La Note de Veille 2010 n° 169 "L'avenir de la formation professionnelle des jeunes" du Centre d'analyse stratégique vient de paraître.
En fixant l’objectif de 800 000 contrats en alternance, voire un million, contre 600 000 aujourd’hui, les pouvoirs publics donnent la priorité aux deux voies de l’apprentissage et de la professionnalisation pour élargir l’accès des jeunes à la qualification et à l’emploi. Les lycées professionnels accueillent cependant encore plus de la moitié des jeunes en formation professionnelle initiale. L’approche intégrée de l’organisation, du financement et des effectifs de cet ensemble composite permet de mieux éclairer ses enjeux et ses perspectives. S’agit-il de redistribuer les effectifs entre les trois voies, d’y accueillir au total davantage de jeunes ou encore d’encourager leur rapprochement ? L’analyse montre que, sous certaines conditions, développement de l’alternance et revalorisation de l’enseignement professionnel peuvent se conjuguer pour réduire substantiellement le nombre des jeunes entrant dans la vie active sans diplôme ni qualification. Dans le cadre scolaire, la rénovation passe en particulier par le développement des différentes voies de formation professionnelle au sein des lycées professionnels, par l’encouragement aux retours en formation et par de réelles perspectives d’accès à l’enseignement supérieur. Le développement de l’alternance appelle quant à lui de multiples actions : rapprocher au mieux les deux contrats de travail en alternance au bénéfice de leurs usagers (jeunes et entreprises) ; inciter les entreprises à développer leurs capacités d’accueil et d’accompagnement des jeunes en formation alternée ; garantir la qualité de l’offre de formation en alternance. Enfin, pour l’ensemble des voies de formation, il conviendra de mieux réguler l’offre et de réduire l’éventail des spécialités en début de cursus.
Quelle que soit la voie suivie, la formation professionnelle des jeunes s’inscrit dans l’ensemble plus vaste de la « formation tout au long de la vie ». La réforme en cours (loi du 24 novembre 2009) prévoit en particulier la création d’un « service public de l’orientation tout au long de la vie » ouvert à tous, jeunes comme adultes. Aussi efficace et transparent soit-il, il ne pourra cependant effacer à lui seul l’influence des facteurs sociaux et culturels qui commandent la réussite scolaire et l’accès aux différentes voies de formation professionnelle. Au moins pourrait-il exercer un effet contre-sélectif suffisant pour ouvrir l’éventail des choix offerts aux jeunes en échec scolaire ou en difficulté d’insertion, a fortiori s’il est en capacité d’infléchir, de concert avec le service public de l’emploi, les critères de recrutement des employeurs.
Réduire à nouveau le nombre des jeunes sans qualification passe aussi, à plus ou moins longue échéance après la fin de formation initiale, par de plus nombreux retours en formation. Sachant la réticence de ces jeunes à retrouver un système scolaire où ils ont rencontré l’échec comme leur difficulté à accéder aux contrats d’alternance, les dispositifs « pré-qualifiants » (mise à niveau des compétences de base) tenant lieu de passerelles vers la qualification sont, en particulier pour certains d’entre eux, un passage obligé qui reste à développer.
Den Rating Watch 2010 nr. 169 "Fremtiden for erhvervsuddannelse for unge" Center for strategisk analyse har offentliggjort.
Ved fastsættelsen af mål på 800 000 kontrakter i vekslen, eller millioner, mod 600 000 i dag, giver regeringerne prioritere de to muligheder for læring og professionalisme til at udvide ungdom adgang til kvalifikation og beskæftigelse. Reducer igen antallet af ufaglærte unge vil også mere eller mindre lang sigt efter grunduddannelsen med mere tilbage i uddannelse. I betragtning af modvilje mod de unge at finde en skole, hvor de mødtes med fiasko, da deres vanskeligheder ved at få kontrakter naturligvis udstyr "præ-kvalificerede" (opgradering grundlæggende færdigheder) i stedet for broer til kvalifikationer, især for nogle af dem, et nødvendigt endnu at udvikle. Mere..