Le Carif Oref RéunionLes certificateurs VAE et Organismes Paritaires Collecteurs Agréés de La Réunion étaient réunis le 6 février dernier dans les locaux du Carif-Oref Réunion. Cette action, à l’initiative de la Cellule Régionale Inter Services de la Validation des Acquis de l’Expérience, avait pour objectif de débattre sur la mise en place d’un Observatoire VAE à La Réunion.
En effet, dix ans après la mise en place de la VAE à La Réunion, la mission de la CRIS-VAE s’élargit. Elle développe son dispositif pour analyser les différentes étapes du parcours et ainsi déceler les éventuelles difficultés rencontrées par les candidats.

Récolte de données chiffrées
Créer une nouvelle base de données afin de réfléchir à des actions ciblées sur le parcours permettant la collecte de statistiques quantitatives et qualitatives, tel était le thème de cette rencontre. Cette base de données doit permettre l’obtention de nouvelles données descriptives sur les populations concernées, de posséder des indications plus précises pour le pilotage opérationnel de la VAE et améliorer les politiques publiques.

Outils de pilotage
La création d’outils de pilotage statistiques permettra de récupérer de la part des OPCA l’ensemble des données concernant les financements données dans le cadre de la VAE, de rendre anonyme les données, et les traiter pour obtenir les statistiques voulues. Par rapport aux outils existants, ce système apportera une représentation très complète des parcours VAE, l’amélioration des systèmes d’informations, la mutualisation des données des certificateurs et un suivi régulier. Selon la Responsable de l’offre de services de l’un des OPCA : « c’est toujours très bien de savoir où vont les financements et à quoi ils servent. Oui à un observatoire pour mieux accompagner les publics salariés mais attention à ne pas faire des usines à gaz. Des conventions cadres existent en métropole, si quelque chose fonctionne comme par exemple en région PACA, la requête existe déjà, la seule chose est de savoir ce que l’on demande ». Selon le Responsable d’un service certificateur : « Ce projet est intéressant si on l’inclut dans une vision globale. Cette base de données doit s’inscrire dans la dynamique de sécurisation des parcours. Elle pourra servir de base et de porte d’entrée pour travailler avec les OPCA et certificateurs sur les moments critiques en amont du projet du candidat qui va au-delà de la simple étude de recevabilité, puis du post jury, donc en aval. »

Amélioration des systèmes informatiques
La plus-value de cette base de données pour chaque OPCA sera une fiabilisation des données en mettant en lumière les problèmes de saisies et la représentation précises des personnes ayant reçu l’aide à l’accompagnement. De plus, au niveau régional les OPCA pourront fusionner leurs données VAE afin de dégager des statistiques régionales et comparer ces données d’un OPCA à un autre. L’OPCA : « Ce que je trouverai intéressant d’avoir dans cette base de données serait le nombre d’heures pour chaque parcours. En effet, nous pouvons avoir jusqu’à 24 heures d’accompagnement mais la plupart d’entre eux se font sur 19 heures. Nous avions plutôt tendance à dire que 24 heures n’étaient pas suffisantes alors qu’en est-il chez les autres ? ». Le certificateur : « Cette base pourra nous donner ces éléments et permettra la mise en place d’un dialogue global pour la Région entre tous les acteurs. Au niveau national, tous les DAVA ont une base de données appelée IVAE qui nous permet de faire un suivi dans le temps, d’organiser les post jury et de mieux conseiller le candidat. »

Différentes rubriques composeront cette base de données. Les caractéristiques de la personne :
identifiant, genre, date de naissance, code postal, statut, secteur d’activité... permettront de dégager la typologie des différents candidats.
Selon la CRIS VAE : « Nous devons dans un premier temps faire un état des lieux des pratiques en Métropole qui sera présenté fin avril à tous les partenaires. La mise en place de l’observatoire doit avoir lieu pour la fin du premier semestre 2014. Cette réunion nous a permis de constater que les partenaires sont réceptifs et prêt à collaborer à l’élaboration de ce nouvel outil ».