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Formation Continue du Supérieur

30 octobre 2011

L'Enseignement supérieur dans le CPRDFP voté en Bretagne

http://www.bretagne.fr/internet/images/custom/bandeau.jpgUn Contrat de Plan régional de Développement des Formations Professionnelles
L’objectif du CPRDFP est de définir et coordonner les politiques régionales dans le domaine de la formation professionnelle pour la période 2011/2015. Pour cela, il s’appuie sur cinq grandes orientations: l’accès à la formation et à la qualification pour tous, une offre au service du développement économique, sociétal et environnemental, le droit à l’orientation pour tous et tout au long de la vie, un cadre collectif d’actions pour sécuriser les parcours et une gouvernance. Lire le document cadre du Cprdfp Bretagne.

L'enseignement supérieur dans le CPRDFP
Un accès à la formation qui diffère selon les publics

De façon générale, la formation professionnelle continue concerne un public plutôt jeune. Ainsi en 2008, 42% des stagiaires de la formation professionnelle ont moins de 26 ans et seulement 9% ont plus de 45 ans. Ainsi, même si la formation professionnelle continue s’adresse à tous les publics, la place des seniors reste faible.
L’origine sociale des élèves, tout comme la catégorie socioprofessionnelle des actifs, impactent l’accès en formation. Ainsi, en Bretagne, en 2010, 39% des élèves de CAP-BEP sont enfants d’ouvriers, contre 6% d’enfants de cadre. Ces différences s’accroissent avec le niveau d’études: à l’université, 10% des effectifs des masters et des écoles d’ingénieurs sont enfants d’ouvriers contre 47% d’enfants de cadres. Ces disparités se retrouvent dans l’accès à la formation continue des salariés: en moyenne 60% des cadres accèdent à la formation contre 29% des ouvriers. p.16
Une dynamique démographique, qui devrait entraîner une hausse des effectifs scolaires

Avec 734 000 élèves, apprentis et étudiants à la rentrée 20099, la Bretagne est la 5ème académie au niveau national. Dans un contexte de ralentissement des naissances, la région a connu, comme au niveau national, une contraction des effectifs scolarisés au cours de ces dernières années. Avec l’arrivée des générations nées après 1991 (jeunes âgés de 15 à 19 ans en 2010), les effectifs de l’enseignement secondaire (effectifs de collèges, lycées et CFA) devraient de nouveau repartir à la hausse. En revanche, dans l’enseignement supérieur, la baisse devrait se poursuivre d’ici à 2015. p.15

Volet 1 : Favoriser l’élévation générale du niveau de qualification, notamment en référence aux objectifs définis dans le cadre du processus de Bologne
Objectif : Favoriser l’accès à l’enseignement supérieur

Avec près de 110000 étudiants, la Bretagne représente de l’ordre de 5% des effectifs nationaux, se plaçant ainsi au 7e rang national. La région se caractérise par une proportion plus importante d’étudiants dans le supérieur court, avec 19% des effectifs contre 15% au niveau national. En conséquence, les effectifs au niveau Maîtrise représentent un pourcentage plus faible (34% contre 36% au niveau national).
Malgré des résultats positionnant la Bretagne parmi les premières régions de France en termes de réussite scolaire, le taux de poursuite d’études des nouveaux bacheliers dans l’enseignement supérieur est de 75.6%, soit à peine 1 point de plus qu’au niveau national. Ainsi, l’avantage dont la Bretagne bénéficie en termes d’accès au baccalauréat ne se prolonge pas en ce qui concerne l’accès à un diplôme de l’enseignement supérieur. Selon le CEREQ, seulement 36% de la génération 2001 est sortie diplômée de l’enseignement supérieur (20% des sortants étant diplômés d’un 2ème ou 3ème cycle).
Atteindre 50% d’une classe d’âge diplômée de l’enseignement supérieur
implique donc une action volontariste en faveur des poursuites d’études, au travers de l’ensemble des voies de formation. Dans ce cadre, il s’agira d’initier une démarche de concertation avec l’ensemble des acteurs afin de tendre vers une carte des formations supérieures équilibrée. Ce travail sera conduit en étroite collaboration avec l’Université Européenne de Bretagne.
* L’apprentissage participe également à cet objectif d’élévation du niveau de qualification. En effet, dans le cadre du Contrat d’objectifs et de moyens apprentissage, l’État et la Région ont inscrit un objectif minimum de 1000 contrats supplémentaires dans le supérieur d’ici 2015. Il s’agit de mettre en oeuvre des actions en faveur d’un renforcement de la pédagogie de l’alternance, voire, en complément, d’envisager l’ouverture de formations nouvelles.
Au titre de la formation tout au long de la vie et conformément aux dispositions prévues par la loi du 24 novembre 2009 en matière d’élévation du niveau de qualification, la formation continue doit également permettre d’accéder à un diplôme ou à une certification de l’enseignement supérieur. Ainsi, la Région soutient des actions en ce sens : Diplôme d’accès aux études universitaires – DAEU – en lien avec les Universités de Bretagne, financement des plans de formation mis en oeuvre par le CNAM, aides individuelles à la formation (chèque Formation), dispositif collectif de formation qualifiante (PRS Supérieur). Le soutien à ces actions sera poursuivi.
Dans le domaine sanitaire, l’inscription des formations de niveau III dans le processus universitaire du LMD (dans le cadre de l’harmonisation des cursus d’enseignement supérieur européens initiée par le processus de Bologne, le cursus universitaire français s’organise désormais autour de 3 diplômes: la Licence (Bac + 3), le Master (Bac + 5) et le Doctorat (Bac + 8)) contribue également à cette élévation du niveau de qualification. Mise en place dès 2009 et 2010 pour les formations d’infirmier et d’ergothérapeute, cette démarche sera progressivement étendue aux autres formations de niveau III. De même, les formations en travail social de niveau III sont à ce jour en cours de transposition en ECTS (European Credit Transfer System: Système de points développé par l’Union européenne afin de faciliter la comparaison des programmes d’étude européens), en vue de leur inscription dans ce processus LMD.
Plus globalement, dans le prolongement des orientations du CPRDF au titre des formations professionnelles post baccalauréat, la Région souhaite étendre la démarche à l’ensemble des formations supérieures. Ainsi, comme l’y autorisent les articles L-214.2 et L-214.3 du code de l’éducation, elle prendra l’initiative de l’élaboration d’un Schéma de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. En concertation avec l’État, elle associera dans sa démarche l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche du territoire breton.
* L’État et la Région s’accordent pour intégrer les engagements pris concernant les formations postbaccalauréat dans le présent CPRDF, au titre du schéma de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.
* La Région prendra l’initiative d’élaborer un schéma de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, en concertation avec l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche. Ce schéma sera présenté à l’Assemblée régionale en 2012.

Objectif : Favoriser les poursuites d’études à l’issue des baccalauréats professionnels et technologiques
Initiée dès la rentrée 2008 en Bretagne, la réforme de la voie professionnelle s’est traduite par un alignement de la durée du cursus des bacheliers professionnels sur celui des bacheliers des voies générale et technologique. De façon mécanique, cette réforme va entraîner une augmentation du nombre de bacheliers professionnels. En effet, le taux d’accès à la terminale professionnelle est en nette progression: 72% contre 42% avant la réforme.
Aujourd’hui, les bacheliers professionnels accèdent peu à l’enseignement supérieur, en général, et peu aux filières courtes: le taux de poursuite vers un BTS est de 19.3% en 2009, mais connaît une progression régulière au cours de ces dernières années. En effet, même si le baccalauréat professionnel garde comme objectif premier l’insertion professionnelle, il convient d’agir en faveur d’un meilleur accès à l’enseignement supérieur de ces bacheliers, en particulier dans les filières courtes, compte tenu des évolutions en cours.
Au niveau de la voie technologique, la réforme en cours actuellement a pour ambition de revaloriser la filière et doit conduire à plus grande lisibilité en termes de poursuite d’études. A compter de la rentrée 2011, la réforme entrera en vigueur et s’appliquera, de manière progressive, à l’ensemble des séries technologiques.
Les bacheliers technologiques sont mieux représentés dans l’enseignement supérieur court, en particulier dans les sections de techniciens supérieurs. Ainsi, le taux de poursuite des bacheliers technologiques vers le supérieur court est de 61% en 2009 (en cumul BTS + IUT), les poursuites en BTS étant plus nombreuses (50% contre 11% pour les IUT).
De la même manière, en cohérence avec les objectifs de chacune de ces certifications, les bacheliers technologiques et professionnels sont beaucoup moins représentés à l’Université. À la rentrée 2009, au niveau national, ils représentaient 17% des nouveaux bacheliers inscrits dans les filières universitaires. Leur probabilité d’obtenir la licence en 3 ans est inférieure à 10% (7.4% pour les bacheliers technologiques, 2.5% pour les bacheliers professionnels). En écoles d’ingénieurs, les bacheliers autres que les bacheliers généraux ne représentent, à la rentrée 2009, que 4% des inscrits en 1ère année du cycle préparatoire ou assimilé. Il s’agit majoritairement de bacheliers technologiques.
Dans le cadre du Projet Académique 2011-2015, l’Éducation Nationale affirme sa volonté de considérer l’ensemble des voies d’enseignement comme « d’égale dignité », y compris dans les possibilités de poursuite d’études, en proposant des réponses adaptées aux spécificités de chacune de ces trois voies. En conséquence, la poursuite d’études des bacheliers professionnels et technologiques devra être favorisée, participant ainsi à l’élévation générale du niveau de qualification. Toutefois, cet objectif impliquera la mise en oeuvre de modalités spécifiques leur permettant de s’inscrire dans une dynamique de réussite, jusqu’à l’obtention de la qualification.
A travers le CPRDF, l’État, la Région et les Partenaires sociaux souhaitent réaffirmer que l’ensemble des voies de formation (formation initiale sous statut scolaire, contrats en alternance - contrat d’apprentissage et contrat de professionnalisation) seront mobilisées afin de répondre à l’objectif de poursuite d’études des bacs professionnels et technologiques.
A ce titre, ces orientations seront déclinées dans le schéma de l’apprentissage et le schéma des formations sanitaires et sociales.
* Dans ce cadre, les Autorités académiques s’engagent à:
▪ Faciliter l’accès des bacheliers professionnels aux sections de techniciens supérieurs, en réponse aux évolutions en cours.
▪ Garantir l’accès des bacheliers technologiques aux sections de techniciens supérieurs, conformément aux dispositions réglementaires.
L’Etat et la Région s’engagent à étudier, à titre expérimental et selon des modalités à définir, la mise en oeuvre de ces poursuites d’études dans le cadre de parcours mixtes, c'est-à-dire en proposant une 1ère année sous statut scolaire et la 2e année en alternance.
* Dans le cadre du schéma de l’apprentissage, une attention particulière sera portée à la poursuite des baccalauréats professionnels et technologiques vers le niveau III (DUT, BTS, BM) et L3 dans la réalisation des objectifs quantitatifs fixés pour le développement du supérieur.
Complémentairement, et afin de favoriser des poursuites d’études au-delà du supérieur court, la Région étudiera avec les Autorités académiques, en lien avec les branches professionnelles, la possibilité de lancer une expérimentation sur le modèle « Vaucanson », porté par le CNAM. Cette formation, qui s’adresse spécifiquement aux jeunes bacheliers professionnels, propose une pédagogie innovante en alternance conduisant au grade de licence voire à des poursuites d’études en écoles d’ingénieurs. Cette expérimentation sera mise en oeuvre dans le cadre du COM Apprentissage.
* Un travail en ce sens sera également engagé avec les Universités, en particulier concernant l’accès aux IUT.
* Dans le domaine sanitaire et social, la substitution des baccalauréats professionnels « Accompagnement soin et services aux personnes » (Éducation nationale) et « Services aux personnes et aux territoires » (Enseignement agricole) aux BEP/BEPA existant sur ces champs devrait étendre les possibilités de poursuite d’études pour les publics désormais titulaires de certifications de niveau IV.
A ce titre, une réflexion sera conduite afin de conforter les parcours de formation des titulaires de ces nouveaux baccalauréats professionnels souhaitant poursuivre leurs études. De façon générale, les signataires s’accordent sur la nécessité de renforcer l’accompagnement pédagogique de ces publics, en développant une ingénierie de formation innovante. p.26-28
Du décrochage scolaire à la persévérance scolaire :

Dans cet objectif, l’État et la Région souhaitent réaffirmer, au travers du CPRDF, leur volonté de lutter contre le décrochage, tant en formation initiale (statut scolaire et étudiant, apprentissage) qu’en formation continue.
Des travaux seront également engagés avec les Universités, afin de conforter les actions déjà mises en oeuvre dans la lutte contre le décrochage et d’en promouvoir de nouvelles. p.35
Proposer une filière de formation professionnelle universitaire du niveau licence au niveau master 2

Dans un objectif de pérennisation du service public de l’orientation à l’échelle régionale, il apparaît important, parallèlement à la réalisation d’un état des lieux des certifications existantes, d’envisager la création d’une filière de formation universitaire en Bretagne de niveaux 2 et 1 qui réponde à la demande et aux besoins des accueillants et conseillers intervenant - actuellement ou dans le futur - dans le cadre du service public de l’orientation.
* La Région et l’Etat s’engagent à mener une réflexion avec les universités bretonnes sur la création d’une filière de formation professionnelle universitaire du niveau licence au niveau master 2. Cette formation devra être proposée en formation initiale et continue et être accessible par la VAE. p.68. Lire le document cadre du Cprdfp Bretagne.

http://www.bretagne.fr/internet/images/custom/bandeau.jpg Kontrakt Regionalny Plan Rozwoju Kształcenia Zawodowego
Celem CPRDFP jest określenie i koordynowanie regionalnej polityki w zakresie kształcenia zawodowego za okres 2011/2015. Aby to zrobić, opiera się na pięciu głównych tematów: dostęp do szkoleń i kwalifikacji dla wszystkich, oferta usług gospodarczych, społecznych i środowiskowych, orientacja prawo dla wszystkich i na całym życia zbiorowego działania w celu zabezpieczenia trasy i zarządzania. Przeczytaj dokument ramowy Cprdfp Brytanii. Więcej...

30 octobre 2011

Europe: Do loans create an indebted generation?

http://www.universityworldnews.com/layout/UW/images/logoUWorld.gifBy Allan Pall*. The European Commission recently published an agenda for the modernisation of Europe's higher education systems, which is a revamp of its 2006 plan. It is important to remember that the commission exists to support national higher education efforts, but its role is crucial, particularly with regard to funding.
The commission is seeking to increase the budget share from the central European Union financial framework from 2014 onwards by more than 70%. That is money invested directly in more student mobility grants, more cooperation support and more action on policy issues. But more importantly, while the overall EU budget is set to remain approximately the same size, the big increase in higher education investment sends an important message.
If we consider that the potential of our universities is still hidden to a degree and that we need to do something to release it, then the announcement is a clear communication that greater investment is needed. The commission does not put it so bluntly, but its actions hopefully speak for themselves. We must bear in mind that traditionally, spending on education has been tiny compared to the overall size of the EU budget - the sum proposed represents only around EUR15 billion (US$21.3 billion) of an overall EUR1 trillion budget. However, universities will also benefit from the research and innovation budget and cohesion funds.
Interestingly, the announcement focuses on two crucial issues that are of great importance to the success of higher education and the role it can play in personal, societal and economic development. Namely, that we need to do more to unleash the potential of every individual by widening participation, and that we need an education system that is more attuned to the needs of society and the labour market. This means that teaching and learning needs to become more student-centred, focusing on building competence and keeping citizens active for longer. Europe has long decided that encouraging greater mobility of students and staff plays a key role in bringing down barriers to learning and freedom.
The commission has been at the forefront of promoting mobility, through specific policies and initiatives such as the Erasmus programme, which has sent more than two million students for a period of study in another country in Europe since it was inaugurated. The Erasmus generation is ultimately European, but also more adaptable to social and economic change. Being able to study in different countries enables students to become better in transversal skills, which have a great long-term value.
Erasmus has been based on providing grants and it has also been tuition-free - students are not required to pay the fees of the institutions at which they spend time abroad. The commission now seems eager to try something new - awarding a loan guarantee of EUR100 million a year to help masters students fund full degree study abroad. In the past, mobility has been limited for such students as most financial help with fees has been for national-level study.
Thus a student from a lower socio-economic background would face an uphill struggle to find the funds to do a full degree in another country in Europe. The commission therefore has a good target audience and it knows what that audience needs, following a feasibility study that it carried out. However, this new policy also sends another signal to governments - invest in higher education, but do it through loans so that students also contribute to the costs.
Loans are nothing new and many governments have put them in place, often with the endorsement of students, especially when schemes are designed to have so-called progressive elements like income contingent repayments, grace periods and subsidised interest rates. All of these have also been proposed by the feasibility study, which also envisages a new EU institution that will manage a portfolio of EUR60 billion, which in the current political climate appears unimaginable. The plan is not a concrete proposal, but an idea for guaranteeing such loans through private banks (those that the governments still keep on bailing out). Thus we can only guess what the real conditions of the loans would be for students. No current study, including the feasibility study, has examined the actual attractiveness of such loans.
Secondly, the commission seems to be expecting everybody to immediately jump at the opportunity to endorse its idea even though there is not much detail about it and there has been no meaningful democratic dialogue with member states and citizens.
Thirdly, guaranteeing such loans needs to give students more than what member states are doing already for students, and must not act as a disincentive for governments making their own funds available for mobile study, something that has been a key promise of Bologna process ministers since 1999.
Fourthly, given that the scheme involves private banks, it is doubtful whether these could offer subsidies or tie repayments to students' later earnings. Such a scheme would not take into account individual financial gains or losses since higher education will not yield huge fortunes to graduates by itself. Thus the scheme actually doesn't appear to provide many options for increasing social mobility, as the loans are likely to be expensive and poorer students are more debt-averse.
Finally, one wonders if this scheme represents a change in the European Commission's approach to funding streams. The commission has stated publicly that it still considers grants to be important and that loans are simply an additional means of funding students. But we surely need to admit that rising youth unemployment and an increasing graduate debt burden might become an explosive mix, leading to greater social divisions between young and old.
What goes through the heads of this generation? How will such schemes affect today's and tomorrow's indebted generation of graduates? How will they affect graduates' plans to become parents and build capital for the future, for pension and increasing healthcare costs?
Of course, some economists do not consider this a long-term problem, but the perception that it might be is there and, as history has shown, perceptions are sometimes enough to provoke a reaction. *Allan Pall is chairperson of the European Students' Union.
30 octobre 2011

Internationalisation - Aid, trade, pervade

http://www.universityworldnews.com/layout/UW/images/logoUWorld.gifBy Elspeth Jones*. Hans de Wit's commentary in University World News on 23 October, titled "Naming internationalisation will not revive it", makes interesting reading. He is right to say that too much time is spent on definitions and arguing over detail, and asks whether such labels will advance the debate on the future of internationalisation. Perhaps this is exactly the problem - we are still having a debate.
While we continue to argue over whether internationalisation means student mobility, recruiting international students, internationalising the curriculum, developing globally competent staff or preparing students for a globally interconnected world, we need to be reminded that an integrated approach to internationalisation involves all of these and more. Too few university leaders have yet grasped the potential of internationalisation as a powerful force for change, restricting themselves instead to the economic or brand-enhancing concepts of global engagement. John Hudzik's article on 'comprehensive internationalisation' at least seeks to remind us of the breadth of issues we face.
As Hans de Wit says, Jane Knight, in her article "Is Internationalisation Having an Identity Crisis?", asks whether we are able to "focus on values and not only on definitions".
Equally it is now time to ask whether we are able to focus on actions rather than further debate. In Australia, academics talk of the two phases of internationalisation as being aid then trade. It's now time for internationalisation to 'pervade' and to reach all aspects of university life - vice-chancellors, presidents and provosts, take note. At the same conference in Adelaide to which Hans de Wit refers, I gave a paper which asked whether different global interpretations of the term 'internationalisation' are not in fact barriers to greater effectiveness in achieving internationalisation itself.
The paper suggested 10 key indicators of a university which has achieved 'comprehensive' or 'integrated' internationalisation:
1. The rationale and strategy for internationalisation
is linked to the university's vision and values and clearly communicated to and understood by academic and support staff at all levels across the institution, governing bodies and external stakeholders.
2. Governance, leadership and management.
The importance and relevance of internationalisation is explicit in all key university policies and strategies, incorporated into planning processes and delivered through normal line management routes across academic and corporate services and reported on annually to governors and-or senate.
3. Internationalisation of the formal curriculum
for all students is pervasive, in terms of content, pedagogy, assessment processes and graduate outcomes. This demonstrates the impact of global issues on the discipline and related professions and the role and impact of that discipline in the global context. Varied international mobility opportunities support the internationalised curriculum and intercultural learning opportunities are available within the local community.
4. International campus culture and informal curriculum is visible.
The international aspects of university life are celebrated regularly through events and activities that support internationalisation on the home campus.
5. A vibrant, diverse international and multicultural student community
is evident, with students actively participating in campus life and being valued for the way in which they enrich classroom and campus culture.
6. Guidance and support for students
outside the classroom supports incoming international students as well as promoting and encouraging internationalisation for all students, domestic and international.
7. Staff development, recognition
and reward for engaging in any aspect of the international dimension of university life is offered systematically for all staff through performance review or appraisal.
8. Broad and deep international partnerships
provide global opportunities for student and staff engagement through research, staff and student exchange or placement, collaborative programmes, benchmarking of performance and a bilateral programme of visiting academic and support staff.
9. Resources follow strategy
to ensure that the commitment to integrated internationalisation can be delivered.
10. Continuous enhancement of internationalisation activities
and strategy is undertaken through monitoring, reflection and evaluation processes which inform reviews of policy and practice.
This is challenge enough for any university and our efforts should not be impeded by the distraction of terminology, definition or debate. To achieve our objectives we need to take small steps on all fronts rather than berating ourselves for lack of progress. We should integrate rather than 'add on' internationalisation. We need to engage all staff in this endeavour whether academic or professional support and, above all, we need to engage and listen to our students, who are the ultimate beneficiaries of our efforts to internationalise.
Enough rhetoric and debate - let's get on with it!

* Professor Elspeth Jones is emerita professor of the internationalisation of higher education at Leeds Metropolitan University and an international education consultant. Until July 2011 she was international dean at the university, where she devised and led implementation of its internationalisation strategies. In 2009 she founded CAPRI, the Centre for Academic Practice and Research in Internationalisation. Her publications include the edited collection, Internationalisation and the Student Voice (Routledge 2010), and Internationalising Higher Education (edited with Sally Brown) (Routledge 2007). She is a member of the editorial advisory board of the Journal of Studies in International Education and visiting professor at the University of Zagreb. Email: EJ@ElspethJones.com.
30 octobre 2011

Etudiant étrangers. Repères

http://www.infosyrie.fr/wp-content/uploads/2011/10/logo-LIBERATION.jpgLa France est le quatrième pays d’accueil des étudiants internationaux (7,5% des inscrits en 2009), derrière les Etats-Unis (19,9%), le Royaume-Uni (11,1%) et l’Australie (7,7%) et devant l’Allemagne (5,9%). Les étudiants marocains sont les plus nombreux, talonnés par les Chinois.
284 659
C’est le nombre d’étudiants étrangers présents en France
sur l’année 2010-2011, dont 77% sont inscrits à l’université. Ce chiffre représente une hausse de 5% en quatre ans.
«L’avenir de l’influence de la France, c’est le "soft power", ce ne sont pas d’abord les Rafale et les chars Leclerc.» Pierre Tapie, président de la Conférence des grandes écoles
La circulaire contestée du 31 mai 2011
des ministres Claude Guéant (Intérieur) et Xavier Bertrand (Travail) porte sur «la maîtrise de l’immigration professionnelle». Elle appelle à plus de «vigilance» dans les demandes de changement de statut des étudiants étrangers.
Au gouvernement, deux écoles sur les étudiants étrangers
Alors que Guéant rend plus difficile l’emploi des jeunes diplômés venus faire leur cursus en France, Pécresse et Wauquiez prônent la souplesse. Par CATHERINE COROLLER, De notre correspondante à Lyon, MARIE PIQUEMAL, VÉRONIQUE SOULÉ.

Obsédé par la question de l’immigration, Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, veut empêcher les étrangers de prendre le travail des Français. Soucieux du rayonnement de la France, Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez, ses camarades du Budget et de l’Enseignement supérieur, rêvent d’attirer les meilleurs étudiants étrangers et de former la future élite internationale… Le résultat est une guéguerre interne autour du sort des jeunes diplômés étrangers qui, jusqu’ici, enchaînaient souvent avec une première expérience professionnelle en France. Claude Guéant voudrait désormais les renvoyer chez eux. L’affaire concerne plusieurs milliers d’étudiants étrangers qui, chaque année, sont recrutés à la sortie des grandes écoles ou des universités par des sociétés ayant souvent des activités internationales. Au-delà du nombre, elle est surtout révélatrice des errements d’une politique, oscillant entre ouverture et fermeture et qui finit par inquiéter les milieux économiques et les grandes écoles.
«en tension». L’affaire débute au printemps dernier. Le 31 mai, Claude Guéant et son collègue du Travail, Xavier Bertrand, adressent une circulaire aux préfets. L’objectif est de durcir l’application de la loi de 2006 sur l’immigration professionnelle. Afin de lutter contre le chômage et une immigration dont les chiffres ne baissent pas assez selon lui, Guéant veut réduire celle du travail. Avant d’accorder un statut de salarié à un étudiant ayant un master ou un doctorat, les préfets sont appelés à être plus sévères et à regarder les métiers «en tension», dont la liste est encore réduite.
Très vite, les premiers effets se font sentir. «Avant, la procédure était déjà contraignante avec de nombreuses pièces à fournir. Mais une fois qu’on les avait toutes, on obtenait une autorisation de travail au bout de trois semaines-un mois, souligne Fatma Chouaieb, sortie d’HEC et porte-parole du "collectif du 31 mai", un groupe de diplômés étrangers qui s’est constitué sur Facebook. Avec la circulaire, même si on respecte tous les critères, on n’a aucune garantie que ça aboutisse et on attend trois-quatre mois la réponse, qui est de plus en plus un refus.»
Talents.
Dès juillet, le patron de la Conférence des grandes écoles (CGE), Pierre Tapie, ainsi que celui de l’Association des entreprises privées, Maurice Lévy, écrivent en toute discrétion à Claude Guéant. Ils s’inquiètent des retombées de la circulaire sur l’image de la France, alors que la concurrence est féroce pour attirer les étudiants étrangers. Selon eux, la France se prive de talents qu’elle a elle-même formés et qui seront ensuite de précieux vecteurs d’influence dans la compétition économique mondiale. Mais le ministre de l’Intérieur reste inflexible.
A la rentrée, toute la communauté universitaire est en émoi. Les principaux syndicats étudiants - l’Unef, la Fage, la Confédération étudiante… - dénoncent les discriminations touchant les étrangers. Entre-temps, un nouveau décret a aussi durci les exigences financières pour les séjours étudiants en France. A son tour, la Conférence des présidents d’université (CPU) se lance dans la bataille: Louis Vogel, son président, dénonce une circulaire «très grave».
Le 11 octobre, Laurent Wauquiez réunit toutes les parties : les responsables des grandes écoles, des universités, représentant de l’Intérieur, etc. Selon lui, la circulaire n’est pas mauvaise en soi mais a connu «des problèmes d’application» qui vont être «corrigés» et tout va se régler. De son côté, Valérie Pécresse, qui lorsqu’elle était ministre de l’Enseignement supérieur plaidait pour une multiplication des étudiants étrangers, a écrit à Claude Guéant le 26 septembre, lui rappelant «notre stratégie d’attractivité universitaire».
Valises.
Le 11 octobre, le ministre lâche un peu de lest, sans rien céder sur le fond : «Des solutions vont être apportées de manière pragmatique aux problèmes, au cas par cas», promet-il. Depuis, la CGE a transmis 152 dossiers à l’Intérieur. On observe des petits signes de relâchement. Le 19 octobre, un ingénieur libanais de 25 ans, diplômé de l’université de technologie de Compiègne et embauché par Air liquide, a finalement obtenu une autorisation de travail après avoir essuyé un refus. Mais l’affaire n’est pas terminée. La vice-présidente du Sénat, la socialiste Bariza Khiari, s’apprête à déposer une résolution pour demander le retrait de la circulaire. Et certains étudiants font leurs valises, déçus par la France. «Je m’en vais, dit Maile, une Américaine de 31 ans (Lire les témoignages sur Libération.fr et Libélyon). Avec mon double diplôme Sciences-Po et Columbia University, j’avais décroché un contrat à l’Agence France Presse et un mi-temps à l’école de journalisme du Celsa. La préfecture a mis sept semaines pour me répondre non. Cette circulaire, c’est le signe d’une mentalité fermée. Or les jeunes comme moi, on est des internationaux, un peu aventuriers. Je pars en Chine, j’ai trouvé un boulot en trois jours.»
http://www.infosyrie.fr/wp-content/uploads/2011/10/logo-LIBERATION.jpg Prantsusmaa suuruselt neljas saaja välisüliõpilased (7,5% registreeritutest 2009), taga Ameerika Ühendriigid (19,9%), Ühendkuningriik (11,1%) ja Austraalia (7,7%) ja enne Saksamaa (5,9%). Maroko õpilased on arvukamalt ning neile järgnesid Hiina.
284 659
Kas välisüliõpilaste arvu Prantsusmaa 2010-2011, millest 77% õpib kolledžis. See tähendab 5% kasvu neli aastat. Velle...
30 octobre 2011

Community of scholars: lifelong learning needs lifetime readers' tickets

http://www.timeshighereducation.co.uk/magazine/graphics/mastheads/mast_blank.gifOffering library access to alumni and independent researchers helps to keep a university at the heart of its community, says Susan Gibbons. A characteristic that universities strive to instil in their students is the will to learn throughout their lives. In the US, universities often act on this mission by designing programmes that focus on their most senior alumni. In later life, former students may be invited to live near or on campus and attend classes, or join cultural excursions around the world. But why should alumni have to wait? Lifelong learning should begin at graduation and extend throughout a lifetime, rather than being confined to one's retirement years.
But when students leave university, a tough dose of reality awaits when they discover that so many of the scholarly resources they once took for granted had been provided, almost magically, by the university library. In gaining their diploma, graduating students often lose their passport to a rich world of high-quality research information. Without access to the millions of digital journal articles and electronic books offered by the university library, the web as a research tool can seem quite diminished.
Historically, public libraries would take the baton from university libraries and provide research services to their community. But today, fiscal realities compel many of them to focus more on the most pressing community needs, such as literacy programmes, and less on medium- to high-level research enquiries from the community. Independent research enquiry, when not affiliated to an academic institution, has become extremely difficult to carry out. But if the baton of lifelong learning cannot be passed on, university libraries are doing their alumni a great disservice if they allow it to drop at graduation.
Recently, Jstor, a digital archive of more than 1,000 major academic journals, has piloted an alumni-access programme that allows 19 institutions, including Yale University and the universities of London and Exeter in the UK, to bring the collection to alumni worldwide at a reasonable cost. For our alumni, access to the collection is free. The response has been tremendous. When programmes such as this are combined with collaborations between university libraries and alumni offices, it becomes possible to build a virtual alumni library that can support an entire lifetime of learning.
At the same time, many universities are also vastly expanding public access to their own collections via the web. At Yale, individuals around the world have free online access to images of millions of objects housed in our museums, archives and libraries. But, as we must continue to remind all who will listen, not everything has been put on the web and the physical collections of a university library are still essential, irreplaceable research tools.
So while a university library cannot bring its physical collections to alumni spread across the world, it can open its doors, perhaps just a bit wider, to the community that surrounds it. As universities strive to become more a part of, rather than apart from, the community, they should see their libraries as essential to the local intellectual commons. The main floor of Yale's Sterling Memorial Library, rich with reference materials and periodicals, is open to the public during the day and we host talks, exhibits and other activities that serve the local community. Our medical library has built lasting partnerships with teachers and students at a local public high school.
A university library must first serve the needs of its students and researchers, and sometimes this mission can exhaust its limited resources. But where possible, local community-based commitments can be woven together to provide a scaffolding for lifelong learning that complements the role of public libraries and helps to meet the research demands of independent scholars of all ages living in those communities. Richard Levin, Yale's president, has said that the future of a university is inextricably tied to the strength of its hometown. A community of lifelong learners is a strong one.
Academic libraries cannot do everything. They rely on their universities' explicit support and resources - but the investment is smart. Universities rely on alumni to be their ambassadors, and the provision of services that keep them connected both generates goodwill and equips them to be more effective on behalf of their alma mater. The ivory towers are imaginary: the academy cannot separate itself from the fate of its local community, its alumni, or wider society. "The library is the heart of the university" is the inscription that greets visitors to our main library. Increasingly, we hope, it will also beat strongly for lifelong learners in our hometown, among our alumni, and in the global community.
Postscript: Susan Gibbons is university librarian at Yale University.
30 octobre 2011

La Fédération Nationale des Unions Régionales des Organismes de Formation (UROF) inquiète

La Fédération Nationale des Unions Régionales des Organismes de Formation (UROF) est le principal représentant des organismes de formation associatifs travaillant dans le cadre des politiques publiques de formation professionnelle (hors OF publics ou semi publics). Très récemment ses représentants sont intervenus au Conseil Economique Social et Environnemental.
Voici le contenu de cette intervention:

"Nous avons toujours soutenu qu’il était nécessaire de rationaliser l’architecture du système de la formation et son financement, d’interroger sa gouvernance, d’améliorer l’orientation et la formation des publics les plus éloignés de l’emploi et de la formation qu’il soit salarié ou demandeur d’emploi.
La loi du 24 Novembre marque une avancée sur un certain nombre de ces points qu’il convient de souligner même si, à la lumière de leur mise en œuvre, des améliorations nous paraissent souhaitables.
- La création du SERVICE PUBLIC DE L’ORIENTATION est une nécessité pour inscrire dans les faits le droit à l’information et à l’orientation que l’article 3 de la loi prévoit. Néanmoins en choisissant de s’appuyer sur des institutions très diverses, ayant des cultures, des pratiques très différentes, l’enjeu de la labellisation n’en sera que plus décisif.
Si la notion de lieu unique demeure ambigüe, ce n’est pourtant pas la couverture du territoire qui nous inquiète mais l’harmonisation des pratiques et la capacité à doter les personnels dédiés des outils spécifiques à l’insertion professionnelle. Par ailleurs, nous connaissons bien pour les accueillir dans nos organismes, les publics en grande difficulté d’insertion (jeunes sans qualification, personnes migrantes ou issues de l’immigration, certains TH, bénéficiaires des minima sociaux) et savons à quel point travailler à l’élaboration et à la validation d’un projet professionnel requiert du temps, des essais/erreurs pour enfin déboucher. Ce service public de l’orientation devra donc s’inscrire dans une parfaite complémentarité avec les dispositifs d’orientation/formation souvent financés par les Régions.
Par ailleurs, on regrette que la création du service public de l’orientation ne se soit pas accompagnée de la création d’un grand service public de la Formation Professionnelle (cf. notre contribution jointe à la Commission Multipartite dans le cadre des travaux préparatoires à la Loi) dans le cadre ouvert par le Droit Communautaire aux Services Sociaux d’Intérêt Général.
Dans ce cadre, les mesures pour améliorer la lisibilité de l’offre de formation sont encore loin de produire leurs effets. CENTRE INFFO vient d’être chargé de concevoir et héberger le futur portail mais il faut à notre sens aller plus loin qu’un simple inventaire actualisé des organismes de formation pour mettre à la disposition de tous les acteurs y compris les particuliers, une base centralisée actualisée des formations existantes.
- La création du FONDS PARITAIRE DE SECURISATION DES PARCOURS PROFESSIONNELS
participe lui aussi du décloisonnement que nous avons toujours appelé de nos vœux. Son fonctionnement appelle néanmoins quelques remarques:
* sur un plan général, nous comprenons l’inquiétude des partenaires sociaux quant à sa gouvernance et les ponctions de l’Etat (dont une partie a alimentée  l’AFPA ce qui n’est pas sans poser un problème au regard du droit des aides d’Etat) ne font que révéler l’ambiguïté qui demeure et qui risque d’être préjudiciable à terme au fonctionnement du FPSPP;
* sur un plan qui nous concerne plus directement car les UROF sont constituées d’associations loi 1901 et participent donc de l’économie sociale, nous nous associons aux vœux de l’USGERES d’être mieux représentée au sein de cette institution. Faut- il rappeler que le « hors champ » représente en France ¼ de la collecte des OPCA et 1/5  des salariés.
* concernant les appels à projets du FPSPP, ils courent le risque d’être « préemptés » par les OPCA les plus importants et donc in fine de privilégier une logique de branche à une logique de territoire alors que selon nous il faut parvenir à un certain équilibre entre ces deux logiques. Pour cela, il nous parait souhaitable que les Régions soient associées plus étroitement aux travaux sinon aux instances du FPSPP et que les OPCA, au niveau des territoires, soient associés plus étroitement aux Plan Régionaux De Développement de la Formation. Par ailleurs, pourquoi ne pas ouvrir certains appels à projet à d’autres acteurs que les OPCA afin de laisser sur certains champs une place à l’innovation et à l’expérimentation? Enfin, s’il est vrai qu’un des objectifs du Fonds était de permettre un meilleur accès à la formation des publics qui y accèdent le moins, il demeure que sur le terrain, la demande des OPCA ayant obtenu des fonds du FPSPP est atomisée et très difficile à prendre  en compte par les organismes de formation. Pour exemple, dans le champ prioritaire de la lutte contre l’illettrisme et de l’apprentissage des savoirs de base, il est fréquent que sur un département plusieurs OPCA s’adressent aux mêmes organismes avec un nombre très restreint de positionnement (2 à 6) mais avec des exigences en termes d’individualisation, d’horaire, de programme qui rendent impossible tout regroupement. L’ adaptation de l’offre de formation est une exigence légitime mais ce postulat ne doit pas empêcher un travail plus collaboratif entre les OPCA et entre les OPCA et les institutions publiques intervenant sur un champ déterminé au risque de voir un axe majeur de la loi perdre en efficience par manque de dialogue entre l’ensemble des acteurs intervenant sur ce champ.
A ce titre la réforme des organismes paritaires collecteurs agréés nous parait aller dans le bon sens si ceux-ci, au regard des responsabilités éminentes qui leurs sont confiées, traduisent en acte la volonté sous- jacente de la loi de décloisonner les interventions des différents financeurs.
Les interventions des Régions, des OPCA, et de Pôle Emploi doivent à ce titre gagnées en complémentarité. Les exemples foisonnent de commandes de Pôle Emploi redondante et finalement contreproductives par rapport aux interventions structurelles des Régions (voir à ce sujet l’audition des représentants des organismes de formation par la commission des affaires sociales du Sénat- Rapport 2011).
S’agissant  de l’élargissement du rôle des OPCA en matière de conseil aux entreprises, nous ne partageons les inquiétudes qui ont été exprimées par certains même si nous convenons que ces missions doivent être précisées et sécurisées. En effet la situation antérieure qui prévaut toujours donnait un poids excessif à l’offre marchande dans un champ qui selon nous relève de l’intérêt général. En amont les cabinets ou organismes de conseil pouvant même avoir partie liée avec les organismes d’accompagnement ou de formation intervenant en aval, il y a là des clarifications nécessaires.
Certaines MESURES POUR L’INSERTION PROFESSIONNELLE DES JEUNES
appellent plusieurs commentaires de notre part:
La loi prévoit dans son article 37 une meilleure évaluation des missions locales et un conventionnement avec l’Etat et les collectivités prenant en compte les résultats et pondérant les financements à ces résultats : sans nous prononcer sur la philosophie de ces mesures, nous considérons que la loi n’a rien résolu quant à l’enchevêtrement institutionnel qui a compétence en matière d’accueil des jeunes. Entre Pôle emploi, les Missions locales, les structures had hoc issues des mairies, des agglomérations ou de l’intercommunalité, la confusion demeure. Par ailleurs, nous considérons que les missions locales doivent être recentrées, au regard des moyens dont elles disposent, sur la gestion et la coordination des parcours des jeunes et non pas sur l’accompagnement de ceux-ci qui demande un investissement temps et des compétences spécifiques.
Par ailleurs, la Loi prévoit un rôle accru pour les écoles de la deuxième chance : sur ce point notre position demeure inchangée. En France, les jeunes sortis du système scolaire sans diplôme ni qualification relèvent du droit commun de la formation professionnelle qui est de la compétence des Régions.
Celles-ci ont mis en place des dispositifs cohérents dans le cadre de leur Plan Régional de Développement de la Formation (PRDF) qui s’appuient sur des acteurs publics ou privés, souvent associatifs, historiquement présents et fortement professionnalisés sous l’incitation des pouvoirs publics.
Tout ce que mettent en avant les écoles de la deuxième chance, se fait depuis des dizaines d’années dans des dispositifs déjà financés ; qu’il s’agisse de l’alternance, du développement des compétences personnelles et sociales, de l’acquisition de compétences clés ou savoirs de base, de l’insertion professionnelle de ces jeunes. Ce que par contre ces Ecoles ont obtenu c’est leur inscription sur des parcours pluriannualisés réclamés par les UROF depuis 1992 et qui leur ont toujours été refusés. Enfin, la Fédération Nationale des UROF s’étonne du mode de financement et de mandatement de ces structures qui dérogent au droit commun appliqué aux autres acteurs aussi bien au regard du droit interne qu’au regard des règles communautaires en matière de respect du droit de la concurrence.
La loi vise par ailleurs l’amélioration des dispositifs de formation continue. Dans ce cadre, le DIF portable nous parait être une réelle avancée dans la sécurisation des parcours professionnels d’autant que, contrairement au DIF classique, il représente un véritable droit d’accès à la formation pour le demandeur d’emploi pendant sa période d’indemnisation. Néanmoins, nous constatons trop souvent que les OPCA ne sont pas suffisamment facilitateurs de la mise en œuvre de ce droit, soit qu’ils opposent des priorités à la demande, soit qu’ils demandent au demandeur d’emploi de faire l’avance financière du coût de sa formation, soit qu’ils renvoient le demandeur vers Pôle Emploi. Il y a là des véritables progrès à réaliser en termes  d’information du demandeur et en termes de clarification du rôle des parties prenantes au DIF portable.
Quant à la POE, elle doit à notre sens s’élargir au CDD de moins d’un an et se substituer à l’AFPR de façon à ne pas accumuler les dispositifs ce qui nuit à la lisibilité du système. A l’évidence, la POE est mieux appropriée car l’aide  de l’OPCA et le financement direct de Pôle Emploi allège la prise en charge de l’entreprise notamment dans les TPE et PME.
S’agissant des mesures destinées à mieux informer les stagiaires, elles sont sans incidence sur nos adhérents qui, travaillant sur fonds publics, appliquaient déjà depuis de nombreuses années de telles dispositions. Nous trouvons donc légitime qu’elles soient généralisées sur un champ qui doit être transparent.
Enfin, en ce qui concerne l’élaboration des CONTRATS DE PLAN REGIONAL DE DEVELOPPEMENT DES FORMATIONS PROFESSIONNELLES nous ne pouvons que déplorer l’absence totale de concertation avec les représentants des organismes de formation au sein des comités de coordination régionale de l’emploi et de la formation   alors que la loi la prévoit expressément.  D’une façon plus générale, nous déplorons le délitement des processus collaboratifs en Région alors que les organismes de formation intervenants sur fonds publics sont souvent de par leur pratique, ceux qui connaissent le mieux les difficultés et les freins à l’insertion des publics demandeurs d’emploi (cf. texte joint enquête nationale sur l’état des relations UROF- Régions)."
The National Federation of Unions of Regional Training Organizations (UROF) is the leading training organizations representing associations working in the public policy of vocational training (out of public or semi public). Most recently its representatives have taken place in the Economic Social and Environmental. More...

 

30 octobre 2011

Ces villes qui veulent attirer les étudiants

Les EchosPar Jean-Claude Lewandowski. Il y a les grandes métropoles étudiantes: Toulouse et ses 95.000 inscrits, Lille (autour de 100.000) et Lyon (plus de 120.000), Montpellier 70.000), sans oublier Paris, qui en aligne plus de 300.000. Mais aussi une ribambelle de villes plus petites, comme Albi, Dijon, Alès, La Rochelle... Toutes entichées des étudiants, toutes multipliant les initiatives pour les attirer -et les fidéliser. Il est loin, le temps où les mairies ne voyaient dans la population estudiantine que source de chahuts, d'agitation et de tracas. Désormais, elles en réclament et en redemandent. Pas une commune moyenne, voire petite, qui ne rêve d'avoir son IUT, son antenne universitaire ou son école d'ingénieurs.
C'est que, pour une agglomération, compter un gros contingent d'étudiants sur son sol présente bien des avantages. En termes d'ambiance et de réputation, d'abord: « Cela donne une image jeune et dynamique, observe Nicole Gibourdel, déléguée générale de la Fédération des maires des villes moyennes (FMVM). Et cela stimule la vie culturelle et sportive. » Les étudiants sont en effet les premiers à remplir cinémas, théâtres et salles de concerts, ou à fréquenter stades et clubs de sport.
Cercle vertueux

Mais plus encore, ils apportent une contribution majeure au développement économique. La présence d'une université ou d'une grande école est un argument fort pour inciter des employeurs et des cadres à s'installer. Par la suite, les collaborations se multiplient en général entre entreprises et institutions d'enseignement supérieur. A la clef, un effet bénéfique sur l'innovation et l'emploi... et sur l'attractivité de la ville. Bref, c'est une spirale positive qui peut s'engager.
« L'enseignement supérieur favorise les synergies et permet de monter des projets innovants, confirme Paul Meyer, délégué vie étudiante à la communauté urbaine de Strasbourg (52.000 inscrits). En outre, les diplômés formés ici et repartis aux quatre coins du monde créent un puissant réseau. C'est un atout considérable pour la ville. »
Même logique à Grenoble (62.000 étudiants, 400.000 habitants): « Notre développement est fondé sur l'innovation, l'enseignement supérieur et la recherche, expose Geneviève Fioraso, députée et première vice-présidente de la communauté d'agglomération. C'est pourquoi nous avons une approche intégrée en matière d'aménagement urbain: tous les acteurs locaux travaillent de concert avec l'université sur la construction de résidences pour étudiants ou les transports en direction des sites universitaires. »
Sans compter que la présence d'étudiants profite directement à l'économie locale. « Entre son loyer, sa nourriture, l'habillement et ses loisirs, on peut compter qu'un étudiant venu d'une autre région ou de l'étranger dépense entre 12.000 et 15.000 euros par an, analyse Michel Kalika, professeur de management à Dauphine. Multipliez par quelques centaines, et vous arrivez à un montant non négligeable injecté sur place. Sans oublier les retombées annexes -les parents qui viennent voir leur progéniture et passent quelques jours à l'hôtel, ou les services divers qu'il faut développer. » A elle seule, l'ESC Dijon-Bourgogne évalue ainsi à 30 millions d'euros par an le chiffre d'affaires annuel qu'elle génère. Curieusement, cependant, il existe encore peu d'études sur les retombées - directes et indirectes - de la présence d'un site universitaire ou d'une grande école sur un territoire.
Opérations séduction

Il n'empêche: les villes et les collectivités locales font désormais de gros efforts pour séduire institutions et étudiants. Un peu partout, elles se mettent en quatre pour améliorer leur cadre de vie. Au programme: construction de résidences universitaires, comme à Grenoble ou à Epinal ; création de lignes de transport avec tarifs réduits pour les étudiants; accès privilégié aux événements culturels et aux activités sportives... A chaque rentrée, plusieurs villes organisent aussi des soirées d'accueil, avec concert, cocktail de bienvenue et informations en tout genre. A Lyon, la semaine dernière, les 16.000 étudiants étrangers étaient conviés à une fête. Les oraux des concours d'entrée sont aussi l'occasion de promouvoir sa ville auprès des étudiants. « Nous recevons quelque 4.000 candidats venus de toute la France, indique Stéphan Bourcieu, directeur général de l'ESC Dijon. Autant en profiter pour leur montrer les atouts de notre ville. »
Peu à peu, une véritable concurrence s'instaure entre les agglomérations pour attirer les étudiants. « Certes, c'est la qualité des enseignements qui prime, poursuit Stéphan Bourcieu. Mais, à niveau égal, les conditions de vie et l'ambiance déterminent le choix de l'étudiant. Elles deviennent un vrai enjeu - même si on n'en est encore qu'au début. ». « Un peu partout, une prise de conscience s'est opérée, observe de son côté Abbassia Hakem, adjointe à la vie étudiante à Nantes (50.000 étudiants). Nous avons désormais une politique volontariste, en liaison avec le CROUS et les institutions, pour attirer des étudiants. » Strasbourg se retrouve aujourd'hui « en compétition avec Paris ou Berlin, notamment auprès des étudiants étrangers », assure Paul Meyer. Il existe même un palmarès des villes « où il fait bon étudier », réalisé par le mensuel « L'Etudiant », avec une dizaine de critères: qualité des études, mais aussi transports, culture, loisirs, coût de la vie, environnement...
Reste que, dans ce contexte, les grandes villes sont avantagées. Elles seules peuvent offrir une large palette de formations. « L'enseignement supérieur fait partie de nos priorités stratégiques, précise Jean-Luc Chambault, directeur général de la communauté d'agglomération Castres-Mazamet (1.600 étudiants pour 85.000 habitants). Mais aujourd'hui, avec la restructuration en cours du paysage universitaire, ce sont les grands centres comme Toulouse qui concentrent toutes les attentions. C'est pourquoi nous avons misé sur des filières spécialisées et professionnalisantes (BTS, IUT, école d'ingénieurs), liées à nos points forts: le numérique et la santé. » Castres-Mazamet connaît cependant une évasion de nombre de ses bacheliers vers des formations implantées sous d'autres cieux. Comme la plupart de petites communes.
A lire également: -L'interview de Nicole Gibourdel, déléguée générale de la Fédération des maires des villes moyennes; - Le palmarès 2011-2012 des villes où il fait bon étudier sur le site de « L'étudiant ».

Les EchosPrzez Jean-Claude Lewandowski. Istnieje studentów największych miastach: Tuluza i 95.000 naukę w Lille (około 100.000) i Lyon (ponad 120.000), Montpellier 70000), nie wspominając o Paryżu, która dostosowuje ponad 300.000. Ale także ciąg mniejszych miastach, takich jak Albi, Dijon, Ales, La Rochelle ... Wszystkie zakochany studentów, wszystkich inicjatyw zwiększenie przyciągnąć i utrzymać je. Dawno minęły czasy, kiedy rad widział w populacji studentów jako źródło hałaśliwość, niepokój i zmartwienie. Teraz nazywają i chcą więcej. Nie wspólnego średnie lub małe, który marzy o konieczności jego IUT, uniwersytet anteny lub szkół technicznych.
Czy to dla miasta, jak duży kontyngent studentów na ziemi ma wiele zalet. Jeśli chodzi o klimat i charakter, po pierwsze: "To dla młodych i dynamicznych, zauważa Nicole Gibourdel, ogólne delegat Federacji Burmistrzów miast (FMVM). I pobudza kulturalne i sportowe życie. "Studenci są w rzeczywistości pierwszy wypełnić kin, teatrów i sal koncertowych, lub uczestniczyć w klubach sportowych i stadionów. Więcej...

30 octobre 2011

Grand emprunt : 150 millions pour la formation

Les EchosPar Isabelle Ficek. L'innovation pédagogique dans les formations. C'était - critique récurrente entendue chez les universitaires - la grande absente de la première vague des appels à projets des investissements d'avenir financés par le grand emprunt, centrée sur la recherche. En juin dernier, Nicolas Sarkozy avait souhaité quelques réorientations pour la deuxième vague. Ce sont finalement 150 millions d'euros qui seront réalloués à un appel à projets baptisé « initiative d'excellence en formations innovantes » (Idefi), présenté ce matin par le commissaire général à l'investissement, René Ricol, et le ministre de l'Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez. « Les objectifs sont à la fois de faire émerger des diplômes au meilleur standard mondial, de répondre au défi de la démocratisation et à celui de l'insertion professionnelle des étudiants, en multipliant les partenariats avec les entreprises et l'alternance », explique Laurent Wauquiez, qui veut voir dans ce nouvel appel à projets « l'émergence de fleurons qui auront un effet structurant pour l'ensemble dune filière ou d'un site ».
Démonstrateurs d'excellence

Mais les places seront chères. Pour éviter le saupoudrage, 20 lauréats seront désignés par un jury international et pourront recevoir, en moyenne, sur une durée de contrat de huit ans, 1 million d'euros par an. Les niveaux de la licence et du master sont concernés. « L'idée est d'avoir des démonstrateurs de ce qui peut exister d'excellent et d'innovant en formation, précise-t-on au Commissariat général à l'investissement, donnant en exemple les cursus de licence qui proposent des parcours différenciés: un parcours d'« excellence » pour les meilleurs étudiants, un parcours « classique » et un autre renforcé pour ceux qui rencontrent des difficultés, avec des passerelles entre chacun. Sont également attendus des projets sur la formation continue, l'ingénierie, les études de médecine, la professionnalisation, un meilleur appui de la formation sur la recherche, dès la licence, et la pluridisciplinarité. Les dossiers sont à déposer d'ici au 19 décembre et les sélectionnés seront connus début mars 2012, après le verdict définitif des Idex (les initiatives d'excellence, ces grands campus à vocation mondiale), ces derniers ne pouvant cumuler leur dotation pour le campus avec celle de l'appel à projet, Idefi.

30 octobre 2011

Sweden: Minister says universities may merge

http://www.universityworldnews.com/layout/UW/images/logoUWorld.gifBy Jan Petter Myklebust. Sweden's coalition government is to tackle a sharp drop in student numbers by allocating more funding to universities where there is a strong demand for places, forcing less popular institutions to seek mergers to survive, Education Minister Jan Björklund has warned.
In an article in the leading newspaper Dagens Nyheter, Björklund said that "demography is now on our side for promoting university mergers", given an expected 25% drop in the 20-year-old age cohort over the next six years.
"We intend to make student choices of universities an important factor in the channeling of resources, so that those universities with a high demand for study places will receive more funding compared to those institutions that experience less such demand," he said.
Institutions less in demand would face many challenges, he warned, adding that it was in their interest to seek mergers with larger, research-intensive universities, or with research institutes, to secure their resource base. But university leaders and higher education experts have warned against making a simplistic assumption that large institutions are better than small ones. Björklund's article followed the minister's keynote speech at the annual meeting of the Association of Swedish Higher Education, titled "Quality Before Quantity".
In an unprecedented move, the ministry sent a text message to all university college rectors urging them to read the article, titled "University Colleges Need to Merge with Stronger Universities".
Björklund said initiatives for mergers should come from institutions themselves. The government did not intend to take decisions on mergers, but was convinced they would improve quality and strengthen the position of Swedish universities internationally.
"Institutions are facing major challenges that will change the higher education landscape in Sweden," he said.
To facilitate the process, the government has allocated SEK20 million (US$2.6 million) for 2012 and SEK75 million for 2013 to cover the costs of preparing university mergers.
The minister said the government would want to retain higher education opportunities across the country, but these would primarily be in professional training like nursing, teaching or engineering. Currently there are 37 higher education institutions in Sweden, catering for 440,000 students, a figure that has doubled in the past 20 years. Resources for research are concentrated in 10 institutions. Björklund said many higher education courses did not have a satisfactory link to research and the goal was that most university professors should have a doctorate and participate actively in research.
"The coalition government now wants to focus on quality, and the first steps were taken [last year] when we instructed the Swedish National Agency for Higher Education to examine all university courses over the next three years and to grade all courses according to a set of quality criteria," he said.
That instruction, which ensured evaluations would be based solely on student results, led to the resignation of Sweden's University Chancellor Anders Flodström, as reported by University World News. Thomas Blom, acting rector of Karlstad University, which is close to the border with Norway, and Åsa Bergenheim, the incoming rector, said in a joint statement to University World News that while closer cooperation and fusion might be appropriate for some universities it was vital for such a process to take place in a climate of mutual respect.
"The evaluations from the Swedish National Agency for Higher education demonstrate that larger institutions are not always better than smaller ones," they said.
They added that mergers could enable institutions to share each other's experiences, competence and ideas. "If we manage to do this right, a merger could strengthen teaching and research milieus, relations to the regional society could be broadened and administrative costs could be reduced. And for students a university with several campuses could be of interest, giving more study choices," they said.
"The point, however, is not to become big - but that we shall be good."
Kerstin Norén, rector of Högskolan Vest (University College West) in Trollhättan, told local newspaper TTELA that the minister's article was retelling old myths, such as that university colleges were the weak link in the higher education landscape, when the real problem might be that resourcing was weak.
"Most important to reach high scientific quality are international contacts. The size of the research institution is of less importance," Norén said.
Kåre Bremer, rector of Stockholm University, reminded readers of his blog that Björklund had often said that seven to 10 Swedish university colleges might have to be closed down unless they merged with a stronger research institution.
"Now several discussions are taking place on potential mergers, most of them still more or less informal. Stockholm University is not involved yet in any such discussions," he said.
Lena Adamson, former secretary-general of the Swedish National Agency for Higher Education and now an expert on quality assurance, teaching and learning and entrepreneurship at the European Institute of Technology, told University World News that concentration and good use of resources was important in any business. But while she agreed with Björklund on the importance of having a "sharp" national quality assurance system, this objective was not being realised.
"Clear quality profiles instead of extensive peer review reports will steer students' choices more effectively than anything else. This will act as an economic driving force for higher education institutions to find their own solutions in improving quality and making good use of their resources," Adamson said.
"When it comes to small institutions collaborating with larger ones, we must not forget that the correlation between size of institution and intense creation of innovations - in the sense of putting good research to use - is not always given. Concentration and good use of resources, yes. But size may not always be the sole dimension to take into consideration here."

30 octobre 2011

¿Quién debe pagar por la educación?

http://chronicle.com/img/photos/biz/icons/worldwise-nameplate.gifBy Francisco Marmolejo. Las recientes demostraciones estudiantiles en Chile y Colombia son motivo de preocupación de sus respectivos gobiernos. En el centro del debate se plantea una interrogante simple para la cual no existe una respuesta sencilla: ¿quién se supone que debe pagar por la educación de los habitantes de un país?, ¿deben pagar los propios estudiantes y sus familias o el gobierno?, ¿debe ofrecerse subsidio directo  a los estudiantes o deben ser las instituciones de educación superior las que reciban el soporte del Estado para con ello hacer más accesible la educación?

En cierto sentido, tanto el caso chileno como el colombiano han seguido trayectorias diferentes en lo referente al desarrollo de sus respectivos sistemas de educación superior, aunque en ambos casos existe similitud en cuanto a las huelgas y demostraciones estudiantiles que, sin lugar a dudas, tienen nerviosos a sus gobiernos nacionales y también a los gobiernos de países vecinos.
En el caso de Chile, la liberalización masiva de su sistema de educación superior que se ha experimentado en años recientes y que ha estado acompañada de una limitada inversión pública, al final de cuentas se ha traducido en un impresionante crecimiento de la infraestructura de educación superior a nivel nacional y en un incremento significativo en el número de chilenos con acceso a la educación superior (actualmente un 51 por ciento de jóvenes en edad de estudiar). En ello ha tenido mucho que ver la oferta de las instituciones particulares. En este contexto el gobierno ha permitido que las instituciones de educación superior cobren altas cuotas y colegiaturas, ofreciendo al mismo tiempo mecanismos público/privados de ayuda financiera que permiten a la mayoría de los alumnos contar con recursos financieros para contribuir a pagar sus estudios. Al mismo tiempo, el gobierno chileno ha mantenido en operación un programa que condona los pagos de cuotas y colegiaturas a estudiantes que hayan tenido las mejores calificaciones en el examen nacional de ingreso a la educación superior, conocido coloquialmente como la PSU. Además, el gobierno conserva desde hace varios años un esquema de otorgamiento de subsidios a un pequeño grupo de 25 universidades tanto públicas como privadas que pertenecen al selectivo Consejo de Rectores de las Universidades de Chile (CRUCH).
Naturalmente que el crecimiento en la educación superior de Chile no ha estado exento de problemas. Un aspecto a destacar es que al concluir su formación universitaria, la gran mayoría de los chilenos que estudian se quedan con un significativo adeudo monetario producto de los créditos educativos que tienen que contraer para financiar su educación, mientras que el generoso programa de condonación de cuotas y colegiaturas para los mejores estudiantes suele beneficiar, entre otros, a aquellos que provienen de familias con mayores recursos económicos dado que son quienes estuvieron mejor preparados por haber estudiado los niveles previos de la educación en escuelas privadas que se caracterizan por tener mejor calidad que las públicas. En otras palabras, tal pareciera que recursos de los contribuyentes terminan siendo utilizados para subsidiar a aquellos que menos necesitan de tal apoyo, mientras que el resto de la población estudiantil debe asumir una deuda proporcionalmente mayor para financiar sus estudios superiores. Finalmente, en años recientes, han emergido una amplia gama de instituciones de educación superior privadas con fines de lucro que, aun cuando están debidamente acreditadas y ofrecen una educación similar en calidad a otras instituciones públicas, sin embargo se han convertido en un blanco natural de ataque para quienes han estado demostrando su inconformidad en las calles.
El caso colombiano es en cierto sentido diferente, considerando que cuenta con un sistema de educación superior pequeño y selectivo que no ha logrado crecer al mismo ritmo que las tendencias demográficas del país, lo que ha llevado a que anualmente solo un pequeño porcentaje de los cerca de 600,000 jóvenes egresados de la educación media superior  logren avanzar al nivel de educación superior. Preocupado por este importante reto, el gobierno del Presidente Juan Manuel Santos decidió embarcarse en una radical reforma del sistema nacional de educación superior encaminada, entre otras cosas, a incrementar significativamente la cobertura del sistema con la meta de pasar de atender al 37 por ciento de jóvenes en edad de estudiar que se tiene actualmente, a un ambicioso 50 por ciento en el año 2014. Para contribuir a financiar tal crecimiento, el gobierno colombiano inicialmente planteó la idea de permitir la participación de oferentes privados incluyendo aquellos con fines de lucro tanto nacionales como del extranjero. Sin embargo, debido a la presión de diversos sectores preocupados por las implicaciones de una supuesta privatización de la educación superior, el gobierno decidió eliminar esta posibilidad en la versión de un proyecto de reforma a la ley de educación superior que actualmente se discute en el Congreso de la República de Colombia.
Para algunos sectores de nuestras sociedades la respuesta a tales dilemas es muy sencilla: la educación es un derecho humano básico y, en consecuencia, los gobiernos (y por ende los contribuyentes de impuestos) deben asumir el costo de la provisión de educación superior haciéndola accesible a un mínimo costo o gratis a los estudiantes independientemente de su estatus socio-económico. También, muchos argumentan que las políticas de admisión a las instituciones de educación superior deben ser más flexibles y que se deben dedicar fuertes cantidades de inversión gubernamental para financiar la infraestructura y operaciones de las instituciones de educación superior públicas. En contraste, otros sectores consideran que el enfoque descrito anteriormente simple y sencillamente no es viable en el largo plazo y que, en lugar de subsidiar directamente a las instituciones educativas, los gobiernos deben ofrecer más becas y créditos directamente a los estudiantes con base en fórmulas que resulten de una combinación entre la necesidad económica del estudiante y sus méritos académicos. También ellos argumentan que la participación de oferentes privados en la educación –incluyendo las entidades con fines de lucro- debe ser aceptada para propiciar una sana competencia y para mejorar la eficiencia institucional, asumiendo que tal apertura esté debidamente regulada y vigilada.
Todos los anteriores son algunos de los temas que están siendo debatidos no sólo en Chile y Colombia, sino también en muchos países. Conversando el tema con mi colega Dewayne Matthews, de la Fundación Lumina, éste me advierte que el reto que enfrentan muchos países es cómo ofrecer educación de calidad a un número mucho mayor de estudiantes sabiendo que incrementar la capacidad institucional no es algo que se pueda lograr rápidamente y por decreto, especialmente en los tiempos que se viven con necesidades ilimitadas y recursos financieros limitados. Esto implica para los gobiernos que deciden invertir en la educación, enfrentar el dilema de en qué otras prioridades igualmente importantes hay que dejar de invertir. También queda cada vez más claro que la implementación de reformas, necesariamente afectará el status-quo prevalente en los sistemas de educación superior. En resumen, nos encontramos frente a una realidad compleja para la que no existen respuestas simples.
Al final de cuentas lo que ha estado sucediendo en Chile y Colombia pone en la mesa de la discusión la pregunta fundamental que nuestras sociedades enfrentan en el mundo actual: ¿Es la educación superior un bien público o privado y, consecuentemente, quien debe pagar por ella?. La moneda está en el aire.

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