Canalblog Tous les blogs Top blogs Emploi, Enseignement & Etudes Tous les blogs Emploi, Enseignement & Etudes
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Formation Continue du Supérieur

1 avril 2018

Miviludes - L’utilisation massive d’Internet comme vecteur de propagation du message sectaire

Miviludes L’arrivée d’Internet a considérablement banalisé les discours ou méthodes dites « alternatives » prônés par certains mouvements sectaires. En les mettant à la disposition de tous, l’Internet offre ainsi un point d’entrée rêvé pour certains groupes ou certaines pratiques. L’absence de modérateur ou de contrôle du contenu des sites ou des réseaux sociaux ouvre la porte à de possibles dérapages et excès.
Cette situation est d’autant plus préoccupante que l’information « immédiate » ainsi obtenue grâce au Net est reçue sans le recul nécessaire et sans que les éléments diffusés n’aient été préalablement vérifiés ou actualisés. Il y a là un risque certain qu’un nombre croissant de personnes soit séduit par ces théories alternatives, particulièrement dans le domaine de la santé, du développement personnel et de la formation professionnelle, ce qui peut faciliter ensuite l’exercice d’une emprise à leur égard.
Dans le même temps, l’usage d’Internet complique quelque peu l’efficacité de l’action préventive et répressive des pouvoirs publics, d’autant que la toile constitue un élément de la stratégie d’organisation des mouvements sectaires, qui exploitent le caractère mondial de la Toile et l’absence de règles juridiques communes. Dans cette démarche d’auto-défense fondée sur l’utilisation de concepts protégés et le cloisonnement des entités juridiques contribuant à l’objet central du groupe, l’utilisation du net peut s’avérer très utile pour déjouer la vigilance des services de l’Etat ou l’application des législations nationales. Plus...

1 avril 2018

Dérive sectaire › Les stratégies d’influence auprès d’instances nationales ou internationales

Miviludes La capacité d’influence des mouvements sectaires ou pro-sectaires passe par la mise en place de stratégies exploitant tous les moyens à leur disposition, en plus du prosélytisme traditionnel, pour diffuser et mettre en valeur leur message tout en décrédibilisant ceux qui les combattent. Médiatique, judiciaire, institutionnel : tout espace sujet à visibilité et communication est instrumentalisé.
A titre d’exemple, on peut rappeler le lobbying pro-sectaire qui s’est mobilisé au plan national autour de la Commission d’enquête parlementaire sur « L’enfance volée : les mineurs victimes de sectes » et dont le rapport 2006 a largement rendu compte ( lire les pages 102 à 134).
Aujourd’hui, des campagnes de désinformation prenant la forme de faux documents officiels (revêtant drapeaux tricolores et présentant des images de bâtiments publics comme l’Assemblée nationale ou la Cour des Comptes) sont organisées par des groupes de pressions pro-sectaires, à grande échelle (auprès des parlementaires, des ministères, des préfectures, des élus locaux etc). L’ampleur de ces campagnes impose de s’interroger sur l’origine des moyens permettant leur financement.
On peut citer également l’instrumentalisation régulière par les mouvements sectaires de la « Conférence d’examen de la dimension humaine » et autres séminaires organisés par le BIDDH (Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme), institution de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe). Le rapport 2007 de la Miviludes a montré comment et pourquoi cette conférence est devenue une tribune idéale pour les « multinationales » sectaires et leurs alliés en dénonçant les atteintes dont elles feraient l’objet en matière de liberté de religion (consulter le rapport 2007, pages 111 à 130). Plus...

1 avril 2018

Dérive sectaire › International - L’exemple du groupe SAHAJA YOGA

Miviludes SAHAJA YOGA, qui signifie « yoga inné », est le nom d’un mouvement hindouiste international fondé en 1970 en Grande Bretagne, par une indienne Nirmala Salve Devi (décédée en 2011), qui se faisait appeler Shri Mataji, « la divine mère » ou encore Nirmala Srivastava. Ce mouvement qui se veut altruiste et humanitaire, ne désire que « l’harmonie, la paix dans le monde » et propose à tout à chacun ses « bienfaits, arts de vivre et guérisons ». Il prétend ainsi guérir toutes les maladies (notamment le SIDA et le cancer). La pratique de SAHAJA YOGA se présente comme une « méthode de réalisation de soi » grâce à la pratique de la méditation et du yoga.
Les adeptes du mouvement méditent ainsi de nombreuses heures devant le portrait de Shri Mataji, en écoutant ses discours. Ils sont appelés à répandre ce message divin à travers le monde et à vivre en collectivité afin de « se protéger de la négativité ». Ce mouvement recommande aussi aux parents d’envoyer leurs enfants en Inde pour les « protéger de la décadence de notre société ».
Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents mais à la « divine mère ». Ces derniers sont ainsi encouragés à se séparer d’eux dès le plus jeune âge et à les envoyer dans des ashrams (terme sanskrit signifiant ermitages retirés dans la nature, la forêt ou la montagne) et des écoles à l’étranger, notamment en Italie, en République Tchèque et en Inde.
Pour en savoir plus, consulter le rapport annuel 2005 de la Miviludes, pages 15 à 17. Plus...

1 avril 2018

L’inscription dans la doctrine ou la pratique du mouvement de la nécessaire participation à des voyages « initiatiques »

Miviludes Ces voyages initiatiques ou ces retraites à l’étranger sont motivés par la prétendue recherche d’un « retour aux sources », d’un « retour à la nature », d’une « protection contre les maux de la société contemporaine matérialiste », parfois d’une « nouvelle forme de spiritualité »… Ils n’ont en réalité d’autres buts que de renforcer l’emprise exercée sur les membres du groupe et de rompre définitivement les liens avec leurs proches, susceptibles de les détourner de leur adhésion au mouvement. Plus...

1 avril 2018

Dérive sectaire › International - L’ayahuasca

Miviludes L’ambassade de France met en garde les voyageurs contre contre la consommation d’ayahuasca, plante hallucinogène utilisée par les chamanes en Amazonie, inscrite au registre des stupéfiants en France. L’usage de l’ayahuasca peut avoir des conséquences médicales graves, susceptibles d’entraîner la mort. La maîtrise du processus d’initiation au chamanisme n’est nullement contrôlée et ne peut être garantie sous aucun prétexte. Toutefois, de nombreux guides touristiques ainsi que des centres d’éco-tourisme peu fiables proposent des initiations au chamanisme. Ainsi, le centre Sachawawa à Tarapoto fait, en particulier, l’objet d’une enquête judiciaire à la suite du décès d’une française, en août 2011, dans des circonstances non encore élucidées. Plus...

1 avril 2018

Dérive sectaire › International - L’exemple du narco-tourisme « néo-chamanique »

Miviludes Par exemple, de nombreux centres de stages « néo-chamaniques » ou lieux de séminaires favorisant le voyage « chamanique » se sont développés à l’étranger, plus particulièrement en Amérique centrale, en Guyane mais aussi sur le continent africain. Certains de ces centres qui ont des relais en France fonctionnent comme des « communautés thérapeutiques » qui vont confier l’organisation de leurs voyages à des agences spécialisées dans le « tourisme spirituel » ou le « psycho-tourisme ». Des rituels initiatiques sont ainsi proposés au travers d’organisations de voyage à thème comme une sorte de « narco-tourisme ». Au cours de ces voyages, il est souvent recommandé voire proposé la consommation de substances hallucinogènes classées en France comme produits stupéfiants : c’est le cas notamment de l’ayahuasca et de l’iboga (inscrits respectivement sur la liste des stupéfiants par arrêtés du ministre de la santé du 3 mai 2005 et du 25 mars 2007).

La consommation de ces produits, a fortiori dans le cadre de « stages » ou de « séminaires » dont les intervenants n’ont reçu aucune formation médicale sérieuse, peut être d’une efficacité redoutable dans le processus d’emprise mentale exercé par un gourou sur ses adeptes, et conduire à des risques physiques, psychiques voire mortels. Ainsi, à la suite du décès de deux ressortissants français en 2011 à l’occasion de voyages de découverte « néo-chamanique » avec suspicion d’usage d’ayahuasca, l’Ambassade de France au Pérou a émis sur son site internet un message d’alerte invitant à la prudence les Français souhaitant se rendre dans ce pays dans le cadre de séjours ou de cures proposant la consommation de produits hallucinogènes à risque tels l’ayahuasca. Plus...

1 avril 2018

Dérive sectaire › International - L’externalisation d’activités pour échapper à la législation nationale

Miviludes Des gourous isolés ou organisés en réseaux nationaux ou internationaux exportent leur activité à l’étranger afin d’échapper à la législation nationale plus rigoureuse et/ou profiter d’une législation étrangère plus favorable. Cette stratégie est particulièrement utilisée pour l’organisation de stages ou de « retraites » de type « développement personnel », « ressourcement de soi » ou « découverte de nouvelles pratiques thérapeutiques ». Plus...

1 avril 2018

Dérive sectaire › International - Le développement du prosélytisme humanitaire pour recruter de nouveaux adeptes

Miviludes Dans son rapport 2001, la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS), après les attentats terroristes ayant frappé le World Trade Center et l’explosion de l’usine AZF de Toulouse, évoquait déjà « les sectes [qui] n’hésitent pas à profiter des malheurs du monde pour tenter d’imposer leurs solutions miracles et entraîner des individus fragilisés dans un mécanisme d’embrigadement ». Le phénomène n’est donc pas nouveau, mais à l’heure où dans le monde entier se multiplient les besoins consécutifs à des catastrophes naturelles ou à des conflits, une vigilance accrue s’impose.

En France, même si les cas recensés ne sont pas légion, la Miviludes, en charge d’une mission de prévention et d’incitation à la vigilance, estime indispensable de rappeler l’existence d’un risque sectaire potentiel dans ce domaine. En effet, la présence dans les banlieues françaises, après les désordres de l’automne 2005, de certaines organisations sectaires, revendiquant haut et fort les mérites de leur action humanitaire en faveur des populations en difficulté, est préoccupante, surtout si l’on observe la similitude de discours apparaissant entre les propos de ces organisations et la manière dont l’actualité en question avait été traitée par quelques médias internationaux (Voir dans le rapport annuel 2005 pages 71 à 80). Plus...

1 avril 2018

Dérive sectaire › Le développement en réseau des mouvements sectaires et la constitution de « réseaux inter-mouvements »

Miviludes D’autres mouvements, sans être reliés entre eux par des liens juridiques visibles ou avérés, ont développé des stratégies de « réseaux » afin de mutualiser leurs politiques d’influence, mettre en commun l’usage de méthodes ou de concepts « brevetés », optimiser leur implantation géographique en fonction des législations localement en vigueur ou de relais institutionnels plus favorables.
La réalité de l’existence de réseaux internationaux et la confirmation de leur importance croissante dans le paysage sectaire actuel apparaissent encore plus nettement lorsqu’on observe que beaucoup des dispositions récentes qui sont prises par des organismes sectaires ont pour origine la création de lieux de rencontres, de débats et d’échanges tels que des « assises annuelles » ou des « forums internationaux » qui ont vocation à réunir les représentants de mouvements issus de plusieurs pays. Ces « carrefours » sont un levier de notoriété et un instrument de communication essentiels. Ils permettent d’afficher la participation de personnalités en vue sur le plan médiatique, artistique, scientifique ou humanitaire. Mais ils permettent aussi de se coordonner face à l’intervention des autorités publiques.
Les stratégies de réseaux sont l’un des atouts majeurs du développement du phénomène sectaire pour les prochaines années. (Voir dans le rapport annuel 2010, pages 199 à 208). Plus...

1 avril 2018

Dérive sectaire › International - Les groupes multinationaux

Miviludes Certains mouvements à caractère sectaire ont une dimension internationale et ont adopté une structure hiérarchisée, à la fois supranationale et nationale, afin de développer leurs activités sur l’ensemble de la planète.
Il s’agit le plus souvent d’organisations composites, dont la complexité de fonctionnement tient autant à l’implantation sur le territoire national de nombreuses entités dépendant de la structure « mère » que de l’interdépendance très forte des structures juridiques exerçant en France, des organisations juridiques à l’objet rigoureusement identique situées à l’étranger et des sièges européens et internationaux de chacune des branches de l’ensemble de l’organisation.
La taille de ces groupes et leurs importantes capacités d’intervention renvoient indubitablement aux risques de tentatives d’infiltration des pouvoirs publics et de détournement des circuits économiques traditionnels. Plus...

Newsletter
53 abonnés
Visiteurs
Depuis la création 2 803 217
Formation Continue du Supérieur
Archives