Le rapport RISP (Rankings in Institutional Stratégies and Process), « La place des classements dans les stratégies et processus institutionnels », a été présenté en français dans les locaux de la CPU, le 21 janvier dernier. L’EUA (Association Européenne de l’Université) a déjà publié deux rapports sur les classements internationaux en 2011 et 2013. Téléchargez le rapport en PDF.

La place des classements dans les stratégies et processus institutionnels (RISP)
L’enseignement supérieur connaît une évolution rapide, en réaction à des développements survenant au niveau national et international. La mondialisation et la demande pour une économie fondée sur une instruction de haut niveau et un savoir qualifié se sont conjuguées pour hisser l’enseignement supérieur au sommet des agendas politiques. Durant les dernières décennies, le nombre d’étudiants inscrits dans les établissements d’enseignement supérieur de par le monde a considérablement augmenté ; il est prévu que ce nombre s’accroisse de plus du double, pour atteindre 262 millions à l’horizon 2025, avec un nombre d’étudiants internationaux qui devrait passer des 4,3 millions annuels actuels à 7,2 millions, d’ici à 2025. La demande de la société pour davantage d’enseignement supérieur s’élève alors que de nombreux budgets publics et sources de revenus privées ont été limités. Cette situation a renforcé les préoccupations concernant la qualité, notamment pour ce qui est des systèmes financés sur fonds publics. L’on peut également se demander dans quelle mesure l’enseignement supérieur devrait répondre de son action vis-à-vis des parties prenantes publiques et des étudiants, ainsi que vis-à-vis des besoins et des demandes de la société et de l’économie. L’accent sur la qualité et l’excellence dans un environnement concurrentiel au niveau mondial a mené à exiger davantage de rendre des comptes, davantage de transparence, et plus d’outils susceptibles de permettre et faciliter la comparaison sur le plan international.
Aujourd’hui, la performance mondiale des universités est de plus en plus mesurée en utilisant des classements développés par des organismes gouvernementaux et/ou commerciaux, tant au niveau national qu’international. Bien que des critiques sur les méthodologies des classements aient été formulées par les gouvernements, les représentants institutionnels, les étudiants, les chercheurs et d’autres acteurs au fil des ans3, les classements sont parvenus à modifier la manière dont les universités sont perçues par les étudiants, les parents, le secteur des affaires, les employeurs et les autres parties prenantes, et la façon dont elles sont présentées dans les médias. Ils ont placé la performance de l’enseignement supérieur au sein d’un cadre comparatif plus large et international. Ce faisant, le monde de l’enseignement supérieur est devenu visiblement plus compétitif et multipolaire. De plus en plus de pays investissent désormais dans le renforcement de leur système d’enseignement supérieur et de recherche, et dans la compétition pour obtenir des talents mobiles et des investissements. Par conséquent, l’on peut conclure que les comparaisons et les classifications internationales d’universités sont installées dans le paysage pour durer. Suite dans le rapport en PDF. Voir l'article...