Dérive sectaire › International - L’exemple du narco-tourisme « néo-chamanique »
Par exemple, de nombreux centres de stages « néo-chamaniques » ou lieux de séminaires favorisant le voyage « chamanique » se sont développés à l’étranger, plus particulièrement en Amérique centrale, en Guyane mais aussi sur le continent africain. Certains de ces centres qui ont des relais en France fonctionnent comme des « communautés thérapeutiques » qui vont confier l’organisation de leurs voyages à des agences spécialisées dans le « tourisme spirituel » ou le « psycho-tourisme ». Des rituels initiatiques sont ainsi proposés au travers d’organisations de voyage à thème comme une sorte de « narco-tourisme ». Au cours de ces voyages, il est souvent recommandé voire proposé la consommation de substances hallucinogènes classées en France comme produits stupéfiants : c’est le cas notamment de l’ayahuasca et de l’iboga (inscrits respectivement sur la liste des stupéfiants par arrêtés du ministre de la santé du 3 mai 2005 et du 25 mars 2007).
La consommation de ces produits, a fortiori dans le cadre de « stages » ou de « séminaires » dont les intervenants n’ont reçu aucune formation médicale sérieuse, peut être d’une efficacité redoutable dans le processus d’emprise mentale exercé par un gourou sur ses adeptes, et conduire à des risques physiques, psychiques voire mortels. Ainsi, à la suite du décès de deux ressortissants français en 2011 à l’occasion de voyages de découverte « néo-chamanique » avec suspicion d’usage d’ayahuasca, l’Ambassade de France au Pérou a émis sur son site internet un message d’alerte invitant à la prudence les Français souhaitant se rendre dans ce pays dans le cadre de séjours ou de cures proposant la consommation de produits hallucinogènes à risque tels l’ayahuasca. Plus...