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Formation Continue du Supérieur

1 décembre 2013

Retour sur le débat régional à Toulouse : "Quelle France dans 10 ans ?"

Carif Oref Midi-PyrénéesLes débats régionaPetiteux pour nourrir le projet "Quelle France dans 10 ans ?" menés par Commissariat général à la stratégie et à la prospective se sont poursuivis avec une étape à Toulouse, le 12 novembre dernier. Consacrées au modèle productif, deux tables rondes ont réuni des économistes, des entreprises, des responsables de pôles de compétitivité et des syndicalistes. Avec deux thèmes au cœur des échanges : « Comment faire émerger les entreprises de taille intermédiaires (ETI) ? » et « Le capital humain, levier d’adaptation du système productif ».
Synthèse et vidéos sur le site du Commissariat général à la stratégie et à la prospective.

1 décembre 2013

Un guide de l’e-réputation pour sa recherche d’emploi

Aquitaine Cap MétiersGaucheLa Maison de l’Emploi de Bordeaux propose un guide pour la recherche d’emploi d’un nouveau genre, lié à l’identité numérique des candidats. Après avoir publié une enquête qui révèle que les candidatures, spontanées ou non, sont « google-isées » par 50% des employeurs, la Maison de l’Emploi de Bordeaux a conçu « Le guide de l’e-réputation pour sa recherche d’emploi à Bordeaux ».
 
Identité professionnelle, outils idoines en fonction des cibles, sources fiables et performantes de recherches d’informations… Tous ces thèmes sont abordés dans le document qui met la focale sur la recherche d’emploi Bordelaise.
 
1 décembre 2013

ERASMUS+

http://www.europarl.europa.eu/website/common/img/icon/footer_icon_eplogo.pngErasmus+ est le nouveau programme cadre européen dans le domaine de l'éducation, de la formation, de la jeunesse et du sport pour la période 2014-2020. Il fusionne l'ensemble des programmes existants en matière d'éducation et de formation, ainsi que le programme "Jeunesse en action", et, pour la première fois, il ajoute le sport dans un programme européen. 
Ce programme unique simplifié devrait garantir une gestion plus transparente et plus facile, un accès plus rapide au financement ainsi qu'une réduction des coûts administratifs. L'objectif est d'encourager la mobilité à des fins d'apprentissage en Europe, les échanges institutionnels, la coopération entre établissements d'enseignement, entreprises, organisations pour la jeunesse, autorités locales et régionales, et ONG, mais aussi de promouvoir les réformes politiques dans les trois domaines couverts par le nouveau programme. 
Plus de quatre millions de jeunes pourraient bénéficier d'un financement pour étudier, se former, être bénévoles ou participer à des activités pour la jeunesse ou sportives dans un autre pays de l'UE, au titre du prochain programme septennal. Les jeunes âgés de 13 à 30 ans pourront aller à l'étranger pour étudier à l'université, faire un stage ou un apprentissage, ou travailler comme assistant. Ils pourront également enseigner ou acquérir une expérience professionnelle dans un autre pays de l'UE. Les animateurs d'associations jeunes ou d'autres travailleurs dans le domaine de la jeunesse pourront recevoir un financement pour des échanges, des formations ou des activités de création de réseaux. Les jeunes qui participent à des activités bénévoles, notamment le Service volontaire européen, seront également soutenus au titre d'Erasmus+. 
De plus, les fonds seront disponibles pour les jeunes et les volontaires qui partent à l'étranger pour participer à des activités sportives, en particulier celles visant à renforcer l'inclusion sociale et à lutter contre le dopage, l'intolérance et la discrimination.
En savoir plus
Parcours législatif.
Un programme à trois piliers

Le nouveau programme inclut trois piliers principaux:

  • l'éducation et la formation;
  • la jeunesse; et
  • le sport.

Dans le domaine de l'éducation et de la formation, tous les programmes actuels garderont leur nom, étant donné que les citoyens et les bénéficiaires les identifient facilement:

  • Comenius pour les activités d'éducation scolaire;
  • Erasmus pour tous les types d'enseignement supérieur;
  • Erasmus Mundus pour toutes les activités d'enseignement supérieur au niveau international;
  • Leonardo da Vinci pour l'enseignement et la formation professionels; et
  • Grundtvig pour la formation des adultes.

Dans le domaine de la jeunesse, le nouveau programme "Jeunesse en action" soutiendra la mobilité des jeunes, les personnes actives dans le travail des jeunes ou les organisations pour la jeunesse, ainsi que les animateurs dans ce secteur. Le programme vise à aider les jeunes, notamment ceux qui ont moins l'opportunité d'aller à l'étranger, et à accroître l'inclusion sociale et la solidarité, en particulier via des programmes de mobilité individuelle. Erasmus+ consacre, pour la première fois dans un programme européen, un chapitre complet au sport. Ce programme se concentrera sur le sport amateur et devrait lutter contre les menaces transfrontalières à l'intégrité du sport, telles que le dopage, le trucage de matchs et la violence, ainsi que contre toutes formes d'intolérance et de discrimination.

Budget

Le budget global du nouveau programme Erasmus+ s'élève à 14 774 524 000 euros pour la période 2014-2020. Il s'agit d'une augmentation d'environ 47% en comparaison avec l'ensemble des programmes actuels d'éducation, de formation et consacrés à la jeunesse pour la période 2007-2013. Des fonds supplémentaires pour les étudiants de l'enseignement supérieur qui se rendent en dehors de l'UE ou qui viennent de pays tiers seront disponibles au titre des Fonds européens suivants: l'instrument de coopération au développement (ICD), l'instrument européen de voisinage (IEV), l'instrument de partenariat pour la coopération avec les pays tiers, et l'instrument d'aide de préadhésion (IAP). Les niveaux de dépenses annuels seront autorisés par le Parlement et le Conseil dans les limites du budget à long terme pour 2014-2020 (cadre financier pluriannuel). Le montant total du programme sera distribué entre les différentes activités comme le montre le tableau suivant:

Enveloppe budgétaire pour la période 2014-2020 - 14 774 524 000 euros
77,5% du budget total consacré à l'éducation et la formation 43% (33,3% du budget total du programme) Enseignement supérieur
22% (17% du budget total du programme) Formation et enseignement professionnels
15% (11,6% du budget total du programme) Enseignement scolaire
5% (3,9% du budget total du programme) Enseignement pour adultes
Jeunesse 10% Volontariat et programmes d'échanges pour jeunes
Système de garanties des prêts 3,5% Garanties de prêts pour étudiants en Master
Jean Monnet 1,9% Instituts universitaires ou associations actives dans le domaine des études d'intégration européenne
Sport 1,8% (ou au moins 238 872 euros) Activités sportives
Autres dépenses 3,4% Subventions de fonctionnement aux agences nationales
1,9% Dépenses administratives

À l'avenir, les fonds à des fins de mobilité d'apprentissage seront alloués sur base de la population totale, du coût de la vie dans chaque État membre (plutôt que du nombre d'étudiants dans l'enseignement supérieur comme précédemment) et des distances entres les capitales des États membres. Le Parlement européen souligne que les bourses attribuées au titre du nouveau programme devraient être adaptées en fonction du coût de la vie et des frais de séjour dans le pays de destination. Par ailleurs, les États membres devraient exempter les bourses de toute taxe et cotisation sociale. Ces fonds seront gérés par l'agence nationale ou les agences désignées par chaque État membre comme responsables du programme Erasmus+.

Bénéficiaires

Le programme est ouvert aux jeunes âgés de 13 à 30 ans, qu'ils soient étudiants, stagiaires, apprentis, bénévoles, impliqués dans des activités pour la jeunesse, enseignants ou formateurs, dans une organisation ou une institution active dans les domaines de l'éducation, de la formation, de la jeunesse et du sport. Erasmus+ continuera de se concentrer sur les besoins des jeunes et favorisera, dans l'ensemble de l'UE, les expériences d'apprentissage formelles et informelles dans tous les domaines. Les écoles ou autres institutions d'enseignement ou de formation, les organisations pour la jeunesse, de bénévolat et les autres événements sportifs européens à but non lucratif seront également soutenus par Erasmus+.

Instrument de garantie des prêts

Les États membres disposent de leurs propres systèmes de garantie des prêts. Toutefois, ceux-ci s'appliquent généralement au niveau national. C'est pourquoi le mécanisme européen de garantie pour les prêts étudiants se concentrera sur le soutien des étudiants en master qui partent étudier à l'étranger. Il fournira des garanties partielles pour des prêts accordés au meilleur taux possible. Ce nouvel outil visant à promouvoir la mobilité d'apprentissage pour les étudiants en master ne remplacera pas et n'entravera pas les systèmes de bourse actuels ou futurs qui soutiennent la mobilité des étudiants aux niveaux local, national ou européen. Le mécanisme sera ouvert à tout étudiant résidant dans un pays participant et qui souhaite poursuivre ses études de master dans un autre pays participant. Les prêts seront octroyés sur une base non discriminatoire et aucune garantie parentale ou de tierce personne ne seront requis. Le mécanisme soutiendra les prêts jusqu'à 12 000 euros pour un programme master d'un an et jusqu'à 18 000 euros pour un programme master de deux ans. Les étudiants pourront demander un prêt via une banque ou un autre organe financier participant au programme. Le prêt devrait être offert à l'étudiant aux conditions les plus favorables, par exemple:

  • un taux d'intérêt significativement plus bas que le taux du marché;
  • la possibilité de différer le paiement des intérêts pendant la période d'étude;
  • un délai de carence avant le début des remboursements, d'une durée minimale de 12 mois après la fin des études;
  • une clause permettant de suspendre les remboursements pendant une période minimale de douze mois sur la durée du prêt; et
  • aucune sanction pour un remboursement total ou partiel précoce.
Alliances de la connaissance et alliances sectorielles pour les compétences

Erasmus+ permet de nouveaux partenariats ou d'alliances de la connaissance, entre des instituts d'enseignement supérieur et des entreprises. L'objectif est d'accroître la créativité, l'innovation et l'entreprenariat en offrant des possibilités d'apprentissage intéressantes pour les étudiants dans un véritable environnement professionnel et en développant de nouvelles approches de cursus et pédagogiques. Les alliances sectorielles pour les compétences ou les partenariats entre des organismes d'éducation et de formation et des entreprises, visent à promouvoir l'employabilité en créant de nouveaux cursus spécifiques aux secteurs et en développant des méthodes innovantes d'enseignement et de formation.

Gestion du programme au niveau national

Erasmus+ sera mis en œuvre par la Commission européenne au niveau de l'UE. Sur le plan national, chaque État membre a le droit de décider de l'agence (ou des agences, en fonction du droit national et des pratiques du pays) responsable de la gestion du programme.

1 décembre 2013

Le programme « Erasmus + » adopté par le parlement Européen

Aquitaine Cap MétiersErasmus+ est le nouveau programme cadre européen dans le domaine de l'éducation, de la formation, de la jeunesse et du sport pour la période 2014-2020. Il a été conçu pour fusionner et donc simplifier l'ensemble des programmes existants en matière d'éducation et de formation, ainsi que le programme « Jeunesse en action », et, pour la première fois, il intègre le sport dans un programme européen.
 
L'objectif est d'encourager la mobilité pour l’apprentissage, les échanges institutionnels, la coopération entre établissements d'enseignement, entreprises, organisations pour la jeunesse, autorités locales et régionales, et ONG, mais aussi de promouvoir les réformes politiques.
 
Erasmus + est destiné à une cible potentielle de plus de quatre millions de jeunes avec des projets concrets :
  • étudier et se former,
  • être bénévole ou participer à des activités pour la jeunesse ou sportives dans un autre pays de l'UE,
  • suivre un stage ou un apprentissage, enseigner ou acquérir une expérience professionnelle dans un autre pays de l'UE,
  • être soutenu dans des activités associatives et bénévoles dans le cadre du Service volontaire européen.
1 décembre 2013

Céreq, Catherine Veyssy est élue présidente du conseil d’administration

Catherine Veyssy, vice-présidente de la région Aquitaine en charge de la formation professionnelle est élue présidente du conseil d’administration du Céreq (Centre d’études et de recherches sur les qualifications). Elle a été élue ce jeudi 28 novembre 2013 pour un mandat de trois ans. 
Catherine Veyssy a été nommée au conseil d’administration en tant que personnalité qualifiée par les ministères de tutelle du Céreq, Éducation nationale et ministère du Travail. 
Âgée de 53 ans, cadre territorial, Catherine Veyssy est élue au conseil régional d'Aquitaine depuis 2004, elle a été vice-présidente déléguée à la Politique de La Ville jusqu'en 2010. Elle est, par ailleurs, vice-présidente de l’association Aquitaine Cap Métiers et de  l'Aérocampus de Latresne en Gironde. 
Elle succède à Nicole Belloubet qui a présidé le conseil d’administration du Céreq de décembre 2012 à mars 2013. Appelée à siéger au Conseil constitutionnel en février 2013, Nicole Belloubet a dû quitter  la présidence du conseil d’administration du Céreq dans le mois suivant sa nomination. 
Télécharger le communiqué au format PDF : Céreq, Catherine Veyssy est élue présidente du conseil d’administration

Contact presse : Marie-Christine Antonucci - 04 91 13 28 94  -  servicepresse@cereq.fr

1 décembre 2013

Catherine Veyssy élue présidente du Céreq

Aquitaine Cap MétiersVice-présidente du Conseil régional d'Aquitaine en charge de la formation professionnelle depuis 2010, Catherine Veyssy vient d’être élue présidente du Céreq (Centre d'études et de recherches sur les qualifications). 
Elue au Conseil régional d’Aquitaine depuis 2004, Catherine Veyssy est également Vice-présidente d’Aquitaine Cap Métiers
Le Céreq est un établissement public qui dépend du ministère de l'Education nationale et du ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et du Dialogue Social. Il est composé des représentants des partenaires sociaux, des ministères et des organismes publics, de personnalités qualifiées. Il assure trois missions : 
  • mener des études et des recherches sur les qualifications,
  • évaluer les formations, les dispositifs et politiques publiques mis en œuvre,
  • formuler des avis et des propositions.
Un réseau de centres associés sur le territoire fournit un adossement scientifique aux axes de travail du centre. Le budget 2013 du Céreq est de l'ordre 15,6 millions d'euros.
Catherine Veyssy succède à Nicole Belloubet, première vice-présidente du Conseil régional de Midi-Pyrénées, chargée de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui s’apprête à siéger au Conseil constitutionnel.

En savoir + sur le Céreq

1 décembre 2013

L'entretien d'évaluation, une pratique encadrée

http://leblogrh.recruteurs.apec.fr/wp-content/uploads/PMarzin.jpgPar Pierre Marzin. Le Mois de l’Economie Sociale et Solidaire en France est l'occasion de faire découvrir au plus grand nombre "une autre façon de concevoir l’économie". L'économie sociale et solidaire est d'abord définie par un statut : association, fondations, coopératives et mutuelles qui se définissent comme des groupements de personnes et non de capitaux. Si la finalité de ces entreprises rassemblent des personnes motivées par la mise en œuvre d’un projet elle n'en exclut pas pour autant les objectifs économiques. La variété des entreprises de ce secteur l'illustre puisqu'au coté des acteurs associatifs et des mutuelles, on trouve des banques, des entreprises industrielles, des imprimeries, des maisons d'éditions, des restaurants. Suite de l'article...
1 décembre 2013

Les 7e Assises nationales du développement durable remportent un franc succès

Le succès a été au rendez-vous pour les 7e Assises nationales du développement durable organisées par la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur en partenariat avec l’ARF: 1776 participants sont venus débattre les 25 et 26 novembre 2013 à Marseille sur le thème  «le développement durable, levier de sortie de crises?» 
Les comptes rendus des ateliers, side-events, toiles de fonds et tables rondes seront publiés très prochainement. En attendant vous pouvez revivre ces 7ème Assises Nationales du Développement Durable en vidéo sur le site des ANDD. 
Parmi les participants, Bérengère, Léonard et Théo, trois jeunes venus tout spécialement des Pays de la Loire, ont pu faire passer leurs idées pour avancer sur la voie du développement durable équitable pour tous.

1 décembre 2013

Un processus d'évaluation de l'enseignement supérieur et de la recherche consolidé - l'AERES fait place au HCERES

Sénat - Un site au service des citoyensProjet de loi de finances pour 2014 : Recherche et enseignement supérieur 
D. LA MISE EN OEUVRE DE LA RÉFORME VOTÉE AU DÉBUT DE L'ÉTÉ 
2. Un processus d'évaluation de l'enseignement supérieur et de la recherche consolidé 
La loi du 22 juillet 2013 relative à l'enseignement supérieur et à la recherche substitue le Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (HCERES) à l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (AERES). Cette transformation prendra effet à la date de publication du décret en Conseil d'État prévu à l'article L. 114-3-6 du code de la recherche. Les biens, droits et obligations de l'AERES seront ainsi transférés au HCERES. 
Le 30 juillet 2013, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche a confié à Mme Denise Pumain, professeure à l'Université Paris I-Panthéon-Sorbonne et déléguée scientifique de l'AERES, et M. Frédéric Dardel, président de l'Université Paris V-Descartes, une mission de formulation des propositions concrètes d'organisation du futur HCERES qui doivent servir de support pour le projet de décret. Leurs conclusions sont attendues pour décembre 2013. 
L'AERES a été en mesure de faire valoir auprès de la ministre son point de vue sur : 
- un éventuel rapprochement du HCERES et de l'Observatoire des sciences et techniques (OST), chargé d'élaborer des indicateurs d'évaluation dans les domaines de la recherche scientifique et de l'innovation ; 
- l'importance d'une prise de position ministérielle quant à la préparation de la vague A d'évaluation qui devrait théoriquement être lancée en décembre 2013 ou en janvier 2014. En attendant la mise en place du HCERES, il convient de réaffirmer la responsabilité de l'AERES dans le lancement de cette vague d'évaluation ; 
- les échanges entre l'AERES et le registre européen des agences d'assurance qualité pour l'enseignement supérieur (« European Quality Assurance Registry » - EQAR -) à propos des conséquences du remplacement de l'AERES par le HCERES sur l'inscription au registre. 
Votre rapporteure pour avis relève deux inquiétudes principalement d'ordre budgétaire concernant le processus d'évaluation de notre système d'enseignement supérieur et de recherche : 
- le projet de budget pour 2014 prévoit une diminution de la dotation de l'AERES de l'ordre de 3 %, soit une réduction de 500 000 euros. Or, l'agence est placée dans une situation financière tendue compte tenu des coûts qu'impliquent l'achèvement de l'évaluation de la vague E (qui correspond à une augmentation du nombre d'établissements à évaluer de 39 % et du nombre de formations de 26 %) et la transition vers la nouvelle autorité indépendante. Cette pression budgétaire pourrait conduire l'AERES à réaliser des économies en réduisant le nombre de comités et d'experts indépendants, ce qui pénaliserait la qualité et la crédibilité des évaluations ; 
les universités demandent à être remboursées à l'euro près pour les mises à disposition de délégués scientifiques auprès de l'agence pour organiser les comités d'évaluation. Ces délégués représentent 57 équivalents temps plein (ETP), pour une masse salariale comprise entre un et quatre millions d'euros. 
À l'évidence, les moyens du futur HCERES devront être renforcés afin de tenir compte du remboursement aux universités de la mise à disposition de leurs délégués scientifiques et de la nécessité d'ajouter un nouveau « grain » à l'évaluation portant sur les regroupements universitaires et les stratégies de site, qui viendrait compléter le « grain » fin de l'évaluation des formations et des laboratoires de recherche et le « grain » intermédiaire de l'évaluation des établissements.

1 décembre 2013

La mise en place des regroupements universitaires et des contrats de site

Sénat - Un site au service des citoyensProjet de loi de finances pour 2014 : Recherche et enseignement supérieur 
D. LA MISE EN OEUVRE DE LA RÉFORME VOTÉE AU DÉBUT DE L'ÉTÉ 
1. La mise en place des regroupements universitaires et des contrats de site 
La loi du 22 juillet 2013 relative à l'enseignement supérieur et à la recherche a transformé, à compter de sa publication, les pôles de recherche et d'enseignement supérieur (PRES)14(*) au statut d'établissements publics de coopération scientifique (EPCS), jusqu'alors régis par le code de la recherche, en communautés d'universités et établissements (COMUE) au statut d'établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP), régies par le livre VII du code de l'éducation. Les nouveaux statuts de ces établissements doivent être adoptés dans le délai d'un an à compter de la publication de la loi et devront être approuvés par décret. Les PRES ayant le statut de fondation de coopération scientifique disposent d'un délai d'un an à compter de la publication de la loi du 22 juillet 2013 précitée pour décider de la forme de regroupement universitaire qu'ils souhaitent adopter. Dans le cas général, ces futurs regroupements se construisent sur la base de leurs périmètres actuels.

La réforme adoptée au début de l'été 2013 a posé le principe d'une obligation faite aux établissements d'enseignement supérieur, sur un territoire donné, de se regrouper en choisissant l'une des modalités ouvertes par la loi : fusion, communauté d'universités et établissements, association par convention à un établissement ou combinaison de ces dispositifs. Il s'agit de répondre à l'objectif de constituer, sur le territoire national, une trentaine de nouveaux ensembles universitaires, qui devraient prendre majoritairement la forme de communautés d'universités et établissements. Sur chaque site, les regroupements peuvent aussi associer les organismes de recherche partenaires et les établissements relevant d'autres ministères.

Il est également prévu que la coordination de ces regroupements soit organisée par un seul établissement d'enseignement supérieur pour un site donné (académique ou inter-académique). Un seul contrat pluriannuel de site sera conclu entre le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche et les établissements regroupés relevant de sa tutelle.

L'instrument privilégié de cette régulation territoriale repose sur un contrat de site entre l'État et l'ensemble des établissements regroupés, qui comporte un volet commun pour la coordination de l'ensemble de l'offre de formations supérieures sur le site et des volets spécifiques pour chacun des établissements. Ce contrat favorisera également le dialogue avec les autres acteurs partenaires, aussi bien les organismes de recherche que les collectivités territoriales, et en particulier les régions. Une trentaine de contrats de sites devraient à terme être signés, en lieu et place de la centaine de contrats d'établissement actuellement en cours.

D'ores et déjà, une expérimentation de cette contractualisation a été engagée pour les contrats quinquennaux de la vague C concernant la période 2013-2017. Trois sites - Alsace, Lorraine et Avignon - ont ainsi signé, en juin 2013, les premiers contrats de site avec la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche. Les moyens accompagnant ces trois contrats correspondent à huit millions d'euros (quatre pour la Lorraine, trois pour l'Alsace et un pour Avignon) sur cinq ans et 80 emplois en 2013, pris sur le contingent des 1 000 postes créés par an sur la période du quinquennat en faveur de la réussite en licence.

L'exemple de l'Alsace démontre que l'autonomie politique et de gestion des établissements peut être préservée dans le cadre de la contractualisation de site. En effet, un comité de pilotage, au sein duquel sont représentés à parité les représentants des établissements partenaires15(*), a été mis en place. En l'absence de structure fédérative réunissant et chapeautant l'ensemble des partenaires, les moyens sont distribués entre chaque établissement selon un partage arrêté par la direction générale pour l'enseignement supérieur et l'insertion professionnelle du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. Pour autant, les dirigeants des établissements n'ont pas écarté la possibilité d'approfondir la coopération de site, la coordination des politiques et la mutualisation des moyens dans un certain nombre de secteurs, tels que la carte des formations et le schéma de vie étudiante16(*).

À l'occasion du colloque annuel du réseau des vice-présidents des conseils scientifiques des universités organisé les 28 et 29 août 2013 à La Rochelle, le directeur général de la recherche et de l'innovation du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, M. Roger Genet, a rappelé que « la loi ne caporalise pas le système. Elle fixe un cadre juridique aux politiques de site mais laisse les acteurs s'organiser eux-mêmes selon des modalités d'association qui peuvent être différentes. Et la loi reste très permissive sur l'ambition, la vitesse et les compétences que chaque site décidera d'adopter ».

Votre rapporteure pour avis relève qu'en pratique, la logique qui préside à la constitution des regroupements universitaires dépend fortement des spécificités des territoires concernés. À titre d'exemple, les quatre universités de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, bien qu'elles aient l'habitude de se concerter sur une base régulière, ne préparent pas de projet de regroupement. La priorité de l'Université d'Aix-Marseille est de consolider la fusion opérée le 1er janvier 2012. En outre, sur l'ensemble de la région, les caractéristiques et les besoins des bassins d'emploi diffèrent d'un territoire à l'autre. Dans ces conditions, les présidents d'université n'entendent pas aller, pour l'heure, plus loin qu'une réflexion sur la mise ne cohérence et le renforcement de la complémentarité de leurs offres de formation en premier cycle.

Néanmoins, les établissements de la région PACA étudient la possibilité d'une évolution vers le statut d'association, sur la base d'un projet déjà conduit en commun, la mise en place de l'école supérieure du professorat et de l'éducation (ÉSPÉ), en envisageant le développement de parcours de formation communs sur plusieurs sites.

La mise en place des écoles supérieures du professorat et de l'éducation (ÉSPÉ), en application de la réforme de la formation des enseignants prévue par la loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école de la République, s'inscrit précisément dans ce contexte particulier de réorganisation du paysage universitaire. La nécessité de créer une ÉSPÉ par académie pousse les universités situées sur un territoire à s'accorder sur la forme que doit prendre leur regroupement et sur l'établissement qui est destiné à accueillir l'ÉSPÉ.

Malgré la présence de quatre PRES et un paysage universitaire très concurrentiel lié à la présence de plusieurs initiatives d'excellence (idex) financées par le programme des investissements d'avenir, une ÉSPÉ unique a pu être créée dans l'académie de Paris, rattachée à l'Université Paris IV-Paris Sorbonne qui appartient au PRES Sorbonne Universités. Un accord a été négocié par les présidents de PRES, preuve que la création de l'ÉSPÉ s'articule efficacement avec l'existence de COMUE, puisque celles-ci ont aidé à dépasser les divisions entre les universités et établissements et à poser les fondements de leur partenariat et de leur collaboration. Cet accord a été facilité par la mise en place d'un comité interuniversitaire de suivi, sans pouvoir décisionnel, qui a permis de dépasser les enjeux de pouvoir et de préséance. Ce comité a essentiellement pour mission de « vérifier, la cohérence et l'évolution de l'offre de formation coordonnée par l'ÉSPÉ ainsi que son adossement à la recherche, d'examiner l'utilisation des moyens consolidés apportés aux formations de l'ÉSPÉ par l'ensemble des établissements, et de s'assurer de leur adéquation avec les missions confiées à l'ÉSPÉ ».

Six établissements sont ainsi partenaires de l'ÉSPÉ, regroupés au niveau des PRES suivants : le PRES Hautes études Sorbonne Arts et métiers - HÉSAM - avec Paris I, le PRES Sorbonne Paris Cité avec Paris III, Paris V, Paris VII et l'Institut national des langues et civilisations orientales - INALCO - et le PRES Sorbonne Universités avec Paris IV et Paris VI. Les seules universités parisiennes intra-muros qui ne participent pas à l'ÉSPÉ sont les universités Paris II et Paris IX, pour lesquelles la formation des enseignants ne constitue pas pour l'heure un coeur de métier.

Il est à noter que le quatrième PRES parisien, Paris Sciences et lettres, qui comprend l'École normale supérieure (ENS) de la rue d'Ulm, n'a pas souhaité s'associer au projet d'ÉSPÉ. À l'inverse, dans l'académie de Lyon, l'ÉSPÉ a été créée avec la participation de l'ENS de Lyon. Autant d'exemples qui tendent à confirmer la souplesse et la créativité permises par la loi, pour autant que les objectifs fondamentaux soient bien partagés.

* 14 À l'exception de trois d'entre eux (Agreenium, Condorcet et ParisTech).

* 15 Université de Strasbourg, Université de Haute-Alsace, Institut national de sciences appliquées de Strasbourg et Bibliothèque nationale de Strasbourg.

* 16 Dépêche n° 183640 de l'agence d'informations spécialisées AEF, en date du 4 juin 2013.

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