Sur le blog Educpros de François Fourcade. Je viens de terminer un séminaire de travail avec des contrôleurs de gestion appartenant à un grand groupe industriel français. Comme pour tous les ateliers que j’anime en formation continue, mon objectif est de faire parler les praticiens de leur quotidien, des situations problématiques auxquelles ils ont été confrontés et de les aider à les modéliser. Voir l'article...
Un financement transparent renforce la formation professionnelle supérieure
En janvier, le Conseil fédéral a envoyé son projet de révision partielle de la loi sur la formation professionnelle en consultation. Il franchit ainsi un pas important en direction du renforcement de la formation professionnelle supérieure. L’Union patronale suisse a accompagné intensément ces travaux préliminaires au cours des dernières années.
La révision partielle de la loi sur la formation professionnelle (LFPr) porte sur le subventionnement des cours préparatoires aux examens fédéraux. Le but est de décharger les participants et ainsi d’aligner, pour les étudiants de la formation professionnelle supérieurs, les coûts directs de formation sur ceux des étudiants des hautes écoles.
Les examens fédéraux sont un cas particulier dans le monde de l’éducation. En effet, les réglementations qui les concernent ne traitent pas de la formation elle-même, mais seulement des diplômes. C’est pourquoi la préparation aux examens peut être aménagée de manière extrêmement souple en fonction des besoins. Mais les modèles traditionnels renoncent au subventionnement. La proposition du Conseil fédéral prévoit les modifications suivantes:
- Orientation sur le sujet: les participants aux cours préparatoires obtiennent directement une allocation de la Confédération destinée à financer les coûts de leurs cours. Conditions: ils doivent être en possession d’une décision positive d’admission à l’examen professionnel ou à l’examen professionnel supérieur et présenter l’attestation de paiement de leurs frais de cours. Avec le système de financement aujourd’hui en vigueur, lié à l’objet, les participants peuvent tout au plus bénéficier indirectement de taxes de cours plus basses si le cours bénéficie d’un soutien de leur canton d’origine.
- Compétence de la Confédération: afin qu’un traitement égalitaire et le libre choix des cours puisse être garanti, le soutien des participants ne doit plus être lié aux règles du canton de domicile ou du lieu d’implantation de l’établissement d’enseignement. Pour les associations, cela simplifie l’application de stratégies nationales de formation et la gestion de centres nationaux de formation.
- Augmentation des fonds publics en faveur des examens fédéraux: le montant cible envisagé pour ce soutien est de 50 pour cent au maximum des prix des cours (plafonnés). Les estimations des coûts supplémentaires s’étalent entre 60 et 100 millions de francs environ pour la Confédération. Le volume de marché que représentent ces cours est estimé à quelque 300 millions de francs.
Les employeurs saluent l’introduction de ces modèles. Ils correspondent au postulat de l’Union patronale suisse demandant que l’engagement financier systématique des pouvoirs publics dans la formation professionnelle supérieure intervienne en complément de l’engagement privé des étudiants et de leurs employeurs. Voir l'article...





