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Formation Continue du Supérieur

22 janvier 2012

Six questions à Gérard Larcher en charge d’une réforme radicale de la formation professionnelle

http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/files/abherve.jpgSur le blog de Michel Abhervé pour Alternatives économiques. Monsieur le Sénateur, vous avez accepté la mission que vous a confié le Président de la République de poser les bases d’une réforme radicale de la formation professionnelle en deux mois. Cela nous conduit à vous adresser, très respectueusement six questions dont les réponses nous semblent pouvoir éclairer votre mission.
Tout d’abord, nous ne pouvons qu’être surpris que vous ayez accepté de situer votre travail dans ce calendrier apparamment contradictoire avec la loi du  31 janvier 2007 que vous avez très largement contribué à faire voter, dans vos responsabilités ministérielles de l’époque, et qui porte votre signature
Tout projet de réforme envisagé par le Gouvernement qui porte sur les relations individuelles et collectives du travail, l’emploi et la formation professionnelle et qui relève du champ de la négociation nationale et interprofessionnelle fait l’objet d’une concertation préalable avec les organisations syndicales de salariés et d’employeurs représentatives au niveau national et interprofessionnel en vue de l’ouverture éventuelle d’une telle négociation.
A cet effet, le Gouvernement leur communique un document d’orientation présentant des éléments de diagnostic, les objectifs poursuivis et les principales options. Lorsqu’elles font connaître leur intention d’engager une telle négociation, les organisations indiquent également au Gouvernement le délai qu’elles estiment nécessaire pour conduire la négociation.”
Nous ne pouvons pas croire que vous pensiez qu’une telle réforme relève du quatrième alinéa du même article qui précise que
Le présent article n’est pas applicable en cas d’urgence. Lorsque le Gouvernement décide de mettre en oeuvre un projet de réforme en l’absence de procédure de concertation, il fait connaître cette décision aux organisations mentionnées ci-dessus en la motivant dans un document qu’il transmet à ces organisations avant de prendre toute mesure nécessitée par l’urgence
Merci de nous préciser si vous situez votre misison dans le cadre de ce quatrième alinéa, ou dans le cadre de la concertation cadrée par la loi?

Cela n’aurait, selon nous,  guère de sens de se situer dans le cadre de l’urgence, car une réforme, même moins radicale que celle qu’envisage le Président de la République suppose un certain nombre de modifications législatives. Or, il ne vous aura pas échappé que dans deux mois, terme fixé pour vos travaux, le Parlement aura terminé sa session et que la nouvelle Assemblée Nationale sera en place seulement dans la deuxième quinzaine de juin
Que pourra faire le Président de la République de votre travail dans deux mois, alors qu’il n’aura pas la possibilté de le soumettre au Parlement? Il est légitime de s’interroger sur le sens de ce calendrier. Et il serait également nécessaire de savoir si vous comptez mettre en oeuvre la procédure de concertation préalable définie par la loi, et donc si votre objectif est bien de préparer le “document d’orientation” que le Gouvernement pourrait adopter pour le soumlettre à la concertation.
D’où la deuxième question: préparez vous le document d’orientation tel qu’il est défini par la loi?

A ce propos, Monsieur le Sénateur, nous nous interrogeons sur la démarche qui a vu le Président de la République vous confier cette mission, alors qu’une de ses Ministres, Nadine Morano, a la charge de la formation professionnelle. Il serait utile de savoir si travaillerez  sous sa responsabilté, ou si elle a été écartée de cette mission?
Cette interrogation rejoint notre surprise de voir la mission ainsi configurée mise en place, alors que de son côté le Premier Ministre avait demandé il ya quelques mois au Conseil Economique Social et Environnemental de la République de se saisir de cette question, à partir du diagnostic suivant “ce système reste complexe du fait notamment de la sédimentation de réglementations successives insufisamment articulées, et peut parfois s’avérer opaque pour les bénéficiaires. Certains acteurs déplorent ainsi une organisation qu’ils estiment cloisonnée et peu lisible” (voir Formation professionnelle: vers une nouvelle réforme?).
D’où notre troisième question: comment votre mission s’articule avec les responsabilités gouvernementales actuelles?
Le Conseil Economique Social et Environnemental a, à partir de cette saisine du Premier Ministre, fait son travail, en particulier dans sa section du Travail et de l’Emploi, sous la responsabilité d‘Yves Urutia, désigné comme rapporteur, analysé, auditionné les différentes parties prenantes, y compris le père de la formation professionnelle à la française, Jacques Delors, établi un rapport intitulé “40 ans de formation professionnelle : Bilan et perspectives”, obtenu une contribution très structurée de l’Assemblée des CESE Régionaux et adopté un avis.
Il est certain que vous connaissez ce travail et probable que vous appréciez le travail de recherche de consensus qui caractérise les travaux de cette assemblée consultative et que vous actez que ce rapport a été très majoritairement approuvé, sans aucun vote défavorable, avec 172 votes pour (dont celui de Raymond Soubie, ancien conseiller social du Président de la République) et 22 absentations (essentiellement celles du groupe Environnement et Nature, trouvant que cette dimension n’a pas assez été prise en compte).
D’où notre quatrième question: prendre vous en compte le travail du CESE, effectué en réponse à une saisine du Premier Ministre?

Ce rapport met en évidence le rôle très important joué par les Conseils Régionaux, bénéficiaires sur ce sujet de trois vagues de décentralisation, décidées l’une par la gauche dans les lois fondatrices de Gaston  Deferre, les autres par la droite dans la loi quinquenale de Michel Giraud et la loi des responsabilités locales portée par Jean-Pierre Raffarin.
Est-il souhaitable de revenir sur ce mouvement qui, dans la durée, semble consensuel, et faut-il “recentraliser” en recréant en conséquence dans les services de l’Etat, au plan national et régional de service qui se sont amoindris, voire ont pratiquement disparu comme les Directions Régionales de la Formation Professionnelle, portion congrue dans les DIRRECTE? Est-il souhaitable, en sens inverse, de poursuivre ce mouvement, en tranférant les compétences résiduelles que l’Etat a cru devoir conserver et qui contribuent à la complexification du système?
D’où notre cinquième question: pensez vous que la recentralisation de la formation professionnelle est une direction à privilégier?

Enfin, nous entionenrons que le rapport du CESE comporte, bien sur, un certain nombre de propositions pour des évolutions du système, mais se fonde sur une position de stabilité, tenant compte du fait que les effets de la précédente réforme n’ont pas encore eu le temps de produire les effets attendus, et qu’en particulier la réforme des OPCA n’est effective qu’au 1 Janvier 2012, ce qui, à l’évidence ne permet pas de connaitre son impact.
Cela à conduit cette Assemblée à exprimer “qu’il importe aujourd’hui de laisser du temps à la loi de 2009 pour qu’elle puisse produire ses pleins effets avant d’en tirer un bilan complet et de stabiliser le système pour permettre à tous les acteurs de s’en approprier les outils et les dispositifs”.
Assez logiquement cele nous conduit à notre sixième et dernière question: partagez vous les grandes lignes de cet avis ou pensez vous qu’il est urgent de réformer radicalement un système qui vient d’être réformé sous l’égide du même Président de la République et de même Premier Ministre?

Et, de façon complémentaire, nous poserions bien une question au Président de la République: avait-il connaissance de ce rapport, commandé par son Premier Ministre, réalisé par une Assemblée dont le Président est un de ses amis politiques, ancien candidat à la Présidence de l’UMP, et le rapporteur l’ancien candidat UMP à la Mairie de Pau, rapport de surcroît voté par son ancien Conseiller social?
http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/files/abherve.jpg On the blog of Michael Abhervé for Economic Alternatives. Senator, you have accepted the mission you entrusted the President of the Republic to lay the foundations for a radical reform of vocational training in two months. This leads us to send you, very respectfully six questions whose answers seem to brighten your mission.
First, we can not but be surprised that you agreed to place your work in this calendar appears contradictory to the law of 31 January 2007 you greatly helped to vote in your ministerial responsibilities at the time , which bears your signature
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22 janvier 2012

Le palmarès des formations les plus demandées en 2011

Les EchosPar Laurance N'kaoua. Les langues caracolent en tête. Viennent ensuite la sécurité et la qualité sur le lieu de travail. Suivies, dans l'ordre, par le développement personnel, l'informatique et le management. Voilà le « quinté » des formations les plus demandées par les entreprises en 2011, selon le quatrième baromètre annuel de Place de la Formation, une PME spécialisée dans l'achat et la gestion de formations professionnelles. Selon l'étude, dévoilée en exclusivité dans « Les Echos », ces cinq domaines représentent, à eux seuls, plus de 60% des requêtes de 570 sociétés passées au peigne fin.

Priorité aux langues
Sur un marché de la formation professionnelle évalué à 14 milliards d'euros en France, et dont l'offre est pléthorique avec 50.000 structures de formation déclarées, le « millésime 2011 » reste classique. «  Comme en 2010, les langues étrangères tiennent le haut du pavé, en hausse de 2,4% », commente Jérôme Lesage, PDG de Place de la Formation. Et si l'anglais, général, commercial ou technique, concerne près d'une demande sur trois (28,8%), le russe et le chinois sont également prisés. Mondialisation oblige: de Total, qui se déploie dans 130 pays, à Sanofi (implanté dans 100 pays), en passant par la RATP (exploitant un tram à Florence, des bus à Nankin, un train à Johannesburg, un métro à Alger...), les entreprises françaises sont désormais internationales.
Dopées par des législations de plus en plus draconiennes, les formations à la sécurité et à la qualité sur le lieu de travail conservent, avec 11,48%, la deuxième place. Autre constante, l'informatique (langages de programmation, réseaux, base de données...) reste incontournable avec 10,47% des requêtes (+2,90%).
Plus surprenant, les formations à la conduite du changement et à la communication arrivent en queue de peloton, avec moins de 1% des demandes. Tandis que le management opérationnel (conduite de projet, gestion des conflits interpersonnels et autres outils d'aide au leadership) recule, ne remportant que 7,79% des suffrages (contre 9,1% en 2010). « Le développement personnel a détrôné les formations au management des équipes, leur ravissant la troisième place sur le podium », constate l'auteur.
Qu'il s'agisse de gestion du stress ou d'organisation du temps, de prise de parole en public, d'expression orale ou de conduite de réunions, les formations au développement personnel ont représenté, au classement général, 11,05% des demandes en 2011, contre 9,08% en 2010. «  Les salariés sont plus enclins à développer leur employabilité interne et externe et travaillent individuellement leur capacité à progresser et à gravir les échelons », poursuit Jérôme Lesage. Pour preuve? Le développement personnel a pesé pour 15,07% des demandes l'an dernier (et 11,07% en 2010) par le biais du DIF. Ce « droit individuel à la formation » permet, depuis 2004, aux salariés de se former à leur initiative et en accord avec leur employeur à hauteur de 20 heures par an chacun et dans la limite de 120 heures. En moyenne, 7% des salariés du privé avaient utilisé leur DIF au cours de l'année 2009. Mais, et c'est l'autre constat de cette enquête, depuis, le dispositif semble avoir pris son essor.
Les EchosVed Laurance N'Kaoua. Sprog, der danser i tankerne. Derefter kommer den sikkerhed og kvalitet på arbejdspladsen. Efterfulgt, i rækkefølge, med personlig udvikling, informationsteknologi og ledelse. Dette er "Quinte" uddannelse mest efterspurgte af virksomheder i 2011, i henhold til den fjerde årlige undersøgelse af uddannelsessted, en lille virksomhed med speciale i køb og forvaltning af erhvervsuddannelse. Undersøgelsen afslørede udelukkende i "Les Echos", er disse fem områder i sig selv, gennemgået mere end 60% af anmodningerne af 570 virksomheder. Mere...
22 janvier 2012

Emploi: un plan d'urgence de 430 millions d'euros

Les EchosPar Derek Perrotte. Chômage partiel, budget de Pôle emploi, réforme de la formation professionnelle: les mesures annoncées hier coûteront 430 millions d'euros, financés par redéploiements budgétaires.

100 millions d'euros pour booster le chômage partiel
Pour développer le chômage partiel, l'exécutif annonce d'abord des mesures de simplification, comme la réduction de vingt à dix jours des délais d'instruction par l'administration. Les crédits budgétaires seront augmentés de 100 millions d'euros. Une concertation avec les partenaires sociaux est annoncée pour améliorer le dispositif avant les élections.
http://www.lesechos.fr/medias/2012/01/19/277011_0201850176967_web.jpg« Former plutôt que licencier »
40 millions d'euros sont dégagés pour permettre l'entrée de plus de salariés au sein des dispositifs « former plutôt que licencier » dans les secteurs en crise.
Pôle emploi : 1.000 CDD de plus

Nicolas Sarkozy a annoncé l'embauche rapide par Pôle emploi de 1.000 salariés en CDD d'un an. Coût de la mesure: 39 millions d'euros. C'est un geste vers les syndicats. La CFDT réclamait 2.000 embauches.
Un nouveau plan pour les chômeurs de très longue durée
Une enveloppe de 150 millions d'euros va être dédiée à l'accompagnement des chômeurs inscrits à Pôle emploi depuis plus de deux ans. En catégorie A, B ou C, leur nombre atteint désormais 786.100, en hausse de 18 % sur un an. « Ils devront tous se voir proposer une solution », à expliqué Nicolas Sarkozy, reprenant une promesse faite à plusieurs reprises déjà depuis 2007. Concrètement, le chef de l'Etat veut que leur soient proposés des formations, des processus de « resocialisation » le cas échéant, ou des contrats aidés.
Le « zéro charges » réactivé pour les jeunes dans les TPE

Fortement réclamé par le patronat, le dispositif « zéro charges » sur les embauches des TPE (moins de 10 salariés), déjà activé de 2009 à mi-2010, va être relancé. Mais, dans un contexte budgétaire contraint, il ne s'appliquera qu'aux embauches, en CDI ou CDD de plus d'un mois, de jeunes de moins de 26 ans. L'exonération, valable un an, sera complète au niveau du SMIC puis dégressive jusqu'à 1,6 SMIC. La mesure s'appliquera aux embauches réalisées entre le 18 janvier et le 18 juillet. Son coût est estimé à 100 millions d'euros.
Formation: promesse d'une « réforme radicale »

Le chef de l'Etat a annoncé une « réforme radicale » de la formation professionnelle et en particulier de celle des chômeurs. Mais ce sera pour la prochaine législature. Gérard Larcher, ex-président UMP du Sénat, « est chargé d'une mis sion de préparation d'une réforme d'envergure ». Ses « bases » devront être définies « sous deux mois », après consultation des partenaires sociaux, régions, universités. « Notre système de formation professionnelle reste très fragmenté entre tous les acteurs, ce qui nuit à son efficacité », regrette l'Elysée. Cette annonce a de quoi surprendre, une vaste réforme largement vantée par le gouvernement étant entrée en vigueur il y a à peine un an. Elle a mis en place un fonds de sécurisation des parcours professionnels et incité au regroupement des organismes collecteurs. Elle doit permettre de réorienter les fonds de la formation vers les PME.
Recruter plus de jeunes en alternance

Le ministre du Travail engagera une « discussion » avec les partenaires sociaux pour « amplifier les efforts de recrutement de jeunes en alternance dans les entreprises de plus de 250 salariés ». Là encore, l'Elysée laisse entendre que la réforme de la taxe d'apprentissage (bonus-malus) n'a pas eu suffisamment de résultats jusque-là.
Bras de fer sur le financement

D'un montant total de 430 millions, les mesures seront financées par des redéploiements de crédits de l'Etat, afin de « ne pas accroître d'un centime le déficit public », a précisé Nicolas Sarkozy. Y compris au sein du budget de l'emploi, a indiqué Valérie Pécresse, la ministre du Budget, hier soir sur BFM-TV. Le chef de l'Etat a ajouté que la mobilisation de crédits du Fonds social européen (FSE) et de fonds gérés par les partenaires sociaux devrait permettre de porter la totalité de ces engagements à 800 ou 900 millions d'euros. L'idée est aussi d'encourager le cofinancement par les conseils régionaux. François Chérèque (CFDT) a dénoncé « le flou » entourant la question du financement. Les partenaires sociaux ne sont guère enclins à faire de gros efforts alors que, dans le budget 2012, l'Etat a de nouveau prévu de ponctionner 300 millions dans le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels, ce qui le mettra en situation de déficit.
L'intégralité des mesures annoncées sur lesechos.fr/document. Nos documents: Sommet sur la crise: le document de l'Elysée présentant les mesures annoncées.
Les EchosDerek Perrotte. Čiastočné nezamestnanosti, pracovné centrum rozpočtu, reforma odborného vzdelávania opatrení, včera oznámila, bude stáť 430 miliónov eur, financovaná z rozpočtu pridelenia.
100 miliónov eur na podporu krátkodobých

Rozvíjať krátkodobé, výkonný oznámil prvý zjednodušujúce opatrenia, ako je zníženie dvadsať-desetdny výučby času správou.
Rozpočet sa zvýši o 100 miliónov eur. Konzultácii so sociálnymi partnermi bolo oznámené zlepšenie systému pred voľbami. Viac...
22 janvier 2012

Les écoles d'ingénieurs en appellent aux entreprises

Les EchosPar Isabelle Ficek. A l'approche de la présidentielle, la Conférence des directeurs des écoles françaises d'ingénieurs (CDEFI) lève le voile sur ses propositions pour diversifier le financement de l'enseignement supérieur, et en particulier des écoles, qui forment chaque année 31.000 ingénieurs quand les besoins pour les entreprises en France sont évalués à 40.000. « C'est un défi que nous sommes prêts à relever, mais la question du financement est évidemment cruciale », souligne Christian Lerminiaux, président de la CDEFI. Et ce d'autant que l'Etat, « s'il a favorisé ces dernières années l'enseignement supérieur, trouve ses limites », poursuit-il. Les moyens de fonctionnement 2012 des écoles d'ingénieurs dépendant du ministère de l'Enseignement supérieur n'augmentent en effet que de 0,9% (contre 3,5% l'an dernier) et, a confirmé hier le ministre Laurent Wauquiez, de 1,4%, en comptant la masse salariale. La CDEFI propose d'associer au financement des écoles « ceux qui ont besoin de la ressource ». En clair, les entreprises.

Une des pistes consisterait à faire financer la formation par une entreprise, l'étudiant formé devant ensuite travailler un temps défini pour celle-ci. Un système qui, estime la CDEFI, permet aux entreprises d'avoir des étudiants formés « selon leurs desiderata ». Autre piste, celle d'une augmentation de la taxe d'apprentissage. La hausse des frais d'inscription est aussi une option « si des mécanismes sont mis en place pour les étudiants », les écoles d'ingénieurs ayant augmenté à 24% la part de leurs étudiants boursiers. La CDEFI a imaginé un « chèque mission étudiant », possibilité pour les établissements d'embaucher pour quelques heures les étudiants, avec une exonération des charges sociales. Enfin, la CDEFI plaide pour la diversification des formations et en particulier un développement de la formation tout au long de la vie, source de revenus importante.
Les EchosBy Isabelle Ficek. As we approach the presidential election, the Conference of Directors of French Engineering Schools (CDEFI) unveils its proposals to diversify the financing of higher education, particularly schools, which form each 31,000 years when the need for engineering companies in France are estimated at 40,000. "It's a challenge we are ready to face, but the issue of funding is obviously crucial," said Christian Lerminiaux, president of the CDEFI More...
22 janvier 2012

Universités: fronde sur les budgets 2012

Les EchosPar Isabelle Ficek. La répartition des dotations 2012 pour les universités a provoqué hier la colère des syndicats qui dénoncent une « régression ». Le gouvernement défend sa « priorité ».

Le torchon n'en finit pas de brûler sur les moyens alloués aux universités. Hier, les représentants de la communauté universitaire ont massivement boycotté une séance plénière du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (Cneser), qui devait débattre de la répartition des moyens aux universités. Dans une déclaration commune, les organisations allant du Snesup-FSU en passant par l'Unsa, la CGT, la CFTC, la PEEP ou encore l'Unef ont expliqué ce « signe de profonde réprobation et de colère » contre ce qu'ils considèrent comme un manque de « transparence » du ministère, évoquant « la volonté de camoufler un peu plus la réalité budgétaire des établissements », qui gèrent « la pénurie ». Elles demandent des détails sur « les critères » de répartition.
http://www.lesechos.fr/medias/2012/01/17/275908_0201845264685_web.jpgLe ministère de l'Enseignement supérieur, qui dédramatise ce boycott, a annoncé hier une augmentation du fonctionnement des universités pour 2012 de 1,2% en moyenne (+25,2 millions d'euros), nettement moins importante que les années précédentes (+3% en 2011 et +6% en 2010) et plus faible que le taux d'inflation prévu (1,7%). Les variations vont de 0% (Cergy, Marne-la-Vallée, Artois) à 6% (Le Mans), 20 universités se situant en moyenne à +3,5%, afin, précise le ministère, de poursuivre le rattrapage pour des établissements « pas assez dotés ». L'exonération des droits d'inscription des boursiers a aussi été compensée. « Je me suis battu pour obtenir le maximum [...] dans un contexte contraint », a justifié dans un entretien à l'AEF le ministre de l'Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, qui souligne une hausse moyenne de 25% depuis 2007.
Emplois gelés

Louis Vogel, président de la Conférence des présidents d'université (CPU), qui avait assuré aux « Echos » en décembre ne pas vouloir participer au groupe de travail du ministère sur la répartition des moyens, ce qui revenait, selon lui, « à répartir la pénurie », a dit hier « ne pas pouvoir être favorable à un budget dont la dominante est la stagnation des crédits », regrettant, « si on tient compte de l'inflation et de l'accroissement des charges, une régression de fait en euros constants ». S'il a salué les efforts pour 20 établissements, il a aussi pointé l'autre sujet d'inquiétude des universités, celui de la masse salariale (près de 80% du budget des universités), annoncée hier en hausse de 1,5% pour 2012. Il a appelé de nouveau de ses voeux un groupe de travail sur « son calcul et l'actualisation de la masse salariale ». Certaines universités ont, en effet, dû geler des postes et des formations. Le Snesup évalue à 1.000 le nombre d'emplois gelés. Interrogé, Laurent Wauquiez a répondu être « dans le cadre de l'autonomie de décision des universités » et ne pas avoir « de chiffres globaux. » Il a, en revanche, réaffirmé vouloir travailler sur le système de répartition des moyens et la masse salariale. Une nouvelle séance du Cneser est prévue lundi prochain.
Les EchosAf Isabelle Ficek. Fordelingen af bevillingerne for 2012 universiteter i går forårsagede vrede fagforeningerne, der rapporterer en "regression". Regeringen forsvarer sin "prioritet".
Kluden kan ikke stoppe afbrænding på de ressourcer, der afsættes til universiteterne.
I går, repræsentanter fra universitetsverdenen overvældende boykottede et plenarmøde i Det Nationale Råd for Højere Uddannelse og Forskning (CNES), for at drøfte fordelingen af ressourcerne til universiteterne. Mere...
22 janvier 2012

Refonder l’appareil de formation des métiers industriels

Par Paul Santelmann, Responsable de la Prospective à l’AFPA. En 2001 les entrées en formation continue dans les domaines de la production représentaient 9,9% de l’ensemble de l’activité des organismes de formation. En 2009 cette proportion est tombée à 7%. Or les secteurs de l’industrie et du BTP représentent plus de 21% des emplois quant au nombre de salariés relevant des métiers des techniques industrielles et de la construction, il pèse plus de 25% de l’ensemble. Il y a donc une sous-représentation des salariés de l’industrie et du BTP dans l’usage de la formation continue dont une des utilités est pourtant l’adaptation aux évolutions technologiques particulièrement foisonnantes dans ces secteurs.
En ce qui concerne les 4 millions d’emplois de type industriel (mobilisant des compétences technologiques), ils sont répartis ainsi: 4% d’ingénieurs, 26% de techniciens et agents de maitrise (TAM), 50% d’ouvriers qualifiés et 20% d’ouvriers peu qualifiés sachant que les frontières entre ces catégories sont assez poreuses (notons que 54% des TAM sont de niveau infra-BAC et ont un profil proche des ouvriers hautement qualifiés). Cette sédimentation témoigne de la complexité des besoins de formation continue dans un contexte de dévalorisation des métiers industriels, de repli de l’emploi global dans ce secteur et d’évaporation des qualifiés (nombre de jeunes formés aux métiers de l’industrie n’exercent pas dans ce secteur). Plus largement, le faible poids de la FPC dans l’industrie interroge alors même qu’il y a convergence pour souligner l’importance d’une relance de cette activité.

En réalité historiquement les formations industrielles initiales dédiées aux ouvriers et aux techniciens ont bénéficié dans l’après-guerre d’un réel effort de rattrapage par le biais de plusieurs types d’investissement (collèges techniques, FPA, organismes de branche, réseau consulaire, centres d’apprentissage). L’appareil de formation industriel de niveau V et IV (développement des BAC Professionnels) est même, de ce point de vue, hypertrophié. Mais il est également inadapté aux réponses à développer en direction des salariés en place et aux exigences liées aux nouvelles technologies industrielles. Par contre-coup l’appareil de formation continue est sous-développé et compensé par l’implication formative des entreprises elles-mêmes mais avec un certain nombre des travers liés aux structures de formation intégrées.
Aucun état des lieux sérieux n’a été réalisé ces 30 dernières années sur l’état de l’offre de formation industrielle de base (niveau V à III) en France alors que la qualité de l’appareil de formation industriel allemand est une des raisons majeures de la résistance de l’économie de ce pays ! Car c’est bien la production industrielle haut de gamme qui doit être l’objectif prioritaire de notre politique économique illusionnée par le miroir aux alouettes de l’économie servicielle interprétée comme une extension du secteur tertiaire et non comme une hybridation technologique cassant les frontières sectorielles de l’après-guerre!
Le triptyque niveau V, IV et III structuré en formation initiale est désormais inapproprié pour aborder l’éventail des activités de production de type industriel. Les organisations de travail post-tayloriennes et post-fordistes ont bousculé l’ordre largement artificiel des anciennes qualifications ouvrières (manœuvres, OS, OP, OQ, OHQ) dans une logique de resserrement des compétences et de plus grande interpénétration des savoirs. Pour autant le travail ouvrier n’a pas disparu mais a absorbé une partie des compétences de maintenance (micro-maintenance), de l’encadrement de proximité, d’organisation du travail (pôles autonomes) et même de conception (que la maintenance doit maîtriser). De ce fait le CAP traditionnel s’est dévalué car insuffisamment porteur de potentiel d’adaptation mais l’exigence de compétences plus larges en formation initiale s’est traduite, sur le plan de la conception des diplômes, par une logique de poursuite d’études visant à cibler les postes de techniciens (BTS) en évitant les postes de production.
Insuffisamment connecté aux transformations des entreprises et aux travaux de recherche et d’innovation technologique l’appareil de formation dans le champ industriel doit être profondément réorganisé et revitalisé dans ses dimensions et finalités initiale et continue. Cela suppose de dépasser les représentations qui faisaient des écoles d’ingénieurs le seul pivot de l’excellence industrielle! Mais est-il encore temps?
Paul Santelmann, vedúci oddelenia prognóz v AFPA. V roku 2001 položky ďalšieho vzdelávania v oblasti výroby predstavuje 9,9% z celkovej činnosti poskytovateľov. V roku 2009 tento podiel klesol na 7%. Ale v odvetviach priemyslu a stavebníctva predstavujú viac ako 21% pracovných miest v počte zamestnancov na ktoré sa vzťahuje obchodov priemyselné technológie a konštrukcie, váži viac ako 25% z celkového počtu. Takže tam je nízke zastúpenie zamestnancov v priemysle a stavebníctve v užívaní ďalšieho vzdelávania, ktorý nástroj je však prispôsobenie technologickému vývoju liatie najmä v tých oblastiach. Viac...
22 janvier 2012

Neue DAAD-Präsidentin plant neue Austauschprogramme für Unis

http://www.epapercatalog.com/images/zeit-online-epaper.jpgSeit Anfang Januar ist Margret Wintermantel Präsidentin des Deutschen Akademischen Austauschdienstes. Sie will mehr ausländische Studenten nach Deutschland holen.
Noch drängen Abiturienten aus geburtenstarken Jahrgängen und doppelten Abiturjahrgängen an die deutschen Hochschulen. Überfüllt sind sie auch wegen der Aussetzung von Wehr- und Zivildienst. Doch der demografische Wandel ist da, bald wird er Unis und Fachhochschulen erreichen. Um das hohe Niveau seines Wissenschaftssystems zu halten, müsse Deutschland mehr tun, um ausländische Studierende anzuziehen, sagte Margret Wintermantel, seit Anfang Januar Präsidentin des Deutschen Akademischen Austauschdienstes (DAAD) am Montag in Berlin. Sie wolle dazu beitragen, dass die Zahl von jetzt 245.000 bis zum Ende des Jahrzehnts auf 300.000 steigt.
Doch wie sollen die unterfinanzierten Hochschulen die derzeitige Überlast und notwendige Internationalisierung ihrer Studierendenschaft stemmen? Über Gebühren für Nicht-EU-Ausländer, wie sie zuletzt Berlins früherer Wissenschaftssenator Jürgen Zöllner vorgeschlagen hat, "müssen wir in den Gremien des DAAD diskutieren", sagt Wintermantel. Auch als DAAD-Präsidentin bleibt sie bei der Position, die sie in der seit 2006 von ihr geleiteten Hochschulrektorenkonferenz (HRK) vertritt: "Um die Grundfinanzierung der Hochschulen zu sichern, brauchen wir privates Geld von Stiftern oder durch Gebühren."
Wintermantel bleibt HRK-Präsidentin bis Ende April

Bis Ende April wird Wintermantel (65) beide Präsidentschaften ausfüllen, dann wählt die HRK einen neuen Chef, der sofort antreten soll. Beim DAAD steht ihr ein ebenfalls neuer Vizepräsident zur Seite, Joybrato Mukherjee (38), seit 2009 Präsident der Universität Gießen.
Mehr Geld vom Austauschdienst stellt Wintermantel den Hochschulen für ihre Internationalisierungsstrategien in Aussicht. Der DAAD werde dafür eine neue Programmlinie aufbauen. Fördern wolle man Universitäten und Fachhochschulen, die sich mit einer neuen Strategie auf bestimmte Partner in der Welt und ausgewählte Forschungskooperationen konzentrieren.
Steigen soll auch die Zahl der deutschen Studierenden, die ins Ausland gehen – von derzeit einem Drittel auf die Hälfte aller Studenten. "Die globalen Herausforderungen der Zukunft können nur Menschen bewältigen, die internationale Erfahrung haben, die empathiefähig mit anderen Kulturen umgehen und die eigene Perspektive kritisch infrage stellen können", sagte Wintermantel.
22 janvier 2012

Time for results in fight against research fraud

http://savevca.org/wp-content/uploads/2010/04/the-australian_logo1.jpgBy Bernard Lane. THOSE who denounce fraudulent research face greater risks than the perpetrators, the journal Nature says in an editorial.
"For colleagues considering blowing the whistle, the risks are glaringly huge [because of] Britain's ludicrous libel laws,'' the journal says.
It says many in science would prefer not to talk about research misconduct, which is widespread according to a meeting of experts in London last week.
"A big part of the problem is the lack of perceived risk associated with misconduct,'' Nature says.
"Some fraudulent researchers might be sociopaths who don't care about the rules, but many others simply believe that they can anticipate the outcome of a research project, and see no downside to fabricating the required results to save time, or tweaking results to achieve a stronger signal.
"Either way, stronger action and punishments are needed to discourage such misbehaviour.''
The journal says the US Office of Research Integrity has the power to deny funding to researchers who are caught but quotes an expert who believes the office misses major misconduct.
"And the ORI can't initiate investigations: institutions must conduct their own inquiries first.''
Australia's own Research Integrity Committee, which opened last February, was established because in the past serious allegations have ended in multiple inquiries and a sense of paralysis.
Like its US counterpart, ARIC is limited to a review of how a university or medical research institute has handled a complaint of research misconduct.
It can make recommendations to the chiefs of the Australian Research Council and the National Health and Medical Research Council.
ARIC checks complaint-handling by institutions against a 2007 code for responsible conduct of research.
In the UK, Nature says, funding councils and universities plan to craft a "concordat'' of good practice in research, to which institutions would pledge themselves.
"This is laudable, but unlikely to strike fear into fraudsters and fabricators,'' the journal says.
ARIC is supposed to publish information about its work, without identifying individuals or institutions, at least once a year.
An ARC spokeswoman said the committee had finished one review, and another case had been referred to it for comment. She would not say the result of the review that had been finalised.
ARC chief executive Margaret Sheil said the committee was too new and the cases too few to decide how it would report.
"Until we get a body of data to think about, we don't really know how to present the data,'' Professor Sheil said.
Asked whether ARIC would publish information allowing the public to judge how institutions handled complaints, she said: "I think we will, I just don't know exactly what form that will take''.
She was not surprised that only two cases had come to ARIC since last February.
She pointed out that ARIC was not delving into past complaints and it took time for new complaints to work their way through an institution inquiry before a dissatisfied party could seek to involve ARIC.
She doubted claims that serious research misconduct was widespread.
"Cases where someone sets out to intentionally mislead or fabricate data are not very common at all,'' she said.
In its editorial Nature calls for the UK government to launch an anonymous survey on research misconduct, perhaps followed by a parliamentary inquiry and report.
"Funders and universities could then work together to establish common definitions of what counts as misconduct, and how it will be punished,'' Nature says.
"And if a reform of the libel laws goes ahead, journals and other scientists would be able to do more to highlight and expose miscreants.''
22 janvier 2012

Putin praises Russia’s ‘educational revolution’

http://en.ria.ru/i/eng/rian.gifAn “educational revolution” is transforming Russia’s society and economy, Russian Prime Minister and presidential hopeful Vladimir Putin wrote in an article published on Monday in the Izvestia daily.
“Russia’s main hope is a high level of education, especially for our young people,” Putin wrote.
Fifty-seven percent of Russians between 25 and 35 years old have higher educations, a level matched only by Japan, South Korea and Canada, Putin said in the article.
“Demand for education is skyrocketing” in the 15-25 age group, with 80 percent of young men and women aspiring to or receiving higher education, he wrote.
Even if the Russian economy is at times unable to absorb so many professionals, “there is no way back,” Putin wrote. “It’s not people who should try to adjust themselves to the existing structure of economy and labor market – it’s economy that should change to allow citizens with high level of education and high demands to find a decent job.”
While the Russian constitution guarantees the right to higher education free-of-charge, the lackluster showing of Russian universities in recent global rankings has triggered a spate of national discussion.
Not a single Russian institution is included in the top 200 of the 2011-2012 Times of London Higher Education rankings. Only two Russian institutions have been included in the rating, Moscow State University in the top 300 and Saint Petersburg State University in the top 400.
Foreign rankings have been repeatedly criticized by Russia’s top education officials and university staff as lacking fairness, objectivity and transparency. Education Minister Andrei Fursenko has said he believes a lack of information about programs and graduates from Russian universities provided to rating agencies is partly to blame for their poor showing.
In August, Putin called for the urgent modernization of Russia’s higher education system so that it meets the demands of today. He promised to allocate some 70 billion rubles ($2.4 billion) to create an innovative educational infrastructure in Russian universities in the next five years.
Higher education budget expenditures have more than tripled since 2005, reaching 390 billion rubles (almost $14.5 billion) in 2011.
22 janvier 2012

Studying with ERASMUS

http://s352267760.websitehome.co.uk/wp-content/uploads/2011/01/LogoAsianC8.jpgBy Dylan Kwok. Located in the northeastern part of Europe, Finland is situated between Sweden and Russian. As the daughter of the Baltic Sea, it not only shares the same time zone with the Estonia, Latvia and Lithuania, but also Greece and Turkey. If we draw a circle with a five-hour flying radius and Helsinki in the center, it will cover the Arctic villages in the north and the Mediterranean towns in the south. This Nordic EU member may seem remote, but flying to Helsinki in facts takes only 8 hours from Beijing. With the national airliner providing direct flights from 11 major cities in Asia to Helsinki, this northern world design capital has becoming more popular among travelers flying between the two continents.
The egalitarian education system of the country has also made Finland a popular destination for international applicants. The number of Asian students who seeks upper education has been increased in the past decades. There are several major reasons that attract foreign students to pursue their graduate degree in Finland, including: the tuition-free master degree programs offered in English, various world-class facilities available on campus and the EuRopean Community Action Scheme for the Mobility of University Students aka ERASMUS. Established in 1987, the ERASMUS program supports students to undergo exchange programs between different European Universities during their studies. “Walk ten thousand miles. Read ten thousand books.” The classic Chinese proverb has definitely inspired many Chinese students including a Hong Kong media artist Chow Yik.
Yik studies Visual Culture in Aalto University’s Pori campus. Famous for its annual jazz festival, Pori is a coastal city on the southwest border of Finland. Studying in a medium-sized city, Yik was able to fully experience the nature in this country of thousand lakes in her first year. From picking mushrooms and berries; to winter swimming in avanto after Finnish sauna, her days in Pori has enriched her perspective in art and media. Being in the smaller town also encouraged her to attend different school organized trips and oversea projects including an Arctic visit to Tromsø (Norway) two workshops in Vilnius (Lithuania) and Istanbul (Turkey). Thanks to the Erasmus program, she is now on a one-year exchange in France at école supérieure des beaux-arts de Nantes Métropole. Not only that she can now travel around central Europe easily, she has even visited Morocco in Africa!
The Pori-based student is planning to finish her thesis in Helsinki after her exchange, so that she can visit the rest of Scandinavia to complete her Grand Tour. This extensive experience has widened her horizons. She has also made more friends from different countries. But I believe the most valuable insight she has acquired, is the new way to look at her own country, and the most unique insight one can gain from studying overseas.
A Hong Kong native, Kwok has been practicing spatial design since his graduation in 2009 from the University of Art and Design. Having lived in various cities in East Asia, North America and the Scandinavia in the past decades, Kwok has experienced different educational settings in ideologically contrasting societies. He is now working on projects related to livability, innovation, and design activism.

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