http://www.cge.asso.fr/image/titre2.jpgLes sciences humaines et sociales (SHS), un temps décriées, trouvent aujourd’hui une nouvelle reconnaissance dans les champs des savoirs comme dans notre environnement social et économique. Pour autant, ne sont-elles que « le supplément d’âme » aux sciences dites dures, comme on l’entend souvent?
Le scientifique que je suis est convaincu que non. Les SHS sont des sciences en tant que telles, chaque science, des mathématiques à la philosophie, ayant sa logique et ses spécificités. Les SHS ont aussi des objets communs avec les sciences exactes: comment faire progresser la connaissance sur le développement durable sans mêler biologie, géographie et sociologie? Comment travailler sur la santé sans apports croisés de la biologie et de l’éthique? Si les sciences exactes modélisent pour prévoir, en mettant le monde en formules, les SHS produisent du savoir en mettant l’information en « espace ». Elles donnent une lecture des enjeux sociaux, spatiaux, éthiques et économiques du monde. Je les décrirais volontiers comme un médiateur avec la vraie vie et ses rugosités. « Faire des sciences humaines et sociales », en effet, c’est être en prise sur les milieux, les organisations, les gens. C’est amener à douter. Rien d’abstrait donc, contrairement aux idées reçues.
En réunissant les SHS et les sciences exactes à travers la nouvelle ENS de Lyon en 2010, nous avons aussi fait le pari de l’interdisciplinarité. Celle-ci est un levier majeur pour faire progresser les savoirs et mieux comprendre les questions complexes auxquelles nous sommes confrontés, dans notre rôle de formateurs, de chercheurs et de diffuseurs de la connaissance. Avec l’intégration de l’Institut français de l’éducation, l’ENS de Lyon investit le champ des sciences de l’éducation. C’est une chance formidable de travailler sur un enjeu clé de notre environnement : l’école et son rôle.
Les SHS sont essentielles pour que l’enseignement supérieur ouvre les étudiants au monde et les confronte au réel. Au-delà des formations académiques, nous nous y employons à travers des initiatives, dont celles des laboratoires juniors.
Par exemple, conçu et géré par des étudiants de masters, le laboratoire junior « Jeux vidéo, pratiques, contenus, discours », réunit des historiens, des géographes et des sociologues autour du jeu vidéo, véritable phénomène de société. Dans ses travaux, il fait dialoguer un universitaire, un technicien et un représentant du monde socio-économique. Ce laboratoire, qui bénéficie maintenant d’un financement de l’ANR, compare aujourd’hui les comportements des filles et des garçons face aux jeux vidéo.
La vraie vie, nous y sommes. Oui, il faut faire la place qui leur revient aux SHS dans le monde d’aujourd’hui. Jacques Samarut, Président et Directeur général par intérim de l’ENS de Lyon.
http://www.cge-news.com/contenus//359/cms_pc/encadre/278/m_185_145_crop_110928035517_cge-ga22_logo_ens-lyon.jpgEn savoir plus sur l'ENS de Lyon
Associant étroitement enseignement, recherche et diffusion des connaissances, l’École normale supérieure de Lyon fonde son excellence sur quatre exigences : l’approfondissement des savoirs académiques en sciences exactes, en lettres et en sciences humaines et sociales (de la licence au doctorat), l’interdisciplinarité, l’innovation, l’ouverture sur le monde socio-économique et l’international. Au cœur d’un réseau rhônalpin de centres de recherche et d’entreprises, l’ENS de Lyon est un moteur du développement de l’enseignement supérieur.
L’ENS de Lyon en chiffres:
- 2000 étudiants (dont 11% d’étudiants internationaux et 501 doctorants)
- 350 chercheurs et 330 enseignants-chercheurs au sein de 26 laboratoires de recherche
- 72 thèses soutenues par an
- 57 nationalités sur le campus
- 28 bourses d’excellence pour les étudiants internationaux
- 262 partenariats internationaux de recherche
- 30 partenariats industriels en 2010
- 1 Médaille Fields en 2010
- 28e rang des établissements universitaires européens au classement du Times Higher Education 2010.

http://www.cge.asso.fr/image/titre2.jpg Nauk Humanistycznych i Społecznych (SHS), długi zdyskredytowane, są teraz nowe uznanie w dziedzinie wiedzy, jak w naszym środowisku społecznym i gospodarczym. Jednak są one, że "coś extra" do nauki zwane twarde, jak często słyszymy?
Naukowiec jest przekonany, że nie jestem. SHS nauki jako takiej, każda nauka, od matematyki do filozofii, z jego logiką i jej specyfiki. SHS również zwykłe przedmioty z nauk ścisłych: jak wcześniej wiedzy na temat zrównoważonego rozwoju bez zakłócania biologii, geografii i socjologii? Jak pracować na zdrowie bez krzyżowania z biologii i etyki? Jeśli nauki są modelowania do przewidzenia, ze wzorów świata, SHS tworzenia wiedzy poprzez informację "przestrzeń". Dają czytanie społeczne, przestrzenne, świat etycznych i ekonomicznych. Chętnie by opisać jako mediator z realnym światem i jego szorstkość. "Doing nauk społecznych", w rzeczywistości jest do współpracy z mediami, organizacjami, ludźmi. Więcej...