http://rechercheformation.revues.org/images/logo-ife.pngMichel Dumas, La formation des animateurs de formation continue de l’Éducation nationale (1971-1975). Entre instrumentation efficace et résistance à la frustration:
Les premiers centres intégrés de formation de formateur d’adultes et d’animation (CIFFA) sont crées en 1972. Cinq CIFFA d’abord (deux à Paris, Lyon, Toulouse et Reims) puis huit en 1973 (Aix, Bordeaux, Dijon, Grenoble, Lille, Montpellier, Nancy et Rennes). Ils se transformeront en Centre académique de formation continue (CAFOC) en octobre 1975. Les instructions n° 73-061 du 2 février 1973 précise qu’ils « doivent permettre aux stagiaires admis d’acquérir un complément de formation professionnelle nécessaire à des fonctions d’organisateurs de formation. Des stages brefs seront organisés ultérieurement par les animateurs de formation déjà formés, au fur et à mesure des besoins pour perfectionner les enseignants à la pédagogie des adultes ». Ils seront chargés de la formation des AFC puis des CFC. Voir l'article entier.
La part de l'enseignement public sur le marché de la formation continue

En tout état de cause, la part de l'enseignement public sur le marché de la formation continue (3,3%) est dérisoire, bien inférieure en tout cas à ses possibilités réelles. Si elle est très variable d'un endroit à l'autre, elle n'excédait pas, en 1974, pour le seul enseignement secondaire, 6% du marché, 1% dans l'académie de Reims (le record), 3% dans les académies de Dijon, Lille, Versailles et Dijon, la moyenne nationale se situant à 1,8%. Les disparités sont également très grandes du côté de l'enseignement supérieur. En 1974, ce dernier n'aura perçu que 34 millions (1,5% du marché), contre 40 millions à l'enseignement secondaire, en pleins progrès. En un combat douteux... On aura tôt fait, naturellement, d'incriminer de-ci de-là l'immobilisme ou le conservatisme de la gent enseignante. Selon Paul Dijoud, le prédécesseur de Granet, l'enseignement public devait accepter la bataille avec le secteur privé—au risque de la perdre. Les idéologues officiels peuvent aujourd'hui conclure que le système public d'éducation n'a pas été à la hauteur... Quitte à omettre de « petits » détails. Et d'abord que le ministère de l'Education nationale — sans lequel rien n'était possible—n'a daigné publier les textes indispensables que durant le premier semestre de 1973. Ce n'est qu'à ce moment que la Direction de la formation continue a nommé un délégué académique (Dafco) par académie. Ensuite on s'est décidé à créer—dans 15 académies sur 27 — un Centre intégré de formation de formateurs d'adultes (Ciffa) destiné à former en un an des « conseillers en formation continue » placés auprès des Greta et chargés de prospecter les marchés, d'organiser les formations et de trouver les formateurs (généralement des enseignants acceptant de remplir cette tâche en sus de leur service réglementaire). Quant aux crédits, ils ont été d'une générosité rare: 13,5 millions à l'ensemble des Universités en 1973, reconduits en 1974 pour « démarrer »... Mais ce n'est pas tout. On ose supposer que les responsables gouvernementaux savaient que les règles de la comptabilité publique n'ont que des rapports lointains avec celtes de la comptabilité commerciale. Les emprunts, notamment, n'y sont pas admis. Autrement dit, les amortissements doivent précéder les investissements—ce qui est inimaginable dans le secteur privé. L'enseignement public doit vendre ses formations... avant d'engager les frais de leur réalisation. Comment parler dans ces conditions de véritable concurrence —un service public n'ayant pas, au demeurant, à concurrencer qui que ce soit ? II faut croire pourtant que ces misérables enseignants en ont encore trop fait. Les succès de l'enseignement secondaire ont sans doute Inquiété quelques « lobbies " haut placés. Une circulaire publiée le 17 juillet déclare tout de go « le nombre des collaborateurs du Dafco et (celui) des conseillers en formation continue ne devant plus s'accroître annuellement dans les mêmes proportions qu'en période de " décollage », c'est désormais à un « rythme de croisière »... etc... On croit rêver ! Avec 3,3% du marché, on a atteint le « rythme de croisière »! Du coup, la même circulaire supprime les Ciffa et crée à leur place des « Centres académiques de formation continue » (Cafoc) dont le « personnel permanent » sera constitué par... un directeur d'études. L'administration matérielle des Cafoc (qui seront dépourvus de toute dotation propre) sera confiée aux centres régionaux de documentation pédagogique. Autant dire que ces Cafoc ne pourront aucunement remplir le rôle des Ciffa. Or le ministre sait parfaitement que c'est là où l'encadrement en conseillers était le plus important que les résultats sont les meilleurs — ce qui ne surprendra personne. Le sens de toute cette politique est donc parfaitement clair— et d'autant plus que les Cafoc pourront former des formateurs pour le compte des boîtes privées de formation! Apanage du secteur privé, la formation continue le restera aussi longtemps que demeurera l'actuel gouvernement. Pour augmenter, au moins un peu, les chances du secteur public, il faudrait commencer par adopter les quelques mesures que vient d'exposer le Parti socialiste. On va, aujourd'hui, dans une toute autre direction. Laissée aux soins du patronat, la formation continue ne revient à l'Etat que lorsqu'elle n'est pas rentable. L'Unité, 19 septembre 1975.
Sites des centres académiques de formation continue (CAFOC):

Le centre académique de formation continue (CAFOC) d'Aix-Marseille.
Le centre académique de formation continue (CAFOC) de Besançon.
Le centre académique de formation continue (CAFOC) de Bordeaux.
Le centre académique de formation continue (CAFOC) de Caen.
Le Centre académique de formation continue (CAFOC) de Clermont-Ferrand.
Le centre académique de formation continue (CAFOC) de Corse.
Le centre académique de formation continue (CAFOC) de Grenoble.
Le centre académique de formation continue (CAFOC) de Guadeloupe.
Le centre académique de formation continue (CAFOC) de Lyon.
Le centre académique de formation continue (CAFOC) de Montpellier.
Le centre académique de formation continue (CAFOC) de Nancy-Metz.
Le centre académique de formation continue (CAFOC) de Nantes.
Le centre académique de formation continue (CAFOC) de Reims.
Le centre académique de formation continue (CAFOC) de Rouen.
Le centre académique de formation continue (CAFOC) de Toulouse.

http://rechercheformation.revues.org/images/logo-ife.png Michel Dumas, oiliúint Éascaitheoir oideachas leanúnach Oideachais (1971-1975). Idir ionstraimíochta agus friotaíocht éifeachtach a frustrachas:
An chéad oiliúna comhtháite de oiliúnóir do dhaoine fásta agus beochan (CIFFA) ionaid a cruthaíodh i 1972. CIFFA chéad chúig (dhá go Páras, Lyon, Toulouse agus Reims) agus ocht i 1973 (Aix, Bordeaux, Dijon, Grenoble, Lille, Montpellier, Nancy agus Rennes). Beidh siad ag dul isteach go dtí Lár acadúil Oideachais (CAFOC) Leanúnach i mí Dheireadh Fómhair 1975. Níos mó...