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Formation Continue du Supérieur
16 novembre 2019

1968 : réalisation de l’Union douanière entre les Six

Accueil - Vie Publique1er juillet
Les droits de douane entre les six membres de la CEE sont totalement supprimés. Un tarif douanier commun est mis en place aux frontières extérieures de la CEE. Plus...
16 novembre 2019

1962 : débuts de la PAC

Accueil - Vie Publique18 décembre 1961-14 janvier 1962
Au terme d'une négociation "marathon", le Conseil de la Communauté économique européenne (CEE) adopte les règlements fondateurs de la politique agricole commune (PAC). Plus...
16 novembre 2019

1957 : création de la CEE et de l’EURATOM

Accueil - Vie Publique25 mars 1957
Deux traités sont signés à Rome par les six pays européens ayant participé à la création de la CECA. Le premier institue la Communauté économique européenne (CEE), qui a pour but la mise en place d’un marché commun, et le second la Communauté européenne de l’énergie atomique (CEEA) dite Euratom.
À la différence du traité de la CECA, les deux traités de Rome sont conclus pour une durée illimitée. Plus...
16 novembre 2019

1951 : création de la CECA

Accueil - Vie Publique18 avril 1951
Le 18 avril 1951, la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) est créée, pour une période de 50 ans, avec la signature du traité de Paris par six pays : la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas et la République fédérale d’Allemagne (RFA). Plus...
16 novembre 2019

1950 : déclaration de Robert Schuman

Accueil - Vie Publique9 mai 1950
Au cours d’une conférence de presse au Quai d’Orsay, le ministre français des Affaires étrangères Robert Schuman prononce, une déclaration historique. Il appelle à la mise en commun des productions de charbon et d’acier de la France et de l’Allemagne, au sein d’une organisation ouverte aux autres pays d’Europe.
Son but est d’assurer une paix durable sur le continent, grâce au développement d’une solidarité de production entre la France et l’Allemagne, dans un secteur stratégique, rendant impossible tout affrontement entre ces deux pays. Cette organisation constituerait la première étape vers une fédération européenne.
Le plan proposé dans cette déclaration a été élaboré par Jean Monnet, alors commissaire général au Plan. Plus...
16 novembre 2019

Quelles sont les grandes dates de la construction européenne ?

Accueil - Vie PubliqueL’Union européenne s’est construite progressivement depuis bientôt 70 ans. Plus...
16 novembre 2019

Les fake news menacent-elles le débat public ?

Accueil - Vie PubliqueSi l’internet permet d’accéder à une masse considérable d’informations, il est aussi devenu un canal de diffusion de fake news. En quoi ces fausses nouvelles diffèrent-elles des autres formes de désinformation qui se sont toujours propagées sur le web ? Pourquoi les internautes partagent-ils ces informations ? Comment lutter contre ce phénomène. Plus...

16 novembre 2019

La France et l’Europe

Accueil - Vie PubliqueLa France occupant une position importante en Europe, elle participe à toutes les politiques de l’Union européenne et tous les domaines de l’action publique française intègrent une dimension européenne. L’Europe détient donc, logiquement, une place importante dans le débat public en France. Plus...

16 novembre 2019

La Chambre haute avant la Ve République

Accueil - Vie PubliqueDans un régime bicaméral, par opposition à la chambre basse élue directement par le peuple et qui peut être dissoute, la chambre haute a une fonction de gardien de la Constitution et d’enrichissement du travail législatif.
Hormis la IIe République et les régimes transitoires – assemblée unique de Bordeaux puis de Versailles de 1871 à 1875, assemblée consultative provisoire puis assemblées constituantes de 1943 à 1946 – la France a toujours vécu sous le signe du bicamérisme. Les projets de suppression du Sénat (1946) ou d’affaiblissement de ce dernier (1969) ont ainsi été écartés par les Français consultés par référendum.
La première chambre haute a été créée par le Directoire (1795). Composé de 250 membres élus âgés de plus de 40 ans, le Conseil des Anciens a alors le pouvoir d’adopter ou de rejeter en bloc les lois adoptées par le Conseil des Cinq cents : selon Boissy d'Anglas, "Les Cinq cents sont l’imagination de la République. Les Anciens en sont la raison".
Le Consulat (1799) crée le premier Sénat, composé de 80 membres, âgés de plus de 40 ans, nommés à vie et inamovibles. Il est le premier à siéger au Palais du Luxembourg. Toutes les autres chambres hautes conserveront ce siège, à l’exception du Sénat de la IIIe République jusqu'en 1879, date du transfert des pouvoirs publics de Versailles à Paris.
Gardien de la Constitution, le Sénat du Consulat, dit "Sénat conservateur", peut annuler les actes transmis par le Tribunat ou le gouvernement, dissoudre le Tribunat et le Corps législatif (qui sont les deux organes législatifs) et réformer les décisions de justice contraires à la sûreté de l’État. À partir de 1802, il peut prendre des sénatus-consultes sur tous les sujets non réglés par la Constitution.
Le Sénat du Ier Empire reprend ces attributions. Y siègent les maréchaux, les princes d’Empire et les citoyens nommés à cet effet par l’Empereur. Créé pour défendre le régime, le Sénat le sabordera en votant, en mai 1814, la déchéance de l’Empereur.
La Restauration bourbonienne (1814-1815) garde le principe du bicamérisme. La chambre des pairs, composée de pairs héréditaires ou à vie, nommés par le roi en nombre illimité, représente l’aristocratie. Elle partage le pouvoir législatif avec la Chambre des députés, même si les parlementaires sont dépourvus de l’initiative des lois. La Chambre des pairs peut seule juger les ministres. Malgré cette prédominance de la Chambre des pairs, la chambre basse va progressivement prendre la première place en parvenant à faire émerger l’idée de responsabilité du gouvernement devant elle, idée qui ne disparaîtra plus.
La Monarchie de Juillet donne aux deux chambres l’initiative des lois. La Chambre des pairs est semblable à celle de la Restauration, mais l’hérédité est supprimée en 1831. Les séances, jusqu'alors secrètes, deviennent publiques.
Alors que la République de 1848 avait supprimé la chambre haute, le Second Empire (1852) rétablit le Sénat. Composé de dignitaires et de membres nommés à vie, entre 80 et 150, il a pour rôle la défense de la Constitution et des libertés publiques. Il assure donc le contrôle de constitutionnalité des lois adoptées par le Corps législatif, ainsi que des actes qui lui sont transmis par le gouvernement ou les citoyens. Il a le droit de combler les lacunes de la Constitution par le biais de sénatus-consultes, peut prendre l’initiative d’une révision constitutionnelle et assume le pouvoir législatif en cas de dissolution du Corps législatif. Les réformes constitutionnelles de l’Empire libéral (de 1860 à 1870) élargissent les compétences du Sénat, partagent le pouvoir législatif entre les assemblées et créent la navette.
Les lois constitutionnelles de 1875 mettent en place un bicamérisme égalitaire avec un Sénat doté de pouvoirs équivalents à ceux de la Chambre des députés : mise en jeu de la responsabilité du gouvernement, pouvoir législatif égalitaire – sauf pour les textes financiers soumis en premier lieu aux députés – sans procédure de concertation, révision constitutionnelle, élection du président de la République, etc. À la différence de la Chambre, cependant, le Sénat ne peut être dissout (il doit d’ailleurs autoriser la dissolution de celle-ci), et assume la fonction de juge du chef de l’État et des membres du gouvernement.
Le Sénat de 1875 comprenait 300 membres âgés de plus de 40 ans : 225 élus au suffrage universel indirect pour neuf ans et renouvelables par tiers ; 75 inamovibles élus par l’Assemblée nationale (réunion des deux chambres) pour les premiers, par le Sénat ensuite pour les renouveler en cas de décès. Les sénateurs inamovibles furent supprimés en 1884, ceux en place étant remplacés par des sénateurs élus au fur et à mesure de leur décès. Fortement critiqué par les républicains aux débuts du régime, le Sénat s’ancre peu à peu dans les institutions et l’esprit des Français. Ayant renversé dix gouvernements, dont celui de Léon Blum en 1937, et bloqué plusieurs projets de réformes, le Sénat garde cependant l’image d’une assemblée certes républicaine mais très conservatrice.
Après l’échec de la Constitution monocamérale de 1946, la IVe République conserve une chambre haute, mais en la diminuant singulièrement par rapport au Sénat de 1875 : le bicamérisme devient inégalitaire. Le Conseil de la République composé de conseillers de la République (le terme de sénateurs étant rétabli en 1948) élus pour six ans (aux 5/6e au suffrage universel indirect, et par l’Assemblée nationale pour le dernier 1/6e jusqu'en 1948, en totalité au scrutin indirect ensuite) perd le pouvoir de faire la loi (votée par la seule Assemblée nationale). La navette disparaît et le Conseil de la République se contente de donner un avis lors d’une seule lecture. Le Conseil de la République partage le pouvoir de révision de la Constitution, participe à l’élection du président de la République, et son président peut saisir le comité constitutionnel.
En 1954, le Conseil de la République regagne l’intégralité de son pouvoir législatif perdu, l’Assemblée ayant le dernier mot au terme d’un délai variable selon l’urgence des textes. Conçue à l’origine contre la chambre haute, la Constitution de 1946 lui redonne ainsi sa place.
Le Sénat de 1958, fondé sur un "bicamérisme équilibré" (J.-L. Hérin), apparaît au total comme une synthèse des chambres hautes qu’a connues la France au cours de son histoire. Plus...
16 novembre 2019

Culture et soft power : le Louvre Abu Dhabi

Accueil - Vie PubliqueL’inauguration, le 8 novembre 2017, du Louvre Abu Dhabi, temps fort de la politique culturelle, est la concrétisation d’un projet lancé en 2007. Ce musée s’affiche comme le premier du genre dans le monde arabe. Universel, il se veut un modèle culturel rassembleur des différentes cultures dans le but d’en refléter l’histoire commune. Situé sur l’île de Saadiyat, véritable district culturel en devenir, le musée a été conçu par l’architecte français Jean Nouvel, lauréat du Prix Pritzker, comme une médina arabe sous une gigantesque coupole argentée. Vingt-trois galeries, réparties en quatre ailes à parcourir pour découvrir douze thèmes universels, permettent au visiteur de contempler 600 œuvres : 300 appartenant à la collection permanente et 300 autres prêtées par les institutions françaises.
Pour les Émirats arabes unis, il s’agit de renforcer le dialogue des civilisations, de préparer l’ère de l’après-pétrole par une diversification économique et d’afficher un discours développementaliste : l’horizon (à atteindre) de la démocratie libérale.
Pour la France, l’objectif est de conforter les échanges avec un partenaire, à la fois économique et militaire, point d’appui géopolitique dans une région stratégique. La contrepartie financière, gérée par l’agence France Museum, est considérable : près de 950 millions d’euros qui abondent les budgets des musées et des institutions culturelles partenaires. La plus grande part revient au musée du Louvre qui a mis en place un fonds de dotation. Plus...
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