http://sciences.blogs.liberation.fr/test/images/logo_libe.pngPar Sylvestre Huet. Les élus des chercheurs mettent la pression sur la ministre Geneviève Fioraso (photo). C'est ce qui ressort de l'audition par le Comité de pilotage des Assises de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, présidé par Françoise Barré-Sinoussi, du C3N.
Sous ce nom de code se cachent les représentants des scientifiques parmi les plus légitimes: la Coordination des instances du Comité national de la recherche scientifique (Conseil scientifique du CNRS, Conseils scientifiques d’Instituts, Présidents de sections).
Reçus le 29 août par le Comité de pilotage, dans le cadre d'un programme d'auditions pour le moins lourd (80 sont prévues), le C3N a choisi une position très offensive. Il ne prend pas comme inéluctables les réformes de l'ère Sarkozy, mais demande à l'inverse qu'elles soient mises en cause de manière radicale (lire le texte ci-dessous en fin de note).
Les Assises doivent débuter par des réunions territoriales, puis se poursuivre par la tenue d'une réunion nationale les 26 et 27 novembre à Paris. Le Comité de pilotage doit remettre un rapport au gouvernement, rédigé sous la houlette de Vincent Berger, le président de l'Université Denis Diderot. Enfin, le processus doit déboucher sur une loi en 2013.
Ces Assises sont la conséquence du long conflit entre chercheurs, universitaires et gouvernements durant les années Chirac (surtout de 2002 à 2007) et Sarkozy. Ce conflit a connu des phases de paroxysme, comme lors du mouvement de 2004 qui vit la naissance de Sauvons la Recherche, puis en 2009, avec la plus longue grève d'universitaires depuis mai 1968 (photo).
Un conflit qui a oscillé entre les problèmes de moyens (budgets, postes), d'organisation et de mode de financement de la recherche, et de réforme de la gouvernance des Universités comme de leurs finalités. Sur ces différents points, la gauche a pu sembler divisée, comme l'ont montré les échanges entre certains universitaires et François Hollande durant la campagne électorale ou (lire cette note) les interpellations du Front de gauche et de la FSU il y a deux mois.
La ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, ne peut compter, comme Chevènement en 1981 ou Curien après 1988, sur des crédits en hausse vigoureuse. D'ailleurs, au lieu du collectif budgétaire demandé, elle a en juillet annulé 25 millions d'euros de crédits de recherche. Et répète souvent qu'elle n'a pas de sous (comme ici dans son portrait pour Libération).
Parmi les urgences que le ministère doit traiter, le problème des précaires pourrait bien se manifester rapidement, en particulier en raison de l'éviction brutale d'ingénieurs et de techniciens recrutés sur CDD par crainte de voir la répétition de ces CDD contraindre les EPST à les embaucher en CDI du fait de la loi Sauvadet sur la resorbtion de la précarité dans la fonction publique (lire cette note de début juillet sur les premières mobilisations sur ce sujet).
Le site web de Sauvons la Recherche a publié la note remise par le C3N au Comité de pilotage. Je la réplique ci-dessous: «Note pour le site [1] des Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche, suite à l’audition des représentants du C3N [2]- Coordination des instances du Comité national de la recherche scientifique par le Comité de pilotage, le mercredi 29 août 2012. Résumé.
http://sciences.blogs.liberation.fr/test/images/logo_libe.png Με Sylvestre Hue t. Εξελέγη οι ερευνητές ασκήσει πίεση για τον Υπουργό Fioraso Geneviève (φωτογραφία). Αυτό είναι ό, τι προκύπτει από την ακρόαση από τη διευθύνουσα επιτροπή του Κοινού Ανώτατης Εκπαίδευσης και Έρευνας, υπό την προεδρία του Françoise Barré-Sinoussi, του C3N.
Σύμφωνα με το κωδικό όνομα κρύβονται οι εκπρόσωποι των κορυφαίων επιστημόνων νόμιμες: Συντονισμός φορέων της Εθνικής Επιτροπής για την Επιστημονική Έρευνα (CNRS Επιστημονικού Συμβουλίου, την παροχή επιστημονικών συμβουλών Ινστιτούτα, προέδρους τμημάτων)
. Περισσότερα...