VousNousIlsPropos recueillis par Charles Centofanti. La loi Fioraso, votée à l'Assemblée natio­nale ce 28 mai, donne la pos­si­bi­lité aux uni­ver­si­tés d'intégrer des cur­sus en anglais. Bruno Sire, pré­sident de l'université de Toulouse 1 Capitole, fait par­tie des défen­seurs farouches de la mesure.
Pour quelles rai­sons êtes-vous convaincu par l'introduction de cours en anglais à l'université?
C'est une néces­sité vitale pour la recherche et une mesure indis­pen­sable pour la réus­site des étudiants dans un monde glo­ba­lisé. Parmi les mis­sions de l'université, il y a la recherche, la for­ma­tion et aussi l'insertion pro­fes­sion­nelle. Ce der­nier point concerne nos doc­to­rants: nous devons les pré­pa­rer à s'insérer dans des réseaux inter­na­tio­naux. Pour qu'ils puissent dif­fu­ser les résul­tats de leurs recherches, une langue véhi­cu­laire com­mune est indis­pen­sable. Autrefois ce fut le latin, demain ce sera peut-être l'espagnol ou le chi­nois... Aujourd'hui en tout cas c'est l'anglais. Je suis donc prag­ma­tique: nous devons pré­pa­rer nos étudiants en Master à faire des doc­to­rats dans de bonnes condi­tions. Et pour acqué­rir un voca­bu­laire de spé­cia­liste, c'est-à-dire être capable de com­prendre et de com­mu­ni­quer sur la scène inter­na­tio­nale, le plus effi­cace c'est que les cher­cheurs assistent à des cours et à des confé­rences en anglais. Si nous ne le fai­sons pas, la recherche fran­çaise décrochera. Suite de l'article...
VousNousIls Léiríonn Agallamh le Charles Centofanti. Fioraso an dlí arna ghlacadh ag an Tionól Náisiúnta ar 28 May, deis d'ollscoileanna churaclaim a chomhtháthú i mBéarla. Tá Bruno Sire, uachtarán de chuid Ollscoil Toulouse 1 Capitole, ar cheann de na lucht tacaíochta staunch an bhirt. Níos mó...