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Formation Continue du Supérieur
12 mars 2013

UK universities face threat from online courses and for-profit colleges

The Guardian homeBy Jessica Shepherd. Pearson education adviser says British institutions must make themselves distinctive to stop 'avalanche of change'.
Traditional, middle-ranking universities face extinction within the next decade, a leading education expert has said. Sir Michael Barber, chief education adviser of the world's biggest education firm, Pearson, said even elite universities could struggle to survive in the face of competition from online courses and giant for-profit colleges. In a report for the Institute for Public Policy Research, a centre-left thinktank, Barber urges British universities to "mark themselves out of the crowd" to stop an "avalanche of change" sweeping them away. Read more...
12 mars 2013

L'orientation des filles vers les sciences - encore le désamour?

Les choix d'orientation des terminales S, un échantillon interrogé en PACALes filles s’orientent peu vers les formations supérieures techniques et scientifiques. Des données du Céreq et du ministère de l’Education nationale confirment largement ce phénomène. Pourtant les filles auraient bien des raisons de rejoindre ces filières, en particulier pour bénéficier de leurs perspectives d’emploi.
Les pouvoirs publics redoublent d’effort pour promouvoir ces carrières, et lutter contre les discriminations des femmes.
Le Céreq a été sollicité à ce sujet sur ses travaux passés et futurs.
Les enjeux d'une orientation des filles vers des carrières scientifiques
Des réservoirs d’emplois sur des postes techniques ou scientifiques mais des inégalités marquées entre hommes et femmes pour saisir ces opportunités. La population féminine pourrait bénéficier d’un vrai réservoir d’emplois sur des postes techniques ou scientifiques, mais la réalité est autre. En effet, les femmes vont moins facilement que les hommes vers les emplois dit scientifiques. Quelques chiffres issus de l'enquête Génération 2010 des sortants de formation de 2007 illustrent cette tendance. Parmi les jeunes hommes sortants de l'enseignement supérieur en 2007, 42% de ceux qui sont en emploi en 2010 occupent un emploi dit « scientifique ou technique ». Parmi les jeunes femmes sortants de l'enseignement supérieur en 2007, 21% de celles qui sont en emploi en 2010 occupent un emploi dit « scientifique ou technique ».
La mixité des métiers semble donc un enjeu important pour le déroulement de la carrière des femmes car leurs salaires  tendent à rejoindre ceux des hommes dès lors qu'elles parviennent à atteindre les mêmes postes.
Dominique Epiphane, chargée d'études du Céreq, interviendra sur ce thème lors du prochain colloque annuel organisé par l’association Femmes & Sciences le 12 avril 2013 sur les débuts de carrières des jeunes femmes scientifiques.
L’association Femmes & Sciences, créée en 2000 et membre de la Plateforme européenne des femmes scientifiques (EPWS), a pour objectifs de renforcer la position des femmes dans les métiers scientifiques et techniques du public ou du privé et d’inciter les jeunes, et plus particulièrement les jeunes filles, à s’orienter vers ces carrières. Programme du colloque et infos pratiques.
Les études du Céreq sur ce thème
« Hommes et femmes minoritaires dans leur profession : le bonheur à quel prix? »

Couppié T. et Epiphane D., 2008, in Guichard-Claudic Y., Kergoat D. et Vilbrod A. (dir.), L’inversion du genre. Quand les métiers masculins se conjuguent au féminin… et réciproquement, Presses Universitaires de Rennes, pp. 41-56.
Poser la question du bonheur au travail des hommes dans les métiers dits « féminins », et celui du bonheur des femmes dans les métiers « masculins », revient à présenter comme éventuellement problématique le rapport qu'entretiendraient le genre des professions et celui des individus qui les exercent. C’est une façon de réintroduire la question des processus de désenclavement de secteurs professionnels jusque-là très sexués et des risques encourus par les jeunes – hommes ou femmes – qui s’engagent dans des espaces professionnels où leur genre les singularise d’emblée. L’objet de cet article est d’alimenter la réflexion sur les conditions nécessaires au passage réussi à la mixité. Observe-t-on des difficultés symétriques chez les garçons et les filles en situation de forte minorité dans leur univers professionnel ? Ou au contraire, la logique de domination masculine s’impose t’elle pour supplanter la « logique majoritaire » permettant ainsi aux garçons des professions « féminines » de jouir de meilleurs conditions de travail que leurs consœurs? 
« Le chemin des femmes dans les métiers masculins »

Couppié T. et Epiphane D., 2007in Eckert H. et Faure S. (dir.), Les jeunes et l’agencement des sexes, La Dispute, pp. 173-193.
Du point de vue des conditions objectives d'emploi, l'hypothèse d'un rapprochement entre les deux sexes se trouve vérifiée lorsqu'on étudie les débuts de parcours professionnels des jeunes filles qui se sont « aventurées » dans les filières « masculines ». On observe une réduction tendancielle des inégalités et les bénéfices que peuvent retirer les filles d'un investissement dans une formation menant aux segments professionnels « masculins ». Gains objectifs donc, mais à quel prix? Les jeunes femmes qui parviennent à investir les différents bastions masculins en améliorant ainsi leurs conditions objectives d'emploi (en termes de reconnaissance salariale notamment) sont-elles heureuses dans leur travail?
« Les femmes et les sciences font-elles bon ménage? Parcours et destins professionnels de jeunes femmes scientifiques. »

Dominique Epiphane. in L'insertion professionnelle des femmes: entre contraintes et stratégies d'adaptation (2006)/Erika Flahault. Presses Universitaires de Rennes.
Cette étude montre la réduction tendancielle des inégalités et les bénéfices que peuvent retirer les filles d'un investissement dans une formation menant aux segments professionnels les plus « masculins », à savoir dans l’enseignement supérieur, aux emplois scientifiques et techniques, notamment à l’issue des formations d’ingénieurs. Leurs probabilités d'échapper au chômage, d'éviter un emploi à temps partiel contraint et d'accéder aux catégories socioprofessionnelles les plus valorisées sont proches de celles des jeunes hommes.  A ces niveaux de formation, la diversification des choix de formation des filles semble bel et bien fonctionner comme un levier d'égalisation des conditions d'insertion entre les sexes. Pourtant, les écarts de salaires entre hommes et femmes perdurent et l'on peut se demander si ces jeunes femmes « rentabilisent » de la même manière leur formation scientifique.
« La ségrégation des hommes et des femmes dans les métiers: entre héritage scolaire et construction sur le marché du travail. »

Couppié T. et Epiphane D., 2006, « La ségrégation des hommes et des femmes dans les métiers: entre héritage scolaire et construction sur le marché du travail », Revue Formation Emploi, n° 93, pp. 11-27.
La distribution des hommes et des femmes dans les différentes professions n’est pas un simple prolongement d’orientations scolaires sexuellement clivées. La ségrégation éducative se convertit – en partie – en ségrégation professionnelle au moment de l’entrée dans la vie active. Mais, dans bon nombre de professions, un second mécanisme de ségrégation, indépendant des qualifications scolaires acquises, prend forme sur le marché du travail. Une analyse suivant un processus en deux étapes permet donc de mieux comprendre comment les hommes et les femmes finissent par se trouver plus ou moins séparés dans les différents métiers. Lire l'article.
Mais aussi sur le thème des inégalités et discriminations.
De nouvelles études à paraître en 2013

- Rapport sur l’attractivité des carrières scientifiques et techniques – Etude menée pour le compte du Haut Conseil à la Science et à la Technologie, à paraître en 2013.
- Le Céreq a engagé une exploitation spécifique de l’enquête 2011 sur la génération sortie en 2004 sur le thème: « Les débuts de carrières des jeunes femmes scientifiques »  Dans la lignée des travaux menés sur les jeunes femmes qui exerçaient, pendant leurs premières années de vie active, une profession « masculine » et dont nous observions quelques années plus tard, pour certaines d’entre elles, une reconversion professionnelle (Couppié et Epiphane 2007, 2008 cité plus haut), il s’agira d'étudier les débuts de carrières professionnelles des jeunes femmes scientifiques et l’évolution de leur satisfaction professionnelle. A paraître fin 2013-début 2014.
Les choix d'orientation des terminales S, un échantillon interrogé en PACA Cailíní Little threorú ar an oideachas teicniúil agus eolaíochta. Sonraí Céreq agus an Aireacht Oideachais dhearbhú den chuid is mó an bhfeiniméan seo. Ach tá cailíní go leor cúiseanna a bheith páirteach ar na líonraí, go háirithe chun sochair a n-ionchais fostaíochta.
Rialtais chun dúbailt a n-iarrachtaí a chur chun cinn sna gairmeacha seo, agus an troid i gcoinne an idirdhealaithe na mban.
Iarradh ar Céreq faoi ar a chuid oibre am atá caite agus sa todhchaí.
Saincheisteanna de chailíní i slite beatha eolaíocht
Umair poist post ar neamhionannais theicniúla nó eolaíocha ach marcáilte idir fir agus mná a urghabháil na deiseanna seo. D'fhéadfadh daonra baineann leas a bhaint as foinse fíor de phoist ar phoist eolaíochta nó teicniúla, ach tá an réaltacht éagsúla. Go deimhin, tá mná níos lú seans ann ná fir le poist eolaithe a dúirt. Roinnt figiúirí ón suirbhé ar chéimithe Giniúint oiliúint 2010 2007 Léiríonn an treocht seo. Níos mó...
12 mars 2013

Allocation transitoire de solidarité pour les demandeurs d'emploi nés entre le 1er janvier 1952 et le 31 décembre 1953

Legifrance - Retour à l'accueilDécret n° 2013-187 du 4 mars 2013 instituant à titre exceptionnel une allocation transitoire de solidarité pour certains demandeurs d'emploi. JORF n°0054 du 5 mars 2013 page 3988, texte n° 21.NOR: ETSD1304547D
Publics concernés : demandeurs d'emploi nés entre le 1er janvier 1952 et le 31 décembre 1953.
Objet : création d'une allocation transitoire de solidarité.
Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le lendemain de sa publication.
Notice : le présent décret crée une allocation transitoire de solidarité et en définit les conditions d'attribution, de calcul et de versement par Pôle emploi. Elle est versée, sous conditions, aux demandeurs d'emploi nés entre le 1er janvier 1952 et le 31 décembre 1953 indemnisables au titre de l'assurance chômage ou de l'allocation spécifique de reclassement ou de l'allocation de transition professionnelle à la date du 31 décembre 2010, ayant validé le nombre de trimestres nécessaires pour pouvoir prétendre à une retraite à taux plein mais n'ayant pu bénéficier de l'allocation équivalent retraite.
Article 1
Une allocation transitoire de solidarité est attribuée aux demandeurs d'emploi nés entre le 1er janvier 1952 et le 31 décembre 1953 qui, cumulativement:
1° Soit sont indemnisés au titre de l'allocation d'assurance chômage mentionnée au 1° de l'article L. 5421-2 du code du travail ou de l'allocation spécifique de reclassement mentionnée à l'article 74 de la loi n° 2005-32 du 18 janvier 2005 de programmation pour la cohésion sociale ou de l'allocation de transition professionnelle mentionnée à l'article 6 de l'ordonnance n° 2006-433 du 13 avril 2006 relative à l'expérimentation du contrat de transition professionnelle à la date du 31 décembre 2010, soit remplissent, à cette même date, les conditions pour l'ouverture d'un droit à ces mêmes allocations mais ne sont pas indemnisés en raison, notamment, de la suspension ou de l'interruption de ce droit ou de l'application du délai d'attente et des différés d'indemnisation;
2° N'ont pas atteint l'âge mentionné à l'article L. 161-17-2 du code de la sécurité sociale;
3° Justifient de la durée d'assurance définie au deuxième alinéa de l'article L. 351-1 du code de la sécurité sociale pour l'ouverture du droit à une pension vieillesse à taux plein à l'extinction de leurs droits à l'allocation d'assurance chômage.
Pour bénéficier de l'allocation, le demandeur doit justifier, à la date de la demande, de ressources mensuelles inférieures au plafond correspondant à 48 fois le montant de l'allocation transitoire de solidarité pour une personne seule et 69 fois le même montant pour un couple. Les ressources prises en considération pour l'application de ce plafond comprennent les ressources de l'intéressé et, le cas échéant, celles de son conjoint, de son concubin ou de son partenaire lié à lui par un pacte civil de solidarité, telles qu'elles doivent être déclarées à l'administration fiscale pour le calcul de l'impôt sur le revenu, avant déduction des divers abattements. Le montant pris en compte est le douzième du total des ressources perçues pendant les douze mois précédant celui au cours duquel la demande a été présentée. Les ressources perçues hors du territoire national sont prises en compte comme si elles avaient été perçues sur ce territoire. Les prestations familiales et l'allocation de logement prévue aux articles L. 831-1 et suivants du code de la sécurité sociale ne sont pas prises en compte pour la détermination des ressources. Il n'est pas tenu compte des allocations d'assurance ou de solidarité, des rémunérations de stage ou des revenus d'activité perçus pendant la période de référence lorsqu'il est justifié que leur perception est interrompue de manière certaine à la date de la demande et que le bénéficiaire de ces ressources ne peut prétendre à un revenu de substitution. Si le bénéficiaire peut prétendre à un revenu de substitution, un abattement de 30% est appliqué sur la moyenne des ressources auxquelles ce revenu se substitue.
Article 2
L'allocation transitoire de solidarité garantit aux bénéficiaires un montant journalier maximal de l'allocation égal à 34,33 euros. Le montant journalier maximal de l'allocation est révisé par décret une fois par an en fonction de l'évolution des prix hors tabac prévue dans le rapport économique et social annexé au projet de la loi de finances de l'année. Pour déterminer le montant d'allocation servie, les ressources prises en considération sont identiques à celles retenues pour l'ouverture des droits. Lorsque le total des ressources prises en considération, majoré du montant de l'allocation transitoire de solidarité à taux plein, est inférieur ou égal au plafond mentionné à l'article 1er, l'allocation est versée à taux plein. Lorsque le total des ressources prises en considération, majoré du montant de l'allocation transitoire à taux plein, excède le plafond mentionné à l'article 1er, une allocation différentielle est versée permettant à l'intéressé de porter le montant global de ressources au niveau du plafond. Néanmoins, si les ressources personnelles du bénéficiaire n'atteignent pas le montant de l'allocation à taux plein, celle-ci est majorée de manière à ce que ces ressources soient portées à ce niveau. Ne sont pas prises en compte, dans les ressources personnelles du bénéficiaire, les allocations d'assurance ou de solidarité, les rémunérations de stage ou les revenus d'activité du conjoint de l'intéressé, de son concubin ou de son partenaire lié à lui par un pacte civil de solidarité. L'allocation est cessible et saisissable dans les mêmes conditions et limites que les salaires.
Article 3
L'allocation transitoire de solidarité peut compléter l'allocation d'assurance chômage lorsque celle-ci ne permet pas d'assurer un total de ressources égal au montant de l'allocation transitoire de solidarité aux demandeurs d'emploi nés entre le 1er janvier 1952 et le 31 décembre 1953 qui, cumulativement:
1° Soit sont indemnisés au titre de l'allocation d'assurance chômage mentionnée au 1° de l'article L. 5421-2 du code du travail à la date du 31 décembre 2010, soit remplissent, à cette même date, les conditions pour l'ouverture d'un droit à cette allocation mais ne sont pas indemnisés en raison, notamment, de la suspension ou de l'interruption de ce droit ou de l'application du délai d'attente et des différés d'indemnisation;
2° N'ont pas atteint l'âge mentionné à l'article L. 161-17-2 du code de la sécurité sociale;
3° Justifient de la durée d'assurance définie au deuxième alinéa de l'article L. 351-1 du code de la sécurité sociale pour l'ouverture du droit à une pension vieillesse à taux plein.
Le montant des ressources prises en considération ne comprend pas les allocations d'assurance ou de solidarité, les rémunérations de stage ou les revenus d'activité du conjoint de l'intéressé, de son concubin ou de son partenaire lié à lui par un pacte civil de solidarité.
Article 4
Les allocataires bénéficient de l'allocation transitoire de solidarité jusqu'à l'âge mentionné à l'article L. 161-17-2 du code de la sécurité sociale. L'allocation est versée mensuellement à terme échu.
Article 5
L'allocation transitoire de solidarité est gérée par Pôle emploi, avec lequel l'Etat conclut une convention de gestion. La demande de paiement de l'allocation doit être déposée au plus tard le 31 décembre 2015.
Legifrance - Back to Home Decree No. 2013-187 of 4 March 2013 establishing an allowance for exceptional transient solidarity for some job seekers. More...
11 mars 2013

Relance du Campus Condorcet

Signature par G. Fioraso du foncier du futur Campus Condorcet - 11 mars 2013Geneviève Fioraso s'est exprimée sur la relance du projet du futur Campus Condorcet lors de la signature de l'achat des terrains du futur site à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).
Je tiens d'abord à remercier tous les élus et particulièrement Jacques Salvator qui nous accueille dans cette belle mairie d'Aubervilliers. Vous vous êtes tous mobilisés pour porter ce projet avec détermination et espoir et je suis optimiste pour sa réussite car, d'expérience, les projets avancent d'autant mieux qu'ils sont portés par une motivation forte des élus et des collectivités territoriales. A cet égard, plusieurs d'entre vous m'ont, dès mon arrivée au Ministère, saisie sur l'urgence de statuer sur ce projet structurant à la fois pour le territoire de la Seine-Saint-Denis, pour Aubervilliers et pour la Métropole de Paris. Ce Campus sera un trait d'union très fort entre Paris et cette ville d'Aubervilliers jeune et pleine de vitalité et dont on constate qu'elle est en pleine mutation. Il sera un axe de développement et de rayonnement des S.H.S. au niveau national et international.
C'est dans cette ville en transformation que s'installera demain le Grand campus qui portera le nom prestigieux de l'auteur de l'Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain, le Marquis de Condorcet, philosophe et mathématicien, représentant des Lumières, un siècle où l'on n'opposait pas les disciplines entre elles. En décembre 1989, à l'occasion du bicentenaire de la Révolution française, le président Mitterrand a transféré les cendres de l'auteur du "paradoxe de Condorcet" au Panthéon : hommage mérité à cet humaniste qui a défendu l'égalité pour tous, pour les femmes, pour les noirs, pour les juifs, qui a plaidé en faveur du droit de vote des femmes et contre la peine de mort bien avant que ces combats ne s'imposent.
Au-delà, Condorcet, cet esprit universel, embrassait un éventail très large de savoirs allant des mathématiques à la philosophie en passant par les sciences politiques, l'économie, le droit, les finances publiques...
C'est une illustration de la richesse qui sera celle de ce campus qui agrégera l'apport de nombreux établissements reconnus pour leur force de recherche et leur rayonnement, en matière de sciences sociales mais également ouverts sur l'interdisciplinarité. Je voudrais que cette interdisciplinarité s'incarne dans la stratégie de ce futur ensemble et que toutes les sciences exactes ou humaines entretiennent des liens étroits pour le progrès et l'innovation en matière de connaissance.
Relancer le projet de Campus Condorcet
Sur une telle base scientifique, voilà pourquoi nous pouvons nous féliciter de remettre en mouvement ce beau projet Condorcet. Je veux d'abord remercier Jean-Claude Waquet pour son engagement sur ce projet : sa détermination, sa patience aussi, ont construit le consensus nécessaire. Encore fallait-il, comme pour tous les projets du plan Campus, trouver les modalités de mise en œuvre. Comme vous le savez, dès mon arrivée, j'ai mis en place une mission présidée par Roland Peylet, Conseiller d'Etat, pour examiner les causes des retards des projets Campus. J'ai tenu à ce que Condorcet soit une priorité et, en septembre 2012, ce projet a été le premier à être évalué par les experts missionnés. Dans son analyse, le Rapport Peylet n'est pas très élogieux sur l'utilisation généralisée et inconsidérée des P.P.P.. L'inspection générale des finances, en décembre dernier, a conforté cette position. Dans la reconfiguration des opérations Campus, j'ai rompu avec ce dogmatisme du tout P.P.P. pour privilégier les procédures les plus efficaces, les plus collégiales, au service de l'intérêt général.
J'ai donc donné sans hésitation le feu vert, le 29 octobre dernier, à la première phase du projet Condorcet, dans une formule mixant P.P.P et la M.O.P..
Tout retard aurait été préjudiciable au projet et nous savons que, à la rentrée 2018, les enseignants-chercheurs et chercheurs ainsi que les étudiants et doctorants doivent pouvoir s'installer dans les locaux neufs du Campus. Mon objectif est de construire ce grand campus qui s'étendra à terme sur 7,4 hectares environ à la fois à Paris - Porte de La Chapelle et à Aubervilliers. Les deux ne sont plus séparés que par une station de métro au nom tout à fait symbolique: Front populaire.
La première phase consiste à réaliser deux types d'opération totalisant 105 000 m² SHON. Il s'agit d'une part d'un Grand équipement documentaire de 25 000 m² SHON et d'un bâtiment de recherche de 10 000 m² SHON destiné à l'E.H.E.S.S. et à d'autres équipes de recherche. La Région Ile de France assure la maîtrise d'ouvrage de ces deux équipements et je la remercie pour son effort d'investissement très important, à hauteur de 150 millions d'euros. L'Etat apporte à cette phase 450 millions d'euros sous forme de dotation en capital permettant de signer le contrat de partenariat et d'assurer sur le long terme l'entretien et la maintenance de l'ensemble. La procédure P.P.P. a été retenue pour cette première phase afin de ne pas retarder encore la réalisation du projet. Il concernera notamment la conception et la construction d'environ 50 000 m² SHON de bâtiments sur le site d'Aubervilliers, dont le siège de l'INED, des espaces mutualisés de recherche et de formation, un centre de colloques, une maison des chercheurs, un hôtel à projets et des équipements de soutien à la vie de campus.
Depuis 4 mois, le projet avance bien
et les candidatures en réponse à l'avis d'appel public à concurrence (A.A.P.C.) ont été réceptionnées le 7 janvier 2013. L'arrêté de déclaration d'utilité publique a également été obtenu. Cette première phase comprend également le site de la Porte de la Chapelle destiné aux premiers cycles (22 000 m²), financé à part égales (21 millions d'euros pour chaque partenaire) par la Ville de Paris, la Région et l'État. Les services du Ministère travaillent avec ceux de la Ville de Paris et de la Région, main dans la main, afin d'assurer la concomittance de livraison sur les 2 sites, Aubervilliers et Porte de la Chapelle.
Accueillir une grande communauté universitaire et tripler le nombre de logements étudiants
Tous les efforts que nous réalisons ensemble pour réussir ce projet seront demain au service d'une grande communauté universitaire.
Il s'agira en effet d'accueillir à terme plus de 15 000 personnes, dont 3 000 étudiants de licence, 3 300 étudiants en master, 4 600 doctorants, 3 600 enseignants-chercheurs, enseignants, chercheurs, 900 personnels administratifs. Une centaine d'unités de recherche, souvent contractualisées avec le CNRS sera présente sur le Campus.
L'investissement de l'Etat, de la Région et de la Ville de Paris avoisine donc 400 millions d'euros ,
hors acquisitions foncières. En outre, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche s'était engagé sur 40 millions d'euros  pour les acquisitions foncières. Il en a déjà versé 26 millions d'euros à l'A.F.T.R.P.  qu'il a mandaté à cet effet.  J'ai le plaisir de vous informer que cet engagement initial sera augmenté de 10 millions dès 2013 pour permettre l'ensemble des acquisitions foncières nécessaires. J'ai également accéléré les versements des intérêts A.N.R., à hauteur de 16 millions d'euros, déjà versés, pour accélérer la signature de l'acquisition du foncier qui nous réunit aujourd'hui.
Le projet bénéficie également du soutien du Département de la Seine-Saint-Denis, de la Communauté d'agglomération de Plaine Commune, de la Commune d'Aubervilliers, tous engagés dans le cadre du Contrat de Projet Etat-Région (C.P.E.R.), soit financièrement soit par l'apport de terrains par l'aménagement des environs du site, la construction de logements indispensables pour accueillir les futurs usagers du campus. A cet égard, lorsque j'ai relancé le projet, j'ai tenu à multiplier par trois le nombre de logements étudiants prévus initialement, de 150 à 450 logements. Je suis consciente de l'effort des collectivités pour l'offre de logement social mais il est essentiel que le campus soit un lieu de vie, urbain, accueillant tous les jours de la semaine. Je salue aussi la volonté de la Région de ne pas faire du Grand équipement documentaire un lieu réservé aux chercheurs. Démocratiser le savoir, c'est aussi donner l'accès au grand public, à un équipement aussi riche et moderne. J'ai inauguré la semaine dernière, en présence de Jean Paul Huchon, la bibliothèque des langues et civilisations et j'ai eu le plaisir de constater qu'au-delà des chercheurs, 14 000 lecteurs "extérieurs" sont déjà inscrits.
C'est le sens des Campus durables que le M.E.S.R. veut privilégier: des campus insérés dans le tissu urbain, ouverts sur leur environnement économique et social, vivants, des lieux d'ouverture, de partage et de culture.
Rien ne sera facile, car nous sommes dans un contexte où nous devons faire preuve de responsabilité dans la gestion de nos finances publiques. Il faut être imaginatif et solidaire pour que les projets avancent dans l'intérêt de tous. Ce sont ces principes que j'ai appliqués aux projets immobiliers universitaires parisiens. C'est l'objet des transformations que j'ai engagées pour relancer des projets en panne, sur une base saine et sécurisée.
La dotation parisienne s'élève à 700 millions d'euros. Elle avait été découpée, par mes prédécesseurs en 6 sous-dotations, de 50 et 200 millions d'euros, entre les 4 PRES, la Cité internationale universitaire et le CROUS de Paris. Ces sous-dotations, gérées séparément, produisent des flux de revenus annuels relativement faibles, en moyenne 4,5 millions d'euros avec un minimum de 2 millions d'euros, avec une force de frappe financière limitée.
J'ai donc décidé de réorganiser la gestion des opérations parisiennes, selon trois grands principes:
Le premier: les sous-dotations ont été regroupées en une seule,
dans l'intérêt de tous les établissements et de la réussite des projets. C'est aussi une façon de la sanctuariser, en la mettant définitivement à disposition des établissements parisiens. C'est l'Etablissement public Chancellerie de Paris, qui je le rappelle, a vocation à gérer les biens indivis des établissements parisiens qui centralisera cette dotation. Elle restera non consomptible mais produira chaque année 28 millions d'euros pour les projets parisiens.
Deuxième principe: un comité de programmation
associant le rectorat, le ministère, la direction du budget et les PRES ou les entités qui leur succéderont sera mis en place pour décider et suivre les projets. Je souhaite que la Région Ile-de-France et la Ville de Paris soit étroitement associées à ces décisions structurantes pour le territoire. D'ores et déjà, 13 projets sont proposés pour la programmation 2013-2018. C'est une première vague de projets, que le Rapport Peylet mais aussi les établissements eux-mêmes, ont identifiés comme stratégiques, prioritaires et prêts à partir. J'en cite quelques-uns : l'institut des civilisations du Collège de France, la restructuration du Centre Guy de la Brosse, la réhabilitation de la Faculté de pharmacie ou le Centre du droit de Paris 1 à Lourcine. Une attention particulière sera portée à la vie étudiante à Paris avec la poursuite de la construction et de la rénovation de restaurants universitaires, du Centre Sarailh, l'aménagement des terrains de la Cité internationale universitaire de Paris préalable à la construction de 1500 logements étudiants.
Troisième principe : en dehors d'une partie de la première phase de Condorcet, zéro P.P.P. à Paris.
La taille des projets, leur complexité réduite ne justifiait pas le recours aux contrats de partenariat. Lorsque les revenus de la dotation ne permettront pas certaines années de faire face aux paiements, j'ai ouvert, par décret, la possibilité de recourir à des prêts B.E.I. et C.D.C., prêts qui seront remboursés par ces mêmes revenus sur 25 à 30 ans. Au total, l'impact de ces mesures sur la dette consolidée permettra une économie de l'ordre de 10% par rapport à un montage tout P.P.P..
Voilà donc les principes de gestion nouvelle que je mets en place pour Paris, dans l'intérêt général des établissements et des étudiants
.
Donner une impulsion avec le projet Condorcet
Mais je reviens au sens du projet Condorcet. Dans ma démarche de réforme, j'ai décidé de donner une nouvelle impulsion aux sciences humaines et sociales: le projet Condorcet est emblématique de cette volonté politique. Vous le savez bien : les difficultés s'accumulaient, les acteurs doutaient, le plan de financement était loin d'être bouclé. Il aurait été facile, en cette période de contraintes budgétaires fortes, de surseoir ou même de renoncer à ce projet. Au contraire, j'ai choisi de faire exister le site Condorcet. C'est un signe fort de changement: les S.H.S. ne sont plus la marge d'ajustement quand les choses vont mal. Les S.H.S. sont porteuses d'un avenir dans lequel notre société, en proie au doute, a besoin de se projeter. Les S.H.S. pèsent lourd en France: plus de la moitié des étudiants français, 45% des enseignants-chercheurs et des chercheurs, 54% des doctorants. Mais seulement 10% des budgets de fonctionnement et d'investissement en recherche leur sont destinés. Pour changer durablement cette situation, il ne suffit pas d'augmenter ponctuellement et provisoirement les budgets. Il faut mettre les S.H.S. au cœur d'un grand projet politique, celui d'une société de la connaissance responsable.
Dans l'agenda de la recherche
que nous sommes en train de concevoir, l'entrée par les grands défis sociétaux, en cohérence avec les axes stratégiques du projet européen Horizon 2020, en sera la meilleure illustration. L'entrée par les défis sociétaux est en effet une main tendue aux S.H.S., qui pourront s'en emparer pour redéfinir le rôle et la place des S.H.S. dans les grands programmes pluridisciplinaires. La plupart des grands enjeux auxquels notre siècle est confronté impliquent soit en effet les S.H.S.: la lutte contre le réchauffement climatique, l'accès aux ressources, à l'énergie, à la santé, la transition énergétique, les droits de l'homme et des populations, l'innovation par les usages, etc. Il faut donc, en réponse à ces grands défis intégrer les S.H.S. dans les processus de décision, la gouvernance des systèmes, l'impact social, culturel, anthropologique des mutations à opérer.
Je souhaite que le Campus Condorcet, avec ses U.M.R. et ses Ecoles, soit le fer de lance national de cette politique. Le Campus Condorcet sera un investissement majeur en Ile-de-France, avec des équipes et des établissements d'Ile-de-France, mais ce sera un investissement national pour relever les défis tout à fait inédits du 21e siècle, pour promouvoir les interactions avec les autres champs disciplinaires, pour faire rayonner les S.H.S. françaises au niveau international, en français, en anglais, car la francophonie c'est d'abord l'élargissement des liens culturels, scientifiques, économiques de notre pays avec le reste du monde.
Signature by G. Fioraso land of the future Campus Condorcet - March 11, 2013 Genevieve Fioraso spoke on the revival of the future Campus Condorcet during the signing of the purchase of land for the future site Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).
I want to thank all the elected officials and especially Jacques Salvator who welcomes us in this beautiful town hall Aubervilliers. You are all mobilized to bring this project with determination and hope, and I am optimistic about its success because of experience, projects advance the better they are supported by a strong motivation of elected local authorities. In this regard, many of you have me, upon my arrival to the Department before the emergency rule on this structuring project for both the territory of the Seine-Saint-Denis, Aubervilliers and for the Metropolis Paris. The Campus will be a very strong link between Paris and the city of Aubervilliers young and full of vitality which we see that it is changing. There will be a focus of development and influence of SHS at home and abroad. More...
11 mars 2013

Le protocole d’accord relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la fonction publique

La ministre de la réforme de l’État, de la décentralisation et de la fonction publique a présenté le projet de protocole d’accord relatif à l’égalité professionnelle dans la fonction publique qui sera signé le 8 mars, journée internationale des droits des femmes.
Cet accord est le premier de l’histoire de la fonction publique à recueillir l’approbation des dix organisations syndicales représentatives des trois versants de la fonction publique, ainsi que des représentants des employeurs territoriaux et hospitaliers.
Ce consensus est l’expression d’une détermination collective à avancer vers une plus grande exemplarité de la fonction publique en plaçant l’égalité professionnelle au cœur du dialogue social.
Les parties prenantes ont souhaité en premier lieu montrer l’exemple en s’engageant à favoriser une représentation équilibrée entre les femmes et les hommes au sein des instances de dialogue social. Les administrations de l’Etat, les collectivités territoriales et les établissements publics hospitaliers s’engagent par ailleurs, dans le cadre d’une démarche intégrée, à prendre en compte systématiquement les enjeux d’égalité professionnelle dans toutes les concertations et négociations à venir au sein de la fonction publique.
Des mesures concrètes ont été négociées en matière d’égalité salariale, d’avancement, de mobilité, d’accès à la formation, afin d’améliorer le déroulement de carrière des femmes et de lever les obstacles qui aujourd’hui les pénalisent.
Le protocole d’accord comporte également des mesures destinées à permettre aux agents de mieux articuler leur vie professionnelle et leur vie personnelle et à mieux informer et accompagner les parents dans les choix de carrière liés à la vie familiale.
Enfin, le protocole d’accord comporte des mesures destinées à prévenir et prendre en charge les violences faites aux agents sur leur lieu de travail, et à lutter contre toute forme de harcèlement sexuel ou moral.
Le Gouvernement compte sur l’implication de chaque employeur public pour ouvrir des négociations avec les organisations syndicales, afin de mettre en œuvre les orientations de cet accord cadre dans chaque département ministériel, au niveau central et déconcentré, mais aussi dans les collectivités territoriales et dans les établissements relevant de la fonction publique hospitalière. Conseil des ministres du 06 mars 2013.
An tAire athchóiriú díláraithe Stáit, agus an pobal i láthair an dréacht-Mheabhrán Tuisceana ar chomhionannas gairmiúla sa tseirbhís phoiblí a bheith sínithe ar an 8 Márta, Lá Idirnáisiúnta Chearta na mBan. Níos mó...
10 mars 2013

11000ème article sur le blog / Conférence européenne des Experts de Bologne: 'Employabilité et Insertion professionnelle'

Conférence européenne des Experts de Bologne: 'Employabilité et Insertion professionnelle'
La conférence offrira aux participants l'opportunité de développer leur réflexion sur les notions distinctes d'employabilité et d'insertion professionnelle. Sa dimension internationale sera l'occasion de comparer et de mettre en perspective les démarches et les expérimentations. Elle explorera les dimensions centrales des transformations en cours ou à venir, à travers des exposés, une table ronde et des témoignages d'expériences pratiques européennes et françaises.
Cette conférence s'adresse en priorité aux acteurs de l'insertion professionnelle dans les établissements d'enseignement supérieur et des entreprises: Vice-Présidents délégués à l'insertion professionnelle et aux relations avec les entreprises, directeurs des services d'orientation et d'insertion et des Bureaux d'Aide et à l'Insertion Professionnelle, Vice-présidents étudiants, Responsables des Ressources Humaines, Campus Managers dans les entreprises...etc. Contact: Celine BLANCHETON.
Les autres repères du blog:
10500ème article sur le blog/Futur centre universitaire Fernando Pessoa dans l'Hérault,
10000ème article sur le blog/Organisme de formation,
9500ème article sur le blog/Un crédit d'impôt innovation pour les PME,
9000ème article sur le blog/La VAE dans les ministères certificateurs en 2011,
8500ème article sur le blog
/Cahier n°3 Enseignement supérieur du CESER,
8000ème article sur le blog/La VAE à l’Università di Corsica Pasquale Paoli,

7500ème article sur le blog
/
Les enjeux de la qualité au sein de l’ESS,

7000ème article sur le blog
/
Osez l'Université dans l'un de ses 31 CFA,

6500ème article sur le blog
/
Le CV
,
6000ème article sur le blog/L'Association ASSPRO,
5500ème article sur le blog/Apprentissage le guide régional,
5000ème article sur le blog
/La formation continue des adultes dans le supérieur
,
4500ème article sur le blog
/40 ans de formation professionnelle,

4000ème article sur le blog
/Les chiffres 2010 de la VAE à La Réunion,
3500ème article sur le blog
/La VAE en Poitou-Charente en 2010,
3000ème article sur le blog/Contrats apprentissage et pro,
2500ème article sur le blog
/Journées Nationales des MDE et des PLIE,
2000ème article sur le blog
/Question Formation n°1,
1500ème article sur le blog/Seniors - le groupe SPB signe son accord,
1000ème article sur le blog
/Fête de la musique dans les jardins du MESR,
500ème article sur le blog/L'archipel de l'ingénierie de formation,
1er article sur le blog/Un forum de la Commission européenne pour promouvoir la coopération entre l’université et le monde des affaires.

Comhdháil Eorpach na Saineolaithe Bologna: Infhostaitheacht agus Infhostaitheacht'
Beidh an chomhdháil ar fáil deis do rannpháirtithe chun a gcuid smaointe faoi choincheapa éagsúla fostaíochta agus infhostaitheacht. Beidh a ghné idirnáisiúnta an deis a chur i gcomparáid agus a chur i bpeirspictíocht na cineálacha cur chuige agus turgnaimh. Beidh sé iniúchadh a dhéanamh ar na gnéithe tábhachtacha na n-athruithe atá ann faoi láthair agus sa todhchaí trí chur i láthair, díospóireacht phainéil agus fianaise ar thaithí phraiticiúil na hEorpa agus na Fraince. Níos mó...
10 mars 2013

The Grand Coalition for digital jobs was launched. And now what?

CELAN ProjectAt the launch of a new partnership to address a lack of ICT skills and the hundreds of thousands of unfilled ICT-related jobs, President Barroso stressed the job potential of the ICT sector for Europe. He reiterated that tackling high unemployment is the Commission's top priority.
Grand Coalition for Digital Jobs was launched on Monday, 4 March 2013, following identification by the Commission's Digital Agenda for Europe of the lack of e-skills to pursue today's rapid technological changes. This new multi-stakeholder partnership has a mandate until 2015.
"Studies have also shown that ICT-related occupations are much more resistant to crisis than most other jobs. This clearly means that e-skills are definitely key in reducing the risk of unemployment including for senior workers. More and better qualified ICT practitioners, researchers, entrepreneurs, managers and users are needed and will increasingly be needed," said President Barroso in his speech at the launch and noted that the latest study shows that Europe faces up to 900,000 unfilled ICT jobs. Read more...
10 mars 2013

The second volume of the Report from the OECD’s Feasibility Study on the AHELO is now available

The second volume of the Report from the OECD’s Feasibility Study on the Assessment of Higher Education Learning Outcomes (AHELO) is now available. This second volume focuses on Data Analysis and National Experiences. The Report (and its executive summary) can be found on www.oecd.org/edu/ahelo.
This follows a first volume on Design and Implementation which was published in December 2012 (available on our website: full report, executive summary).
A third and final volume will be published at the end of April 2013 on further insights (including Conference proceedings).
The Feasibility Study Conference (Measuring learning outcomes in Higher Education: Lessons learnt from the AHELO Feasibility Study and next steps) will take place at the OECD Conference Centre on 11-12 March.
Information about the Conference can be found on the dedicated conference website: www.oecd.org/site/ahelo. If you would like to receive the log-in for the Webcast of the Conference, or if you have any other questions about AHELO please contact us: ahelo@oecd.org.
10 mars 2013

Gender equality and higher education

Hedda - Higher Education Development AssociationBy Marielk. Today, on 8th of March – International Women’s Day, is perhaps a good time to re-examine the current situation of women in higher education. With decades of focus on emancipation and womens rights in large parts of the Western world – where do we stand on this issue?
Women in higher education and research has received some attention during recent year in Europe. Perhaps the most widely debated recent case is the “Science, its a girl thing!” campaign from the European Commission that received widespread criticisms and arguably did not really further the gender equality agenda, but rather re-emphasized existing stereotypes. A number of initiatives have been emerged in recent years related to women in research, and the topic has also received attention on European level, where the 2nd Gender Summit was held in the end of November. The question of glass ceilings and speculations around the reasons why women are still underrepresented are still debated (see for instance a guest entry by dr Joanne Pyke on the Hedda blog examining the Australian case), however, recent research by Allison K. Shaw and Daniel E. Stanton  suggest that when analyzing the data over 30 years in the USA, the trend is that the role of gender is diminishing and the issue points lie in the choice of undergraduate field and application rates to tenured jobs There is further research that has suggested that it is not so much discrimination but aspects related to family life that would lead to less women applying for tenure positions. Read more...
10 mars 2013

A new style of leadership for internationalisation

A new style of leadership for internationalisationBy Hans-Georg van Liempd. The function of the International Office has evolved over the past ten years. Increased responsibility is being placed on Senior International Officers (SIO) in the strive to internationalise our institutions. As Senior International Officers, we need to be able to adapt and evolve in response to this changing environment. We need to embrace change, and a more modern style of leadership.
In February 2013, thirty SIOs from Europe, the USA and various other regions gathered at the University of New Orleans for a full day of intense discussions on their leadership roles, providing some interesting insights. Invited presenter and strategic advisor at the University of Melbourne, Jacyl Shaw, gave a presentation on modern leadership in business, looking at how it could be translated for use in higher education institutions. Here are some of the main points he explored. Read more...
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