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Formation Continue du Supérieur

1 avril 2013

A nos côtés ...Lady Rezo

http://2.bp.blogspot.com/-jPzHllh6qzU/UDuLlai3pWI/AAAAAAAAAGg/sWM1i_wim5U/s1600/blog_jobvious.pngParce que la vie professionnelle est loin d'être un long fleuve tranquille et que, s'il n'est pas toujours évident de trouver les bonnes infos, il l'est encore moins d'accéder aux vraies!! Celles déjà vécues, déjà testées, déjà synthétisées, pour vous faire gagner du temps, de la compréhension donc de l'efficacité. Bienvenue sur JOBVIOUS le blog!
A nos côtés ...Lady Rezo
Comment s’outiller pour bien gérer son networking
Organisation et discipline sont indissociables d’une démarche réseau réussie…
Il faut bien se mettre çà dans la tête : même si on a l’impression que les grands réseauteurs ont l’air d’exercer leur art très naturellement et sans se forcer, le networking c’est tout sauf de l’improvisation!
Certes la partition n’est pas écrite à 100%, car il faut savoir saisir les opportunités quand elles se présentent…mais il n’empêche que pour pouvoir les saisir, un minimum de préparation et d’outillage sont indispensables!
Règle 1 – Savoir se présenter ou encore pitcher en 1 minute

Le pitch, c’est quoi? C’est une présentation « flash » de vous-même, une description rapide de votre activité, qui permet  à votre interlocuteur de comprendre ce que vous faites et de voir rapidement s’il y a un intérêt mutuel à poursuivre la relation. Pour être efficace, ce pitch doit être court, explicite, mémorable et différenciant. Un peu à la manière de la Bande-Annonce d’un film!
Parfois, on parle aussi d’ «elevator pitch». Imaginez-vous dans un ascenseur entre le rez-de-chaussée et le 8ème étage, totalement par hasard coincé(e) dans la « cage » avec votre big boss. Vous avez une minute pour vous mettre en valeur. Vous n’avez pas nécessairement l’esprit d’à propos qui va bien. Donc autant vous y préparer! Cela peut vous arriver demain!
Pour parvenir à un résultat convaincant, écrivez votre présentation, puis critiquez-la mot à mot. Evitez d’utiliser un quelconque jargon au risque de réduire vos chances d’être compris(e) et vérifiez que les termes utilisés ne prêtent pas à confusion. Exprimez clairement en quoi vous êtes unique et quelle est votre spécificité (domaine d’expertise, technique développée, spécialité). Ajoutez si besoin quelques éléments de réassurance (par exemple le nom de quelques clients ou le nombre d’années d’expérience). Eventuellement préparez plusieurs versions en fonction des différents angles selon lesquels vous souhaitez aborder vos interlocuteurs potentiels.
Une fois que vous êtes prêt(e), testez votre présentation auprès de vos proches d’abord, puis auprès de contacts plus éloignés. Demandez-leur un retour. Challengez!
Règle 2 – Se munir d’une carte de visite de réseauteur

Même si vous êtes étudiant(e) ou hors poste ou entre deux jobs, vous vous devez d’avoir une carte de visite, qui fasse apparaître le nom de votre école, de votre diplôme, votre année de promotion, votre expertise en quelques mots-clé différenciants, un court descriptif de votre projet, votre e-mail, votre numéro de portable.
Lorsque vous participez à des événements, ou simplement lorsque vous faites des rencontres et que l’on vous tend une carte de visite, vous allez vous en servir sur le moment pour poser les questions pertinentes suscitées par  sa lecture, puis, dans un second temps, pour mémoriser les circonstances de votre rencontre, noter au dos dès que possible les mots-clé caractérisant votre interlocuteur et ainsi  alimenter votre tableau de suivi de contacts.
Si vous n’avez pas de carte à donner en retour, comment fera votre interlocuteur pour poser les questions qui lui permettront d’en savoir plus sur vous, puis pour mémoriser vos spécificités?
La réponse ne souffre aucune hésitation! Quelle que soit votre situation, faites une petite visite sur le site vistaprint.fr (ou autre), et en 3 clics, composez-vous une carte de visite qui vous ressemble, et que vous recevrez sous une semaine!  Vous n’avez aucune excuse…c’est hyper-simple!
Règle 3 - Créer son profil sur les réseaux sociaux

Cela parait presque une évidence en 2013 et cela mériterait naturellement toute une série d’articles! Ceci étant, pour ceux qui auraient encore quelques doutes sur le sujet:
-        Plus de 200 millions de membres issus de 170 secteurs d’activité dans plus de 200 territoires et pays sont présents sur LinkedIn, réseau social professionnel  qui facilite le dialogue et la mise en relation entre professionnels ;
-        Tous les recruteurs  « googelisent » le nom des candidats pour valider un certain nombre d’informations les concernant, repérer leurs éventuelles productions sur le net, qui leur permettront de se faire un avis sur leurs  compétences et leur niveau d’expertise, voire leur moralité (par exemple).
Bref, c’est la possibilité pour quiconque de gérer son identité numérique de façon maîtrisée, en cohérence avec sa personnalité réelle, et en accord avec le projet que l’on porte, quel qu’il soit.
Règle 4 - S’il y a lieu, se rapprocher de l’association des anciens élèves de son école

Les Associations d’anciens élèves, essentiellement des grandes écoles, voire des universités (encore assez rare), souvent appelées Associations d’Alumni (un terme provenant du latin alumnus, qui donne alumni au masculin pluriel  et qui veut dire « filleul », « élève », mais aussi du verbe alere, nourrir) ont généralement pour missions de créer, développer et entretenir le réseau des diplômés, de favoriser la solidarité entre ses membres, de faciliter leur insertion et leur évolution professionnelle et de contribuer au rayonnement de l’école, en toute confiance.
Elles proposent généralement une palette de services permettant aux diplômés d’entretenir facilement et intelligemment des liens utiles  au pilotage de leur développement personnel ou professionnel.
Si tel est votre cas, ne vous privez pas de cette merveilleuse opportunité de démultiplier votre réseau.
Règle 5 – Entretenir le tableau Excel de suivi de ses contacts

Si vous avez bien suivi mes conseils, vous avez créé ce fameux tableau le 15 janvier dernier…mais je préfère m’assurer que vous  n’avez pas oublié…parce que maintenant il va falloir l’actualiser à chaque fois que vous ferez une rencontre en adéquation avec votre projet et la stratégie que vous avez choisi de mettre en œuvre pour l’atteindre !
Et maintenant, vous avez un mois pour vous outiller!
Le mois prochain, nous évoquerons votre participation à des événements. Comment faire pour s’y préparer, y optimiser sa présence et en assurer le suivi à posteriori. Dès le 15 avril, vous aurez tous les atouts en main pour entrer dans le vif du sujet…et plus aucune excuse pour vous y soustraire!
En avant!
Isabelle Sthémer, alias Lady Rézo, Alumni Networking - Création de liens.
http://2.bp.blogspot.com/-jPzHllh6qzU/UDuLlai3pWI/AAAAAAAAAGg/sWM1i_wim5U/s1600/blog_jobvious.png Toisc go bhfuil an saol i bhfad ó seoltóireacht go réidh agus nach bhfuil sé éasca i gcónaí chun teacht ar an eolas ceart, tá sé rochtain ar fiú níos lú a fíor! Glacfar taithí acu cheana féin, ndearnadh tástáil air cheana, cheana féin achoimre, a shábháil tú am, tuiscint dá bhrí sin éifeachtacht. Níos mó...

1 avril 2013

http://www.theses.fr/

Retour à l'accueilLe site theses.fr vise à donner sur le web un point d’entrée:
• à toutes les thèses de doctorat en cours de préparation en France
• à toutes les thèses de doctorat soutenues en France, quel que soit le support matériel de la thèse (document papier, numérique, édition commerciale…)
• aux personnes et organismes en lien avec ces thèses.
Il s'agit d'une des applications du projet Portail des thèses confié à l'ABES en 2009 par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche. La feuille de route comprenait les trois axes suivants:
• renforcer la visibilité nationale et internationale de la recherche doctorale française
• servir le monde académique; theses.fr permet à l'ensemble de la communauté scientifique d'avoir une connaissance aussi exacte que possible de l'état de la recherche doctorale en cours, et de pouvoir faire le point sur un thème de recherche ou sur une discipline.
• servir le monde économique; en valorisant les travaux des doctorants et des docteurs, theses.fr vise à faciliter l’insertion professionnelle des jeunes chercheurs. http://www.theses.fr/.
Classification DEWEY: 001.4 - 607
Langues: anglais, français
Pays: France (métropolitaine)
Mots clefs: valorisation theses recherche doctorat
Editeurs: ABES ABES
Retour à l'accueil The site theses.fr aims to provide a web-based entry point:
• all doctoral theses being prepared in France
• all doctoral theses defended in France, regardless of hardware support for the thesis (paper, digital, commercial publishing). More...
1 avril 2013

e-virtuoses

http://www.cerimes.fr/fichier/p_site/5/site_img_fr_jeux_serieux.jpge-virtuoses: Les chercheurs passent au crible le jeu vidéo destiné à soigner, communiquer et former
Les chercheurs de la scène internationale viennent aux e-virtuoses pour montrer leurs derniers résultats et travaux autour de l’impact du jeu vidéo, du Serious Game et de la Gamification.
Dans un contexte économique en panne, le marché du jeu vidéo maintient une santé insolente. Cette industrie ne se contente plus de divertir et investit les marchés de la santé, de la formation, de l’éducation, de la publicité, de la défense, de la sécurité, de la politique, de la culture… Le jeu vidéo et par extension le game design, constituent des vecteurs d’innovations. Preuve en est, la CCI Grand Hainaut ouvre depuis début janvier une cellule R&D dédiée à la ludologie (étude scientifique des jeux et de leurs usages). En parallèle, elle organise les 4 et 5 juin prochains, pour la 2ème année consécutive, le colloque scientifique international e-virtuoses qui regroupe tous les experts et chercheurs du domaine pour faire progresser les théories et les innovations dans ce domaine.
Les e-virtuoses se focalisent sur la question de l’évaluation du jeu et par le jeu

« Le jeu peut-il être évalué? Peut-on évaluer par le jeu? Pour qui souhaiterait se lancer dans une telle partie, la prudence est de mise: les règles établies pourront être appelées à changer pour espérer gagner. Quant à ceux qui préfèrent rester hors jeu, sont-ils nécessairement perdants? Pour trouver des éléments de réponses à ces questions, il convient encore de découvrir et d’avancer moult pions sur l’échiquier sans fin de la découverte scientifique. C’est dans cet esprit que se lance la 2ème manche du colloque international des e-virtuoses dédiés à la ludologie et ses usages instrumentalisés » détaille, Julian Alvarez, responsable de la cellule R&D Ludologie de la CCI Grand Hainaut et enseignant-chercheur au laboratoire CIREL de Lille 1.
e-virtuoseListes des principaux chercheurs internationaux qui soutiennent le colloque scientifique des e-virtuoses
Serge Agostinelli (Université d'Aix-Marseille, France)
Julian Alvarez (Cellule R&D Ludologie - CCI Grand Hainaut / Université de Lille Nord de France, France)
Sylvester Arnab (Université de Coventry, UK)
Per Backlund (Université de Skövde, Suède)
Raquel Becerril Ortega (Université de Lille Nord de France, France)
Philippe Bonfils (Université du Sud Toulon-Var, France)
Gilles Brougère (Université Paris 13 – Sorbonne Paris Cité, France)
Pierre-André Caron (Université de Lille Nord de France, France)
Christophe Chaillou (Université de Lille Nord de France, France)
Yann Coello (Université de Lille Nord de France, France)
Damien Djaouti (Université de Montpellier II, France)
Pascal Estraillier (Université de La Rochelle, France)
Patrick Felicia (Waterford Institute of Technology, Irlande)
Maurizio Forte (Université de Californie, USA)
Sara de Freitas (Université de Coventry, UK)
Abdelkader Gouaich (Université de Montpellier, France)
Sylvain Haudegond (Cellule R&D Ludologie - CCI Grand Hainaut)
Jean Heutte (Université de Lille Nord de France, France)
Pamela Kato (Medical Center university de Utrecht, Pays-Bas)
Catherine Kellner (Université de Lorraine, France)
Christophe Kolski (Université de Lille Nord de France - UVHC, France)
Michel Lavigne (Université de Castres, France)
Sandy Louchart (Université Heriot-Watt, Ecosse)
Hélène Michel (École de Management de Grenoble, France)
Denis Mottet (Université de Montpellier, France)
Louise Sauvé (Université du Québec à Montréal, Canada)
Gilson Schwartz (Université de São Paulo, Brésil)
Pascal Staccini (Université Nice-Sophia Antipolis, Segamed, UMVF-UNF3S, France)
Franck Tarpin-Bernard (Université de Grenoble, France)
André Tricot (Université de Toulouse, France)
Philippe Useille (Université de Lille Nord de France - UVHC, France)
Plus d’informations à cette adresse: http://www.e-virtuoses.net/fr/awards.html.
http://www.cerimes.fr/fichier/p_site/5/site_img_fr_jeux_serieux.jpge-virtuoses: sift Imscrúdaitheoirí tríd an cluiche físeán i gceist a chóireáil, cumarsáid agus foirm. Taighdeoirí teacht idirnáisiúnta r-virtuosos a gcuid oibre a thaispeáint agus torthaí le déanaí ar thionchar na cluichí físeáin, cluichí tromchúiseach agus Gamification. Níos mó...
1 avril 2013

9ème Forum de contacts Etudiants/Entreprise CIFRE

Mardi 12 mars 2013 à la Cité Internationale Universitaire 17, bd Jourdan - 75014 PARIS
Comme l'an passé, le prochain Forum CIFRE conserve sa double vocation d'appui aux entreprises, d'une part pour recruter des doctorants dans le cadre d'une CIFRE, d'autre part pour contribuer au montage de stages au cours de l'année de l'obtention du niveau M, dans l'optique d'aider au "sourcing CIFRE". Des conférences de 45 min (programme ci-dessous) seront organisées tout au long de la journée.
L'atelier "Doctorat ou pas doctorat" (programme ci-dessous) qui aura lieu de 15h00 à 17h30 sur le stand de l'ABG-L'intelli'agence (groupe de 12 étudiants Master 2 ou élèves ingénieurs maximum) est complet.
Depuis 30 ans, 13 000 "docteurs CIFRE" ont enrichi tous les milieux professionnels de leur double vision de recherche.
Le Forum CIFRE se tiendra le mardi 12 mars 2013 à la Cité internationale universitaire de Paris (17 bd Jourdan, 75014 Paris) de 9h00 à 17h30.
Lors de notre prochain forum 2013, nous pouvons déjà compter sur la présence de : AIR LIQUIDE, ASSOCIATION BERNARD GREGORY/INTELLI'AGENCE, CENTRALE SUPELEC, GIE AIFOR, IFSTTAR, IRSTEA, LAFARGE, LE RIZE/Ville de Villeurbanne, NEXCIS, NEXTER Systems, ORANGE, OXYLANE, PINETTE EMIDECAU INDUSTRIES, PÔLE FINANCE ET INNOVATION, PSA PEUGEOT CITROËN, RENAULT, SAFRAN, SAINT GOBAIN, SIEMENS, STMicroelectronics, THALES, L'UNIVERSITE DE TECHNOLOGIE DE COMPIEGNE, VALEO, VALOREM, VEOLIA, ZODIAC AEROSPACE.
Nous comptons sur une large participation des entreprises mais aussi des écoles et des laboratoires.
En 2011, le Forum CIFRE a accueilli plus de 540 étudiants dont 52% cherchaient une entreprise pour effectuer leur thèse, 27% pour effectuer un stage de master et 23% pour assister aux conférences.
Les exposants ont reçu en moyenne 40 CV par offre de CIFRE et 34 CV par stage de master. Programme des conférences. Plan d'implantation. Atelier: "Doctorat ou pas doctorat". Conseils aux étudiants et jeunes diplômés.
Pour toute réservation de stand ou demande de renseignements veuillez contacter :
Mlle Anne-Sophie MENDES à l'adresse suivante: mendes@anrt.asso.fr.
Les éditions précédentes
L'édition 2011
[08.12.2011 - PALAIS BRONGNIART, Paris]
Le 8è Forum CIFRE s'est tenu le 8 décembre 2011 - au PALAIS BRONGNIART, à Paris.
En savoir plus (programme, bilan, vidéos...)
L'édition 2010 [26.11.2010 - CENTQUATRE, Paris]
Le 7è Forum CIFRE s'est tenu le 26 novembre 2010 au CENTQUATRE, à Paris.
En savoir plus (programme, bilan, vidéos...)
L'édition 2009 [30.11.2009 - Palais Brongniart, Paris]
Le 6è Forum CIFRE qui s'est tenu le 30 novembre 2009 au Palais Brongniart, à Paris
En savoir plus (programme, bilan, vidéos...)
L'édition 2008 [03.11.2008 - Palais Brongniart, Paris]
Le 5è Forum CIFRE qui s'est tenu le 03 novembre 2008 au Palais Brongniart, à Paris
En savoir plus (programme, bilan, vidéos...)
Tuesday, March 12, 2013 at the Cité Internationale Universitaire 17 bd Jourdan - 75014 PARIS
Like last year, the next Forum CIFRE retains its dual mission to support companies on the one hand to recruit doctoral candidates within a CIFRE, secondly to contribute to mounting internship during the year of obtaining the M level, with the aim of helping to "sourcing CIFRE". Lectures of 45 minutes (schedule below) will be organized throughout the day.
The workshop "PhD or not PhD" program (below) which will take place from 15:00 to 17:30 on the stand of the ABG-The intelli'agence (group of 12 students or engineering students Master 2 maximum) is complete. More...
1 avril 2013

11500ème article sur le blog / Enquête nationale sur les « Conditions de vie des étudiants »

Enquête nationale sur les « Conditions de vie des étudiants », du 18 mars au 18 juin 2013
Cette enquête, dont la dernière édition remonte à 2010, est menée tous les trois ans par l’OVE. Ainsi, des étudiants des universités, de classes de STS et de CPGE, de grandes écoles, des écoles d’ingénieurs, des écoles de commerce et de management ainsi que des écoles d’architecture et des écoles d’art sous tutelle du ministère de la culture et de la communication sont invités à répondre, entre le 18 mars et le 18 juin 2013, à des questions relatives à leur budget, leur santé, leurs conditions de vie et d’études au sein de leur établissement et en-dehors, ou encore à leur mobilité internationale.
L’ensemble des réponses permettra de dresser un état des lieux selon le profil des étudiants et leur filière d’étude, y compris au niveau européen. Grande nouveauté 2013, chaque thème articulera systématiquement questions sur la situation objective des étudiants et questions relatives à l’évaluation de cette situation par les étudiants eux-mêmes.
Communiqué de presse de l’OVE.
Ouverture le 18 mars du questionnaire en ligne de l’enquête « Conditions de vie des étudiants » 2013

OVE – Communiqué de presse du 14/03/2013
Le 18 mars prochain, l’Observatoire national de la v ie étudiante (OVE), organisme public d’études et de recherche créé en 1989, ouvre son questionnai re en ligne auprès de 200.000 étudiants en France dans le cadre de sa grande enquête nationale « conditions de vie des étudiants » 2013.
Cette enquête, dont la dernière édition remonte à 2010, est menée tous les trois ans par l’OVE. Ainsi, des étudiants des universités, de classes de STS et d e CPGE, de grandes écoles, des écoles d’ingénieurs, des écoles de commerce et de manageme nt ainsi que des écoles d’architecture et des écoles d’art sous tutelle du ministère de la culture et de la communication sont invités à répondre, entre le 18 mars et le 18 juin 2013, à des questions relatives à leur budget, leur santé, leurs conditions de vie et d’études au sein de leur établissement et en-dehors, ou encore à leur mobilité internationale. L’ensemble des réponses permettra de dresser un état des lieux selon le profil des étudiants et leur filière d’étude, y compris au niveau européen. Grande nouveauté 2013, chaque thème articulera systématiquement questions sur la situation objective des étudiants et questions relatives à l’évaluation de cette situation par les étudiants eux-mêmes.
A l’heure des grands débats publics sur les conditions de vie des étudiants en termes de santé, d’activités rémunérées ou de précarité des étudiants, aussi bien que sur les services rendus par les établissements dans lesquels ils sont inscrits, l’édition 2013 de l’enquête Conditions de vie des étudiants est particulièrement attendue. Par le champ couvert au niveau national, par la méthodologie validée par un collège scientifique composé de personnalités du monde de l’enseignement supérieur et de la recherche, l’enquête sur les mondes étudiants pilotée par l’OVE a vocation à produire des résultats objectifs. Traditionnellement utilisées par les chercheurs, les journalistes, les décideurs politiques et les responsables d’établissements d’enseignement supérieur qui y trouvent un outil d’aide à la décision, les données de cette enquête contribueront également à l’élaboration d’indicateurs pertinents et utiles à la décision en matière d’amélioration des conditions de vie étudiante.
Les résultats seront publiés simultanément en éditi on papier et en ligne. Une première sélection de résultats paraîtra fin 2013 sous la forme d’un fascicule Repères.
L’Observatoire encourage les étudiants à participer à l’enquête Conditions de vie des étudiants en offrant, par tirage au sort pour 150 d’entre eux, la somme de 100€.
Pour plus d’informations, vous pouvez consulter:
- le site de l’Observatoire de la vie étudiante à l ’adresse suivante: http://www.ove-national.education.fr/
- le compte Facebook de l’OVE: http://www.facebook.com/ovenational
- et suivre l’OVE sur twitter: @OVE_National.
Les autres repères du blog:
11000ème article sur le blog
/Conférence européenne des Experts de Bologne,
10500ème article sur le blog/Futur centre universitaire Fernando Pessoa dans l'Hérault,
10000ème article sur le blog/Organisme de formation,
9500ème article sur le blog/Un crédit d'impôt innovation pour les PME,
9000ème article sur le blog/La VAE dans les ministères certificateurs en 2011,
8500ème article sur le blog
/Cahier n°3 Enseignement supérieur du CESER,
8000ème article sur le blog/La VAE à l’Università di Corsica Pasquale Paoli,

7500ème article sur le blog
/
Les enjeux de la qualité au sein de l’ESS,

7000ème article sur le blog
/
Osez l'Université dans l'un de ses 31 CFA,

6500ème article sur le blog
/
Le CV
,
6000ème article sur le blog/L'Association ASSPRO,
5500ème article sur le blog/Apprentissage le guide régional,
5000ème article sur le blog
/La formation continue des adultes dans le supérieur
,
4500ème article sur le blog
/40 ans de formation professionnelle,

4000ème article sur le blog
/Les chiffres 2010 de la VAE à La Réunion,
3500ème article sur le blog
/La VAE en Poitou-Charente en 2010,
3000ème article sur le blog/Contrats apprentissage et pro,
2500ème article sur le blog
/Journées Nationales des MDE et des PLIE,
2000ème article sur le blog
/Question Formation n°1,
1500ème article sur le blog/Seniors - le groupe SPB signe son accord,
1000ème article sur le blog
/Fête de la musique dans les jardins du MESR,
500ème article sur le blog/L'archipel de l'ingénierie de formation,
1er article sur le blog/Un forum de la Commission européenne pour promouvoir la coopération entre l’université et le monde des affaires.

Náisiúnta "Coinníollacha maireachtála na mac léinn," Suirbhé ó Mhárta 18 to 18 Meith, 2013. Tá an suirbhé, a bhfuil eagrán a bhí sa bhliain 2010 anuas, rinneadh gach trí bliana ag an Ove. Dá bhrí sin, mic léinn ollscoile, ranganna agus STS CPGE, scoileanna mór, scoileanna innealtóireachta, scoileanna gnó agus bainistíocht chomh maith le scoileanna na scoileanna ailtireacht agus ealaín faoi na hAireachta cultúr agus cumarsáide Tugtar cuireadh do freagra a thabhairt, idir 18 Márta agus an 18 Meitheamh, 2013, le saincheisteanna a bhaineann lena bhuiséad, a sláinte, a saol agus staidéir ina scoil agus lasmuigh, nó le soghluaisteacht idirnáisiúnta. Níos mó...
1 avril 2013

Prolongation des dates d'inscription au 22e Concours de l'OVE

http://www.ove-national.education.fr/medias/images/img_enq/Affiche_CDV_2013.PNGProlongation des dates d'inscription au 22e Concours de l'OVE
MESSAGE A L’ATTENTION DES ETUDIANTS SOUHAITANT PARTICIPER AU CONCOURS DE L’OVE: prolongation exceptionnelle du dépôt des candidatures jusqu’au 8 avril 2013!
Suite à des problèmes de réception de certains courriers/colis constatés par l’OVE, nous demandons aux étudiants qui ont envoyé leur mémoire pour participer au concours de l’OVE de se manifester auprès de l’observatoire: communication.ove@cnous.fr ou 01.55.43.57.93.
Si vous avez envoyé votre candidature pour le concours et que vous n’avez pas eu confirmation de réception par nos services, il est probable que nous n’ayons pas reçu votre dossier. De même, si votre envoi vous a été retourné avec la mention « Pli non réclamé », veuillez nous contacter avant le 8 avril 2013 au plus tard! Merci de votre compréhension pour cet aléas indépendant de notre volonté.
Pour tout savoir sur le concours, cliquez ici.
Télécharger le dossier d'inscription.

http://www.ove-national.education.fr/medias/images/img_enq/Affiche_CDV_2013.PNG Extension of registration dates at the 22nd contest OVE
MESSAGE TO STUDENTS WISHING TO ENTER THE OVE: exceptional extension of nominations until April 8, 2013!
Due to some problems receiving mail/parcels identified by OVE, we ask students who sent their memory for the contest OVE to occur from the observatory communication.ove @ cnous.fr or 01.55.43.57.93. More...
31 mars 2013

De la précarité dans les professions intellectuelles

Par Cyprien Tasset, Thomas Amossé, Mathieu Grégoire. Télécharger le rapport de recherche n°82: Libres ou prolétarisés? Les travailleurs intellectuels précaires en Île-de-France.
Ce rapport, issu d'une recherche menée en 2011, en convention avec la Fonda, porte sur les travailleurs intellectuels précaires. Une notion qui pointe vers une zone de l'espace social où les catégories instituées jouent et pourraient se reconfigurer en des formes nouvelles.
Télécharger Les travailleurs intellectuels précaires en Île-de-France.
CONCLUSION GENERALE
DE LA PRÉCARITÉ DANS LES PROFESSIONS INTELLECTUELLES

Au terme de l’étude et de ses trois volets, on peut mettre en avant certains traits saillants de la précarité chez les travailleurs intellectuels. Indépendamment des débats sur l’existence du groupe, sur sa nature et sur ses contours, certaines caractéristiques peuvent être mises en avant.
Avant tout, le caractère vocationnel de l’activité et l’idéal d’un travail-oeuvre apparaissent comme des moteurs d’un engagement dans le travail souvent total. Du moins, c’est cet idéal qui justifie subjectivement un certain nombre de sacrifices. En particulier, le caractère souvent instable de l’emploi n’est pas unilatéralement vécu comme subi. L’intermittence peut être un choix. A minima, celle-ci permet de ne pas renoncer à plein temps à l’activité vocationnelle. La pluri-activité, conjuguant un emploi « alimentaire » à l’activité de vocation constitue ainsi un modus operandi fort commun parmi ces travailleurs intellectuels précaires. Plus généralement, c’est la nécessité d’un double revenu qui permet à la grande masse de ces travailleurs de se maintenir sur le marché du travail et d’y vivre ou d’y survivre.
Dire que l’intermittence et l’instabilité de l’emploi ne sont pas subies de manière univoque ne doit pas pour autant gommer les difficultés professionnelles liées à la labilité du marché. Trouver du travail, en permanence, est une injonction continue d’une économie de « coups » fondée sur des projets. La frontière entre l’alimentaire et le vocationnel, les moyens et les fins n’est d’ailleurs pas toujours très claire. Il convient, pour entretenir le réseau qui peut-être permettra plus tard un travail intéressant, de le ménager et d’accepter des engagements parfois sans grand intérêt. De même, l’instabilité de cette condition sociale s’accompagne d’une série de dommages collatéraux que les concernés ont parfois tendance à minorer: l’anxiété, les problèmes de santé, le stress qui occasionne burn-out et dépression. De fait, c’est tout un rapport au temps et au travail qui se trouve décalé par rapport à la norme de l’emploi salarié, tel qu’il s’est constitué au XXe siècle. Là où l’emploi stable se fonde sur une adéquation précise et stricte des temps de travail et des temps d’emploi, et désigne une frontière claire entre ces temps et les temps de « loisirs » voués au hors-travail, le temps des travailleurs intellectuels précaires n’est que transgression de ces structures binaires.
Le travail déborde l’emploi de toute part. Et, en premier lieu, d’un point de vue temporel. Le travail s’accumule, s’étend dans le temps, au-delà de l’emploi, mais aussi parfois au-delà de ce que le travailleur considère comme raisonnable. Le travail déborde l’emploi aussi d’autres points de vue: en particulier, en termes de rémunération (lorsque la conscience professionnelle et l’attachement au produit poussent à approfondir, à améliorer de manière illimitée, alors que la rémunération est fixée, elle, longtemps à l’avance), mais aussi en termes de reconnaissance. Le travail accompli n’a parfois guère d’autre mode de reconnaissance que « symbolique ». Il ne paie pas. Bien sûr, pour beaucoup ce n’est pas une reconnaissance classique de temps de travail conjugué à une qualification et un salaire horaire qui est recherché. Mais les alternatives (droits de propriétés intellectuelles, tarifs…) n’apparaissent guère plus satisfaisantes. Dans ce contexte de fatigue de « l’économie de coups » et parfois d’asservissement volontaire, le statut des intermittents du spectacle, ou d’autres modes de revenu garanti et inconditionnel, peuvent apparaître comme des horizons d’émancipation crédibles. De fait, l’idée de délier radicalement ressources et emploi, d'assurer la continuité de l’un malgré la discontinuité de l’autre constitue un idéal souvent partagé. Du moins, si les voies d’amélioration de leur condition sont confuses, il est remarquable de constater que le CDI n’est pas toujours, loin de là, l’idéal poursuivi par chacun de ces travailleurs. De ce point de vue, nous avons pu constater une grande diversité: pour certains, la précarité n’est qu’une étape (obligée) dans un parcours dont on espère qu’il aboutira à l’emploi stable.
Mais cet objectif est loin d’être généralisé. Pour beaucoup, l’intermittence de l’activité est consentie comme le prix d’une autonomie jalousement protégée. La mobilité peut être lue comme une forme de critique du travail, comme un rapport libertaire au marché du travail et à l’entreprise. Il s’agit de ne pas être asservi à un patron, de rester maître des moyens et des fins de la production, de la définition même des produits. De même, l’ascétisme et les « sacrifices » matériels consentis par de nombreux travailleurs intellectuels peuvent constituer un moyen de tenir le monde de l’entreprise à distance (pour le dire avec pudeur). Les conséquences d’un tel engagement dans le travail, en termes de confort économique, de reconnaissance sociale, en termes de vie familiale, amoureuse, de santé, se conjuguent dans une vie de sacrifices consentis au prix fort.
LES « INTELLOS PRÉCAIRES », PROMOTION POLITIQUE D’UNE IDENTITÉ ET DE SOLIDARITÉS IMPOSSIBLES?

De ces caractéristiques, de ces traits saillants, il est tentant de faire une nouvelle figure simple, cohérente, transparente du travailleur d’aujourd’hui ou de demain. L’analyse de la littérature autour des « intellos précaires », des industries créatives, etc. montre que la tentation de réifier cette figure est forte: on aurait là, en suivant, P-M. Menger « une incarnation possible du travailleur du futur, avec la figure du professionnel inventif, mobile, indocile aux hiérarchies, intrinsèquement motivé, pris dans une économie de l'incertain, et plus exposé aux risques de concurrence interindividuelle et aux nouvelles insécurités des trajectoires professionnelles. » (Menger, 2002, 9). On aurait là aussi le ferment d’un nouveau groupe social partageant 1/ une même condition sociale, 2/ une même identité, voire une même culture, 3/ des intérêts économiques communs et une position commune dans l’appareil productif post-taylorien fondé sur le « cognitariat ». Sur cette base, on pourrait même imaginer des statuts, des droits et des solidarités nouvelles.
À l’issue de notre travail de recherche empirique, il apparaît assez clairement que si ces perspectives sont stimulantes et non dénuées de quelques fondements empiriques, elles relèvent malgré tout d’un prolongement théorique de traits empiriques qui demeurent plus disparates et complexes, et d’une mise en cohérence dans un même portrait-robot de traits qu’on retrouve rarement incarnés simultanément dans les mêmes individus et les mêmes groupes. Le volet statistique de l’étude tout autant que son volet qualitatif montre que, malgré des éléments parfois convergents dans la condition sociale des populations considérées, l’hétérogénéité l’emporte. La statistique a mis en lumière un espace contrasté. Et le moins que l'on puisse dire est que les entretiens ne nous ont pas permis d'apercevoir une unité culturelle ou d'attitude parmi les interviewés puisés en différents points de l'espace statistique, ni non plus une configuration unique de l'activité professionnelle. « Quoi de commun entre un(e)… et un(e)…? », demandait déjà un rapport « Mouvements de chômeurs et de précaires en France, la revendication d’un revenu garanti » (Baudouin, Chopart, Collin et Guillotteau, 1989). L’hétérogénéité des figures possibles est assez aisément repérable dans le corpus d’entretiens. Quoi de commun entre une docteure en économie de 40 ans, enchaînant depuis près de dix ans des CDD d'un ou deux ans dans un grand établissement de finances publiques, et disposant d'un salaire de plus de 5 000 euros, et un jeune pigiste sans pige de 30 ans, sans revenu au moment de l'entretien? Quoi de commun entre une enseignante vacataire d'anglais dans l'enseignement supérieur, embauchée en CDI, titulaire d'un master d'anglais et proche de la quarantaine, et une jeune femme qui, multipliant les projets artistiques et les emplois périphériques, présente une identité professionnelle peu saisissable…? Un des résultats de notre recherche est la grande hétérogénéité de la zone observée tant avec un regard et des méthodes statistiques qu’avec un regard et des méthodes qualitatives.
Cette hétérogénéité, qui plus est, se décline sur plusieurs niveaux. Si on tente de la caractériser, on peut mettre en avant la pluralité des précarités, la pluralité et la confusion des cultures et des identités, la pluralité et la confusion des intérêts économiques.
• Pluralité des précarités, car le degré d’exposition à l’aléa économique est fort variable et parce que, derrière le terme de « précarité », le risque est toujours présent de rassembler artificiellement des situations de natures fort différentes. En effet, il ne s'agit pas toujours de « quelque chose de négatif et de préjudiciable » (Nicole-Drancourt, 1992, p. 58), ou du moins, force est de constater que les préjudices en question diffèrent. Ainsi, le statut juridique de l’emploi et le décalage par rapport à l’emploi stable, prennent des significations extrêmement variables: pour certains, les CDD peuvent s’enchaîner dans une relative stabilité et être associés à des revenus plus que confortables. Pour d’autres, les précarités se conjuguent: faiblesse des revenus, absence de revenu secondaire sur lequel s’appuyer (revenus de la rente, soutien familial, emploi alimentaire satisfaisant, système d’indemnisation-chômage…), difficulté de logement, fuite en avant en matière de santé, de vie familiale, fatigue et anxiété face à l’incertitude radicale du lendemain. Entre ces deux pôles extrêmes, on trouve un continuum de situations diverses.
• Pluralité et confusion des cultures et des identités. Un des résultats de l’étude est que, finalement, peu des personnes interrogées se satisfont d’une identité « d’intellos précaires ». Certes, pour certains (en particulier, dans les milieux des pigistes) le terme « parle » et permet de relier entre elles des situations et des personnes que l’intuition rapproche. Mais, très souvent, des identités concurrentes (et divergentes entre elles) ou la confusion identitaire l’emportent. Certains se rattachent clairement à une identité professionnelle forte, d’autres à un « statut » de salarié, d’auteur, d’intermittent, etc. Enfin, pour beaucoup, c’est davantage la confusion identitaire qui domine: suis-je salarié? Suis-je auteur? À laquelle de mes activité dois-je m’identifier?
• Pluralité et confusion des intérêts économiques. La pluralité des cultures et des identités n’est pas sans lien avec la difficulté à identifier et à défendre des intérêts économiques propres à cette population. Rien de très cohérent n’émerge de ce point de vue. La stabilisation de l’emploi n’est clairement pas un objectif poursuivi par tous. La défense, la protection et la valorisation de droits de propriété intellectuelle fait débat. Les ressources économiques mobilisées relèvent aussi de financement considérés comme des pis-aller (soutien familial, rente, travail alimentaire, assistance) et qui, de ce fait, ne peuvent constituer des idéaux à poursuivre. Reste le système d’indemnisation des intermittents et/ou des systèmes de revenu garanti qui sont susceptibles de constituer des mobiles de convergence pour la partie la plus critique vis-à-vis du modèle de l’emploi stable.
LA DIFFICILE ÉMERGENCE D’UNE IDENTITÉ ET DE SOLIDARITÉS DES TRAVAILLEURS INTELLECTUELS PRÉCAIRES: L’HISTOIRE SOCIALE NE S’ÉCRIT PAS SUR UNE TABLE RASE

Comment naissent et se structurent les groupes sociaux? La sociologie, depuis ses origines, s’intéresse à la façon dont des identités et des solidarités structurent des groupes ou des « classes sociales ». Dans une lignée marxiste, on s’est en particulier interrogé sur les liens entre les dimensions économiques, les convergences d’intérêts de groupes partageant une même position dans le système productif. Dans un vocabulaire aujourd’hui quelque peu suranné, on parlait de « classe en soi » et on pouvait identifier ces groupes en fonction du type de revenu qu’ils percevaient. Un ouvrier ne vivant que de son travail touchait un salaire, un patron les fruits du capital investi dans la production, un rentier ceux de sa propriété. Les « classes en soi » pouvaient devenir des « classes pour soi » à condition de prendre conscience de ses intérêts propres et de devenir un véritable acteur de l’histoire en les défendant activement contre des intérêts antagonistes.
La sociologie s’est considérablement enrichie de nombreuses approches qui ont profondément amendé le modèle proposé par Marx. Pourtant, pour l’essentiel, une question demeure et permet de comprendre la difficulté (voire peut-être l’impossibilité) de l’émergence d’une identité et de solidarités des travailleurs intellectuels précaires.
De fait, les différentes tentatives de promotion d’un nouveau groupe social et, au premier chef, celle d’une identité « d’intello précaire », relèvent de la volonté politique de cristalliser une « conscience de classe », de faire advenir comme acteur de l’histoire des « intellos précaires » qui défendraient leur intérêt propre, pourraient mettre en avant des revendications communes contre un ou des adversaires- interlocuteurs communs. Autrement dit, il s’agit avant tout de créer, dans le vieux vocabulaire marxiste, une « classe pour soi », c’est-à-dire une représentation au double sens du terme. Représentation sociale d’abord: le groupe doit se représenter lui-même comme partageant un sort historique commun, une condition sociale commune et des intérêts communs. Il doit en outre faire en sorte d’être reconnu dans cette identité par le reste du corps social. Représentation politique ensuite: il convient de cristalliser des revendications communes en se posant en acteur politique de l’histoire (par la mise en place d’organisations syndicales, politiques ou d’autres formes plus contemporaines de représentation). Or, pour faire la promotion d’une « classe en soi », de ces représentations sociales et politiques du groupe, il convient de faire la démonstration qu’il existe effectivement des intérêts objectivement partagés entre les individus de la catégorie qui entend cristalliser le groupe. Les ouvrages de prophéties qu’on a analysés cherchent tous, d’une manière ou d’une autre, à trouver la justification d’un « commun » et à faire la preuve qu’il existe, entre les travailleurs intellectuels précaires, des intérêts communs dans le système productif. De ce point de vue, le courant le plus abouti est celui dit du « capitalisme cognitif » (Moulier-Boutang, 2007) qui prétend fonder le substrat des identités et des solidarités nouvelles sur une condition économique commune de ces travailleurs : celle d’être des travailleurs de l’immatériel. Au fond, l’idée de ces analyses néomarxistes est de considérer que le système productif industriel est dépassé et que le post-fordisme se caractérise par une production de biens immatériels et s’accompagne d’une profonde transformation des rapports sociaux. Le déclin du salariat industriel correspondrait à l’émergence d’une classe de travailleur de l’immatériel. Dans ce schéma, il « suffirait » que ces travailleurs prennent conscience d’eux-mêmes et de leur intérêt commun pour qu’advienne un nouveau groupe. Dans une variante moins savante, c’est la même dynamique qui est sous-jacente dans les ouvrages des Rambach.
C’est aussi sur ce dernier point que les évolutions de la sociologie – et des sociétés – depuis Marx incitent à être sceptique sur la possibilité d’émergence d’une identité et de solidarités des travailleurs intellectuels précaires. En effet, si, au temps de Marx, analyser le système productif d’un point de vue technologique et du point de vue des statuts et des revenus revenait sans doute à peu près à la même chose, il n’en est certainement plus de même cent cinquante ans plus tard. Le prolétaire du XIXe siècle est celui qui ne possède que sa force de travail. Le salarié du début du XXIe siècle ne se réduit pas à cela. Il porte, avec lui, une histoire longue qui a modelé son statut social, des droits sociaux étendus, et par conséquent ses intérêts. De ce point de vue, tenter de fonder une identité et des solidarités des travailleurs intellectuels sur l’immatérialité du travail semble un peu court. Cela semble, précisément, faire peu de cas d’une histoire sociale longue qui a modelé, aux marges du salariat, des statuts professionnels extrêmement divers… Historiquement, les professions intellectuelles ont emprunté des parcours d’institutionnalisation et ont conçu des horizons d’émancipation qui les ont éloignées les unes des autres. Certaines ont privilégié la constitution de professions fermées à l’extérieur du salariat (comme c’est le cas des architectes) ; d’autres ont tenté de s’intégrer au salariat tout en tenant l’emploi stable plus ou moins à distance (comme les intermittents du spectacle ou les pigistes) ; d’autres encore ont défendu leur intégration à la Fonction publique (comme les travailleurs scientifiques) ; d’autres enfin ont privilégié des horizons spécifiquement intellectuels (comme les gens de lettres, les plasticiens et autres artistes-auteurs). Il en résulte aujourd’hui des intérêts profondément divergents entre ces groupes. À la limite, l’histoire d’un groupe social des travailleurs intellectuels aurait pu s’écrire dans le contexte beaucoup plus ouvert de l’entre-deuxguerres (les statuts de « salarié », de « cadre », etc. demeuraient alors largement indéterminés et susceptibles de nombreuses trajectoires historiques…). L’expérience de la Confédération des travailleurs intellectuels (la CTI) pendant l’entre-deux-guerres en constitue l’exemple le plus significatif: l’ambition de la CTI n’était rien moins que d’être aux travailleurs intellectuels ce que la CGT était au salariat, d’être le ferment de la constitution d’une nouvelle classe sociale, de promouvoir l’émergence de droits spécifiques.
De ce point de vue, les tentatives de fédération des intérêts des « intellos précaires », les mouvements embryonnaires de « travailleurs du cognitariat » font face à l’inertie historique d’intérêts puissamment structurés qui n’ont rien avoir avec la relative « table rase » sociale de l’entre-deuxguerres. Le champ des possibles sociaux s’est considérablement réduit avec l’institutionnalisation de ces intérêts divergents. La difficulté à cristalliser un intérêt commun apparaît ainsi dans toute son ampleur lorsqu’on fait la liste des sources de revenus possibles des travailleurs intellectuels précaires. Si l’on s’en tient à ce que nous avons pu observer dans le volet qualitatif de l’étude, on peut identifier les sources suivantes : un salaire issu d’un CDI dans un métier alimentaire, un salaire issu d’un CDD ou autre contrat « atypique » dans un métier alimentaire, un salaire issu d’un CDD ou autre contrat « atypique » dans l’activité vocationnelle, les ressources issues de l’économie informelle et du travail au noir, les revenus issus de la socialisation du salaire (indemnités-chômage, RMI/RSA), les ressources provenant de l’assistance, la rente et l’héritage, les revenus du capital ou des honoraires pour les indépendants, les droits de propriété intellectuels, les ressources domestiques et la solidarité familiales… Accepter certaines formes de misère et d’ascétisme peut aussi constituer des moyens économiques de maintien sur le marché et d’exercice autonome d’une activité vocationnelle. Quoi qu’il en soit, la pluralité de ces modes d’accès à la ressource, et parfois leur caractère contradictoire (entre par exemple celui qui se maintient sur le marché grâce à une rente et celui qui s’en trouve évincé par le poids économique que représente un loyer parisien dans un budget étroit), explique qu’il soit difficile de lier ces sous-groupes dans des perspectives revendicatrices communes. La pluralité des horizons d’émancipation possibles (revendiquer des droits de propriétés intellectuelles, s’orienter vers des revendications salariales classiques, promouvoir une socialisation du salaire à l’instar des intermittents du spectacle, etc.) constitue un frein à la constitution d’un « commun ». De fait, pour beaucoup, les horizons collectifs sont éclipsés par l'urgence de mener sa propre entreprise personnelle (au sens littéral ou métaphorique), porteuse de ressources, de possibilités et de contraintes incommensurables. Qui plus est, cette diversité des sources de revenus, instituée dans des statuts différents, ne fonde pas seulement une opposition entre des groupes différents; elle peut aussi s’incarner dans un seul et même individu partagé entre plusieurs intérêts différents. Il en résulte une grande confusion identitaire et une difficulté accrue à identifier une direction à emprunter. Si une chose est souvent commune entre ces travailleurs intellectuels précaires c’est la confusion identitaire et la difficulté à penser un horizon d’émancipation commun. Sur cette confusion des intérêts individuels et cette balkanisation des intérêts collectifs, ne peuvent se développer pour l’essentiel que des stratégies individuelles et une concurrence dure, éventuellement tempérée par des réseaux de solidarité. Dans ce contexte, désigner un groupe ne suffit pas à lui donner corps. Quoique non dénuée d’une potentielle efficacité, la parole des prophètes sociaux promouvant l’émergence d’un groupe social des travailleurs intellectuels précaires ne suffit pas à réaliser performativement ce qu'elle désigne. Bruno Latour affirme: « Il n'y a pas de monde commun; il faut le composer » (Latour, 2011). De même, notre recherche invite d'éventuels entrepreneurs de regroupement social à reprendre le travail de composition, en prenant acte de la diversité empirique que nous avons mise en lumière. Télécharger le rapport de recherche n°82: Libres ou prolétarisés? Les travailleurs intellectuels précaires en Île-de-France.

De réir Cyprien Tasset, Amossé Thomas, Matthew Gregory. Íoslódáil Tuarascáil Taighde Uimh 82: saor in aisce nó proletarianized? Oibrithe intleachtúil neamhbhuana i Ile-de-France.
An tuarascáil seo, bunaithe ar thaighde a rinneadh i 2011, i gcomhaontú leis an bhFondúireacht, díríonn sé ar na hoibrithe neamhbhuana intleachtúil. A coincheap a dhíríonn ar limistéar spás ina aicmí sóisialta ar bun agus a d'fhéadfadh a athchumrú i bhfoirmeacha nua. Íosluchtaigh oibrithe intleachtúil neamhbhuana Île-de-France. Níos mó...

31 mars 2013

Libres ou prolétarisés? Les travailleurs intellectuels précaires en Île-de-France

Par Cyprien Tasset, Thomas Amossé, Mathieu Grégoire. Télécharger le rapport de recherche n°82: Libres ou prolétarisés? Les travailleurs intellectuels précaires en Île-de-France.
Ce rapport, issu d'une recherche menée en 2011, en convention avec la Fonda, porte sur les travailleurs intellectuels précaires. Une notion qui pointe vers une zone de l'espace social où les catégories instituées jouent et pourraient se reconfigurer en des formes nouvelles.
Comment statuer sur la réalité même de cette population? Renvoie-t-elle à un phénomène statistiquement observable et, si oui, quels sont les résultats de cette observation en termes de composition sociale objective? Comment les expériences sociales correspondantes sont-elles décrites et évaluées par les premiers intéressés?
Pour répondre à ces questions, le texte comporte trois parties qui correspondent aux trois chantiers de recherche mis en œuvre. Premièrement, un bilan de la littérature française et internationale… Deuxièmement, une exploitation inédite d'une source statistique existante, l'enquête sur l’emploi de l'Insee… Celle-ci montre que les frontières de cet objet restent floues et en partie poreuses avec des situations de déclassement social ou scolaire. Cette hétérogénéité est confirmée par l'enquête qualitative qui, à partir de soixante-dix entretiens réalisés en région parisienne, met en lumière la diversité des situations professionnelles parmi les actifs exerçant une (ou plusieurs) activité(s) intellectuelle(s) sans emploi stable. Télécharger Les travailleurs intellectuels précaires en Île-de-France.
RÉSUMÉ
Ce rapport, issu d'une recherche menée en 2011, en convention avec la Fonda, porte sur les travailleurs intellectuels précaires. Cette notion pointe vers une zone de l'espace social où les catégories instituées jouent et pourraient se reconfigurer en des formes nouvelles. Comment statuer sur la réalité même de cette population? Renvoie-t-elle à un phénomène statistiquement observable et, si oui, quels sont les résultats de cette observation en termes de composition sociale objective? Comment les expériences sociales correspondantes sont-elles décrites et évaluées par les premiers intéressés?
Pour répondre à ces questions, ce rapport comporte trois parties qui correspondent aux trois chantiers de recherche que nous avons mis en oeuvre.
Premièrement, un bilan de la littérature française et internationale montre que plusieurs monographies professionnelles se rapportent à notre objet, mais que celui-ci doit aussi être resitué parmi une série d'hypothèses quant aux groupes sociaux en cours d'émergence. Les travaux les plus stimulants d'un point de vue empirique sont ceux consacrés, dans plusieurs pays européens, au « creative work ».
Deuxièmement, une exploitation inédite d'une source statistique existante, l'enquête sur l’emploi de l'Insee, aboutit à une estimation tout à la fois minoritaire et non marginale des « travailleurs intellectuels précaires ». On repère une population large qui englobe un coeur de professions correspondant aux figures sociales qui leur sont usuellement associées. Néanmoins, les frontières de cet objet restent floues et en partie poreuses avec des situations de déclassement social ou scolaire. L'analyse statistique souligne des traits communs à la population investiguée et en même temps différentes façons d'être un intellectuel précaire.
Cette hétérogénéité est confirmée par l'enquête qualitative qui, à partir de soixante-dix entretiens réalisés en région parisienne, met en lumière la diversité des situations professionnelles parmi les actifs exerçant une (ou plusieurs) activité(s) intellectuelle(s) sans emploi stable. La multiplicité inter- et intra-individuelle des ressources économiques utilisées dans cette population semble un frein à la constitution d'un « commun », même si un tel processus relève sans doute davantage de mobilisations politiques que de conditions objectives et d’expériences personnelles...
1.3. Université, recherche : une précarité issue du management public

Mis à part l'article de Charles Soulié sur les ambiguïtés et les désillusions et la condition précaire des doctorants allocataires et moniteurs en sciences sociales (Soulié, 1996), peu de recherches ont été menées, à notre connaissance, sur la question de la précarité dans l'enseignement supérieur. Or, s'il n'est pas certain que tous les emplois formellement instables du monde de la recherche méritent d'être qualifiés de précaires, les travaux existants justifient de le supposer dans un grand nombre de cas. Il vaut d’autant plus la peine de s'y intéresser que les travailleurs scientifiques sont fortement surreprésentés en Île-de-France.
D'après un rapport de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme (IAU) sur « La population doctorale en Île-de-France, sous l’angle de l’emploi et de l’insertion professionnelle » (IAU, 2010), on compte 15 235 inscrits en doctorat en-Île-de-France en 2009 (p. 14). Au niveau national, « le taux de chômage global touchant les jeunes docteurs augmente et atteint plus de 10% en 2004. De la même manière, la précarité des emplois estimée en fonction de leur durée est également de plus en plus préoccupante: après avoir chuté en 2001, elle revient presque au niveau de 1999 avec près de 25% de CDD. » (p. 22). Autrement dit, et si la structure de leur population est la même que celle du niveau national, et si ces niveaux sont restés stables, ce serait près d'un tiers des jeunes docteurs franciliens qui connaîtraient, ou bien le chômage, ou bien l'emploi précaire. Sans compter que la précarité des docteurs ne se résorbe pas nécessairement une fois qu'ils ont cessé d'être « jeunes ».
D'où l'intérêt de l'ouvrage récent Recherche précarisée, recherche atomisée (PECRES, 2011). Il repose sur un questionnaire administré par voie informatique en marge du mouvement de protestation contre la loi LRU (Loi relative aux libertés et responsabilités des universités) en 2009-2010. Il s'adressait aux enseignants-chercheurs (doctorants compris) et au personnel administratif. Pour délimiter la précarité, les auteurs ont choisi de recourir à l'autodéfinition par les répondants, à partir du terme « précarité »:
« Il ne pouvait s'agir d'imposer une définition de la précarité qui nous aurait amené-e-s à ne pas saisir toute la diversité des situations que cette notion recouvre. Nous avons choisi la définition qu'en donnent les individus eux-mêmes. Ont répondu à cette enquête toutes les personnes qui se considèrent comme précaires et non celles qui sont considérées statutairement comme telles ».
Les auteurs invitent par conséquent à la prudence dans l'interprétation de leurs résultats. Leur échantillon n'apportant pas de garantie de représentativité, les résultats doivent être lus comme de simples indications.
« En l'absence de recensement, il est impossible de construire un échantillon représentatif (aléatoire ou stratifié) ». D'où une valeur « d'enquête exploratoire. Ne pouvant prétendre compter, elle vise à décrire »; les chiffres y sont des « indications ». Pour aller plus loin, le collectif préconise la « création d'indicateurs mieux à même de rendre compte de la précarité dans ce secteur ».
Cependant, le recoupement du questionnaire et des données disponibles (rapports officiels...) permet « une estimation réaliste et argumentée du nombre de précaires que doivent compter aujourd'hui l'enseignement supérieur et la recherche (ERS). Elle est comprise dans une fourchette de 45 000 à 50 000 personnes, c'est-à-dire environ un quart du personnel » (24,5), sans compter les doctorants qui sont 67 000, et avec lesquels, par conséquent, on approcherait de la moitié.
1.3.1. Une précarité particulièrement précaire

Quelles sont les spécificités de la précarité dans l'ESR en France au cours des années 2000 ? Sans doute, la présence de hors-statut est un fait ancien dans l'histoire de l'université française. Cependant, alors que les « hors-statut » divers depuis la création du CNRS ont surtout été des variables d'ajustement (fluctuations, etc.), la précarité d'aujourd'hui est une politique délibérée (s'inscrit dans une remise en cause de l'indépendance de la recherche). À l'encontre du lieu commun opposant la sécurité du public à l'arbitraire du secteur privé, les auteurs rappellent que « les contrats précaires y sont plus précaires qu'ailleurs » (p. 37). L'université peut recruter en CDD; les précaires y sont confrontés à des règles officieuses de non-renouvellement de contrat; l'éventail des emplois précaires dans l'ESR comporte des vacations n'offrant aucun droit social, sans compter les formes purement illégales. Or, ces particularités de la gestion universitaire des ressources humaines découlent d'« une politique contre la science » (p. 39), à savoir celle du pilotage de la recherche par projets et objectifs plutôt que par dotations fixes. Ce système est défendu par ses organisateurs comme un idéal d'émulation que la seconde partie du livre veut réfuter.
1.3.2. Politique d'excellence, emplois dégradés

La défonctionnarisation de l'ESR donne lieu à « des emplois discontinus » (p. 52), le travail se poursuivant souvent au chômage. De plus, cette discontinuité prend chez beaucoup une allure durable: la « précarité-transition » est peu à peu remplacée par une « précarité-horizon » chez ceux qui connaissent « des ancrages de longue durée dans la précarité » (p. 57), « véritables carrières » (p. 58). De plus, l'emploi précaire s'accompagne d'un « revenu précaire ». En effet, non seulement la brièveté d'emploi n'est pas compensée par un salaire élevé, mais encore les précaires sont couramment payés avec plusieurs mois de retard.
Dans ce tableau, les auteurs notent le sort particulièrement sévère des « précaires parmi les précaires » (p. 68), les femmes (qui subissent des discriminations salariales), et les disciplines les plus féminisées: les sciences humaines et sociales.
Confirmant sur leur propre terrain les indications des Rambach ou d'Alain Accardo, le collectif PECRES relève la règle de « La 'ligne de CV' pour toute rémunération » (p. 71), à laquelle nombre de précaires se plient. On remarque également la « précarité des protections » contre le chômage (p. 72). En effet, ce sont ici les employeurs – publics – qui versent – ou pas – les indemnités de chômage, et peuvent faire pression sur les précaires pour qu'ils renoncent à leurs droits. Enfin, dans ces conditions, on ne s'étonnera pas que les cotisations-retraite engrangées par les précaires soient particulièrement basses. Quant au suivi médical, il est réservé aux titulaires.
1.3.3. Conditions de travail

Au-delà de la sphère de l'emploi, quels sont les effets de la précarité sur les conditions de travail ? Tout d'abord, les précaires sont pris dans un « cercle vicieux » d'invisibilité (p. 82), aggravé par la « mutation permanente » des « règles de la précarité » (p. 83). Traités, qu'ils soient de recherche et d'enseignement ou administratifs, comme « du personnel de seconde catégorie » (p. 87), tandis que leurs conditions de vie les handicapent dans la course à la reconnaissance scientifique. Il en résulte « un boulevard pour les abus de pouvoir » (p. 90), entre « pillage intellectuel et harcèlement » (p. 93).
Bien sûr, les titulaires peuvent être bienveillants, mais cela se limite à « la solidarité dans l'impuissance » (p. 96), les initiatives de bonne volonté se heurtant rapidement à la dureté du système. Or, soulignent les membres du collectif PECRES, de telles conditions de travail sont contreproductives sur le plan de la qualité de la recherche et de l'enseignement. En effet, le turn-over empêche le cumul progressif de compétences, aussi bien administratives qu'académiques. De même, la recherche par projets tend à noyer le temps de recherche (à long terme) sous celui de l'élaboration de projets en vue de financements. Les auteurs relèvent encore que les conditions de travail et d'emploi dans l'enseignement supérieur tendent à favoriser les candidats bénéficiant d'assurances économiques par leur famille, aux dépends de l'objectif de démocratisation des derniers échelons de l'enseignement supérieur.
Les répondants au questionnaire ont témoigné aussi bien de leur « passion » que de leur « désespoir » (p. 135), et hésitent à renoncer à ce où ils ont tant investi. Leurs demandes, telles que les auteurs les traduisent, portent, indissociablement, sur un droit du travail au moins aussi protecteur que dans le privé, et sur la création de postes de titulaires. Les résultats du groupe PECRES renforcent les témoignages (Pourmir, 1998; Verdrager, 2002; Beau, 2004; Rambach, 2001 et 2009) ou les statistiques (OVE, juin 2010, sur les doctorants) qui font état de situations nombreuses et durables de précarité dans la recherche et l’enseignement supérieur. Télécharger Les travailleurs intellectuels précaires en Île-de-France.

By Cyprien Tasset, Amossé Thomas, Matthew Gregory.
Download Research Report No. 82: Free or proletarianized?
Precarious intellectual workers in Ile-de-France.
This report, based on research conducted in 2011, in agreement with the Foundation, focuses on the precarious intellectual workers.
A concept that points to an area of space where social classes are established and may be reconfigured into new forms
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31 mars 2013

Les sourds et l'emploi

Réunion publique de restitution de recherche et de débat sur le thème Les sourds et l'emploi.
Repenser la communication et négocier les conditions d'emploi, le 19 mars 2013 à partir de 18h00, Auditorium Étienne Pernet, 17-21 place Étienne Pernet, 75015 Paris.
La recherche sur « L’Emploi et l’expérience professionnelle de sourds en milieu ordinaire » (Eepso) est terminée. Soutenus par la Drees/MiRe-Cnsa, le Centre d'études de l'emploi (CEE) et Websourd-R&D ont collaboré sur ce sujet durant deux ans. Le sujet est important. Il est essentiel de partager et de discuter avec vous les principaux résultats et réflexions sur l'emploi et le travail des sourds.
Pour une bonne organisation, merci de confirmer votre participation à emploisourdseepso@yahoo.fr.
Le service de documentation du Centre d'études de l'emploi propose deux produits documentaires. Le premier, Rétrospective « Travail, Emploi et Sciences sociales », est une veille thématique sur l'actualité des périodiques reçus. Il est publié tous les quinze jours. Le second, Synopsis, est un bulletin bibliographique mensuel. Classé par thèmes, il permet de balayer l'ensemble des articles, ouvrages et documents de travail indexés dans la base de données.
Taighde aiseag Poiblí Cruinniú agus díospóireacht ar na mBodhar agus fostaíochta. Athmhachnamh cumarsáide agus idirbheartaíochta téarmaí fostaíochta, Márta 19, 2013 ó 18:00 Halla Étienne Pernet Étienne Pernet suas 17-21, 75,015 bPáras. Níos mó...
31 mars 2013

COE - Les emplois vacants

logoLes emplois vacants : réunion de travail du mardi 26 mars
Au cours de cette réunion consacrée à trois auditions de représentants des Comités stratégiques de filières » sur le thème des « emplois vacants », le Conseil a entendu pour la filière « Agroalimentaire et agro-industrie »: M. Morgan OYAUX, directeur des affaires sociales de l’Association Nationale des Industries Alimentaires (ANIA), pour la filière « Construction et réparation navales »: M. Pierre MONFORT, directeur de la formation du groupe DCNS et pour la filière « Eco-industries »: M. Pierre GREFFET, chef du bureau de l’économie, des risques et des perceptions de l’environnement au Service de l’observation et des études statistiques du (SOES) au Commissariat général au développement durable. Présentation M. Oyaux, ANIA.
Les emplois vacants : réunion de travail du mardi 26 février
Au cours de cette première réunion de travail consacrée au thème "des emplois vacants", le Conseil a entendu Bertrand SABLIER, Délégué général, et François FALISE, Directeur de la formation, de la Fédération française du bâtiment (FFB), et Dominique PERROT, Secrétaire général, et Isabelle BRICARD, Secrétaire générale adjointe, de la Confédération générale de l’alimentation en détail (CGAD). Présentation CGAD. Présentation FFB.
logo Vacancies: working meeting of Tuesday, March 26
During this meeting to three hearings of representatives of Committees strategic sectors "on the theme of" vacancies ", the Council heard for the industry" Food and Agribusiness "OYAUX Morgan, Director of Social Affairs National Association of Food Industries (ANIA), for the industry "Shipbuilding and repair" Pierre Monfort, Director of DCNS and training for the sector "Eco-industries" Pierre GREFFET Chief Office of the economy, and risk perceptions of the environment in the Department of observation and statistical studies (SOES) the Commissioner-General for Sustainable Development. More...
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