Charentes et Aquitaine. Or, sur ce territoire existe déjà la COMUE Aquitaine. Quelle perspective dans ce contexte pour la coopération en cours de construction ? Quelle pérennité sur des financements de la part de la future région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes ?
Dans tous les cas, il est fondamental de veiller à faire perdurer une structure d'analyse et de concertation locale (sur le périmètre du PRES CVLU) qui s'occuperait notamment de la Recherche et de l'ORES (Observatoire Régional de FEnseignement Supérieur).
Pour conclure
La question de renseignement supérieur est déterminante pour les territoires et leur développement ; elle concerne aussi bien les jeunes que leurs parents ou le milieu socio-économique. Consulter le document.