http://orientation.blog.lemonde.fr/files/2012/07/G%C3%A9n%C3%A9ration-Y.jpgBlog "Il y a une vie après le bac" d'Olivier Rollot. Perte d’influence des pays occidentaux, réchauffement climatique, appauvrissement par rapport à leurs parents… les Y sont appelés à relever de nombreux défis. Mais y sont-ils préparés ?
Génération adulée !
Appelons le Paul. Il a 23 ans. Adulé par des parents qui l’ont toujours vu tout réussir à l’école, il vient de finir ses études dans une prestigieuse université et va maintenant chercher du travail. Pratiquement bilingue en anglais grâce à de nombreux séjours au Royaume-Uni et aux États-Unis, la Terre entière lui est ouverte. Un conte de fée ? Pas tant que ça car ces millions de Paul qui arrivent aujourd’hui sur le marché du travail dans les pays occidentaux sont bien conscients que leur vie ne sera pas forcément aussi facile que ne l’a été leur jeunesse. Oh ils savent qu’ils s’en sortiront mieux que ceux qui ont été exclus du système mais également que, si leur diplôme leur donnera sans doute du travail, il ne leur garantit pas pour autant une vie professionnelle sans encombre.
Paul le sait bien car il a vu ses parents divorcer après avoir été au chômage et sa famille se recomposer. À l’image d’une génération qui a bien souvent vu la précarité – chômage, divorce – faire vaciller sa cellule familiale, il sait relativiser. C’est une de ses qualités. Son défaut serait alors de prendre parfois trop de distance. Avec les engagements familiaux, avec l’entreprise. Mais, s’il est motivé, ses qualités en font un formidable innovateur. Comme personne, il sait naviguer sur la toile et les réseaux pour trouver des solutions. Comme personne avant lui il a le sentiment que tout est possible et que, si ce n’est pas le cas, il partira ailleurs, dans une autre entreprise, dans un autre pays.