« La formation, c’est la clé pour sortir les gens de la panade mais je trouve qu’il y a beaucoup de déperdition en ligne. […] Il faut aller beaucoup plus vite maintenant. Si à la fin de l’année ce n’est pas bouclé, si vous ne vous êtes pas mis d’accord sur une réforme ambitieuse, l’Etat prendra ses responsabilités et demandera au Parlement de s’en charger ». C’est en ces termes que le Président de la République a enjoint, mardi 25 novembre, aux partenaires sociaux de se « dépêcher » d’aboutir à un accord sur la formation professionnelle, en cours de négociation. Il intervenait lors d’une "table ronde"à Valenciennes sur l’emploi , en présence de Jean-Louis Borloo, de Laurent Wauquiez et de Valérie Létard.
« Je crois au dialogue, je crois à l’écoute (mais) quand ça ne fait que discuter sans aboutir, ça pose un problème », a estimé le chef de l’Etat. « C’est vraiment mon challenge de 2009 (…) réformer les circuits de la formation professionnelle », a-t-il poursuivi.
« Il faut mettre le paquet sur ceux de nos compatriotes qui n’ont rien et qui ne peuvent pas s’en sortir (…) le drame ce n’est pas de perdre son emploi, c’est de n’avoir aucune chance d’en trouver un autre », a déclaré le Président.
Le Président de la République a également proposé de porter à "800 heures, voire 1 000" dans les secteurs les plus exposés, le plafond annuel des périodes de chômage partiel. De même, il a proposé d’augmenter de quatre à six semaines la durée maximale consécutive de l’activité partielle. Il a invité enfin les partenaires sociaux à "négocier sans attendre" un relèvement du montant minimum d’indemnisation du chômage partiel pour la porter au niveau du Smic et indiqué que l’Etat était également prêt à prendre ses responsabilités en augmentant ses contributions.
Source AFP