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Formation Continue du Supérieur
30 mai 2013

Objectifs de formation en langues vivantes étrangères pour les CPGE

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/thumb/2/2f/Logo_mesr.gif/467px-Logo_mesr.gifObjectifs de formation en langues vivantes étrangères pour les CPGE scientifiques
L'enseignement des langues vivantes en CPGE constitue un volet essentiel de la formation générale.
La raison en est claire: les échanges et relations auxquels sont appelés les ingénieurs, cadres, enseignants et chercheurs ont désormais une dimension internationale et interculturelle. Dans cette perspective, et selon les préconisations européennes, en plus de l’enseignement obligatoire de première langue, un enseignement optionnel de seconde langue vivante étrangère est proposé aux étudiants, afin qu’ils puissent préserver et même développer leurs acquis du secondaire, se préparer aux enseignements dispensés dans les grandes écoles et demeurer ouverts au multilinguisme du monde d'aujourd'hui.
Objectifs de formation
L’étude des langues vivantes étrangères dans toutes les classes préparatoires scientifiques, quelle que soit la filière choisie par l’étudiant (MPSI-MP, PCSI-PC, PTSI-PT, PSI, BCPST, TB, TPC, TSI), a comme objectifs:
- d’affermir les compétences de l’enseignement du second degré sur le double plan linguistique et culturel;
- de conduire les étudiants à acquérir un niveau plus élevé de compréhension et d’expression, tant à l’écrit qu’à l’oral, et à consolider une méthodologie pour un apprentissage de la langue en profondeur;
- d’assurer la mise en place des repères culturels indispensables à la connaissance de la civilisation et de la culture des pays étrangers, de façon à éclairer les situations contemporaines.
Pendant les années de formation, on veillera à développer chez les étudiants les compétences suivantes:
- comprendre le sens précis de textes d’origine et de nature variées, relativement longs et complexes, portant plutôt sur des questions contemporaines en lien direct avec la langue étudiée, en comprendre le contenu, la structure et la fonction (informative, argumentative, explicative, etc.), en percevoir les enjeux dans une perspective propre à l’aire linguistique concernée, en saisir le sens explicite ou implicite et les connotations culturelles (humour, politesse, registre de langues, etc.). Pour favoriser cette compréhension fine, on veillera à diversifier les types d’exercices: commentaire, confrontation de points de vue, synthèse, traduction;
- comprendre un locuteur natif s’exprimant clairement à un débit normal et poursuivant une argumentation, même complexe, sur un sujet général en lien direct avec l'aire linguistique concernée. On veillera pour l’entraînement à cette compréhension, à avoir recours à des documents authentiques (enregistrements audios ou vidéos sur toutes formes de supports);
- s’exprimer dans une langue correcte, avec fluidité et authenticité (en respectant les codes et registres spécifiques de la langue orale), de façon claire et efficace, pour développer un point de vue nuancé. Se montrer capable d'auto-correction;
- participer à une conversation avec aisance et spontanéité, en adoptant un registre et en obéissant aux codes sociolinguistiques appropriés à la situation de communication;
- rédiger un rapport ou un essai dans une langue correcte, de manière claire, détaillée et structurée, sur une grande gamme de sujets, pour développer un point de vue, exposer une argumentation et donner une opinion, en respectant les codes et registres spécifiques de la langue écrite.
Il convient de rappeler que, bien que prenant place dans ce cadre général, le premier semestre de la première année aura une fonction bien particulière, dont l’objectif essentiel est l’homogénéisation du niveau des étudiants. Pour cela, les premiers mois devront être axés sur:
- l’accès à une compréhension fine et non seulement globale, à l’écrit comme à l’oral,
- l’acquisition d’une expression maîtrisée et adéquate,
- l’acquisition d’une méthode solide pour chaque exercice proposé. Voir l'arrêté du 4-4-2013 qui fixe le Programme de langues vivantes étrangères des classes préparatoires économiques et commerciales, option scientifique (ECS), option économique (ECE) et option technologique (ECT).
Objectifs de formation en langues vivantes étrangères pour les CPGE économiques et commerciales, options scientifique, économique et technologique (ECS, ECE, ECT)
Objectifs de formation
L'enseignement des langues vivantes en CPGE économiques et commerciales constitue un volet essentiel de la formation générale.
La raison en est claire: les carrières auxquelles se destinent les étudiants des écoles de management ont désormais une dimension internationale et interculturelle. Dans cette perspective, et selon les préconisations européennes, l'enseignement obligatoire de deux langues vivantes est proposé aux étudiants, afin qu'ils puissent acquérir les compétences linguistiques et les connaissances culturelles nécessaires à leur insertion professionnelle et à leur ouverture au monde.
Pendant les deux années de formation, on veillera à développer chez les étudiants les compétences suivantes:
- comprendre le sens précis de textes d’origine et de nature variées, relativement longs et complexes, portant plutôt sur des questions contemporaines, notamment dans le domaine des institutions et des réalités politiques, économiques et sociales, en lien direct avec la langue étudiée. En comprendre le contenu, la structure et la fonction (informative, argumentative, explicative, etc.), en percevoir les enjeux dans une perspective propre à l’aire linguistique concernée, en saisir le sens explicite ou implicite et les connotations culturelles (humour, politesse, registre de langue, etc.). Pour favoriser cette compréhension fine, on veillera à diversifier les types d’exercices: commentaire, confrontation de points de vue, synthèse, analyse, traductions;
- comprendre un locuteur natif s’exprimant clairement à une allure normale et poursuivant une argumentation, même complexe, sur un sujet général en lien avec l'aire linguistique concernée. On veillera pour l’entraînement à cette compréhension, à avoir recours à des documents authentiques (vidéos, podcasts, émissions de télévision, de radio);
- s’exprimer dans une langue correcte (maîtrise grammaticale, phonologie) et riche (lexique pertinent et nuancé), avec fluidité et authenticité (en respectant les codes et registres spécifiques de la langue orale), de façon claire et efficace, pour développer un point de vue de façon nuancée. Se montrer capable d'auto-correction;
- participer à une conversation avec un locuteur natif, dans une langue correcte, avec aisance et spontanéité, en adoptant un registre pertinent, un lexique varié et en obéissant aux codes sociolinguistiques appropriés à la situation de communication;
- rédiger un rapport ou un essai dans une langue correcte, de manière claire, détaillée et structurée, sur une grande gamme de sujets, pour développer un point de vue, exposer une argumentation et donner une opinion, en respectant les codes et registres spécifiques de la langue écrite.
On proposera, le cas échéant, des thématiques croisées avec d’autres disciplines. Il convient de rappeler que si ces compétences sont distinguées par commodité pour en décrire le niveau attendu, elles doivent toujours être travaillées et évaluées conjointement.
Il convient de rappeler que, bien que prenant place dans ce cadre général, le premier semestre de la première année aura une fonction bien particulière, dont l’objectif essentiel est l’homogénéisation du niveau des étudiants. Pour cela, les premiers mois devront être axés sur:
- l’accès à une compréhension fine et non seulement globale, à l’écrit comme à l’oral,
- l’acquisition d’une expression maîtrisée et adéquate,
- l’acquisition d’une méthode solide pour chaque exercice proposé.
Voir arrêté du 4-4-2013 qui fixe le Programme de langues vivantes étrangères des classes préparatoires scientifiques Mathématiques, physique et sciences de l'ingénieur, Physique, chimie et sciences de l'ingénieur, Physique, technologie et sciences de l'ingénieur, Technologie et sciences industrielles, Technologie, physique et chimie, Mathématiques et physique, Physique et chimie, Physique et sciences de l'ingénieur, Physique et technologie, Biologie, chimie, physique et sciences de la Terre et Technologie et biologie.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/thumb/2/2f/Logo_mesr.gif/467px-Logo_mesr.gif Training objectives in foreign languages ​​for scientific CPGEs
The teaching of modern languages ​​in CPGEs is an essential part of general education The reason is clear. Exchanges and relationships which are called engineers, managers, teachers and researchers now have an international and intercultural dimension. More...
30 mai 2013

English divides French education

http://www.scienceguide.nl/media/1585316/number_of_institutions_and_programs_in_english.bmpFrance is split over a law that would enable public universities to teach in English. The opposition fears for the French cultural identity, while the government sees benefits for both international and French students. Minister Fioraso rejects the critique and points out that there are already 800 English courses. France’s National Assembly is discussing plans to change the law that obliges all teachers to teach in French, from kindergarten to university. By relaxing the law the French hope to attract more international students, but the idea is heavily opposed by a politicians and teachers that fear that France will lose its cultural identity.
Five people discussing Proust

Geneviève Fioraso, the French Minister of Higher Education started the debate because she is afraid that France is being left behind in the international ‘battle for brains’. She fears that French universities end up as places where “five people sit around a table discussing Proust”. Higher education has to open up says Fioraso and the language barrier makes it hard to attract foreign students, teachers and start joint-degree programs with universities from other countries. Read more...
30 mai 2013

Recherche publique: quelle est la place de l’anglais ?

http://www.vie-publique.fr/images/logo_viepublic.pngRecherche publique: quelle est la place de l’anglais?
L’Institut national d’études démographiques (Ined) publie les résultats de l’enquête Elvire (enquête sur l’usage des langues vivantes dans la recherche publique française) menée entre 2007 et 2009. L’enquête permet de dresser un bilan de l’application de la loi relative à l’emploi de la langue française du 4 août 1994, dite "loi Toubon", dans le secteur de la recherche.
Il apparaît que l’anglais occupe une position dominante dans tous les domaines de la recherche. Dans les sciences exactes, l’utilisation du français est devenue marginale: 96% des directeurs de laboratoire assurent que l’anglais est la langue la plus utilisée. Cette proportion est moins forte dans les sciences humaines et sociales: l’anglais y est déclaré dominant par 59% des directeurs de laboratoire. De la même façon, les publications, les réunions ou les colloques scientifiques se font essentiellement en anglais. L’enquête montre aussi que 25% des enseignants dispensent, régulièrement ou à l’occasion, des cours en anglais dans l’enseignement supérieur. Cette pratique est plus forte chez les chargés de recherche et les directeurs de recherche qui enseignent à l’université. Malgré la loi Toubon, l’anglais a donc continué à progresser dans les activités scientifiques.
Les résultats de l’enquête sont publiés alors que le projet de loiProjet de loiProjet de texte législatif déposé au Parlement à l’initiative du gouvernement. relatif à l’enseignement supérieur et à la recherche, discuté au ParlementParlementOrgane collégial qui exerce le pouvoir législatif (adoption des lois et contrôle du pouvoir exécutif). En France, le Parlement est composé de deux chambres: l’Assemblée nationale et le Sénat. à partir du 22 mai 2013, suscite un nouveau débat sur l’emploi du français dans l’enseignement supérieur. Le projet de loi prévoit, en effet, de nouvelles dérogations au monopole des cours en français.
Sur la toile publique

L’anglais hors la loi ? Enquête sur les langues de recherche et d’enseignement en France - François Héran, Ined, juin 2013, Population et Sociétés, n° 501.
Conseil des ministres du 20 mars 2013. Enseignement supérieur et recherche.
Rapport au Parlement sur l’emploi de la langue française 2012 - Délégation générale à la langue française et aux langues de France, oct. 2012, Bibliothèque des rapports publics, La Documentation française.fr.
http://www.vie-publique.fr/images/logo_viepublic.png Taighde poiblí: cad é an áit an Bhéarla?
Foilsíonn an Institiúid Náisiúnta um Staidéar Déimeagrafacha (ined) torthaí Elvira (suirbhé ar úsáid na dteangacha iasachta sa taighde poiblí na Fraince) a rinneadh idir 2007 agus suirbhé 2009.
An suirbhé a ghlacadh stoc ar chur i bhfeidhm an dlí maidir le húsáid na teanga Fraincise ar 4 Lúnasa 1994, ar a dtugtar "dlí Toubon" in earnáil taighde. Níos mó...
29 mai 2013

L’anglais hors la loi ?

couverture_publicationL’anglais hors la loi? Enquête sur les langues de recherche et d’enseignement en France. Auteur: François Héran. Population et Sociétés N°501, juin 2013, 1,50 €. Lire ce numéro.

L'anglais a-t-il droit de cité dans les salles de cours de nos universités? Uniquement pour les étrangers, dit la loi de 1994, ou si le cours présente un « caractère international ». Or la science est internationale par définition, non par dérogation. La loi peut-elle empêcher la recherche et l'enseignement de manier les langues internationales de la science, à commencer par l'anglais? Une enquête de l'Ined resitue le débat en dressant un bilan de l'usage des langues par discipline et par génération.
Résumé

Une enquête auprès des chercheurs et enseignants chercheurs du secteur public atteste le quasi-monopole de l'anglais comme langue internationale d'échange dans les sciences dures et son ancrage dans les sciences humaines et sociales. Il en va de même des publications, des rencontres tenues en France ou des sites Internet. Un quart des chercheurs ou enseignants chercheurs ont donné des cours en anglais dans l'année. La loi de 1994 protège les consommateurs et les salariés; elle n'a pas entravé l'essor international d'une science toujours plus anglophone.
Sommaire
    * La science, internationale par exception?
    * Le français marginalisé dans les sciences dures
    * L'anglais entre monopole et domination
    * Recul du multilinguisme chez les jeunes
    * Cours en anglais: un quart des enseignants
    * Le déclin de la dénonciation de l'Empire américain
    * L'effet neutre de la loi Toubon.
couverture_publicationEnglish outlaw? Survey of language research and teaching in France. Author: Francois Heran. Population and Societies No. 501, June 2013, € 1.50. Read this issue.
The English have a right of citizenship in the classrooms of our universities?
Only for foreigners, said the 1994 law, or if the course has an "international character." But science is international by definition, not an exception. The law may block research and education to handle international languages ​​of science, beginning with the English? A survey of INED situates the discussion with a review of the use of languages ​​by discipline and generation. More...
29 mai 2013

L’orthographe – un enjeu professionnel

http://www.cge.asso.fr/images/frontend/logo.pngPar Pascal Hostachy, cofondateur du Projet Voltaire. Nous sommes à la conjonction de deux phénomènes. D’une part le niveau de maîtrise de l’orthographe française baisse, d’autre part le monde professionnel ne nous a jamais autant exposés via nos écrits. Révolu le temps où l’on écrivait quelques lettres par jour aux clients, attentivement relues par la secrétaire de direction. L’e-mail est l’outil de communication professionnelle roi. Grâce à lui, nous écrivons tout le temps et à tout le monde, sans intermédiaire, pour le meilleur et pour le pire.
Idée reçue n° 1 – Peu importe l’orthographe, tant qu’on se comprend

Une étude anglo-saxonne (2011) montre qu’une faute d’orthographe sur une page de vente en ligne fait chuter de 50% le chiffre d’affaires de ladite page. Dire qu’une orthographe aléatoire peut nuire à la confiance des clients devient alors un doux euphémisme.
Idée reçue n° 2 – Pour les communications internes, l’orthographe n’est pas un enjeu

Tout dépend de la fonction. Pour des travaux très techniques et très manuels, l’orthographe importe peu. Pour des fonctions de management, la communication, écrite et orale, est l’enjeu n° 1. Ne pas soigner cette communication sur le fond comme sur la forme sera diversement apprécié par les collaborateurs à qui elle est destinée.
Idée reçue n° 3 – Qu’importe le français, c’est l’anglais qui prévaut!

L’anglais est en effet essentiel. De là à dire que le français ne l’est pas… Il suffit de se poser la question suivante: parmi les forces vives qui sortent des grandes écoles, quel est le pourcentage de personnes qui n’auront jamais affaire à des clients ou à des collaborateurs francophones? Suite de l'article...
http://www.cge.asso.fr/images/frontend/logo.pngBy Pascal Hostachy, co-founder of Voltaire Project. We are a combination of two phenomena. On the one hand the level of proficiency in French spelling down, on the other hand the professional world we have never been as exposed through our writings. More...
29 mai 2013

L’écrit tel qu’en lui-même l’invention le change

http://www.cge.asso.fr/images/frontend/logo.pngPar Yves Jeanneret, professeur au CELSA. Le dieu Toth inventeur de l'écriture
Dans le Phèdre de Platon, Socrate imagine le dialogue fabuleux entre le dieu Toth, inventeur de l’écriture et le dieu pharaon Thamous. Le premier expose les « choses de la technique », et celle dont il est le plus fier, ce sont les signes écrits, qui selon lui décuplent la pensée et la mémoire. Le roi-philosophe, réservé, oppose aux miracles de l’ingénierie la morale de l’usage, qui entend bien distinguer le prodigieux du fécond. L’écrit est selon lui un outil de mémorisation qui ne se substitue ni à la communication interpersonnelle ni au travail de la pensée. Socrate commente ce débat en soulignant la difficulté que nous avons à maîtriser les écrits: "une fois qu’il a été écrit, le texte va traîner partout, rencontrant indifféremment ceux qui s’y connaissent et ceux qui n’en ont rien à faire, sans discerner à qui il doit ou ne doit pas parler. Il n’est capable ni de se défendre ni de se protéger par lui-même." Suite de l'article...
http://www.cge.asso.fr/images/frontend/logo.pngBy Yves Jeanneret, a professor at Celsa. The god Thoth invented writing
In Plato's Phaedrus, Socrates imagines the great inventor of writing and the god Pharaoh Thamus dialogue between the god Toth. More...
26 mai 2013

Is It the English Department’s Fault?

http://chronicle.com/img/photos/biz/icons/on-hiring-nameplate.gifBy Rob Jenkins. As I read Robert Zaretsky’s recent post, “What’s at Stake with Grade Inflation,” in which he notes how poorly his history students write, I couldn’t help but recall a confrontation I had several years ago with a business professor at the college where I was teaching at the time. I was walking across campus one bright, sunny day (this was in Florida, where almost all the days are bright and sunny), when I saw this colleague coming toward me on the hedge-lined concrete walkway. He and I had enjoyed a cordial relationship over the years, occasionally stopping to chat about children and vacations and such when we ran into each other on campus, so I smiled as he approached and prepared to greet him. Read more...
26 mai 2013

Speech Recognition vs. Language Processing

http://chronicle.com/img/photos/biz/icons/lingua-franca-nameplate.pngBy Geoffrey Pullum. I have stressed that we are still waiting for natural language processing (NLP). One thing that might lead you to believe otherwise is that some companies run systems that enable you to hold a conversation with a machine. But that doesn’t involve NLP, i.e. syntactic and semantic analysis of sentences. It involves automatic speech recognition (ASR), which is very different. ASR systems deal with words and phrases rather as the song “Rawhide” recommends for cattle: “Don’t try to understand ’em; just rope and throw and brand ’em.” Labeling noise bursts is the goal, not linguistically based understanding. Read more...
26 mai 2013

J’enfreins la loi Toubon tous les jours car elle n’est pas adaptée au monde moderne

http://s1.lemde.fr/journalelectronique/vignettes/la_une/20130421/QUO_208_coupee.jpgPar Nathalie Brafman. « J’enfreins la loi Toubon tous les jours car elle n’est pas adaptée au monde moderne » - Bruno Sire est président de l’université Toulouse 1 – Capitole
L’article 2 du projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche qui prévoit la possibilité de donner des cours dans une autre langue que le Français a provoqué un énorme débat. Qu’en pensez-vous alors que votre université propose depuis dix ans des cursus tout en anglais?
Vouloir aujourd’hui nous empêcher de donner des cours en anglais serait une grave régression et une menace pour la place de la France dans la recherche internationale. N’obligeons pas les universités à se replier sur elle-même pour un problème de langue. Suite de l'article...
http://s1.lemde.fr/journalelectronique/vignettes/la_une/20130421/QUO_208_coupee.jpg By Nathalie Brafman. "I break the Toubon's law every day because it is not adapted to the modern world" - Bruno Sire is president of the University of Toulouse 1 - Capitole. Article 2 of the draft law on higher education and research, which provides the opportunity to teach in a language other than French caused a huge debate. More...
25 mai 2013

The French protect their language like the British protect their currency

http://static.guim.co.uk/static/d700dbf8c1c58ee4662f6874d69baad6a401fa52/common/images/logos/the-guardian/news.gifBy . A row over using English in universities has blown up in France, where language is at the heart of the national identity. The front page of Libération, one of France's leading dailies, was printed entirely in English on Tuesday. "Let's do it," ran the banner headline. Sounding like a Nike slogan penned by Cole Porter, it in fact referred to a new bill, which, if passed, would allow some university courses to be taught in English. Inside the paper (and in French), the editorialists urged their compatriots to "stop behaving like the last representatives of a besieged Gaulish village". The nod to Asterix – the diminutive comic-strip hero who punches above his weight thanks to his cunning and occasional swigs of magic potion – is highly significant. For decades, France has identified with the plucky denizens of Asterix's village, the last corner of Gaul to hold out against Roman invasion. This is how the French fancy themselves: besieged but unbowed – a kind of Gallic take on the Blitz spirit. The reason Uderzo and Goscinny's books resonated at the time of their publication is that they replayed the myth of French resistance in the context of the cold war. This time around the invaders were no longer German or Roman, but American. Asterix's first outing (in a long-defunct magazine called Pilote) occurred in 1959, the year Charles de Gaulle became president, and grammarian Max Rat coined the word "franglais". My contention is that this is not purely coincidental. Read more...
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