Dérive sectaire › Les stratégies d’influence auprès d’instances nationales ou internationales
La capacité d’influence des mouvements sectaires ou pro-sectaires passe par la mise en place de stratégies exploitant tous les moyens à leur disposition, en plus du prosélytisme traditionnel, pour diffuser et mettre en valeur leur message tout en décrédibilisant ceux qui les combattent. Médiatique, judiciaire, institutionnel : tout espace sujet à visibilité et communication est instrumentalisé.
A titre d’exemple, on peut rappeler le lobbying pro-sectaire qui s’est mobilisé au plan national autour de la Commission d’enquête parlementaire sur « L’enfance volée : les mineurs victimes de sectes » et dont le rapport 2006 a largement rendu compte ( lire les pages 102 à 134).
Aujourd’hui, des campagnes de désinformation prenant la forme de faux documents officiels (revêtant drapeaux tricolores et présentant des images de bâtiments publics comme l’Assemblée nationale ou la Cour des Comptes) sont organisées par des groupes de pressions pro-sectaires, à grande échelle (auprès des parlementaires, des ministères, des préfectures, des élus locaux etc). L’ampleur de ces campagnes impose de s’interroger sur l’origine des moyens permettant leur financement.
On peut citer également l’instrumentalisation régulière par les mouvements sectaires de la « Conférence d’examen de la dimension humaine » et autres séminaires organisés par le BIDDH (Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme), institution de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe). Le rapport 2007 de la Miviludes a montré comment et pourquoi cette conférence est devenue une tribune idéale pour les « multinationales » sectaires et leurs alliés en dénonçant les atteintes dont elles feraient l’objet en matière de liberté de religion (consulter le rapport 2007, pages 111 à 130). Plus...