Travaillant à la manufacture d’allumettes d’Aubervilliers à 16 ans, Léon Jouhaux découvre le militantisme syndical et devient en 1909 secrétaire général de la Confédération générale du travail. A la sortie de la Première Guerre mondiale, il participe à la Conférence de la paix et aux négociations permettant la création de l’Organisation internationale du Travail. Il revendique la création d’un Conseil économique qui se concrétise avec la naissance en janvier 1925 du Conseil national économique. Il en est alors l’un des deux vice-présidents et un participant actif jusqu’à sa dissolution en 1940. Il joue en particulier un grand rôle dans l’élaboration des lois sociales votées par le gouvernement de Front populaire en 1936. Interné dans le Tyrol à partir de 1943, il reprend la tête de la CGT avec Benoît Frachon à son retour en 1945. Après la scission de la confédération, il prend la tête de la Confédération générale du travail – Force ouvrière. Il est élu en 1947 à la présidence du Conseil économique reconstitué. Il est réélu jusqu’à son décès en 1954. Son action internationale est récompensée en 1951 par le prix Nobel de la Paix. Plus...CESE > Anciens Présidents > Gabriel Ventejol Dates de la mandature : 1974 - 1987
Né en 1919 à Tulle dans le Limousin, Gabriel Ventejol appartient à une famille de militants. Formé à la peinture sur porcelaine, la profession de son père, il devient rédacteur à la mairie de Limoges et s’engage activement dans le syndicalisme. En 1950, il est secrétaire confédéral de la Confédération générale du travail – Force ouvrière CGT-FO.
Il siège au Conseil économique et social lors de sa refondation en juin 1959 et sans discontinuer jusqu’en 1987. Réfléchissant sur la planification et le syndicalisme dans la société moderne, il rédige plusieurs avis et rapports. Il est élu à la présidence du CES en 1974 par une très nette majorité. Il revendique pour l’institution une activité discrète comme gage de son efficacité.
Parmi ses autres engagements, Gabriel Ventejol est membre du Comité économique et social européen et délégué à l’Organisation Internationale du Travail à Genève à partir de 1976. Il préside également le CELSA (Centre d’études littéraires et scientifiques appliquées) de 1971 à sa disparition. Malade, il ne se représente pas à la présidence du Conseil en 1987 et décède peu après avoir quitté ses fonctions. Plus...





