logoVoici une des mesures proposées:
Réorganiser le dispositif de formation professionnelle. Le COE souligne la nécessité de mettre en place un véritable « pilotage de crise » de la formation professionnelle, dont la gouvernance est trop éclatée pour garantir une gestion efficace dans la période actuelle. Il suggère de fait une articulation entre les actions et dispositifs de l’Etat, de la Région, de Pôle Emploi, de l’Afpa et des partenaires sociaux.
Notre dispositif de formation professionnelle, dans cette période de crise, doit être mobilisé pour maintenir ou faire progresser les qualifications des salariés. Le niveau d’exigence à l’égard de l’ensemble de ce dispositif doit être considérablement renforcé, et cela dans l’urgence : il faut à tout prix éviter ce qu’on a pu appeler les « stages-parkings », des formations de qualité médiocre et/ou sans débouché concret.
Pour cela, il convient de :
- Mettre en place une coordination permanente pour permettre un véritable « pilotage de crise » de la formation professionnelle, dont la gouvernance est trop éclatée pour garantir une gestion efficace dans la période actuelle. Et cela en vue d’orienter en priorité les financements vers les personnes qui en ont véritablement besoin et l’offre de formation vers les techniques et secteurs d’avenir ou d’innovation. Une articulation entre les actions et dispositifs de l’Etat, de la Région, de Pôle Emploi, de l’Afpa et des partenaires sociaux, doit être effectivement mise en place. Pour cela, il convient notamment de disposer d’un état des lieux permanent et exhaustif de l’offre de formation qualifiante disponible et des entrées dans les dispositifs des demandeurs d’emploi comme des salariés en chômage partiel.
Une même logique doit être à l’oeuvre au niveau territorial :
- Procéder à l’analyse concrète des besoins en qualification des offres d’emplois et en tirer les conséquences en matière d’offre de formation, en organisant des formations qualifiantes ou de reconversion répondant aux besoins des entreprises, et cela si nécessaire en dehors des programmes habituels ;
- Dès le vote de la loi sur la formation professionnelle, mettre en oeuvre efficacement toutes ses dispositions, et notamment la préparation opérationnelle à l’emploi en mobilisant les organismes de formation ;
- Mettre à profit les périodes d’inactivité ou de chômage partiel pour permettre l’accès à une formation qualifiante. Pour cela, il est nécessaire d’orienter une partie de l’offre de formation en faveur des salariés en chômage partiel ou en activité réduite. L’objectif est de « former les formateurs » et de mettre en place des modules de formation spécifiques adaptés aux périodes de chômage partiel ou d’activité réduite, permettant aux salariés d’acquérir, de maintenir ou d’améliorer une qualification professionnelle ;
- Dans le soutien aux salariés peu ou pas qualifiés, apporter une attention spécifique aux salariés de PME en chômage partiel et aux salariés des entreprises sous-traitantes, le cas échéant avec le concours des grands groupes donneurs d’ordre ;
- Préparer la sortie de crise, en se donnant les moyens d’une vision globale et nationale des qualifications et des compétences qui seront nécessaires dans les secteurs d’avenir, les nouvelles technologies et le développement durable, ainsi que des connaissances et socles de compétences utiles aux salariés, à l’avenir, quel que soit leur secteur ou leur activité professionnelle. Pour cela, il convient notamment de développer l’ingénierie et de mieux utiliser les travaux des observatoires de branches en renforçant la mutualisation des données, d’élargir aux filières l’analyse des besoins en compétence et de renforcer les travaux de prospective dans le cadre du programme Prospective des Métiers et des Qualifications. Les pôles de compétitivité devront être associés à la démarche de façon à garantir l’adéquation entre les besoins qui pourront être les leurs et les actions développées par les branches;
- Mettre l’accent sur la formation des dirigeants et futurs dirigeants de PME (qu’ils soient créateurs ou repreneurs d’entreprises).
COE - mesures emploi.
WCC proposals for employment.
One of the measures proposed: Reorganize the vocational training system. WCC stresses the need to establish a true "crisis steering" of vocational training, whose governance is too fragmented to ensure effective management in the current period. He suggested that a link between the actions and mechanisms of the State of the Region, Pole Work, Afpa and social partners.
Our system of vocational training, in this time of crisis, must be mobilized to maintain or advance the skills of employees. The level of requirement in respect of all of this should be considerably strengthened, and this in a hurry: it is necessary to avoid what has been called "parking courses, training of poor quality and / or without concrete result. COE - employment measures
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