Canalblog Tous les blogs Top blogs Emploi, Enseignement & Etudes Tous les blogs Emploi, Enseignement & Etudes
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Formation Continue du Supérieur
5 mars 2013

Formation pro: les chômeurs, cœur de cible de la réforme

http://www.lefigaro.fr/icones/une.gifPar Marie Visot. François Hollande souhaite qu'un demandeur d'emploi sur deux se voit proposer une formation dans les deux mois qui suivent la perte de son travail.
Une loi pour remettre de l'ordre. Le gouvernement a décidé de s'attaquer à la formation professionnelle. Le diagnostic n'est pas nouveau; il n'en est pas moins sévère. À l'image de la copie rendue fin février par la Cour des comptes.
Le constat d'abord: en France, les régions gèrent l'apprentissage et la formation des demandeurs d'emploi tandis que les partenaires sociaux ont la main sur l'essentiel des financements. Une manne, tout compris, estimée à plus de 31 milliards d'euros. Cet effort bénéficie inégalement aux différentes catégories de la population. Il a surtout tendance à «reproduire, et même à amplifier, les inégalités engendrées par le fonctionnement du marché du travail», relève la Cour des comptes. Les données disponibles «montrent que la formation professionnelle continue bénéficie plus aux salariés les mieux formés, alors même que les moins qualifiés font face au risque de chômage le plus élevé». Quant aux chômeurs, ils continuent d'être les grands laissés-pour-compte du système, même si des améliorations sont intervenues depuis 2009. Suite...
http://www.lefigaro.fr/icones/une.gifDe réir  Marie Visot. François Hollande mian bhfuil lucht cuardaithe poist ar fáil dó traenáil laistigh de dhá mhí tar éis an caillteanas de a phost.
Dlí d'fhonn an staid.
Tá an rialtas cinneadh chun dul i ngleic oiliúint. Níl an diagnóis nua, nach bhfuil sé níos lú déine. I íomhá an chóip a rinne an deireadh mhí Feabhra na Cúirte Iniúchóirí. Níos mó...
3 mars 2013

Création d'un collectif de présidents d'associations de formation professionnelle

Bandeau retour page d'accueilDans la perspective de la réforme dela formation et de l’apprentissage et la loi dedécentralisation programmée en juin, la profession s’organise. Elle souhaite faire entendre ses analyses et défendre ses propositions auprès des pouvoirs publics. 21 présidents d’associations et d’organisations professionnelles se sont associés le 15 février 2013 en un "Collectif des présidents pour l’amélioration de la formation professionnelle continue" au siège du Garf (Groupement des acteurs et responsables de la formation).
Composé de représentants d’associations et organismes extrêmement variés par leur taille et leurs objectifs (formation à distance, services universitaires, centres de formation d’apprentis, coaching, formateurs indépendants, etc.) le collectif rassemble aussi les professionnels de l’information et de l’orientation comme les missions locales, maisons de l’information et de l’emploi, concernés par les mesures de décentralisation proposées.
Leur objectif: améliorer les dispositifs qu’ils pratiquent au quotidien et défendre l’adaptation de l’offre à la demande.
Bandeau retour page d'accueil In the context of the reform of training and learning and the law decentralization scheduled for June, the profession is organized. She wants to hear his analysis and proposals to defend his government. More...
3 mars 2013

Le Baromètre de la Formation Professionnelle©

Le Baromètre de la Formation Professionnelle© – édition 2012
Avec le Baromètre de la Formation Professionnelle©, Place de la Formation propose de mieux cerner l'évolution des pratiques. Ce baromètre annuel livre les tendances actuelles du marché de la formation et s'adresse à tous les acteurs de la formation professionnelle: directeurs des ressources humaines, responsables de la formation, organismes de formation, salariés, institutionnels, organismes paritaires de collecte agrées...
Publié au mois de janvier, le Baromètre de la Formation Professionnelle© est établi à partir des demandes émises à Place de la Formation par les entreprises privées et publiques, de toutes tailles, tous secteurs et localisations confondus, au cours de l’année de référence.
Les langues, en particulier l’anglais, occupent la première place des demandes de formation émises par les entreprises avec 31,45% de celles-ci.
L’informatique (11,27%) occupe la seconde place, suivie du Développement Personnel - Efficacité Professionnelle (11,05%), de la Sécurité - Qualité (8,33%), du Management des hommes - Management Opérationnel - Leadership (7,54%) puis de la Bureautique (5,76%).
Ces six domaines de formation représentent à eux seuls les trois quarts des demandes de formation des entreprises (75,04%).
Les dix premiers domaines de formation les plus demandés représentent quant à eux près de 90% des demandes des entreprises (88,15%). Suite...
Barometer for Vocational Training© provides a better understanding of the evolution of practices. This annual survey delivers current market trends and training is aimed at all those involved in vocational training human resources managers, training managers, training organizations, employees, institutional joint bodies approved collection. More...
28 février 2013

Formation professionnelle initiale: l'Allemagne est-elle un modèle pour la France?

Logo de l'Agence Régionale de la Formation tout au long de la vie (ARFTLV Poitou-charentes)Faut-il copier le système d'apprentissage allemand? Le Centre d’analyse stratégique a publié une Note d’analyse qui revient sur l'histoire et l'actualité des systèmes de formation professionnelle des jeunes en France et en Allemagne afin de saisir les conditions pratiques d'une inspiration réciproque.
Présenté comme un élément central de la compétitivité allemande, le système de formation professionnelle initiale suscite l’intérêt de nombreux pays, à commencer par la France où le débat sur l’apprentissage revient régulièrement sur les performances du système d’outre-Rhin. Le chômage des jeunes actifs en Allemagne se situe à un niveau particulièrement bas: en novembre 2012, le taux de chômage des jeunes Allemands s’établissait à 8,1%, alors que celui des jeunes actifs français était trois fois plus important. Suite de l'article...
Logo de l'Agence Régionale de la Formation tout au long de la vie (ARFTLV Poitou-charentes) Ba chóir cóip an córas printíseachta Gearmáine? Tá Ionad um Anailís Straitéiseach foilsithe Pléann anailís nóta na córais stair agus reatha oiliúna gairmiúla do dhaoine óga sa Fhrainc agus sa Ghearmáin a ghabháil leis na coinníollacha praiticiúla a bhaineann le inspioráid frithpháirteach. Níos mó...
27 février 2013

Langage Harmonisé d'Échange d'informations sur l'Offre de formation (LHÉO)

http://lheo.org/logo.gifLangage Harmonisé d'Échange d'informations sur l'Offre de formation (LHÉO)
VERSION LHEO 2.2 (millésime 2013) La nouvelle version 2.2 est en ligne à compter du 11 janvier 2013. Les versions antérieures restent également disponibles en téléchargement. LHÉO est un langage de référence commun de description de l'information sur l'offre de formation. Ce langage minimal permet d'exprimer de façon cohérente une action de formation qui peut ensuite être lue, diffusée, classée et décrite par le plus grand nombre. LHÉO se compose de schémas (grammaires XML), d'un glossaire et de tables de références représentés sous la forme de fichiers XML. Il est accompagné par des outils (scripts, exemples) qui facilitent sa mise en oeuvre dans les systèmes informatiques existants et minimisent les coûts d'intégration.
Objectif de LHÉO

L'objectif de LHÉO est de proposer un langage de référence de l'offre de formation lisible prioritairement par le grand public et adapté aux besoins des prescripteurs et des financeurs. Il renforce l'efficacité des nombreux réseaux qui opèrent au service du public et permet de développer des portails cohérents et suffisamment exhaustifs sur l'offre de formation de portée nationale ou régionale.
Les utilisateurs de LHÉO

    * Public demandeur de formation
    * Médiateurs (Carif, Missions locales, PAIO, ANPE, APEC, ...)
    * Financeurs : Etat, collectivités locales, partenaires sociaux, ...
Modalités d'application

L'application de LHÉO est prévue en deux temps. Elle concerne d'abord l'offre relevant de la commande publique : État, collectivités territoriales et partenaires sociaux, puis, après concertation, pourra être généralisée à toutes les offres de formation (éducation nationale, entreprise, ...).
Structure de LHÉO: cercles d'informations
Le langage est structuré en deux cercles d'informations normatifs, permettant de renseigner un nombre minimal mais commun d'informations. Ces deux cercles peuvent être complétés par des éléments d'extension dont le contenu est libre, pouvant ainsi être adapté aux besoins de chaque structure.
Premier cercle d'informations

« Noyau dur » du référentiel LHÉO: il contient les informations minimales communes qui sont systématiquement présentes dans la description de toute offre de formation. La présence de ces données est exigée depuis la collecte des offres (appel à projets) jusqu'à la diffusion de l'information recueillie dans les catalogues d'offres de formation.
Deuxième cercle d'informations

Il complète le noyau dur. Les données qui y sont décrites peuvent également être exigées, dans la phase d'appel à projets, par tout commanditaire partenaire de la démarche LHÉO. Toutefois, pour diffuser l'information sur les offres, la présence des données du second cercle n'est pas obligatoire. Cette mesure permet aux commanditaires d'adapter la publication de leur catalogue d'offres à leur politique de communication.
Éléments d'extensions

Au delà de ces deux cercles d'information, chaque structure pourra étendre ce référentiel par des données supplémentaires, en fonction de sa stratégie, de ses objectifs, de ses spécificités et de ses besoins de gestion.
Aspects techniques

Adossée à l'utilisation des standards technologiques actuels tant pour la description que pour la transmission des données — client léger, Web services, XML, XSLT, etc... —, la démarche adoptée pour LHÉO permet d'envisager, à moindres frais, une architecture d'échanges informatisés, respectant tout à la fois les contraintes d'évolutivité et les limites techniques des architectures informatiques existantes. Les organismes de formation pourront présenter leur offre en XML, ou traduisible en XML, en respectant la présentation et le contenu des deux cercles. Avec les outils associés à LHÉO, ils pourront répondre aux appels à projets via des « places de marché », informatisées ou non. Les informations, telles que décrites par ce langage, seront homogènes pour toutes les offres destinées aux financeurs et prescripteurs partenaires de cette démarche. Les besoins spécifiques de chacun d'entre eux pourront être précisés en étendant le langage, suivant leurs nécessités de gestion. Ils pourront ensuite transmettre à leur(s) diffuseur(s) (CARIF et autres) tout ou partie (minimum: cercle 1) de l'information concernant les offres sélectionnées. Les diffuseurs (CARIF et autres) pourront s'appuyer sur les saisies effectuées pour indexer les offres et les intégrer à leur catalogue d'offres en ligne de manière cohérente. Le contrôle du « formalisme » de l'offre est assuré par les outils accompagnant LHÉO.
Télécharger LHÉO

La page de référence pour le téléchargement de la version courante de LHÉO se trouve à l'URL suivante: http://www.lheo.org/2.2.
Les versions antérieures de LHÉO se trouvent toujours aux URL: http://www.lheo.org/2.1.0, 2.0.1, 2.0.0, 1.3.1, 1.3.0, 1.2, 1.1, 1.0.
Voir aussi sur le blog: LHEO, Langage Harmonisé d'Échange d'informations sur l'Offre de formation.

http://lheo.org/logo.gifComhchuibhithe Teanga eolais a thairiscint malairte ar oiliúint (OHWM)
NHWM LEAGAN 2.2 (Gheobhaidh dream eile 2013) an leagan nua 2.2 ar líne ag 11 Eanáir, 2013. Tá leaganacha níos luaithe chomh maith ar fáil le híoslódáil. Is NHWM tagairt fhaisnéis is coiteann cur síos teanga maidir le deiseanna oiliúna
. Níos mó...
14 février 2013

Formation: ce qu'achètent les entreprises en 2013

Merci de consacrer quelques minutes à répondre à ce questionnaire, en ligne jusqu'au 15 février 2013.
Les résultats de cette enquête seront exploités par Centre Inffo et rendus publics lors de la matinée d'actualité consacrée à l’achat de formation en entreprise, le 28 février 2013, à Paris Montparnasse.
Dès le lendemain de cette manifestation, la synthèse de l'enquête sera téléchargeable sur le site www.pratiques-de-la-formation.fr.
Offre découverte:

Vous recevrez gratuitement le Quotidien de la formation, chaque matin, pendant 15 jours sur votre messagerie et ce sur simple renseignement de vos coordonnées à la fin de ce questionnaire.
Go raibh maith agat as cúpla nóiméad chun an cheist seo ar líne ceistneoir go dtí 15 Feabhra, 2013.
Beidh torthaí an tsuirbhé seo a oibriú ag Ionad Inffo agus ar fáil go poiblí i rith an nuacht ar maidin a bheidh dírithe ar a cheannach oiliúint corparáideach, 28 Feabhra, 2013 i bPáras Montparnasse. Níos mó...
13 février 2013

Statut social des formateurs occasionnels

pcassuto | 13 février, 2013 00:18

Sénat - Un site au service des citoyensQuestion orale sans débat n° 0279S de M. Jean-Claude Carle (Haute-Savoie - UMP) publiée dans le JO Sénat du 13/12/2012 - page 2869
M. Jean-Claude Carle appelle l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, chargé de la formation professionnelle et de l'apprentissage, sur la nécessité de préserver et sécuriser le statut des formateurs occasionnels.
L'intervention ponctuelle de professionnels et d'experts est indispensable à la qualité des formations. La remise en question du statut de formateur occasionnel serait un véritable gâchis économique et pédagogique. Or, c'est ce qu'il risque de se passer si le Gouvernement ne veille pas au strict respect de l'arrêté du 23 décembre 1987 sur le statut social du formateur occasionnel.
Les organismes de formation ont depuis toujours recours à des professionnels pour intervenir ponctuellement durant les sessions de formation. Ces experts dans leur domaine transmettent une expérience et un savoir-faire de terrain indispensables à la qualité des formations. Un arrêté de 1987 a reconnu le statut social du formateur occasionnel et lui a accordé un régime correspondant à la spécificité de son activité. Il prévoit ainsi que le formateur issu d'un autre domaine d'activité que la formation, qui intervient moins de 30 fois et 30 jours par an pour un organisme de formation, est soumis à un régime forfaitaire de cotisation au régime général de la sécurité sociale. De plus, ces formateurs occasionnels ne sont pas obligés de s'inscrire en tant que formateurs indépendants.
Toutefois, depuis 2010, les Urssaf ont multiplié les redressements des organismes de formation: considérant que ceux-ci sont liés aux formateurs occasionnels par un contrat de travail, elles leur ont appliqué les cotisations d'assurance chômage.
Sénat - Un site au service des citoyensStatut social des formateurs occasionnels
M. le président. La parole est à M. Jean-Claude Carle, auteur de la question n° 279, adressée à M. le ministre délégué auprès du ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, chargé de la formation professionnelle et de l'apprentissage.
M. Jean-Claude Carle. Je souhaite, monsieur le ministre, appeler votre attention sur la nécessité de préserver et de sécuriser le statut des formateurs occasionnels.
L’intervention ponctuelle de professionnels et d’experts est indispensable à la qualité des formations. La remise en question du statut de formateur occasionnel serait un véritable gâchis économique et, surtout, pédagogique. Or c’est ce qu’il risque de se passer si le Gouvernement ne veille pas au strict respect de l’arrêté du 23 décembre 1987 sur le statut social du formateur occasionnel. Les organismes de formation ont, depuis toujours, recours à des professionnels pour intervenir ponctuellement durant les sessions de formation, et ce dans des domaines très divers: ce peut être un conducteur de machines, un conseiller maître à la Cour des Comptes, un directeur commercial, pour ne citer que quelques exemples. Ces experts transmettent une expérience et un savoir-faire de terrain qui sont indispensables à la qualité des formations et ils n’ont aucun lien de subordination avec les organismes de formation.
Un arrêté de 1987 a reconnu le statut social du formateur occasionnel et lui a accordé un régime correspondant à la spécificité de son activité. Il prévoit ainsi que le formateur issu d’un autre domaine d’activité que la formation et qui intervient moins de trente fois et trente jours par an pour un organisme de formation est soumis à un régime forfaitaire de cotisations au régime général de la sécurité sociale. De plus, ces formateurs occasionnels ne sont pas obligés de s’inscrire en tant que formateurs indépendants.
Toutefois, depuis 2010, les URSSAF ont multiplié les redressements des organismes de formation: considérant que ceux-ci sont liés aux formateurs occasionnels par un contrat de travail, elles leur ont appliqué les cotisations d’assurance chômage. Au-delà de l’insécurité juridique qui résulte de cette situation, la remise en cause de ce dispositif est une atteinte au modèle social, économique et pédagogique des formations assurées par des professionnels.
Remise en cause du modèle social: le formateur occasionnel se voit aujourd’hui assujetti à des cotisations au régime du chômage – et, pourquoi pas, demain, du régime vieillesse – sans obtenir de droits en retour.
Remise en cause du modèle économique: ces cotisations sociales diminuent la rémunération perçue par le formateur occasionnel.
Enfin, remise en cause du modèle pédagogique: contraindre ainsi le recours à des formateurs occasionnels revient à nuire à la qualité des formations.
Si le statut de formateur occasionnel venait à disparaître, ce serait un véritable gâchis pour les organismes de formation, pour les formateurs occasionnels, bien sûr, mais aussi et surtout pour les apprenants. Je vous demande donc, monsieur le ministre, quelles sont les intentions du Gouvernement sur ce dossier, qui offre une parfaite illustration d’une interprétation absurde des textes par rapport à l’esprit de la loi. Avec de tels comportements, la formation professionnelle, qui est régie par le contrat, risque d’être victime de la contrainte : pour glaner quelques euros, on risque de détruire un système qui marche!
M. le président. La parole est à M. le ministre délégué.
M. Thierry Repentin, ministre délégué auprès du ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, chargé de la formation professionnelle et de l'apprentissage. Monsieur Carle, vous avez attiré mon attention sur le statut des formateurs occasionnels auxquels les organismes de formation privés ont ponctuellement recours dans le cadre des programmes qu’ils mettent en place. Pour tout vous dire, c’est, avec le sauvetage de l’Association pour la formation professionnelle des adultes, l’AFPA, un des sujets auxquels je me suis intéressé dès ma prise de fonction, l’été dernier. En effet, dans un cas comme dans l’autre, mon souci est de mettre à la disposition de l’ensemble de nos concitoyens une offre de formation de qualité, s’appuyant sur des professionnels reconnus. Nous partageons, j’en suis certain, cette préoccupation et cette exigence.
La question qui se pose à nous, et qui fait débat depuis quelques années déjà, hélas! concerne le statut du formateur qui intervient ponctuellement dans un organisme de formation.
Doit-il être considéré comme un salarié de l’organisme de formation qui le sollicite, le formateur étant, eu égard à la prestation qu’il exécute, en situation de subordination à l’égard de l’organisme de formation qui l’emploie, même temporairement? Dans ce cas, la relation de travail s’analyse comme un contrat de travail, soumis aux charges sociales patronales et salariales. Ou bien doit-il être considéré comme un collaborateur externe? Dans ce cas, deux situations peuvent se présenter: soit le collaborateur est un travailleur indépendant qui cotise lui-même aux assurances sociales; soit il est salarié d’une autre structure et affilié à ce titre.
Prenant en compte la diversité de ces situations et devant la difficulté d’établir dans les faits la relation de salariat, l’arrêté du 23 décembre 1987 que vous avez évoqué a établi que « sont appelés formateurs occasionnels des formateurs dispensant des cours dans des organismes ou entreprises au titre de la formation professionnelle continue ou dans des établissements d’enseignement et dont l’activité de formation n’excède pas trente jours civils par année et par organisme de formation ou d’enseignement ». Je tiens à préciser que cet arrêté ne vise que les cotisations de sécurité sociale. L’UNEDIC a, pour sa part, une appréciation différente et présume la relation de salariat à l’organisme de formation. Selon elle, il incombe au formateur occasionnel d’apporter la preuve contraire en produisant un document attestant son enregistrement comme travailleur indépendant. Vous le voyez, cette situation assez complexe ne dépend pas entièrement de l’État: elle est également liée aux règles posées par les partenaires sociaux s’agissant de l’assurance chômage.
Tout d’abord, il est primordial de garantir le droit des salariés et d’éviter les dérives. Selon moi, il est en effet essentiel de sécuriser la relation entre l’intervenant et la structure qui le sollicite. Sans qu’il soit possible de chiffrer les dérives, il est manifeste, selon les organismes de contrôle, que certains organismes contraignent des « formateurs permanents » à prendre le statut de « formateur occasionnel », alors même qu’ils exercent la profession de formateur à temps plein, ou celui d’autoentrepreneur – les motifs sont suffisamment évidents pour que je n’aie pas besoin d’y insister –, ou bien encore celui de travailleur indépendant, ce qui leur fait perdre le bénéfice des droits attachés au salariat. Ces situations sont bien sûr néfastes aux salariés, aux organismes de formation qui respectent le droit et, plus globalement, à notre système de protection sociale.
Il est néanmoins important – et soyez convaincu que j’y veille – de rendre possibles, en assurant une certaine souplesse, des interventions ponctuelles d’experts dans le cadre de dispositifs de formation de longue ou de courte durée. Vous l’avez dit à juste titre, c’est un élément de la qualité des formations dispensées et cela procède d’une démarche de contribution à l’éducation et à la formation propice à des échanges d’expériences entre pairs. Vous l’avez compris, monsieur le sénateur, je ne vous apporterai pas aujourd’hui de réponse « clé en main ». Je tiens cependant à vous indiquer que nous avons engagé dès cet été, en lien avec la Fédération de la formation professionnelle, représentant les organismes privés de formation, avec l’UNEDIC, avec l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale et avec la Direction générale du travail, un travail d’identification des points de blocage et de mise à plat des solutions envisageables satisfaisant aux critères que j’ai énoncés précédemment: garantir la qualité de l’offre de formation, et donc le recours possible à des professionnels en poste, mais aussi sécuriser les formateurs dans le cadre de leur contrat et quant à l’exercice de leurs droits aux prestations de chômage et de retraite. J’espère pouvoir faire aboutir positivement cette concertation afin de garantir, tout à la fois, les droits des salariés et la possibilité pour les organismes de formation de recourir ponctuellement à des collaborateurs experts de leur domaine pour enrichir les formations. Je vous informerai, bien entendu, de la solution qui aura été adoptée, aussi complexe que soit son élaboration. D’ailleurs, c’est sans doute cette complexité qui explique pourquoi mes prédécesseurs ne se sont pas réellement « frottés » à ce problème…
M. le président. La parole est à M. Jean-Claude Carle.
M. Jean-Claude Carle. Je vous remercie de ces précisions, monsieur le ministre.
Au vu de la situation, il est vrai complexe, nous devons prévenir un certain nombre de dérives. Je salue votre volonté de trouver une solution partenariale qui garantisse une nécessaire souplesse, sécurise les formateurs occasionnels – en l’espèce, la sémantique a son importance, et le terme « intervenant » serait sans doute mieux approprié –, sans remettre pas en cause un système qui satisfait pour tous les acteurs, au premier chef les apprenants. Je comprends le souci de l’URSSAF d’optimiser sa gestion, mais je ne suis pas convaincu que ce soit sur les intervenants occasionnels qu’il faille faire porter l’effort: le gain escompté, de l’ordre de 1,5 à 2 millions d’euros, n’est pas en rapport avec le risque de déstabilisation d’un système qui fonctionne.
Je vous renouvelle la proposition que je vous avais faite, monsieur le ministre, lors d’une précédente séance de questions orales : l’UNEDIC pourrait demander à la Suisse le remboursement des indemnités qu’elle verse aux chômeurs français licenciés en Suisse, et dont le montant annuel s’élève, là, à 120 millions d’euros. Outre qu’une telle mesure procurerait un gain bien plus substantiel, elle mettrait un terme à une situation injuste et inacceptable. Je sais que vous aurez à cœur de trouver une solution, car je connais votre pugnacité. Encore une fois, il serait dommage de déstabiliser un système qui marche.
Au-delà de l'insécurité juridique qui résulte de cette situation, la remise en question de ce dispositif est une atteinte au modèle social, économique et pédagogique des formations assurées par des professionnels:
- remise en cause du modèle social: le formateur occasionnel se voit assujetti à des cotisations au régime du chômage aujourd'hui et, pourquoi pas, du régime vieillesse demain, sans obtenir de droits en retour;
- remise en cause du modèle économique: ces cotisations sociales diminuent la rémunération perçue par le formateur occasionnel;
- remise en cause du modèle pédagogique: rendre le recours à des formateurs occasionnels risqué revient à nuire à la qualité des formations.
Si le statut de formateur occasionnel venait à disparaître, ce serait un véritable gâchis pour les organismes de formation et pour les formateurs occasionnels, bien sûr, mais surtout pour les apprenants. Il lui demande donc les intentions du Gouvernement sur ce dossier.
Seanad - Láithreán chun freastal ar shaoránaigh Cheist ó bhéal gan díospóireacht Uimh 0279S Jean-Claude Carle (Haute-Savoie - UMP) a fhoilsiú san IO ar 13/12/2012 Seanad - leathanach 2869
Jean-Claude Carle Tarraingíonn aird an Toscaire Aire faoi bhráid an Aire Saothair, oiliúint fhostaíochta, gairmoiliúint agus comhphlé sóisialta, i gceannas ar oiliúint agus foghlaim, an gá atá a chosaint agus a dhaingniú ar an stádas na n-oiliúnóirí ó am go chéile. Níos mó...
9 février 2013

Formation continue: un business en expansion pour les grandes écoles et les universités

EducPros.frPar Laurence Estival. Développement de programmes courts, création de stages sur mesure pour les entreprises, mise en avant des activités de recherche… Ecoles et universités investissent le champ de la formation continue, même si aujourd’hui seule une poignée d’entre elles a réussi à s’imposer sur ce segment lucratif. Le point avant la conférence EducPros du 14 février sur le sujet. Pour la première fois en 2010, le nombre de diplômes nationaux obtenus en formation continue a dépassé les 10% des parchemins délivrés par les universités, selon une note d'information du ministère de l'enseignement supérieur. De quoi donner des ailes à des établissements qui lorgnent sur les 31 milliards d'euros dépensés chaque année en moyenne par les entreprises, l'Etat, les collectivités locales et les particuliers. Les marges de progression sont en effet conséquentes: la formation continue universitaire ne "pèse" que 387 millions d'euros, soit seulement le double du chiffre d'affaires de la Cegos. Un chiffre d'affaires qui est cependant en progression de 8% par rapport à 2009. Suite de l'article...
EducPros.fr By Laurence Estival. Development of short programs, creating custom training for businesses, highlighting research activities... Schools and universities invest the field of training, although today only a handful of them have managed to win this lucrative segment. Point before the conference EducPros February 14 on the subject. More...
6 février 2013

"Entreprise et formation"

http://www.institutmontaigne.org/medias/blog/entreprise-interet.jpg?KeepThis=true&TB_iframe=true&height=430&width=700"Entreprise et formation", par Julien Damon, sociologue, professeur associé à Sciences Po, coodinateur de l'ouvrage.
Julien Damon présente en vidéo le chapitre "Entreprise et formation" de l'ouvrage de l'Institut Montaigne Intérêt général: que peut l’entreprise? (éditions Les Belles Lettres). Il est le fruit d'entretiens réalisés avec Pierre Beretti, président-directeur général d'Altedia et Bernadette Groison, secrétaire générale de la Fédération syndicale unitaire (FSU). S'inscrire à la conférence du mercredi 6 février 2013 sur le thème "Intérêt général: que peut l'entreprise?"
En savoir plus sur l'ouvrage
L’intérêt général occupe une place singulière au sein de la tradition juridique et de la pensée politique françaises. Conçu comme dépassement de l’addition des intérêts privés, chacun s’en réclame désormais. Les entreprise en contestent, souvent, le monopole au secteur public. Elles valorisent parfois ce qui un temps a été baptisé citoyenneté d’entreprise. Elles sont aujourd’hui confrontées concrètement à des attentes et juridiquement à des normes. Certaines sont anciennes et passent par les obligations fiscales et sociales. D’autres sont plus récentes, autour de la responsabilité sociale des entreprises (RSE). À l’initiative de l’Institut Montaigne, cet ouvrage donne la parole à des responsables d’entreprises de formes et de secteurs variés, dans le cadre d’échanges avec des personnalités issues d’autres sphères: mutualisme, syndicalisme, journalisme, secteur associatif, fonction publique. Dix thèmes ont été retenus pour dix rencontres: de la santé aux territoires, en passant par la qualité de vie, la démocratie, la diversité ou la pauvreté. L’ensemble autorise un large panorama autour des diverses facettes de l’intérêt général. Le principe de l’entretien croisé permet des prises de position, des illustrations, des argumentations, des contradictions. Car l’intérêt général est affaire d’Etat et d’entreprises, mais, surtout, de débats.
Avec les contributions de:

Claude Bébéar – Julien Damon - Antoine Frérot – Nicole Maestracci - Dominique Libault – Thierry Martel - Pierre Beretti – Bernadette Groison - Saïd Hammouche – Marianne Laigneau - Marc Desplats – Jean-Luc Vergne - Mireille Faugère – Jean-François Pilliard - Brigitte Grésy – Henri Lachmann - Guillaume Duval – Serge Villepelet - Marcel Kahn – Filippo Monteleone - Xavier Lemoine – Guillaume Pepy.
Lire la préface de Claude Bébéar.

"Fiontraíochta agus Oiliúint" ag Julien Damon, socheolaí, ollamh Eolaíochtaí Po, coodinateur an leabhair.
Damon físeán seo chaibidil "foirmiú Cuideachta agus" an obair ar mhaithe le Leas Montaigne Institut Ginearálta: Cad is féidir leis an gcuideachta? (Editions Belles Les Lettres). Tá sé mar thoradh ar agallaimh le Pierre Beretti, POF agus Bernadette Altedia Groison, rúnaí ginearálta an Cónaidhm Trádála Aonad Ceardchumainn (FSU). Liostáil le comhdháil Dé Céadaoin 6 Feabhra, 2013 ar mhaithe le Leas an téama " Ginearálta: cad is féidir leis an gcuideachta? "

Níos mó a fhoghlaim faoi na leabhar
. Níos mó...
29 janvier 2013

Les principaux critères pour choisir une formation

http://le-stand.fr/blog/wp-content/uploads/2011/10/realisation-de-stand-salon-vocatis.jpgVous cherchez une formation? Avant de vous lancer, ciblez vos objectifs afin de voir s’ils sont en adéquation avec le programme proposé. Ensuite, passez au crible les points suivants.
1 Le programme et les options proposées correspondent-ils à votre projet professionnel?
2 Quel est l’objectif de la formation ? Comment se déroule-t-elle, et est-elle compatible avec votre emploi du temps? Exige-t-elle un travail personnel important, un stage?
3 Comment s’effectue la sélection? Avez-vous les qualités requises (nombre d’années d’expériences, niveau d’études, compétences linguistiques...)?
4 Combien coûte la formation? Qu’englobe le tarif annoncé? Existe-t-il des bourses?
5 Quel est le taux de réussite des anciens stagiaires  Les secteurs d’activité et fonctions qu’ils occupent aujourd’hui correspondent-ils à leur objectif?
- Vous avez encore des doutes? N’hésitez pas à vous déplacer dans l’établissement pour rencontrer les équipes pédagogiques. Et n’oubliez pas qu’entre le projet et le début des cours, il peut se passer plusieurs semaines: dates des sessions décalées dans le temps, admission, demande de prise en charge financière puis réponse de l’organisme financeur, accord de l’employeur. Suite de l'article...
http://le-stand.fr/blog/wp-content/uploads/2011/10/realisation-de-stand-salon-vocatis.jpg Looking for a training? Before you start, focus on your goals to see if they are consistent with the proposed program. Then proceed to the following screen. More...
Newsletter
53 abonnés
Visiteurs
Depuis la création 2 803 126
Formation Continue du Supérieur
Archives