Miviludes - Être aidé › Individu
Si vous êtes confronté(e) à une situation :
- qui vous fait penser à l'existence d'une dérive sectaire
- et qu'une première analyse de faits vous confirme la présence de signaux d'alerte. Plus...
Si vous êtes confronté(e) à une situation :
- qui vous fait penser à l'existence d'une dérive sectaire
- et qu'une première analyse de faits vous confirme la présence de signaux d'alerte. Plus...
Vous êtes confronté(e) à une situation :
- qui vous fait penser à l’existence d’une dérive sectaire,
- et une première analyse des faits vous confirme la présence de signaux d’alerte :
Vous souhaitez signaler les faits auprès des autorités administratives, judiciaires ou professionnelles compétentes ou obtenir l'aide d'associations d'aide aux victimes :
Vous pouvez :
saisir la Miviludes : Informer la Miviludes d'une dérive sectaire
vous rapprocher des associations d'aide aux victimes :
- L’ UNADFI
Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu victimes de sectes
1 rue du Tarn 78200 Buchelay
01.34.00.14.58
http://www.unadfi.org/
- Le CCMM
Centre Contre les Manipulations Mentales
3, rue Lespagnol
75020 PARIS
01 43 71 12 31
01 44 64 02 40
www.ccmm.asso.fr
- L’association alerte faux souvenirs induits (AFSI)
Maison des associations
11 rue Caillaux
75013 PARIS
06 81 67 10 55
www.afsifrance.org
- Psychothérapie Vigilance
BP n° 2 bis
65290 JUILLAN
www.PsyVig.com
- L’ INAVEM
Institut National d’Aide aux Victimes et de Médiation (Réseau d’associations de professionnels de l’aide aux victimes)
08 842 846 37 Numéro non surtaxé 7 jours sur 7 de 9h00 à 21 h00
www.inavem.org
Par exemple, vous pouvez vous adresser par courrier aux correspondants dérives sectaires dans les préfectures, au rectorat, à l’agence régionale de santé, à la direction régionale de l’emploi, de la consommation, de la concurrence, du travail et de l’emploi (Direccte) ou écrire au président de l'ordre professionnel (ordre des médecins, ordres des pharmaciens, ordre des kinésithérapeutes etc.) :
Consultez vos ressources en région
Si vous estimez qu’une infraction pénale a pu être commise, vous pouvez directement déposer plainte, par courrier simple, auprès du Procureur de la République près le tribunal de grande instance de votre lieu de résidence, qui transmettra au besoin au Procureur de la République territorialement compétent. Vous pouvez également déposer plainte auprès de la gendarmerie nationale ou du commissariat de police le plus proche de votre domicile.
Consultez notre rubrique International. Plus...
A l'initiative des directrices et des directeurs de Cabinet des préfectures, des réunions sur le thème des dérives sectaires sont organisées chaque année.
Ainsi, au dernier trimestre de l'année 2017, la Miviludes a participé à une quarantaine de réunions en préfectures.
C'est l'occasion pour la Mission interministérielle de présenter ses grandes lignes d'action, son actualité, ainsi qu'un panorama mational des grandes tendances. Plus...
Le Président de la Miviludes, Monsieur Serge Blisko a remis aujourd’hui le rapport annuel d’activité (qui couvre l’année 2016 et le premier semestre 2017) de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) destiné au Premier ministre, au Directeur de cabinet du premier ministre, Monsieur Benoît Ribadeau-Dumas. Plus...
De par son décret institutif, la Miviludes est chargée de favoriser la coordination de l’action préventive et répressive des pouvoirs publics. Elle a donc vocation à échanger de manière institutionnelle avec tous les services de l’État et des collectivités territoriales concernés à raison de leur domaine de compétences par une problématique de nature sectaire.
Au-delà de ce cadre général d’intervention, la Miviludes a entrepris de mettre en place avec un certain nombre d’administrations des partenariats spécifiques afin de faciliter la mise en œuvre coordonnée d’actions plus ciblées.
Dans l’accomplissement de ses missions, elle dispose également de correspondants dérives sectaires dans un certain nombre de services publics.
Les partenariats spécifiques
Cette liste comporte les noms des services ou administrations de l’État et des collectivités territoriales, autorités administratives indépendantes ou des associations et ordres professionnels avec lesquels un partenariat a été conclu.
Les correspondants dérives sectaires
Cette liste comporte les noms des administrations ou services publics dans lesquels la Miviludes dispose de correspondants :
L’inquiétude à propos des sectes apparaît en Europe à l’occasion du drame survenu en 1978 à Georgetown, au Guyana, avec la mort de 923 membres du Temple du Peuple. Cette affaire, par son ampleur et ses conséquences, bien au-delà du Guyana, a légitimé, en France, la nécessité d'une initiative politique en la matière.
En Février 1983, le député Alain Vivien remettait au Premier ministre un rapport sur "Les sectes en France. Expression de la liberté morale ou facteurs de manipulation ?". Ce rapport décrit une dizaine de groupes présentant un danger soit en raison de leur idéologie politique et de leur empire financier, soit parce qu’ils isolent leurs adhérents et les encadrent au sein d’une structure rigide.
Les premiers rapports publiés, à l’époque, en France et en Europe ont permis de mesurer la difficulté d’une prise en charge politique de la question des sectes. Des interrogations ont été exprimées sur la manière dont il fallait désigner les groupes à risques, sur la réponse à leurs agissements la plus susceptible de ne pas porter atteinte à la liberté de conscience et plus particulièrement, sur la mise en œuvre d’une politique préventive.
Dès 1984, le parlement européen soulignait la contradiction entre "protection du droit, parfaitement légitime, de croire et le droit, également légitime, de nourrir des inquiétudes quant aux conséquences des croyances".
C’est la répétition en 1994 et 1995, au Canada, en Suisse et en France des massacres des membres de l’Ordre du Temple Solaire qui sera à l’origine d’une première commission d’enquête parlementaire présidée et rapportée par les députés Alain Gest et Jacques Guyard et de la publication, le 10 janvier 1996, du rapport Les sectes en France. Ce rapport présente une vue globale du phénomène. S’appuyant sur des documents de travail des Renseignements généraux, il établit une liste de 173 groupes et développe dix critères de dangerosité justifiant une vigilance à leur égard. Il n’exclut pas la possibilité d’une amélioration d’un arsenal juridique qu’il estime insuffisamment appliqué mais insiste sur l’inutilité d’élaborer un régime juridique spécifique aux sectes. Il propose un travail de communication en direction des magistrats, réaffirme , comme le rapport Vivien, l’utilité d’un suivi des affaires propres aux sectes, tant au niveau national qu’européen et propose la création en France d’un Observatoire interministériel.
Le 9 mai 1996, est créé, par le gouvernement Juppé, l’Observatoire interministériel sur les sectes (décret no 96-387 du 9 mai 1996 paru au Journal officiel du 11 mai 1996) présidé par le préfet Guerrier de Dumast, auquel succède, sous le gouvernement Jospin, le 7 octobre 1998, la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS).
Placée auprès du premier ministre, elle est chargée notamment :
En 1999, une deuxième commission d’enquête parlementaire présidée et rapportée par les députés Jacques Guyard et Jean-Pierre Brard publie un rapport "Les sectes et l’argent". Ce rapport s’attache à démontrer que pour les sectes, "l’argent constitue souvent à la fois le moteur du véhicule, la destination du trajet et les méandres du chemin" (page 10). Il contient des développements importants sur les patrimoines des principaux mouvements identifiés comme étant à caractère sectaire.
Le 12 juin 2001, le parlement votait la loi dite About/Picard, destinée à renforcer la prévention et la répression des mouvements sectaires portant atteinte aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales.
La conception française de la lutte contre les sectes a suscité de nombreuses réactions internationales, favorables, critiques ou simplement intéressées. De fait, le dispositif français apparaissait comme relativement exceptionnel. Le 28 novembre 2002, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) était créée par le gouvernement Raffarin par décret.
Les missions de la Miviludes s’inscrivent dans le consensus français de protection des victimes et de l’ordre public. La veille et la lutte prend en compte les seuls actes et comportements contraires aux lois et règlements, portant atteinte aux droits fondamentaux de la personne ou troublant l’ordre public.
Après Jean-Louis Langlais, de 2002 à 2005, le préfet Jean-Michel Roulet de 2005 à 2008, la présidence est assurée par Georges Fenech, magistrat, depuis le 1er octobre 2008. Ce dernier a été reconduit à la tête de la Miviludes pour 3 ans en 2011.
Suite à la démission de Georges Fenech , élu député du Rhône, mandat parlementaire incompatible avec la présidence d'une mission gouvernementale, Monsieur Serge Blisko a été nommé président de la Miviludes par décret du Président de la République du 1er août 2012.
En 2006, une troisième commission d'enquête parlementaire, présidée par Georges Fenech, alors député, et rapportée par Philippe Vuilque, s'est consacrée à la situation des mineurs. Intitulé "l'enfance volée, les mineurs victimes de sectes", le rapport s'est attaché à montrer en quoi les enfants constituent une proie pour les organisations sectaires et a appelé à une vigilance accrue des administrations concernées en ce domaine en proposant 50 recommandations touchant à l'éducation, à la santé, au droit pénal et au droit de la famille. Plus...
Sous l’autorité de son Président, la Miviludes est constituée d’une équipe permanente interdisciplinaire dirigée par un secrétaire général, magistrat de l’ordre judiciaire.
Elle est composée de conseillers mis à disposition par tous les ministères concernés par la politique publique de lutte contre les dérives sectaires : Intérieur, Justice, Santé, Economie et Finances, Education nationale, Affaires étrangères.
Elle est organisée en six pôles de compétence, assistés d’un service de documentation/bureau d’ordre et d’un secrétariat.
Le Président de la Miviludes préside également deux instances collégiales, réunies tous les deux mois :
Au niveau local, la politique de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires est assurée par les préfets de département, qui coordonnent l’action des services déconcentrés en ce domaine, en réunissant notamment des groupes de travail restreints à dimension opérationnelle auxquels participe la Miviludes.
La Miviludes dispose enfin de correspondants régionaux désignés par certaines administrations. Points de contact au sein des services déconcentrés de l’Etat ou des instances professionnelles concernées, ils sont chargés d’assurer le suivi de ces questions et de contribuer à la sensibilisation des agents et à l’information des usagers. Plus...
Aux termes des articles 2 et 6 du décret du 28 novembre 2002, la Miviludes échange avec les administrations toutes les informations utiles à ses missions et signale, le cas échéant, aux autorités concernées, les agissements susceptibles d’induire un risque de dérive sectaire. Le programme d’action annuel est déterminé par le Président, après avoir recueilli l’avis des instances qui assistent le travail de la Miviludes. Un rapport est remis chaque année au Premier ministre.
La Miviludes n’a pas vocation à définir ce qu’est une secte. Elle ne tient pas non plus un registre des mouvements sectaires. Ayant pour mission d’observer et de lutter contre les dérives sectaires, elle s’intéresse aux atteintes pouvant être portées, par tout groupe ou tout individu, à l’ordre public, aux lois et aux règlements, aux libertés fondamentales et à la sécurité ou à l’intégrité des personnes par la mise en œuvre de techniques de sujétion, de pressions ou de menaces, ou par des pratiques favorisant l’emprise mentale et privant les personnes d’une partie de leur libre arbitre.
Conformément au principe de laïcité, la Miviludes s’interdit de porter quelque jugement de valeur que ce soit sur les doctrines, les théories ou les croyances en tant que telles, son objet étant de dénoncer systématiquement les dérives sectaires et de lutter contre elles.
Pour exercer sa mission de vigilance, elle s’appuie notamment sur un certain nombre de critères de dangerosité édictés sur la base des travaux de plusieurs commissions d’enquête parlementaire et sur sa propre expérience :
Un seul critère ne suffit pas pour caractériser l’existence d’un risque de dérive sectaire et tous les critères n’ont pas la même valeur. Le premier critère (déstabilisation mentale) est toutefois toujours présent dans les cas de dérives sectaires. Plus...
Vous vous interrogez sur une pratique ou un mouvement et vous souhaitez, à titre d'information, connaître l'avis de la Miviludes à ce sujet. Vous n'envisagez pas à ce stade de démarche particulière.
Vous-même, un proche ou une connaissance avez été victime d'une dérive susceptible d'être qualifiée de sectaire selon les critères figurant dans la rubrique S'informer. Vous souhaitez informer la Miviludes afin qu'une aide vous soit apportée ou pour vous orienter dans vos démarches. Plus...