La circulaire est un texte qui permet aux autorités administratives (ministre, recteur, préfet…) d’informer leurs services. Plus...
Qu’est-ce qu’un arrêté ?
L’arrêté est un acte émanant d’une autorité administrative autre que le président de la République ou le Premier ministre. Plus...
La chambre basse sous la IIIe République et la IVe République : les différences
L’examen de la situation de la chambre basse – Chambre des députés sous la IIIe République, Assemblée nationale sous la IVe –, est révélateur de l’évolution du régime parlementaire en France, et renseigne sur la manière dont l’histoire de ces deux Républiques a pu influencer la rédaction de la Constitution de 1958. Plus...
Quels sont les droits des fonctionnaires ?
1/ Des droits liés à l’exercice de leurs fonctions :
- Le droit à rémunération et à pension de retraite : le fonctionnaire a droit à une rémunération après service fait, qui se décompose en un traitement, des primes et indemnités. Ce droit est prolongé à la retraite par le versement d’une pension.
- Le droit à des congés : congés annuels, de formation, maternité, parental ou maladie.
- Le droit à la formation professionnelle, reconnu comme un droit par la loi du 13 juillet 1983 (art. 22). Depuis le 1er janvier 2017, le compte personnel de formation (CPF) a succédé au droit individuel à la formation (DIF).
- Le droit à la participation : il s’exerce à l’égard de l’organisation et du fonctionnement des services publics, de l’élaboration des règles statutaires, des décisions individuelles relatives à la carrière et de la définition et de la gestion de l’action sociale, culturelle, sportive et de loisirs. Cette participation est assurée par l’intermédiaire des délégués siégeant dans les organes consultatifs : par exemple, Conseils supérieurs de la fonction publique d’État, de la fonction publique territoriale, de la fonction publique hospitalière ; commissions administratives paritaires (CAP) ; comités techniques…
- Le droit à la protection de l’administration : lorsqu'un fonctionnaire est victime de violences ou d’outrages dans l’exercice de ses fonctions, l’administration doit utiliser tous les moyens nécessaires pour faire cesser ces troubles, y compris des poursuites pénales.
- Le droit à la protection du "lanceur d’alerte" : l’agent qui a "relaté ou témoigné, de bonne foi, aux autorités judiciaires ou administratives de faits constitutifs d’un délit, d’un crime ou susceptibles d’être qualifiés de conflit d’intérêts […] dont il aurait eu connaissance dans l’exercice de ses fonctions" (art. 6 ter A de la loi du 13 juillet 1983) ne peut subir aucune mesure relative à sa carrière ou sa situation statutaire parce qu’il a agi en ce sens. Il en est de même concernant la dénonciation d’agissements contraires au principe de non-discrimination, sexistes ou relevant d’un harcèlement moral ou sexuel.
2/ En tant que citoyens, les fonctionnaires jouissent des libertés publiques, mais avec des limitations pour l’exercice de certaines d’entre elles :
- la liberté d’opinion : expressément affirmée par la loi du 13 juillet 1983 (art. 6), elle doit cependant se concilier avec l’obligation de neutralité, qui leur interdit de manifester à l’égard des administrés leurs préférences politiques, religieuses ou philosophiques, et de respect du principe de laïcité ;
- la liberté d’expression ne doit pas contrevenir à l’obligation de réserve des fonctionnaires, dont il est difficile de tracer les limites ;
- le droit d’appartenir à un syndicat, reconnu depuis 1946, figure à l’article 8 de la loi du 13 juillet 1983. La jurisprudence du Conseil d’État reconnaît d’ailleurs au délégué syndical une grande liberté d’expression et d’action ;
- le droit de grève : s’il a été reconnu lui aussi en 1946, certains fonctionnaires en sont privés (ex : policiers, militaires, magistrats judiciaires) ou voient son exercice limité (ex : "aiguilleurs du ciel") pour des raisons liées à la nature de leurs fonctions. Plus...
Service national universel : les grandes lignes
La gestion par la performance dans l’administration
Que sont les collectivités territoriales de Martinique et de Guyane ?
Que sont les départements et les régions d’outre-mer ?
La régionalisation initiée par la loi du 31 décembre 1982 a créé des régions d’outre-mer (ROM) gérant les mêmes territoires que les DOM, mais avec des institutions séparées et en quelque sorte superposées. C’est pour mettre fin à cette complexité que l’article 73 al. 7 de la Constitution prévoit que les DOM et les ROM peuvent évoluer vers le statut de collectivité unique, destinée à se substituer au département et à la région, en suivant la procédure de l’article 72-4.
Les départements d’outre-mer et régions d’outre-mer sont aujourd'hui :
- la Guadeloupe ;
- La Réunion ;
- Mayotte.
S’y ajoutent, depuis deux lois du 27 juillet 2011, deux collectivités uniques, mises en place en décembre 2015, et exerçant des compétences départementales et régionales :
- la Guyane ;
- la Martinique.
La Guadeloupe, La Réunion, la Guyane et la Martinique sont d’anciennes colonies devenues des départements par la loi du 19 mars 1946, consacrée par la Constitution de 1946.
Mayotte est devenue un DOM en 2011. La Constitution révisée en 2003 (art. 72-4) a en effet permis aux collectivités d’outre-mer d’évoluer vers le statut départemental après consultation des électeurs concernés. À Mayotte, le référendum du 29 mars 2009 s’est conclu par une très large majorité de votes favorables. Cette évolution a été consacrée par la loi organique du 3 août 2009 relative à la départementalisation de Mayotte. Plus...
Quel est le statut de la Corse ?
Depuis le 1er janvier 2018, la “collectivité de Corse” (et non plus “collectivité territoriale de Corse”) est devenue une collectivité à statut particulier en lieu et place de la collectivité territoriale de Corse et des départements de Corse-du-Sud et de Haute-Corse. Plus...
Quelles sont les différentes catégories d’États ?
L’État unitaire se caractérise par l’existence d’un seul pouvoir politique, détenu au niveau national, exerçant la souveraineté, et dont les décisions s’appliquent sur l’ensemble du territoire national. Il existe une citoyenneté unique.
L’État unitaire peut être :
- concentré : tout est décidé par l’État, au niveau central. On retrouve cette organisation surtout dans des États de petite taille (par exemple, Malte, Monaco) ;
- déconcentré : il existe au niveau local des représentants de l’État (par exemple, en France, préfets, maires, recteurs) ;
- décentralisé : il existe au niveau local des autorités administratives distinctes de l’État (par exemple, en France, communes, départements, régions, etc.). La France est un État unitaire, à la fois déconcentré et décentralisé (loi ATR du 6 février 1992) ;
- régionalisé : des autorités régionales décentralisées bénéficient de certaines compétences normatives et politiques, sous le contrôle de l’État (par exemple, Espagne, Italie).
L’État fédéral, ou fédération, se définit par l’existence d’un État fédéral se superposant à des entités fédérées, selon une organisation "à double étage". Plus...