Miviludes - Situations à risque - Le refus de vaccination obligatoire
La vaccination n’est pas une thérapie mais un traitement à visée préventive. Elle consiste à mettre l’organisme en contact avec un agent pathogène rendu inactif, ou l’un de ses constituants, afin de reproduire cette réaction qui sera protectrice lors d'une rencontre ultérieure avec le même agent. Il s’agit d’une mesure de prévention, en médecine individuelle et également en santé publique.
Pour la population générale, certaines vaccinations sont obligatoires. Il s'agit des vaccinations contre :
- la diphtérie et le tétanos (seule la primo vaccination incluant le 1er rappel à 18 mois est obligatoire),
- la poliomyélite (primo vaccination et rappels obligatoires jusqu'à l'âge de 13 ans),
- la fièvre jaune : pour toutes les personnes résidant en Guyane.
Pour certaines catégories de personnes, il existe d’autres vaccinations obligatoires. Le vaccin BCG contre la tuberculose est ainsi obligatoire pour les élèves, les étudiants, les professions médicales, paramédicales ou pharmaceutiques et certains professionnels bien définis. Le ministère de la santé met à disposition un « tableau des vaccinations liées aux risques professionnels », actualisé chaque année, où sont rappelées les vaccinations obligatoires et recommandées en milieu professionnel : établissements médicaux, sociaux ou médico-sociaux, services vétérinaires, Education nationale, etc.
Les autres vaccins ne sont pas obligatoires, mais recommandés.
Dans tous les cas, le refus de toutes les vaccinations pour un enfant doit alerter. L’attitude des parents peut constituer un indice de dérive sectaire préjudiciable à l’enfant. Certains mouvements sectaires prônent en effet le refus de tout type de vaccination. Plus...