En 2014, 55,8 % des salariés du secteur marchand non agricole, soit 8,7 millions de salariés, ont eu accès à au moins un dispositif de participation, d’intéressement ou d’épargne salariale. Un peu plus de 6,8 millions de salariés ont ainsi bénéficié d’un complément de rémunération (prime de participation ou d’intéressement, ou abondement de l’employeur sur un plan d’épargne entreprise ou un plan d’épargne retraite collectif). Le plan d’épargne entreprise, qui couvre 46,1 % des salariés, demeure le plus répandu des dispositifs car il sert de principal support de versement des primes de participation et d’intéressement.
Pour ces quatre dispositifs, près de 15,8 milliards d’euros ont été distribués en 2014, dont 15,3 pour les seules entreprises de 10 salariés ou plus, soit une hausse de 0,7 % par rapport à 2013. Les sommes versées au titre de la participation ont reculé pour la quatrième année consécutive tandis que celles distribuées sur les plans d’épargne retraite collectif sont nettement reparties à la hausse. Les sommes versées au titre de l’intéressement, de l’ordre de 7,4 milliards d’euros en 2014, représentent quasiment la moitié des versements. Ces compléments de rémunération ont sensiblement progressé (+ 1,9 %) pour atteindre 2 311 euros en moyenne par salarié bénéficiaire. C’est dans les grandes entreprises et dans certains secteurs d’activité (énergie, activités financières et assurance, cokéfaction et raffinage) que ces dispositifs sont le plus répandus.
Lancement du Fonds national pour l’emploi pérenne dans le spectacle
Le FONPEPS est l’aboutissement d’un travail initié lors de la Conférence pour l’emploi d’octobre 2015. S’en est suivie une phase de concertation, menée par le ministère de la Culture et de la Communication, entre les représentants des entreprises, des salariés, des institutions, en lien avec les ministères en charge du Travail et du Budget. Les 9 mesures détaillées en annexe portent sur :
- une aide à l’embauche du premier salarié en CDI ;
- une prime à l’embauche en CDI de salariés du spectacle ;
- une aide à la durée des contrats ;
- une aide à l’insertion sur le marché du travail des jeunes artistes diplômés ;
- une aide à la garde d’enfant d’artistes et techniciens intermittents ;
- un fonds assurantiel pour les groupements d’entreprises de la culture ;
- des dispositifs de soutien à l’emploi dans les secteurs fragiles :
• cafés-culture ;
• petits lieux de diffusion musique/théâtre/danse ;
• éditions phonographiques.
Le fonds pour l’emploi est financé et organisé par le ministère de la Culture et de la Communication. Ses mesures entreront progressivement en application dès cet automne. Voir l'article...



