http://www.vousnousils.fr/wp-content/themes/vousnousils_theme/images/logo-vousnousils.pngLa licence plu­ri­dis­ci­pli­naire annon­cée pour la ren­trée par le pôle uni­ver­si­taire Paris Sciences et Lettres (PSL) et le lycée Henri IV innove, mais ne fait pas que des heureux. Le pres­ti­gieux lycée pari­sien Henri IV et le pôle de recherche Paris Sciences et Lettres (PSL), qui réunit Normale Sup, l'université Dauphine ou bien encore les Beaux-Arts, ont annoncé fin mai la créa­tion d'une licence plu­ri­dis­ci­pli­naire d'un nou­veau genre, com­bi­nant la sou­plesse des cur­sus amé­ri­cains et la rigueur des classes pré­pa­ra­toires françaises.
Concilier les atouts de la prépa et de l'université

Cette licence per­met à l'étudiant de se spé­cia­li­ser pro­gres­si­ve­ment dans l'une des trois filières pro­po­sées (huma­ni­tés, sciences sociales ou sciences). Le pro­gramme, plu­ri­dis­ci­pli­naire presque à outrance, mélange « des ensei­gne­ments com­muns lit­té­raires et scien­ti­fiques », « un effort par­ti­cu­lier » sur les langues vivantes avec « des cours inté­gra­le­ment don­nés en langue anglaise », et « une place spé­ci­fique » accor­dée « aux pra­tiques cultu­relles et artistiques ».
« Exigeant et for­ma­teur », ce cur­sus « unique en France » aurait sa place dans les « plus pres­ti­gieuses uni­ver­si­tés inter­na­tio­nales ». Le pro­jet s'inspire des uni­ver­si­tés amé­ri­caines, où les pre­mières années d'études sont peu spé­cia­li­sées, avec l'encadrement des classes prépa à la fran­çaise. « Il s'agit de conci­lier les atouts des deux formes d'enseignement », explique Monique Canto-Sperber, pré­si­dente de PSL. « Nos étudiants pour­ront aussi bien pour­suivre en pré­pas qu'en grande école ou à l'université », se féli­cite Patrice Corre, pro­vi­seur de Henri IV.
« La licence doit se faire à l'université ! »

Seuls 60 heu­reux élus pour­ront pro­fi­ter de ces condi­tions d'enseignement pri­vi­lé­giées, dont 30 étudiants bour­siers. Sous réserve d'avoir accompli « une très bonne sco­la­rité secon­daire », le recru­te­ment se veut « conçu pour favo­ri­ser la diver­sité des par­cours et des pro­fils ainsi que la mixité sociale. » Les ins­crip­tions pour ce cur­sus nova­teur sont déjà ouvertes. Mais cela n'est pas du goût de tout le monde – le socio­logue Pierre Dubois, notam­ment, a été pris d'une sou­daine envie de « dis­tri­buer des paires de claques. » A qui? Aux res­pon­sables des établis­se­ments par­te­naires d'une part: le lycée Henri IV, l'ENS ULM, et le reste des membres de PSL, qui (à l'exception de Dauphine) « ne sont pas habi­li­tés à orga­ni­ser et à délivrer le titre natio­nal de licence ». C'est pour­quoi une autre paire de baffes est pro­mise au « nou­veau gou­ver­ne­ment » s'il laisse s'ouvrir à Henri IV à la ren­trée « une licence uni­ver­si­taire au titre usurpé ». Pour l'ancien cher­cheur, « la licence doit se faire à l'université! Point final! »
Source(s): parissciencesetlettres.org, lyc-henri4.scola.ac-paris.fr, lemonde.fr, blog.educpros.fr/pierredubois.
http://www.vousnousils.fr/wp-content/themes/vousnousils_theme/images/logo-vousnousils.pngThe multidisciplinary degree announced for September by the largest university Paris Sciences and Humanities (PSL) and the Lycee Henri IV innovates, but does not please everyone. The prestigious Parisian lycée Henri IV and the Paris research center Sciences and Humanities (PSL), which meets Normale Sup, Dauphine University or even the Fine Arts, announced in late May to create a multidisciplinary degree of a new genre, combining the flexibility of the American curriculum and the rigor of French preparatory classes. More...