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Formation Continue du Supérieur

16 novembre 2019

La politique de la famille depuis 1932 : chronologie

Accueil - Vie PubliqueNaissance de la politique familiale

11 mars 1932 
La loi Landry du 11 mars généralise le principe des sursalaires familiaux pour tous les salariés de l’industrie et du commerce ayant au moins deux enfants. L’adhésion des employeurs à une caisse de compensation devient obligatoire. Le montant des allocations peut varier selon les catégories professionnelles et d’un département à l’autre. L’intervention de l’État est encore limitée (fixation d’un taux minimum départemental, procédure d’agrément ministériel pour chacune des caisses).

12 novembre 1938 
Le décret-loi du 12 novembre 1938 crée des allocations familiales indépendantes du salaire et des entreprises. Il pose, en outre, des principes qui vont perdurer : allocation progressive selon la taille de la famille, versée quel que soit le revenu de celle-ci et avec un taux uniforme. Deux autres caractéristiques sont à relever : la limitation aux cinq ans de l’enfant de la durée du versement de l’allocation au premier enfant, ainsi que la création de majorations pour les familles dont la femme n’a pas d’activité professionnelle.

29 juillet 1939 
Un décret-loi institue le code de la famille et de la natalité françaises. Ce texte constitue la première tentative d’une véritable politique familiale en France avec un objectif nataliste clairement affiché. Il renforce, dans cette optique, la progressivité du barème pour les allocations à partir du troisième enfant, supprime l’allocation au premier enfant au profit d’une prime à la première naissance et transforme la majoration du décret-loi du 12 novembre 1938 en allocation de mère au foyer.

29 décembre 1942 
La "loi Gounot" organise la représentation des associations familiales. Le gouvernement de Vichy tente de créer une "Charte de la famille" qui vise à intégrer les familles légitimes dans une structure corporative unique et moralisatrice.

3 mars 1945 
Création par une ordonnance des unions départementales des associations familiales (UDAF) fédérées au sein de l’Union nationale des associations familiales (UNAF).

4 octobre 1945 
Une ordonnance établit le nouveau régime de la sécurité sociale et modifie la structure administrative et l’organisation financière des caisses d’allocations familiales. Le texte met fin au monopole patronal et intègre les caisses d’allocations familiales dans la structure unifiée et centralisée de la Sécurité sociale.

31 décembre 1945 
La loi de finances pour 1946 institue, dans le cadre de l’impôt sur le revenu, le quotient familial afin de privilégier les couples avec enfant.

22 août 1946 
Une loi définit les quatre prestations de la branche famille de la sécurité sociale :

  • les allocations familiales versées sans condition de ressources à partir du deuxième enfant ;
  • l’allocation de salaire unique versée dès le premier enfant ;
  • les allocations prénatales ;
  • l’allocation de maternité.

1er septembre 1948 
Création de l’allocation-logement, sous condition de ressources, destinée à compenser les effets de la libération des loyers, ainsi que d’une prime de déménagement.

31 juillet 1963 
Création de l’allocation d’éducation spéciale (AES) des mineurs infirmes. Elle doit permettre aux parents de donner à leurs enfants infirmes ou gravement déficients une éducation et une formation professionnelle appropriées à leur état. Seuls les enfants placés dans un établissement spécialisé peuvent en bénéficier. Plus...

16 novembre 2019

Qui peut être élu président de la République ?

Accueil - Vie PubliqueLes candidats doivent remplir à la fois des conditions de fond et des formalités définies par la loi organique du 6 novembre 1962 modifiée le 5 avril 2006, les lois ordinaire et organique du 25 avril 2016 de modernisation des règles applicables aux élections et à l’élection présidentielle et, à compter du prochain scrutin présidentiel, les lois du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique.
Il existe plusieurs conditions de fond. Le candidat doit :

  • avoir la nationalité française ;
  • avoir 18 ans révolus (art. LO 127 du Code électoral) ;
  • être électeur (art. LO 127) ;
  • ne pas être privé de ses droits d’éligibilité par une décision de justice (art. L. 6 et L. 199) ;
  • ne pas être placé sous tutelle ou sous curatelle (art. L. 200) ;
  • avoir satisfait aux obligations imposées par le code du service national (art. L. 45) ;
  • faire preuve de « dignité morale », sans que cette notion soit précisément définie. Plus...
16 novembre 2019

Qu’est-ce que le Sénat ?

Accueil - Vie PubliqueChambre haute du Parlement, le Sénat est composé de 348 sénateurs élus au suffrage universel indirect. Codétenteur du pouvoir législatif avec l’Assemblée nationale, le Sénat dispose de pouvoirs moins étendus que ceux de l’Assemblée nationale. Plus...

16 novembre 2019

Qu'est-ce que l'Assemblée nationale ?

Accueil - Vie PubliqueChambre basse du Parlement, l’Assemblée nationale est composée de 577 députés, élus au suffrage universel direct. Co-détentrice avec le Sénat du pouvoir législatif, l’Assemblée nationale dispose de pouvoirs plus étendus que ceux du Sénat. Plus...

16 novembre 2019

Quel a été l’impact de la révision de 1962 sur les institutions ?

Accueil - Vie PubliqueL’élection du président de la République au suffrage universel direct, organisée pour la première fois les 5 et 19 décembre 1965, a profondément modifié l’équilibre institutionnel de la Ve République et s’apparente en réalité à une véritable refondation du régime. Elle rompt avec le compromis opéré en 1958, entre le général de Gaulle et les formations politiques de la IVe République, en tranchant en faveur d’une lecture présidentialiste des institutions. Plus...

16 novembre 2019

Parcoursup : débats sur la publication des algorithmes locaux

Accueil - Vie PubliqueLe ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche publie un tableau de bord quotidien des propositions d’admission dans Parcoursup. Au 22 juillet 2018, 115 815 candidats n’avaient pas reçu de proposition ou étaient en attente de place (soit 14,3% du total des candidats inscrits sur la plateforme). Plus...

16 novembre 2019

L'évolution des dépenses de protection sociale - Depuis les années 2000 : une stabilisation ?

Accueil - Vie PubliqueLes années 2000 sont marquées par une stabilisation des dépenses de protection sociale à un niveau élevé (près du tiers du PIB). Les différentes mesures de freinage des dépenses, notamment en matière de santé, sont dorénavant incluses dans les lois de financement de la sécurité sociale (LFSS), votées chaque année par le Parlement. Celles-ci fixent, entre autres, un objectif national de dépense de l’assurance maladie (ONDAM), tant pour les soins prodigués en ville qu’en établissements de santé et médico-sociaux. Depuis 2010, l’ONDAM est respecté et depuis 2002, on constate une diminution du rythme de croissance en valeur des dépenses d’assurance maladie qui est passé de 7% en 2002 à 2% entre 2015 et 2016.
Pourtant, malgré ces mesures stabilisatrices qui montrent une certaine efficacité, les dépenses de protection sociale demeurent très sensibles à la conjoncture économique et financière. Ainsi, la crise de fin 2008 a provoqué une nouvelle hausse de la part des dépenses de protection sociale qui ont atteint un niveau record en 2010 avec 32% du PIB, et se sont accrues depuis lors.
Plusieurs facteurs peuvent être avancés :
  • la contraction du PIB en 2009 (-2,5%) et sa faible progression ensuite, qui accroissent mécaniquement le taux de redistribution sociale ;
  • la baisse des ressources (cotisations salariales et patronales), liée à la dégradation économique et au chômage ;
  • l’augmentation mécanique du nombre de prestations versées sous conditions de ressources (RSA, allocations logement) ou liées à la perte d’emploi (allocations chômage). Plus...
16 novembre 2019

L'évolution des dépenses de protection sociale - Dans les années 1980 et 1990

Accueil - Vie PubliqueLes décennies 1980 et 1990 voient la progression des dépenses de protection sociale se poursuivre, même si elle est plus faible (+ 2,7 points) qu’au cours des vingt années précédentes.
Cette période est avant tout marquée par un double phénomène :
  • l’augmentation des dépenses, liées à la survenue et au maintien d’une crise économique ;
  • la mise en œuvre des premiers plans visant à maîtriser les coûts de la protection sociale.
On constate ainsi un ralentissement de la progression du PIB qui accroît mécaniquement les dépenses liées à la redistribution sociale (part prise par les dépenses de protection sociale dans le PIB) et une inscription de la « crise » dans le paysage économique et social avec l’installation et le maintien d’un taux de chômage élevé entraînant une augmentation des dépenses liées à son indemnisation et une baisse des ressources provenant des cotisations sociales.
On assiste également à la création de nouveaux minima sociaux, comme le revenu minimum d’insertion (RMI) en 1988, et à l’augmentation des sommes consacrées aux prestations non contributives, c’est-à-dire qui ne sont pas la contrepartie de cotisations (allocation aux adultes handicapés, allocation parent isolé, aide personnalisée au logement).
Parallèlement, des mesures tendant à limiter les dépenses sont prises, notamment en matière de santé et de retraite avec la mise en œuvre de plans d’économie.
Dans le domaine de la santé, on peut citer le plan Bérégovoy de 1982 instaurant un budget global hospitalier, le plan Séguin de 1986 limitant le champ des dépenses couvertes à 100% par l'assurance maladie, le plan Juppé de 1996 qui entraîne une diminution de la prise en charge des consultations de médecins.
Dans le domaine des retraites, la réforme de 1993 augmente le nombre d’années de cotisation nécessaires pour obtenir une retraite à taux plein dans le secteur privé (passage à 160 trimestres de cotisation), et modifie les modalités de calcul des pensions de retraite qui sont dorénavant basées sur les salaires de 25 meilleures années au lieu de 10. Plus...
16 novembre 2019

L'évolution des dépenses de protection sociale - Dans les années 1960-1970

Accueil - Vie PubliqueLa protection sociale a connu une augmentation très forte de ses dépenses durant les décennies 1960 (+3,2 points en moyenne) et surtout 1970 (+5,2 points en moyenne). Elle a cependant "peu coûté" socialement et économiquement car cette croissance s’est faite dans un contexte d’accroissement de la richesse nationale (période des Trente Glorieuses) rendant "soutenable" cette extension.
Ces deux décennies marquent l’arrivée à maturité du système de protection sociale français qui :
  • intègre progressivement toute la population à un régime de sécurité sociale (loi du 4 juillet 1975 de généralisation de la sécurité sociale) ;
  • harmonise le montant des prestations versées notamment entre régimes de sécurité sociale ;
  • étend son champ d’intervention à de nouveaux risques comme le chômage ou la protection sociale complémentaire, notamment en matière de retraite ;
  • crée ou développe des prestations non contributives, c’est-à-dire qui ne sont pas la contrepartie de cotisations, comme l’allocation aux adultes handicapées (AAH) en 1975, l’allocation parent isolé en 1976, l’aide personnalisée au logement (APL) en 1977. Ces prestations complètent son champ d’intervention en y intégrant des personnes qui ne peuvent pas bénéficier de la protection sociale par le biais de cotisations. Plus...
16 novembre 2019

La politique de la famille

Accueil - Vie PubliqueLa France enregistre, juste après l’Irlande, le meilleur taux de fécondité par femme de l'Union européenne. Le taux de fécondité y atteint 1,88 enfant par femme en 2017. La France est aussi l’un des pays où les femmes travaillent le plus. Plus...
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