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Formation Continue du Supérieur
3 août 2012

Accompagnement VAE à distance

http://www.prao.org/images/bandeau_pro.jpgEn Lorraine le DAVEN (équivalent du DAVA en Rhône-Alpes) renforce l'accompagnement à distance pour les candidats à la VAE
Afin de réduire le taux d'abandon, le rectorat de Lorraine propose un accompagnement à distance, via internet.
L'objectif consiste à faciliter les démarches de validation d'acquis aux personnes ne pouvant pas bénéficier des modalités classiques d'accompagnement: les personnes peu disponibles en journée, les personnes qui ne peuvent pas obtenir de prise en charge du coût de la prestation classique.
Lancé en septembre 2011, le projet "Farex" (favoriser l'accès à la reconnaissance des acquis de l'expérience par les publics peu représentés en VAE) sera financé par subvention FSE ainsi qu'une participation du Conseil régional.
Le projet Farex vise à améliorer la communication sur la VAE, mais aussi à créer des outils de facilitation pour encourager les premiers niveaux de qualification, issus notamment des secteurs de l'industrie, du bâtiment et des travaux publics, de la restauration, de la sécurité, de la propreté, à faire reconnaître leur savoir-faire par une VAE.
Le Daven de Lorraine indique avoir beaucoup misé sur internet: première partie du dossier en ligne, messages d'aide, etc., en évitant au candidat certaines formalités et déplacements.
Un espace candidat est actuellement en chantier pour assurer le recueil des informations personnelles et un meilleur suivi. D'ici 2013, il y aura des modules d'aide en ligne.
Pour en savoir plus, consultez l'article consacré à ce projet dans la publication Info continue, n° 37, du réseau Greta Académie Nancy-Metz.
http://www.prao.org/images/bandeau_pro.jpg In Lorraine the Daven (equivalent of DAVA in Rhône-Alpes) reinforces the distance guidance for candidates to VAE. To reduce the dropout rate, the rector of Lorraine offers support remotely via internet. More...
3 août 2012

Pour AGEFOS-PME, la VAE, c’est à la puissance 2

Logo de l'Agence Régionale de la Formation tout au long de la vie (ARFTLV Poitou-charentes)AGEFOS-PME propose une nouvelle offre de services VAE aux entreprises et à leurs salariés en CDI pour leur permettre de sécuriser les parcours professionnels. Ce service comprend de nouvelles modalités de prise en charge et un accompagnement renforcé.
Un conseiller accompagne le salarié tout au long de la démarche et le financement, assuré dans le cadre d’une période de professionnalisation de 12 mois, ne ponctionne pas le budget formation de l’entreprise.
Consulter la plaquette et le site d’AGEFOS-PME
Et en Poitou-Charentes.
Voir aussi VAE Puissance 2: un taux de validation totale supérieur à la moyenne de la VAE, AGEFOS PME RHÔNE-ALPES: "VAE puissance 2".

Logo de l'Agence Régionale de la Formation tout au long de la vie (ARFTLV Poitou-charentes) AGEFOS-ΜΜΕ προσφέρει μια νέα υπηρεσία που προσφέρει στις επιχειρήσεις VAE και τους υπαλλήλους τους με συμβάσεις αορίστου χρόνου, ώστε να μπορέσουν να εξασφαλίσουν σταδιοδρομίας. Η υπηρεσία αυτή περιλαμβάνει νέες μορφές φροντίδας και ενισχυμένη υποστήριξη. Περισσότερα...
2 août 2012

Les "Mercredis de la VAE" du FONGECIF PACA

http://www.fongecif-paca.com/sites/paca/pages/upload/images/logo_fong_midiG.gifA partir du 1er juillet 2012, le FONGECIF PACA, avec le soutien de la Région, inaugure les "Mercredis de la VAE", dans ses locaux à Marseille!
Conditions d'accès au CIF CDD

Si vous avez - de 26 ans :

- 12 mois d’activité salariée dans les 5 ans (prise en compte possible des contrats d’apprentissage et de professionnalisation)
 et
                - activité salariée de 120 jours de CDD (prise en compte possible des contrats d’apprentissage et de professionnalisation) consécutifs ou non dans les 12 derniers mois
                                                             ou
                - activité salariée de 6 mois de CDD (prise en compte possible des contrats d’apprentissage et de professionnalisation)  dans les 22 derniers mois
Si vous avez + de 26 ans :

- 24 mois d'activité salariée, consécutifs ou non, dans les 5 ans
et
                - activité salariée de 120 jours minimum en CDD* consécutifs ou non dans les 12 derniers mois
                                                            ou   
                - activité salariée de 6 mois de CDD* dans les 22 derniers mois
*Sont exclus les contrats suivants: de professionnalisation, d'apprentissage, d'avenir, d'accompagnement dans l'emploi, CUI-CAE. Les contrats conclus avec des jeunes en cursus scolaire ou universitaire. Les CDD qui se prolongent par un CDI, dans la même entreprise.
Mobilisation des heures de DIF dans le cadre d'une demande de CIF ou de Formation Hors Temps de Travail

Pensez à nous l'indiquer lors de votre demande et de le faire apparaître dans la partie réservée à l'organisme de formation!
http://www.fongecif-paca.com/sites/paca/pages/upload/images/logo_fong_midiG.gif Dal 1 ° luglio 2012, il FONGECIF PACA, con il sostegno della Regione, inaugura "I mercoledì della VAE" nei suoi locali a Marsiglia!
Condizioni di accesso CIF CSD
Se si dispone di - 26 anni:

- 12 mesi di lavoro subordinato entro 5 anni (tenendo conto di eventuali tirocini e professionali)

e

- Lavoro dipendente di 120 giorni di CSD (tenendo conto apprendistato possibili e professionalizzazione) o non consecutivi negli ultimi 12 mesi

           o
- Pagamento di occupazione di 6 mesi di CSD (tenendo conto apprendistato possibili e professionali) negli ultimi 22 mesi. Più...
2 août 2012

10 ans de pratiques de la VAE dans les Universités de Bretagne

http://ressources-infoglue.univ-rennes1.fr/ueb/css/ueb-vae/assets/background-header.jpgDans le cadre de la formation tout au long de la vie, la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE), instituée par la loi de Modernisation Sociale promulguée le 17 janvier 2002, est un droit individuel. Celui-ci permet à toute personne de faire reconnaître et valider les acquis de son expérience professionnelle, sociale ou personnelle, afin d’obtenir un diplôme.
Au-delà de la reconnaissance institutionnelle, la VAE comporte aussi une dimension de valorisation personnelle et sociale. Certifier ses acquis de l’expérience par un diplôme contribue à donner une valeur formative à son expérience, permet de gérer au mieux sa propre évolution de carrière et d’apporter une réponse à son projet personnel.
À ce jour, ce sont près de 3400 validations universitaires qui ont été proposées par le réseau.

La normalisation du dispositif de VAE est en marche et son avenir ne vaut que si chacun en connaît l’existence, les modalités et le fonctionnement.
En 2012, la VAE fête ses 10 ans et nous profitons de  cette occasion pour faire un point d’étape sur nos pratiques.

Le réseau Réuniva4 des 4 universités de Bretagne organise pour fêter cet anniversaire un cycle d’événements en octobre 2012.
Journée d’échanges : La VAE, un outil de développement des compétences

Jeudi 04 octobre 2012 à partir de 9h à Rennes. Campus de Villejean, Université Rennes 2
Forum de la VAE

 

Vendredi 12 octobre 2012 de 14h à 18h à Vannes, Campus Tohannic- rue André Lwoff
Vendredi 19 octobre 2012 de 14h à 18h à Lorient, Faculté des Sciences - 2 rue Coat Saint-Haouen
Séminaire sur : l’évaluation en jury de Validation des Acquis de l’Expérience - VAE partielle : quelles prescriptions ?

 

Jeudi 18 octobre 2012 de 14h à 16h à Brest
à l’UFR Lettres et Sciences Humaines – Victor Segalen BREST (au centre ville)

http://ressources-infoglue.univ-rennes1.fr/ueb/css/ueb-vae/assets/background-header.jpgAs part of training throughout life, the Validation of Acquired Experience (VAE), established by the Social Modernisation Act promulgated on 17 January 2002, is an individual right. This allows anyone to recognize and validate the achievements of his professional experience, social or personal, in order to graduate. More...
31 juillet 2012

La validation des acquis de l’expérience (VAE)

http://le-stand.fr/blog/wp-content/uploads/2011/10/realisation-de-stand-salon-vocatis.jpgReprendre une formation n’est pas le seul moyen de décrocher un diplôme. Grâce à la VAE (Validation des acquis de l’expérience), il est possible d’obtenir un diplôme en mettant à profit vos savoirs acquis dans le cadre professionnel.
Le principe de la VAE est simple : il s’agit de faire valoir vos compétences - techniques, managériales ou autre - dans le cadre d’un parcours de formation diplômante ou de formation certifiante. C’est-à-dire de faire en sorte que l’expérience soit transformée en diplôme. Le diplôme visé doit bien sûr correspondre à votre profil.
Exemple : vous êtes commercial, titulaire d’un bac, et disposez d’une expérience de cinq à dix ans. Vous pouvez demander à obtenir un BTS, voire une licence professionnelle dans votre spécialité, en faisant jouer la VAE. La VAE répond également à un besoin de reconnaissance personnelle.
Comment procéder? Il existe quelques astuces pour réussir sa démarche de VAE en 8 points clefs
Première étape: demander un dossier de VAE auprès de l’établissement (école, université). Ensuite, il s’agit de retourner ce dossier, puis de défendre votre demande devant un jury d’enseignants et de professionnels. L’objectif de cet oral est de vérifier que vous possédez les connaissances requises pour le diplôme en question.
Deux cas de figure: le jury estime que oui, et vous décrochez le diplôme. Le jury estime qu’il vous manque telle ou telle compétence : vous repassez le module en question. Toujours plus simple que de faire un diplôme dans son intégralité!
Petit bémol: la VAE est un processus de longue haleine. Le dossier de VAE est très complet, et de ce fait relativement long à boucler. Ceci explique que certains établissements proposent un accompagnement personnalisé.
Une aide que l’on ne peut que recommander vivement, notamment aux personnes qui ont quitté le système scolaire depuis longtemps, ce qui permet d’éviter les principales erreurs dans un dossier de VAE.
En savoir plus

- Faire une demande de VAE
- Modèle de lettre de demande de VAE
- VAE : toutes les étapes
- Comment financer sa VAE
- 7 erreurs fatales dans un dossier de VAE
- La VAP : intégrer une formation sans avoir le niveau requis
- Avez-vous le bon profil pour une VAP?

http://le-stand.fr/blog/wp-content/uploads/2011/10/realisation-de-stand-salon-vocatis.jpg Resume training is not the only way to earn a diploma. Thanks to VAE (Validation of prior learning), it is possible to obtain a degree in leveraging your knowledge acquired in the workplace.
The principle of VAE is simple: it is to showcase your skills - technical, managerial or otherwise - as part of a course diploma course or qualifying training. More...

29 juillet 2012

Informer, conseiller, suivre - comment des régions sécurisent les parcours VAE

Aquitaine Cap MétiersL’INSET de Dunkerque, le Centre Inffo et la Région Rhône-Alpes organisent  les 13 et 14 septembre 2012, à Lyon (59), deux journées d’échanges de pratiques, sur le thème "Informer, conseiller, suivre: comment des régions sécurisent les parcours VAE".. Jeudi 13 septembre 2012 (de 14h à 18h) et vendredi 14 septembre 2012 (de 9h à 14h), Conseil régional de Rhône-Alpes, 1 esplanade François Mitterrand, 69 002 Lyon.
PROBLÉMATIQUE

En 2002, la loi de modernisation sociale a introduit le droit individuel à la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) et en 2004, les Régions se sont vues confier la responsabilité d’organiser l’information-conseil en VAE dans le cadre de la loi sur les responsabilités et les libertés locales.
L’étape d'information-conseil est essentielle pour l'ensemble de la démarche de VAE, car elle permet au candidat d'être informé sur la procédure à suivre, les différentes étapes et leurs contraintes, de valider son projet professionnel, de choisir une certification pertinente au regard à la fois de son expérience et des perspectives territoriales d'emploi, et de disposer des contacts nécessaires à la poursuite de la démarche.
Cette étape constitue un des principaux leviers de développement de la VAE notamment parce qu'elle permet de lutter contre les abandons en cours de parcours, mais aussi d’optimiser les chances de réussite du parcours.
Pour certains publics les plus éloignés de l'emploi, l'appui et le conseil proposés pourraient être renforcés par une assistance mise en oeuvre tout au long du parcours, afin de mieux sécuriser la démarche. Il s’agit de développer une prise en charge globale de la personne et d'assurer une meilleure coordination entre les différents acteurs et étapes du parcours.
Ainsi, les Régions réfléchissent aujourd’hui, à la plus-value d’une mission d’assistance renforcée pour développer et faciliter les démarches de VAE et étudient les modalités de mise en oeuvre envisageables pour cette mission, pour les publics de leur ressort.
Ces problématiques posent au préalable un certain nombre de questionnements: quel est le maillage territorial pertinent? Quels sont les professionnels les mieux à même de rendre ce service? Comment garantir la qualité de ce dispositif d'information conseil (labellisation, ….)? Comment assurer la nécessaire coordination entre les différents acteurs/étapes? Quelle mutualisation possible des pratiques et des outils? Comment mobiliser les différents publics? Quel suivi et quelle traçabilité des parcours?
Ces deux demi-journées vont permettre:
 de faire le point sur dix ans de pratiques d'information conseil,
 de valoriser les innovations régionales pour optimiser le service rendu,
 de partager les expérimentations en matière d'appui renforcé.
PUBLIC

Les personnels des services formation professionnelle et apprentissage des conseils régionaux
OBJECTIFS

 Connaître les politiques régionales en matière de mise en oeuvre de la VAE par les Régions
 Informer et échanger sur les expériences régionales
 Consolider le réseau des participants
MÉTHODOLOGIE

 Exposés et échanges sur les pratiques
 Alternance de séances plénières et d’ateliers pour permettre les échanges entre les agents des différentes Régions.

Aquitaine Cap Trades The INSET Dunkirk, Centre Inffo and the Rhône-Alpes organized on 13 and 14 September 2012 in Lyon (59), two days of exchanges of practical, on "Inform, advise, how regions secure routes VAE ".. Thursday, September 13, 2012 (14h-18h) and Friday, September 14, 2012 (from 9 to 14), Regional Council of Rhone-Alpes, an esplanade François Mitterrand, 69002 Lyon. More...

22 juillet 2012

La VAE souffle ses dix bougies

Créée par la loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002, la Validation des Acquis de l'Expérience fête cette année 2012 ses 10 ans.
Ce dispositif constitue une autre voie d’accès aux diplômes et titres, en reconnaissant les compétences acquises par le travail.
Droit individuel inscrit désormais dans le code du travail, la VAE est ouverte à toute personne quels que soient son âge, sa nationalité, son statut et son niveau de formation. La seule condition nécessaire est d'avoir trois ans d'expérience salariée ou non salariée (bénévole, syndicale, …) en lien avec la certification recherchée.
La VAE ouvre donc de nouvelles perspectives, pour ceux ou celles qui travaillent depuis de nombreuses années mais n'ont pas eu la chance d’obtenir un diplôme.
En Martinique, l’État et le Conseil Régional ont mis en place un schéma régional de développement de la VAE s’appuyant sur: une cellule régionale interservices (CRIS) et un réseau information conseil associant un point relais conseil et un peu plus de 30 organismes labellisés  « Espaces d’information »  » dont les missions s’articulent autour d’une information et d’un conseil individualisé.
Quand on a un projet de VAE,  la première démarche consiste à trouver parmi les 15 000 certifications existantes (diplômes, titres…) celle qui correspond le mieux à l'expérience que l'on a acquise.
En savoir +.

En cas de doute ou de possibilités de certifications multiples, le plus simple est s’adresser au point relais Conseil situé à l’AGEFMA, dont le rôle est de déterminer avec le postulant, par l'analyse de la richesse de son parcours, la certification qui lui correspondra le plus.
Quelques chiffres

Le public est composé majoritairement de salariés (60%), dont 80% de femmes. Quelque soit l’année, les demandes de certifications portent en majorité sur des titres de niveau III (bac plus 2). Le taux de réussite, quant à lui, reste relativement stable d'une année sur l'autre, et tourne autour des 85% (validation totale et partielle).
Les titres de niveau III (bac plus 2), IV (niveau bac) ou V (niveau CAP, BEP) représentent chaque année plus de 90% des certifications obtenues.
Sur les dix dernières années Plus de 5000 candidats ayant entamé une démarche de VAE sont passés devant un jury afin de faire évaluer leurs compétences en lien avec celles exigées par le référentiel de la certification visée:
- 44% ont validé totalement la certification visée,
- 41% ont obtenu une validation partielle,
- 15% se sont vu refuser, toute validation.
Perspectives: quel avenir, quelles évolutions ?

D’une manière générale, dix ans après la « révolution » occasionnée par l’avènement de la VAE, le dispositif fait bien partie du paysage de la formation. Cependant, au regard des chiffres, il connait une « stagnation ».
Entre 2002 et 2010, alors que 21000 personnes ont été informées, on abouti à 4929 certifications validées.
Cette déperdition s’expliquerait par la longueur et la complexité du parcours qui incite certains à préférer une formation.
L’information, la lisibilité de l’offre et l’accompagnement des candidats restent à améliorer.
Il est important aujourd’hui de développer la VAE au sein même des entreprises. Selon les résultats d’une enquête menée en novembre 2011, par l’OREF Martinique, auprès de 705 chefs d’entreprises Martiniquaises, ce dispositif est dans l’ensemble plutôt méconnu dans l’entreprise.
58% des chefs d’entreprises interrogés disent connaître, mais seulement 24% disent bien connaître ce dispositif et beaucoup en ont une vision assez floue. Cependant, parmi les 58% qui disent connaître la VAE, 40% disent vouloir l’intégrer dans la politique de formation de l’entreprise et 25% souhaitent d’ailleurs être accompagnés pour ce faire. Dans 1/4 des entreprises interrogées, un ou plusieurs salariés ont eu recours à une procédure de VAE, et dans 73% des cas, c’était à l’initiative du salarié.
Prochainement le portail VAE Martinique

10 ans après la mise en place du dispositif, les pouvoirs publics ont souhaité proposer un portail dédié à la VAE en Martinique. Il s’agit de proposer au grand public et aux professionnels un point d'entrée unique et reconnu vers les informations sur la VAE, et de rassembler sur ce portail le plus grand nombre de ressources et de liens vers d'autres sites, spécialisés régionaux et nationaux. Lancement officiel du site www.vae-martinique.com prévu pour le 2ème semestre 2012. Pour en savoir plus, contacter la cellule VAE à l’AGEFMA: Tél - 0596711102 – Adresse Mail: vae.martinique@agefma.fr.

Created by the law of social modernization of January 17, 2002, Validation of Acquired Experience is celebrating its 10th anniversary in 2012.
This device is an alternative route to diplomas and certificates, recognizing the skills acquired through work.
Individual right now part of the labor code, EVA is open to anyone regardless of age, nationality, status and educational level. The only requirement is to have three years experience paid or unpaid (volunteer, union,...) related to the certification sought. More...

20 juillet 2012

Bilan 2011 de la VAE en Poitou-Charentes dans la publication "Sur Mesure"

Logo de l'Agence Régionale de la Formation tout au long de la vie (ARFTLV Poitou-charentes)En 2011, 3 850 personnes ont fait appel à la Région dans le cadre de conseils pour la Validation des Acquis de l'Expérience (VAE). Ce dispositif répond à la priorité régionale de la qualification des actifs en l’application des principes et des droits définis dans le Contrat de Plan Régional de Développement des Formations Professionnelles (CPRDFP). Plus précisément, il s’agit d’être facilitateur du processus d’orientation, d’éducation et de formation tout au long de la vie et de faire de la VAE un outil de la construction et de la sécurisation des parcours personnels et professionnels.
Les résultats placent Poitou-Charentes en tête des régions quant à l'accueil des publics au sein des Points Régionaux Conseil. En 2010, le réseau a informé et conseillé 4,9 actifs sur 1 000 (moyenne des régions: 2,5/1000). L'étude montre également une activité de conseil en formation plus développée (24%) que dans les autres régions (moyenne 15%) confirmant ainsi l'évolution de l'offre et de la demande de service.  Coeur de cible de la politique de formation et d'éducation de la Région, les personnes peu ou pas qualifiées (niveau V et infra V) représentent plus de la moitié des personnes reçues (54%), un quart complémentaire correspondant à des niveaux IV de qualification. Le dispositif de VAE est peu mobilisé par les actifs issus des secteurs du bâtiment (5,5%), de l'industrie (8%), du transport et de la logistique (3%). A l'inverse, les secteurs de la santé et du social (27%), du commerce et de la distribution (18%) et du tertiaire de bureau (13%) sont plus particulièrement concernés. Consultez tous les résultats du bilan dans Sur Mesure n°29, Région Poitou-Charentes, Juillet 2012. Rédacteurs: les chargés de mission VAE et Formation sous la coordination de P.M. Roy, D. Clémot, Direction formation, apprentissage, enseignement supérieur, G. Desgris, S. Brossard, C. Barraud, DIDE.
En 2011, 3 850 personnes ont fait appel à la Région dans le cadre de conseils pour la Validation des Acquis de l'Expérience (VAE).

Ce dispositif répond à la priorité régionale de la qualification des actifs en l’application des principes et des droits définis dans le Contrat de Plan Régional de Développement des Formations Professionnelles. Plus précisément, il s’agit d’être facilitateur du processus d’orientation, d’éducation et de formation tout au long de la vie et de faire de la VAE un outil de la construction et de la sécurisation des parcours personnels et professionnels. A ce titre, ce dispositif contribue à la réflexion engagée dans le cadre du Service Public de l'Orientation. En ce sens, il vise à mettre en complémentarité les services du secteur de l’emploi, de la formation et de l’insertion en tenant compte des besoins du territoire et des habitants.
Dans ce contexte, la Région permet à chaque personne d'exercer son droit à l’information, au conseil et à l’accompagnement tout au long de la vie. Elle donne également les moyens de faire de son expérience propre un véritable atout pour une transition professionnelle, d’accéder et de maintenir un niveau de qualification adapté à ses perspectives ainsi qu’aux attentes des entreprises. Un budget de 501 000 euros y a été consacré en 2011.
Avec la loi de modernisation sociale de 2002, c’est une nouvelle voie d’accès au diplôme qui a été ouverte. La particularité de la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE), c’est considérer que l’expérience professionnelle ou bénévole produit, au même titre que la formation, des connaissances et des compétences. Au côté de la formation initiale, de la formation continue, de la formation par alternance, la VAE a pris une place significative.
La VAE permet d'obtenir des diplômes à caractère professionnel et inscrits au Répertoire National des Certifications Professionnelles. Tous les niveaux sont concernés, du CAP au titre d’ingénieur, ainsi que tous les secteurs professionnels: santé, agriculture, industrie, hôtellerie restauration, culture…
La Région doit donc informer, conseiller et assister toute personne intéressée par la transformation de son expérience en certification professionnelle reconnue.
Depuis le 1er janvier 2005, en application de la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, elle a organisé le réseau des Points Régionaux-Conseil (PRC) en VAE. Ce réseau compte 74 conseillers formés, habilités pour une trentaine de partenaires conventionnés par la Région et 36 lieux d'accueil de proximité. Il est animé par 10 chargés de mission « VAE et Formation ».
Par ailleurs, la Région a mis en place un financement modularisé du parcours de VAE afin de soutenir les personnes dans leur démarche.
Les missions des Points Régionaux Conseil (PRC) VAE - Formation sont:
✗ d'informer le public lors de réunions organisées sur l'ensemble du territoire régional,
✗ de conseiller toutes les personnes intéressées lors d'un entretien individuel et personnalisé,
✗ d'informer sur les droits les conditions de réalisation et les hypothèses de financement dans le cadre de la VAE et ou de la formation.
✗ de rechercher l'offre de certification pertinente au regard de l'expérience et d'analyser la faisabilité du projet,
✗ de faciliter la mise en oeuvre du plan d'action.
La qualité de l’offre de service repose sur l’application des principes suivants:
• la proximité : l’information et le conseil sont assurés au plus près des zones de résidence et d’emploi,
• l’accessibilité : toute personne, quels que soient son âge, sa zone géographique d’origine, son statut, son niveau d’études, sa qualification, peut bénéficie de l’offre de service proposée,
• l’objectivité : l’information et le conseil dispensés au sein du service sont neutres, pluriels et indépendants de l’offre de formation et de certification,
• la confidentialité : le service garantit la confidentialité des informations transmises par les demandeurs (loi de modernisation sociale, accord de la Commission nationale de l’informatique et des libertés - CNIL),
• la lisibilité : les partenaires s’engagent à utiliser la signalétique du réseau régional pour identifier et promouvoir la spécificité du service dans les lieux d’accueil.
VAE mode d’emploi

Pour engager une VAE, il est nécessaire d’avoir une expérience de trois années en équivalent temps plein, en continu ou en discontinu. C’est le contenu de l’expérience ainsi que le projet du candidat qui permettent de déterminer le diplôme le mieux adapté.
Les principales étapes de la VAE sont les suivantes:
• l’information et le conseil dans un PRC: ce service est gratuit,
• la demande de recevabilité: le valideur, c'est-à-dire celui qui est responsable du diplôme, vérifie que le candidat dispose bien de la durée d’expérience requise et que celle-ci a bien un lien direct avec le diplôme visé,
• si la réponse est positive, le candidat construit son dossier VAE afin d’expliquer comment, au travers de son expérience, il a acquis les connaissances et les compétences en rapport avec le diplôme. Pour cela, le candidat peut être accompagné en bénéficiant d'un financement.
• le dossier VAE est transmis au valideur qui organise dans l’année une ou plusieurs « sessions de jury ». Le jury, constitué de professionnels, de formateurs ou d'enseignants du diplôme, prend connaissance du dossier et rencontre le candidat pour faire préciser la nature des acquis,
• le jury décide ensuite de la validation, (totale ou partielle) ou non du diplôme.
Bilan 2011

Les réunions d'information collectives ont accueilli 2 955 personnes en 2011, contre 2 848 en 2010. En outre, 3 850 personnes ont été reçues en entretien conseil, soit un maintien de la fréquentation par rapport à l’année 2010. La progression 2006/2007 est en partie due à la montée en puissance du nombre de conseillers sur les territoires, le niveau d'activité ayant été maintenu depuis 2008.
La répartition hommes/femmes reste sensiblement la même qu'en 2010: 66% de femmes en 2011 pour 65,5% en 2010. Depuis 2008 la population masculine a connue une progression de 5 points. On suppose que cet écart est en partie dû à l'impact de la crise économique subi fortement par une population masculine issue des secteurs de l'industrie et de l'intérim. 52% des personnes conseillées sont des demandeurs d’emploi, soit une très légère augmentation de 0,5% par rapport à 2010. Le bouche à oreille, le réseau de Pôle Emploi, et les acteurs de l'accueil, de l'information, de l'orientation des adultes constituent toujours les principales sources d'orientation vers les PRC. Parmi les actifs dits « occupés », près des deux tiers sont en CDI et environ 6,5% en contrats précaires. Dans cette même catégorie, la Région a été sollicitée par 26% d'agents contractuels ou titulaires de la fonction publique.
Parmi les catégories socioprofessionnelles, celles des employés et des ouvriers représentent 72%. Les cadres et les techniciens supérieurs se situent respectivement à 8% et 11%. On note que la population des artisans, commerçants, chefs d'entreprise et exploitants agricoles représente 3,75% des personnes conseillées.
L'analyse relative à la répartition par tranche d'âge, montre que 85% des personnes reçues ont plus de 30 ans, la tranche des 30 à 44 ans représentant à elle seule 54%. Ceci s'explique par le fait qu'une expérience significative est indispensable pour initier une VAE. Autre facteur probable, le passage par cette étape de « mi parcours » de vie professionnelle: un moment privilégié pour faire un point sur le chemin parcouru et pour tracer celui qui reste à venir.
Enfin les seniors représentent 31% des personnes reçues.
Coeur de cible de la politique de formation et d'éducation de la Région, les personnes peu ou pas qualifiées (niveau V et infra V) représentent plus de la moitié des personnes reçues (54%), un quart complémentaire correspondant à des niveaux IV de qualification.
Le dispositif de VAE est peu mobilisé par les actifs issus des secteurs du bâtiment (5,5%), de l'industrie (8%), du transport et de la logistique (3%). A l'inverse, les secteurs de la santé et du social (27%), du commerce et de la distribution (18%) et du tertiaire de bureau (13%) sont plus particulièrement concernés.
La qualification professionnelle est la première motivation des personnes souhaitant transformer leur expérience en diplôme. Pour les demandeurs d'emploi, la VAE représente une plus-value dans leur recherche d'emploi et, comme pour les salariés, un besoin de reconnaissance professionnelle. Pour un nombre de situations croissantes, le dispositif est aussi un moyen d'accompagner voire d'anticiper une mobilité professionnelle.
➢ Choix des certifications

Avec un éventail plus réduit de certifications, 13 au total, le ministère en charge des affaires sanitaires et sociales affiche des résultats qui témoignent d'une forte mobilisation des professionnels du secteur avec 33% de dossiers déposés. Les salariés s'engagent dans la démarche sans nécessairement solliciter un conseil au préalable. Les validations y sont majoritairement partielles. Très implantés culturellement et couvrant un très large panel de certifications, les diplômes de l'Éducation Nationale se placent en seconde position des projets de VAE (31%).
Poitou-Charentes, 1ère région pour le conseil VAE

Un tableau de bord de l'activité VAE des régions a été publié par l'Intercarif. Les résultats placent Poitou-Charentes en tête quant à l'accueil des publics au sein des Points Régionaux Conseil. En 2010, le réseau a informé et conseillé 4,9 actifs sur 1 000 (moyenne des régions: 2,5/1000). L'étude montre également une activité de conseil en formation plus développée (24%) que dans les autres régions (moyenne 15 %) confirmant ainsi l'évolution de l'offre et de la demande de service. Pour ce qui concerne le nombre de demandes de VAE et les passages effectifs devant jury, la région occupe respectivement les 7 ème et 6 ème rang.
ZOOM : Les Seniors
Contexte :
pour lutter contre la précarité des seniors, la Région a adopté un plan reposant sur trois axes. L'un des axes est de favoriser l'emploi des personnes de plus de quarante cinq ans. La Région a engagé des actions spécifiques destinées à faciliter leur réinsertion professionnelle, le maintien dans l'emploi ou leur mobilité.
Objectif : faciliter l'accès des seniors à des informations sur l'emploi et la formation.
Quand : au cours du 3ème trimestre 2011, continuité de l'action en 2012.
Déroulement et nombre de personnes concernées : La Région a proposé d'organiser et d'animer, en collaboration avec les agences de Pôle emploi, des réunions d'information destinées aux seniors. Ces réunions ont permis d'informer les seniors sur des dispositifs au-delà de la VAE : la VAE, le contrat de professionnalisation (en mettant l'accent sur l'aide financière de la Région en complément de celle de Pôle Emploi), l'AFPR, la POE, l'EMT (cf glossaire), les contrats aidés... Un peu plus d'une centaine de seniors a ainsi bénéficié de ces actions spécifiques, leur nombre devrait augmenter en 2012.
Bilan à six mois ...
➢ Après l'information-conseil
Le suivi à 6 mois, consiste à interroger les personnes reçues en Point Régional Conseil sur les suites données au conseil VAE et formation six mois après leur premier entretien. En 2011, il offre des résultats contrastés.
Le mode de passation du questionnaire a évolué. D'un contact téléphonique aléatoire les années précédentes, le questionnaire est depuis 2011 envoyé automatiquement par mail aux personnes reçues six mois après leur premier entretien en Point Régional Conseil. Une nette progression du nombre de réponses au questionnaire est constatée. Ce nombre a doublé: de 1398 réponses exploitables en 2010, elles passent à 2 856 en 2011, soit un taux de réponse au suivi à 6 mois de 74%.
Concernant l'évolution du statut des personnes interrogées, on constate que la proportion d'actifs occupés progresse de 15% (contre 9,2% en 2010) entre la date du premier entretien conseil et la date de réalisation du suivi. Bien qu'il soit incorrect d'imputer cette évolution à l'entretien conseil, on peut au moins faire l'hypothèse qu'à partir du moment ou une mise en mouvement est engagée (prise de décision, d'initiative, démarche personnelle), les processus de recherche d'emploi s'accélèrent et aboutissent peut être plus rapidement.
En 2011, 45% des personnes reçues en Point Régional Conseil s'engagent dans une démarche VAE. Le niveau de qualification visé progresse, les personnes reçues sont de plus en plus nombreuses à souhaiter obtenir une qualification de niveau IV (équivalent du bac) ou de niveau III (bac +2).
Aujourd'hui, les demandes sont très diversifiées et il s'agit d'apporter un conseil sur des questions plus générales concernant la mobilité professionnelle (se former, se reconvertir, changer d'emploi, évoluer dans l'entreprise...).
Les personnes engagées dans une démarche de VAE sont plus de la moitié à être recevables lors du suivi à six mois. Parmi les personnes qui décident de ne pas déposer leur dossier de recevabilité, plus des trois quarts évoquent des raisons liées à l'emploi (inadéquation de la démarche par rapport à un nouveau projet professionnel) ou des raisons de santé, de soucis personnels, de perte de motivation ou de priorité donnée à d'autres projets.
Environ 20% des personnes interrogées à six mois sont en cours de rédaction du dossier VAE, ont déposé leur dossier VAE ou ont obtenu une réponse. Les personnes passées devant le jury de validation obtiennent à 61% une validation totale.
En 2011, la part des personnes engagées dans une formation (ayant un projet ou suivi une formation) progresse par rapport à 2010, passant de 28 à 30% des personnes interrogées.
Parmi les commentaires enregistrés, on constate que les personnes évoquent moins souvent, en 2011, les difficultés liées au financement de l'accompagnement ou au refus de l'employeur. Le public exprime également des besoins croissants de conseil, d'accompagnement et de suivi liés à la complexité des dispositifs (VAE, formation, bilan...) et à leur financement. Enfin, le réseau des PRC est identifié comme un service de proximité de conseil sur la vie professionnelle dont la VAE est un des outils.
➢ De la recevabilité au jury

✗ 52,3 % obtiennent une validation totale en 2011
Les données traitées portent sur l'année civile 2011 et proviennent des sources régionales suivantes: Université de Poitiers, Université de La Rochelle, Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales, Direction Régionale de l’Agriculture et de la Forêt, Direction Régionale des Affaires Maritimes, Direction Régionale Jeunesse et Sports, Dispositif Académique de la Validation des Acquis, Conservatoire National des Arts et Métiers et Ministère chargé de l’Emploi.
Si de 2004 à 2007, le nombre de dépôts de dossiers de recevabilité a été multiplié par 2, on note, à partir de 2008, une diminution régulière quoique légère, qui s'atténue mais ne se dément pas en 2011 (2163 dossiers déposés contre 2195 en 2010). Cette tendance est nette dans le secteur sanitaire et social, qui tout en continuant à jouer son rôle de locomotive du dispositif, voit le nombre de demandes diminuer chaque année (-40% sur les 4 dernières années de 2006 à 2010), tendance qui se confirme en 2011.
Malgré la baisse du nombre de dossiers, on note une amélioration qualitative des résultats: ainsi 98% des dossiers déposés ont été jugés recevables, c'est le meilleur taux depuis la mise en place du dispositif. 1722 personnes sont passées devant le jury. On compte 52% de validations totales, et un tiers de validations partielles (respectivement 44% et 43% en 2010). 248 n'ont reçu aucune validation. En revanche, le taux de refus de validation reste à un niveau élevé (14%); depuis 2008, il oscille entre 13% et 15%.
La demande dans le secteur sanitaire et social avait nettement progressé entre 2006 et 2007 pour connaître, en 2008, un fort ralentissement, tendance qui s'est confirmée les années suivantes. En 2011, le nombre de dossiers déposés dans ce secteur a légèrement augmenté: 707 dossiers déposés, soit 33 dossiers de plus qu'en 2010. Alors que le secteur représentait 41% des dossiers déposés en 2007, aujourd'hui la part du secteur sanitaire et social représente un tiers des dossiers déposés.
Le taux de validation partielle atteint 45% et le taux de refus 18%; pour rappel ces taux s'élèvent, tous certificateurs confondus, à 33% de validation partielle et 14% de refus. Les entreprises de ce secteur rejoignent progressivement le seuil de leurs obligations légales en matière de qualification de personnels. Elles rencontrent également des difficultés sur le plan économique, ce qui les conduit à maîtriser leur masse salariale, intégrant de nouveaux agents moins qualifiés ou avec des certifications ayant une reconnaissance conventionnelle moindre. L'ouverture des diplômes à la VAE conduit un nombre de candidats avec des expériences plus courtes à s'engager dans la procédure sans bénéficier et/ou rechercher l'aide nécessaire au parcours VAE (conseil, accompagnement). Ce dernier peut expliquer en partie les taux de validation partielle et de refus, plus élevés dans ce secteur qu'ailleurs.
L'aide de la Région

La Région, comme financeur de la formation professionnelle, s'est dotée d'un dispositif de financement de la VAE dont l'objectif est la prise en charge de l'accompagnement de tous les demandeurs d'emploi, des bénévoles, des conjoints collaborateurs sans statut, les personnes en congé parental et des agents de la Région. Le financement de la prestation de l'accompagnement VAE comprend l'élaboration du dossier professionnel et la préparation à l'entretien avec le jury.
En cas de validation partielle, il est proposé un entretien post jury pour construire la suite du parcours. En 2011, 337 prestations d'accompagnement ont été financées contre 328 en 2010 et 342 en 2009. En 2011 – 2012 une évaluation de ces prestations est conduite par la Région. Télécharger le Sur Mesure n°29.

Logo de l'Agence Régionale de la Formation tout au long de la vie (ARFTLV Poitou-charentes) In 2011, 3,850 people have used the region as part of advice for the Validation of Acquired Experience (VAE). This device responds to the priority of the regional qualifying assets in applying the principles and rights defined in the Plan Contract for Regional Development of Professional Training (CPRDFP). Specifically, it is be a facilitator of the process of guidance, education and training throughout life and make an APEL tool building and securing personal and professional journey. More...

15 juillet 2012

Parution de l'Echo du CARIF sur les 10 ans de la VAE

Parution de l'Echo du CARIF sur les 10 ans de la VAE« L’Echo du CARIF » vous présente de façon synthétique des  temps forts de notre activité.
Ce numéro vous rend compte du séminaire régional organisé le 25 mai dernier à l’occasion des 10 ans de la VAE, qui avait pour objectif de croiser les points de vue des usagers, des certificateurs, des financeurs et des partenaires de la VAE et de mener une réflexion commune sur les enjeux et l’amélioration du dispositif.
La mise en place de la Validation des Acquis de l’Expérience a bousculé, en effet, d’une façon considérable les pratiques dans le champ de la formation. Elle a  permis de porter un regard différent sur les certifications, de repenser les référentiels, les pratiques d’entreprise ainsi que les processus d’apprentissage collectif.
Le CARIF, centre régional de ressources au service des politiques d'emploi et de formation, accompagne depuis l’origine ce dispositif et constitue une interface et un lieu de dialogue entre les acteurs politiques, sociaux et économiques.
Nous vous souhaitons une bonne lecture de ce numéro.
« La VAE, une forte mobilisation autour d’un processus exigeant »

Vincent Merle, professeur au Cnam et président de l’Association nationale des Carif-Oref était l’invité du Séminaire régional « Les 10 ans de la VAE en PACA » organisé par le CARIF Espace Compétences le 25 mai dernier à Aubagne.
Dans son propos introductif, il a rappelé les réticences exprimées lors de la création de ce droit individuel, puis a réaffirmé l’exigence de ce dispositif et conclu sur la forte mobilisation des acteurs dans l’ingénierie pédagogique et financière.
Des réticences dans la mise en oeuvre

Ce droit individuel à la validation des acquis de l’expérience bouscule d’une façon considérable les pratiques dans le champ de la formation ini-tiale et continue, et suscite encore aujourd’hui des craintes: « Vous allez dévaloriser les diplômes! ». Or, dans la pratique, on constate que la VAE redonne du sens aux certifications professionnelles et que les conditions de délivrance des diplômes sont parfois plus rigoureuses que pour les autres modalités d’accès à la certification. Une autre réticence s’exprime par le fait que l’on va dissuader, détourner les individus de la formation. Là encore, on fait le constat que les personnes qui s’engagent en VAE, reprennent confiance en elles, éprouvent le sentiment d’être véritablement reconnues pour ce qu’elles savent faire, et que cela leur donne envie d’aller plus loin et de continuer en formation.
Un processus exigeant

Malgré une certaine fascination pour cette dé-marche, qui va à l’encontre de nos habitudes culturelles, les chiffres ne sont pas à la hauteur des ambitions. Pour autant, Vincent Merle nous invite à prendre conscience de plusieurs élé-ments qui relativisent la culture du chiffre et qui nous incitent à ne pas brûler les étapes: il faut
prendre en compte l’ensemble de l’ingénierie mise en place, et les méthodes qui garantissent la valeur sociale et juridique du dispositif. Com-prendre la rigueur de l’ingénierie, c’est accepter la lourdeur du dispositif car la VAE est et restera une démarche exigeante.
Au-delà du nombre de certifications délivrées, ce sont les avantages collatéraux de la VAE qui sont intéressants. Dans un métier, une branche professionnelle, ou une entreprise, l’engagement de plusieurs personnes produit un effet sur le collectif de travail et redonne du sens à des dé-marches de construction de parcours. Une des réussites de la VAE tient au fait qu’elle répond aux préoccupations actuelles qui ne se résument pas au simple slogan: « Formons-nous », mais qui inscrivent l’accès à la certification dans un processus de construction de trajectoires.
Une mobilisation qui ne faiblit pas
On a parfois attendu de la VAE qu’elle soit « la vitamine qui booste l’ensemble du système de formation professionnelle ». Pour Vincent Merle, la VAE n’est pas une vitamine mais plutôt un sucre lent qui continue à travailler le corps social de mille façons. En effet, elle a permis de porter un regard diffé-rent sur les certifications, de repenser les réfé-rentiels, les pratiques d’entreprise ainsi que les processus d’apprentissage collectif. Ces transformations sont le fruit de multiples coopérations, d’une envie de construire ensem-ble, de dialoguer sur cet objet de travail, malgré des univers professionnels différents. Cette forte mobilisation est l’un des enseignements majeurs de ces 10 dernières années.
Les chiffres de la VAE en Provence Alpes Côte d’Azur

Les grandes tendances depuis 2003
52 500 personnes recevables
39 000 passages devant un jury
21 800 validations totales
15 000 validations partielles

64% des candidats ont une validation totale après le passage devant le jury Dans le cadre de sa mission d’observatoire de la VAE, le CARIF Espace Compétence publie chaque année les résultats du dispositif en région, c’est ainsi que vous pouvez retrouver sur notre site www.espace-competences.org l’ensemble des données depuis 2003. Le constat général qui est fait sur l’état des lieux du dispositif, fait apparaître une stagnation du nombre de candidats depuis 2008. Avec 5 000 candidats recevables chaque année, la région PACA se situe au 4e rang au niveau national. En 2011, 10 000 candidats se sont inscrits dans des réunions d’information sur l’ensemble du territoire régional, 5 500 notifications de recevabilité ont été émises et 4 920 passages devant un jury ont été organisés.
Un candidat sur deux utilise le financement dédié à la VAE
64% des candidats se voient délivrer leur certification en totalité, 26% d’entre eux obtiennent une validation partielle, 10% quittent le dispositif sans aucune validation. 2 290 personnes ont bénéficié d’un accompagnement en VAE (hors secteur sanitaire et social). On constate également que depuis 2 ans, 1 personne sur 2 utilise le financement dédié à ce droit individuel.
Un regard porté sur le parcours du candidat et sur l’enjeu pour l’entreprise

Permettre l’expression des usagers de la VAE (candidats, chefs d’entreprise, OPCA, branches professionnelles) a été l’un des objectifs prioritaires de ce séminaire. En effet les différents témoignages ont permis d’éclairer les échanges et ont surtout permis d’engager une réflexion à moyen terme sur les enjeux du dispositif pour les prochaines années. C’est ainsi que nous avons abordé la question de la sécuri-sation du parcours en validation des acquis de l’expérience, en répondant à plusieurs interrogations.
Comment permettre au plus grand nombre de s’inscrire dans cette démarche exigeante? Comment les accompagner en prenant en compte leurs potentiels, mais également leurs craintes et leurs difficultés? Comment conjuguer l’organisation pédagogique mise en oeuvre avec les straté-gies individuelles des candidats?
La VAE devient un véritable processus et n’est plus simple-ment qu’une modalité d’accès à la certification. « J’ai fait le choix de m’engager dans la VAE et d’y consacrer 3 ans ».
Témoignage d’une lauréate

Du côté des représentants de l’entreprise, les participants de la table ronde ont réaffirmé l’intérêt de la VAE dans les dynamiques de gestion des ressources humaines, car elle redonne du sens au travail, elle qualifie l’entreprise comme structure apprenante, elle dynamise les collectifs de travail, elle engage les branches professionnelles dans une redéfi-nition des métiers. Beaucoup d’échanges et de réflexions que vous retrouverez dans les actes de ce séminaire et qui seront la base des futurs travaux du CARIF et des différents opérateurs du dispositif en région PACA.
L’accompagnement en VAE
La nécessité de le rendre lisible et accessible au plus grand nombre

Pendant ce séminaire, a été présentée l’initiative de la Région, qui réunit l’ensemble des financeurs de la VAE (Pôle Emploi, DIRECCTE, OPCA, FONGECIF), pour définir un cadre facilitant l’accès à un accompagnement de qualité. Ce travail fera l’objet dans les prochains mois d’une convention de partenariat pour une politique concertée en faveur du développement de la VAE.
Les Enjeux de la CNCP, Brigitte Bouquet, Rapporteur Général

Créé en 2002, le RNCP (Répertoire National des Certifica-tions Professionnelles) fête également cette année ses 10 ans. Sous tutelle du ministère en charge de la formation professionnelle, il contient 6 920 fiches descriptives de chaque certification accessible par la voie de la formation initiale, continue ou par la VAE.
Le RNCP, un repère essentiel
La loi de 2002 a modifié considérablement le regard porté sur la certification professionnelle. A présent, l’ensemble des certificateurs construisent leurs diplômes selon une approche compétences. C’est un véritable changement de paradigme, car « le centre de gravité du diplôme » s’est déplacé du savoir aux compétences en lien avec l’activité professionnelle. On peut faire ici le constat d’une montée en charge de l’offre de certification professionnelle, notamment pour les organismes privés et ceci pour plusieurs raisons: l’inscription au répertoire leur permet de capter plusieurs sources de financement. L’instruction des dossiers par la commission nationale, l’exigence du processus d’évaluation mise en place, l’évaluation de la performance du diplôme en terme d’insertion contri-buent à une reconnaissance de la qualité de leurs offres.
« En 2011, le RNCP compte 6 920 fiches, dont 4 529 certifications enregistrées de droit et 2 391 certifications enregistrées sur demande »

On constate également un développement important de l’offre issue des branches professionnelles, avec aujourd’hui 170 CQP enregistrés au répertoire. La Commission nationale de la certification profession-nelle a également été désignée en application de la loi de 2002, comme référent national pour la coordination du Cadre Européen des Certifications pour l’éducation et la formation tout au long de la vie. L’une de ses missions porte sur la mise en cohérence entre le cadre européen et la nomenclature française de 1969. C’est bien ici la question des équivalences entre certifications au niveau européen qui est posée car celles-ci devront évoluer pour faciliter les parcours de mobilité en Europe.
Publication of the Echo of CARIF on 10 years of VAE "The Echo of CARIF" presents in summary of the highlights of our business.
This number reflects the regional seminar on May 25 to mark 10 years of VAE, which aimed to cross the views of users, certifiers, funders and partners of VAE and joint reflection on the issues and improving the system.
The establishment of the Validation of Acquired Experience shook up, in fact, a considerably practices in the field of training. She has to look differently on qualifications, to rethink the repositories, business practices and the collective learning process.
The CARIF, regional resource center serving the policies of employment and training, accompanied from the outset and this device is an interface and a forum for dialogue between political, social and economic.

We hope you enjoy reading this issue.

"The VAE, a strong mobilization around a demanding process"

Merle Vincent, a professor at CNAM and president of the National Association of CARIF-OREF was the guest of the Regional Seminar "The 10 years of VAE in PACA" organized by the Space CARIF Skills May 25 in Aubagne.
  In his opening remarks, he recalled the reservations expressed during the creation of this individual right, then reaffirmed the requirement of this mechanism and concluded on the strong mobilization of stakeholders in the educational and financial engineering. More...
12 juillet 2012

L'avis VAE n° 4 - la VAE, un bon plan pour l'entreprise

http://www.cariforef-mp.asso.fr/template/cariforef/img/logo.gifL'avis VAE n° 4 vient de paraître. Ce numéro est consacré à la place de la  VAE dans l'entreprise. Le dossier examine les ressorts du dispositif dans le monde de l'entreprise, avec le point de vue de Gabriel Colletis, Professeur à l'Université de Toulouse-1-Capitole. Véronique Laporte, de Forcemat Sud-Ouest et Marie Debens, d'Agefos-PME Midi-Pyrénées nous indiquent comment les entreprises s'approprient la VAE. Deux entreprises, Acticall de Tarbes et Tisséo racontent comment elles ont mobilisé le dispositif. Consultez et téléchargez L'avis VAE n°4.
L'avis VAE n°4.
Par Hélène Guéhéneuc.
La VAE & l’entreprise
Un bon plan

Dirigeants, responsables des ressources humaines, salariés…: de plus en plus de postulants à la VAE! Quels sont les ressorts du dispositif pour le monde de l’entreprise?
Entreprendre la VAE? Vaste entreprise, ô combien variée! Elle peut être le fait du salarié, à l’initiative de sa propre VAE, ou de l’entreprise, avec la VAE collective.
Mais quel rapport y a-t-il entre la grosse PME et la petite entreprise artisanale? Rappelons qu’en Midi-Pyrénées, près de 84% des entreprises comptent moins de 10 salariés et représentent 28% des salariés, alors que 1% des entreprises seulement compte 100 salariés ou plus et près de 30% des salariés régionaux (Pôle emploi, 2009). A l’évidence les moyens à mettre en oeuvre pour la VAE sont différents ici et là! Il en va de même des secteurs d’activité.
Une entreprise du secteur de la restauration dont les intérêts convergent avec ceux de la branche professionnelle aura des facilités pour développer le dispositif. Tandis qu’une entreprise familiale pourra difficilement financer l’accompagnement du salarié.
Certaines entreprises artisanales iront vers la VAE pour se mettre en conformité avec la réglementation. Le domaine sanitaire et social trouve en la VAE le moyen de faire reconnaître les nombreux « faisant fonction » compétents mais non diplômés et de professionnaliser tout un pan d’activités en plein essor. Parfois le dispositif peut être une réponse aux urgences d’un secteur en difficulté.
Son objectif est alors de répondre aux mutations économiques en développant de nouvelles compétences chez les salariés, dans un espace de mobilité interbranches, ou en exploitant certaines activités spécifiques provenant de leur coeur de métier…
A l’inverse, le dispositif peut être sollicité pour faire face à des difficultés de recrutement. D’autres entreprises feront appel à la VAE pour mieux maîtriser les coûts de la formation ou aller jusqu’au bout d’une démarche qualité. On voit également certaines entreprises (secteur Transport) utiliser le dispositif comme élément d’évaluation objective, en choisissant par exemple les futurs promus parmi les nouveaux titulaires du CAP d’agent d’accueil et de conduite routière, ou comme outil faisant émerger un encadrement intermédiaire capable de former les nouveaux embauchés.
Les raisons d’actionner le dispositif sont donc multiples. Mais n’observe-t-on pas seulement la face émergée de l’iceberg? Car il semble bien que la VAE, agitatrice de compétences, participe d’un projet plus global d’entreprise. Qui dit compétences dit aussi compétitivité. Quelle que soit la motivation de l’entreprise à solliciter le dispositif, celui-ci, directement lié aux problématiques métiers-compétences, se trouve de fait associé à la gestion des ressources humaines. Une démarche collective mobilise les forces internes de l’entreprise (encadrement, DRH, salariés, représentants du personnel) et externes (partenaires sociaux, réseau d’information conseil, valideurs, instances d’accompagnement dans la démarche, organismes financeurs). Personne n’est de trop quand il s’agit de mettre en relation des savoir faire avec un référentiel de certification, de repérer les compétences, de les formaliser et parfois même de participer à la construction des métiers en émergence qui vont pérenniser l’entreprise. L’enjeu socio-économique n’est pas mince. La gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences à laquelle s’associe la VAE, explicitement ou non, implique la mise à plat des qualifications, la rationalisation des parcours de formation, l’analyse des postes de travail en relation avec les exigences du marché, ce qui n’est pas sans conséquence sur la place et l’évolution de l’entreprise: on est bien dans la stratégie.
La VAE s’invite sur le marché des ressources humaines

Au coeur de ce dispositif se trouve le principal concerné, le salarié lui-même, dont il faut recueillir l’adhésion, la VAE étant un droit individuel. Si le salarié souscrit à un projet collectif, sa démarche reste personnelle. Lorsque le projet émane de lui, l’entreprise a d’ailleurs tout intérêt à y souscrire. Parfois deux logiques semblent co-exister; celle du salarié, attaché surtout à faire reconnaître un parcours professionnel; celle de l’entreprise, plus encline à se projeter sur le futur et les qualifications adéquates et qui recourt parfois à la VAE partielle, combinant validation des compétences acquises et formation pour les compétences manquantes. Pour autant, ce sont toujours des projets profitables aux deux parties: les salariés montent en compétences et voient la reconnaissance de leur contribution à la performance de l’entreprise, cette dernière accroît son professionnalisme et peaufine son image. Mais ce profit est-il vraiment sonnant et trébuchant? Immédiatement non! Malgré cela, on constate que les salariés s’engagent dans la démarche, conscients qu’une évolution de poste ou des perspectives professionnelles plus larges sont d’autres atouts dont les bénéfices sont seulement différés. Du côté de l’employeur, donner accès à un diplôme, valoriser un métier, une fonction, contribuent à motiver et fidéliser le collaborateur. L’envie d’aller plus loin (le salarié retrouve souvent, après une VAE, le goût pour la formation), l’ambition de construire sa trajectoire et le sentiment d’être accompagné dans cette démarche, ont forcément un impact sur le climat relationnel de l’entreprise. Le collaborateur se projette au-delà de son poste et envisage son avenir; l’entreprise, en développant les qualifications, améliore sa compétitivité économique.
On assiste donc à un fort co-investissement. La VAE apparaît comme un outil mutuellement profitable. N’est-il pas gratifiant de constater que la loi, à travers le dispositif de VAE, reconnaisse le rôle de l’entreprise dans l’acquisition du savoir?

Le point de vue de... Gabriel Colletis, Professeur de Sciences économiques à l’Université de Toulouse1-Capitole

L’objet «entreprise» ne se laisse pas aisément cerner. Cependant, il existe des traits communs à toutes les entreprises dont le principal relève de leur nature même. Une entreprise est une organisation humaine visant à produire un bien ou un service utile.
Depuis le début des années 80, une littérature abondante s’est développée évoquant tour à tour les pratiques d’innovation ou le changement technologique, le poids croissant des considérations fi nancières, la concurrence internationale. La question du travail et celle des compétences ont été négligées, d’autant que les gains de productivité et les délocalisations semblaient signifi er que les hommes pouvaient être soit remplacés par des machines ou des automatismes, soit être considérés comme «interchangeables» et mis en concurrence sur la base de comparaisons de coût.
La question du travail et celle de la reconnaissance du caractère central des compétences, retrouve progressivement la place qu’elle avait perdue avec la diffusion du mode de travail taylorien (parcellisation des tâches, travail «à la chaîne ») puis néo taylorien (juste à temps, intensifi cation du travail par l’informatisation). Trois raisons à cela: les consommateurs se satisfont de moins en moins de produits «standards», issus du mode de travail (néo)taylorien; le besoin de différenciation des consommateurs rencontre l’impossibilité croissante des entreprises à maîtriser tous les savoirs dont elles ont besoin pour produire des biens de plus en plus complexes; la pression des pays émergents sur les coûts horaires du travail est telle que les gains ou le niveau atteint par la productivité dans les pays développés ne constituent plus un rempart efficace.
Bref, un mode de travail plus «cognitif», centré sur la capacité des travailleurs à formaliser et résoudre des problèmes inédits, se développe, en même temps que s’affi rme une fonction essentielle de l’entreprise: produire les savoirs productifs nouveaux dont toute société a besoin en articulant savoir, savoir-faire et faire.
C’est dans cette perspective que la VAE trouve sa place et sa signifi cation car elle est une expression privilégiée du dépassement nécessaire du (néo)taylorisme et de la reconnaissance instituée des compétences des salariés et de leur aptitude à sortir des routines pour appréhender l’imprévu et le changement.

La VAE apporte sa pierre au secteur de la construction et l’industrie

Véronique Laporte, Déléguée de l’antenne territoriale Forcemat Sud-ouest, répond à nos questions. Propos recueillis par Hélène Guéhéneuc.
Quelles sont les caractéristiques des entreprises de ce secteur?

Ce secteur qui regroupe Carrières et matériaux, Céramique, Tuiles et briques, est constitué en majorité de petites entreprises, puisque 85% d’entre-elles, en Midi-Pyrénées, ont moins de 10 salariés.
Comment ces entreprises s’approprient-elles la VAE?

Elles mettent en place des actions collectives de VAE pour favoriser l’obtention des certifi cats de qualifi cation professionnelle de la branche, directement liés aux métiers exercés. Elles souhaitent faire évoluer les salariés et reconnaître leurs compétences.
Un exemple: le métier de « Centraliste béton ». Le recours à la VAE permet à l’entreprise de vérifier la maîtrise de cette compétence technique complexe et de remédier aux lacunes. L’entreprise utilise le dispositif comme outil de gestion des ressources humaines. Cela est d’autant plus vrai pour ce métier évolutif, souvent appris sur le tas. Certaines entreprises systématisent ainsi le dispositif sur un poste-clé.
Comment sensibilisez-vous les entreprises sur le dispositif?

Nous développons le conseil en entreprise qui peut aller jusqu’à la mise en place de la VAE, en facilitant le fi nancement de la démarche et en apportant l’aide de consultants.
La plus-value de l’Opca, c’est le travail en réseau avec les acteurs de la formation, notamment les organismes de formation pour les modules de formation (en cas de validation partielle) et sa force de conviction auprès de l’encadrement intermédiaire. Nous souhaitons mener d’autres actions de promotion de la VAE sur 2012/2013 et élargir le dispositif à d’autres certifi cations que les CQP.
Les entreprises sont-elles gagnantes?

La réussite de la mise en oeuvre du dispositif est d’autant plus grande que les entreprises l’intègrent à une vraie politique de ressources humaines, surtout lorsque les métiers évoluent. Valider un CQP peut permettre à l’entreprise de positionner un salarié sur un encadrement d’équipe. Nous avons de bons retours des entreprises: quand elles ont utilisé le dispositif une fois, elles y reviennent!

A chaque entreprise sa VAE !

Le point de vue de Marie Debens, responsable Recherche et développement à l’Agefos-PME Midi-Pyrénées, recueilli par Hélène Guéhéneuc
Quel est l’enjeu de la VAE pour les entreprises?

Dans le contexte socio économique actuel, la VAE constitue un atout majeur: elle permet de faire correspondre un métier à un diplôme et de le rendre transposable à d’autres secteurs. L’entreprise se situe dans une démarche Qualité et de structuration de ses ressources humaines. Les salariés voient leurs métiers évoluer et être reconnus par une certification nationale.
La VAE touche-t-elle toutes les entreprises?

Les entreprises qui entrent dans la démarche sont majoritairement des PME de moins de 50 salariés. Tous les secteurs sont représentés, et plus particulièrement l’immobilier, le tourisme, les services à la personne.
Comment les mobilisez vous sur le dispositif?

L’Agefos-PME, notamment en Midi-Pyrénées, a mis en place une offre de services auprès des entreprises. Nos conseillers les aident à gérer leurs demandes de VAE, en simplifiant les démarches administratives qui peuvent être un frein pour elles, en faisant le lien entre les différents acteurs et en assurant la prise en charge financière de la démarche de VAE.
Comment réagissent les entreprises?

Elles prennent conscience de leur capacité à valoriser les compétences des salariés, permettant à ceux-ci d’acquérir des niveaux de diplômes plus élevés. Elles réalisent la plus-value du dispositif et les bénéfices qu’elles peuvent en retirer. Lorsque la démarche est simplifiée, ce n’est plus à un salarié que l’entreprise propose de se positionner sur le dispositif, mais à 4 ou 5. Une entreprise a même mobilisé sur la VAE 9 de ses 12 salariés. Beaucoup d’entreprises ont participé à la remise des Victoires de la VAE à Toulouse en avril 2011 et d’autres ont participé à celles des Hautes-Pyrénées en janvier 2012.

Billet par Hélène Guéhéneuc. VAE & Cie!
Le pot pour le petit dernier? Un chiffre d’affaires qui crève le plafond? Ou… un petit mouvement d’humeur?...

Que nenni, on fête 20 diplômés par la VAE! Etrange! Ne vaut-il pas mieux fêter un CA qui décolle qu’une expérience, même auréolée d’un diplôme? Célébrer les pépites plutôt que les papiers? Un peu courte, cette vue! Or, dans l’entreprise, le court terme est un jeu dangereux. N’est-il pas préférable d’engranger maintenant les compétences et de profiter demain de leurs retombées? Alors comment? Grâce à un nouvel outil dont la rareté le dispute à l’extrême simplicité: le col-lec-tif! Celui qui bat le rappel de toutes les forces vives d’une VAE rassembleuse: une entreprise porteuse du projet, des certificateurs accompagnant celui-ci, des salariés s’y investissant. Et de VAE collective en diplôme bien à soi on arrive à ce riche épilogue où l’on se retrouve en bonne compagnie!

VAE & territoires:
Entreprise & salariés se mobilisent autour de la VAE. Consultez et téléchargez L'avis VAE n°4.

http://www.cariforef-mp.asso.fr/template/cariforef/img/logo.gif El VAE avís # 4 ja està disponible. Aquest número està dedicat al lloc de la VAE a l'empresa. L'expedient es veu en les fonts del dispositiu en el món empresarial, amb l'opinió de Gabriel Colletis, professor de la Universitat de Toulouse-1-Capitol. Veronique Laporte, Southwest Forcemat i Maria Debens, Agefos de les PIME-Migdia-Pirineus es mostra com les empreses s'apropiïn de la VAE. Dues empreses, Acticall Tarbes i Tisséo diguin com es va mobilitzar el dispositiu. Veure i descarregar VAE Avís Nº 4. Més...

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