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Formation Continue du Supérieur
28 août 2015

RERS 2015 - La taxe d'apprentissage

L'édition 2015 de Repères et références statistiques est en ligne. Au sommaire: une information statistique détaillée sur le fonctionnement et les résultats de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, ainsi que les principales données sur la recherche française. Plus de 150 thèmes sont abordés dans cette publication. Télécharger la brochure Repères et références statistiques 2015.

La taxe d'apprentissage
Les établissements d’enseignement publics et privés et les centres de formation d’apprentis (CFA) relevant du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche ont reçu en 2012 environ 1 195 millions d’euros au titre de la taxe d’apprentissage due par les entreprises sur les salaires versés en 2011.
Dans l’enseignement supérieur, un établissement privé a reçu en moyenne 1 326 euros par étudiant, soit six fois plus qu’un établissement du secteur public (202 euros). La taxe moyenne par apprenti en CFA s’est élevée à 1 821 euros. Consulter la brochure RERS 2015. Voir l'article...
28 août 2015

RERS 2015 - Les dépenses par étudiant

L'édition 2015 de Repères et références statistiques est en ligne. Au sommaire: une information statistique détaillée sur le fonctionnement et les résultats de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, ainsi que les principales données sur la recherche française. Plus de 150 thèmes sont abordés dans cette publication. Télécharger la brochure Repères et références statistiques 2015.

Les dépenses par étudiant
En 2013, la dépense moyenne par élève ou étudiant, tous niveaux confondus, est de 8 320 euros (donnée provisoire). Elle varie quasiment du simple au double entre un élève du premier degré (6 220 euros) et un étudiant (11 540 euros), la dépense pour le second degré se situant à un niveau intermédiaire (9 440 euros). De façon détaillée, l’écart est encore plus important : de 6 170 euros pour un élève scolarisé en préélémentaire, jusqu’à 14 850 euros pour un étudiant de classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE).
Dans le supérieur, l’écart de coût très important observé entre les formations universitaires (10 850 euros), d’une part, et les classes de type CPGE (14 850 euros) ou STS (13 340 euros) d’autre part, provient en grande partie des différences de taux d’encadrement. De plus, les personnels enseignants intervenant dans les filières post-baccalauréat en lycée sont souvent agrégés, voire, pour les CPGE, professeurs de chaire supérieure, corps où se conjuguent une rémunération plus élevée et une obligation de service plus faible que dans l’enseignement secondaire. Consulter la brochure RERS 2015. Voir l'article...
28 août 2015

RERS 2015 - Les doctorants et les docteurs

L'édition 2015 de Repères et références statistiques est en ligne. Au sommaire: une information statistique détaillée sur le fonctionnement et les résultats de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, ainsi que les principales données sur la recherche française. Plus de 150 thèmes sont abordés dans cette publication. Télécharger la brochure Repères et références statistiques 2015.

Les doctorants et les docteurs
À la rentrée 2013 , 284 écoles doctorales accréditées accueillent 76 800 doctorants, soit une baisse des effectifs de 5 % depuis quatre ans. La baisse la plus importante (- 10 %) concerne les sciences humaines et sociales, qui accueillent 50 % des inscrits. 35 % des doctorants sont inscrits en sciences et leurs interactions (en hausse de 1 %) et 15 % en sciences du vivant (en baisse de 2 %)(1).
Une diminution progressive de la durée des doctorats contribue au repli du nombre d’inscrits: en 2013, 41 % des doctorants ont effectué leur thèse en moins de 40 mois contre 35 % en 2009. Toutefois, ce repli tient aussi à une baisse de l’attractivité du doctorat. Le nombre d’inscrits en première année accuse en effet une baisse assez nette en 4 ans (- 8 %), pour s’établir à 18 100 à la rentrée 2013. La quasi-totalité des disciplines enregistre une diminution des inscrits en première année. Les sciences humaines et sociales, qui accueillent 44 % des doctorants de première année, enregistrent une diminution de 12 %.
Les sciences et interactions, qui regroupent 39 % des inscrits en première année de doctorat, sont en baisse de 8 %, avec des évolutions contrastées selon les champs disciplinaires : la baisse est de 19 % pour les sciences et technologies de l’information et de la communication et de 10 % pour les sciences pour l’ingénieur, les sciences de la Terre et de l’Univers, l’espace, mais les mathématiques sont en hausse de 16 %. En sciences du vivant, les évolutions sont également contrastées : les effectifs de première année baissent de 16 % pour les sciences agronomiques et écologiques, tandis qu’ils augmentent de 7 % pour la biologie, la médecine et la santé.
Les femmes, qui constituent 43 % des effectifs de doctorants de première année, sont majoritaires en sciences du vivant (57 % des effectifs) et en sciences humaines et humanités (53 %). Elles ne représentent en revanche que 31 % des effectifs en sciences et leurs interactions (2). Parmi les doctorants en première année dont la situation financière est connue, 69 % bénéficient d’un financement pour leur doctorat. L’accès aux financements est meilleur en sciences et leurs interactions : 95 % des inscrits en première année de doctorat sont financés pour leur doctorat. En sciences du vivant, les taux d’accès aux financements sont également élevés : 81 % en biologie, médecine et santé, 97 % en agronomie et écologie.
En sciences humaines et sociales, seulement 38 % des doctorants ont accès à un financement pour leur doctorat, tandis que 34 % sont salariés. Consulter la brochure RERS 2015. Voir l'article...
28 août 2015

RERS 2015 - Les étudiants des universités dans les DOM-COM et en Nouvelle-Calédonie

L'édition 2015 de Repères et références statistiques est en ligne. Au sommaire: une information statistique détaillée sur le fonctionnement et les résultats de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, ainsi que les principales données sur la recherche française. Plus de 150 thèmes sont abordés dans cette publication. Télécharger la brochure Repères et références statistiques 2015.

Les étudiants des universités dans les DOM-COM et en Nouvelle-Calédonie
En 2014-2015, 33 600 étudiants sont inscrits dans l’une des cinq universités françaises d’outre-mer, soit une augmentation de 2,3 % par rapport à l’année précédente (1). Les écoles supérieures du professorat et de l’éducation ont été créées à la rentrée 2013. Elles organisent les formations des masters MEEF (métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation). L’ESPÉ de l’académie de Guadeloupe compte 509 inscriptions, l’ESPÉ de l’académie de Martinique 440, l’ESPÉ de l’académie de Guyane 458 ; l’ESPÉ de La Réunion recense 973 inscriptions.
Le CUFR de Mayotte, ouvert pour la rentrée 2012, accueille 800 étudiants tous inscrits dans le cursus licence, soit une augmentation mécanique de 15 % pour cette troisième année universitaire. La grande majorité (75,6 %) des étudiants inscrits dans les universités d’outre-mer sont en cursus licence contre 60,2 % en France métropolitaine. Par voie de conséquence, le poids des cursus master et doctorat est faible : 22,2 % en cursus master contre 35,8 % pour la France métropolitaine ; seuls 2,1 % des étudiants sont inscrits en cursus doctorat contre 4,0 % en France métropolitaine.
33,3 % des étudiants d’outre-mer sont inscrits en lettres, en langues ou en sciences humaines, 31,9 % en droit, sciences politiques, sciences économiques ou AES, 21,1 % en sciences ou Staps et 10,3 % dans les disciplines de santé. Enfin, ils sont 3,4 % à préparer un DUT. Les disciplines de santé et les DUT sont moins représentés dans les universités d’outre-mer qu’en France métropolitaine où la filière santé représente 14,4 % des inscriptions et les DUT 7,7 %. En 2014-2015, le nombre de nouveaux entrants diminue légèrement (- 1,4 %) après deux années de hausses marquées (+ 9,5 % en 2012-2013 et + 6,2 % en 2013- 2014) (2).
La proportion de femmes dans les universités d’outre-mer est stable (59,8 %). En France métropolitaine, cette proportion est plus faible (57,0 %). Les femmes restent majoritaires en lettres, langues et sciences humaines (72,9 %), dans les disciplines de santé (66,7 %) et en droit, sciences politiques, sciences économiques, AES (64,5 %), mais minoritaires en sciences (45,4 %) et Staps (25,4 %). Consulter la brochure RERS 2015. Voir l'article...
28 août 2015

RERS 2015 - Les stages effectués dans les universités

L'édition 2015 de Repères et références statistiques est en ligne. Au sommaire: une information statistique détaillée sur le fonctionnement et les résultats de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, ainsi que les principales données sur la recherche française. Plus de 150 thèmes sont abordés dans cette publication. Télécharger la brochure Repères et références statistiques 2015.

Les stages effectués dans les universités
En 2012-2013, 33 % des étudiants inscrits en formation initiale dans une université française en licences professionnelles, en licences générales, en masters, en formations d’ingénieurs et en diplômes universitaires de technologie (DUT) ont suivi un stage (1).
Cette proportion se maintient par rapport à l’année précédente (32 %). La proportion de stagiaires croît à mesure que l’on avance dans les cursus. Les stages sont fréquents dans les formations professionnelles et en développement dans les formations générales. 57 % des stages durent deux mois ou plus (2).
Près d’un sur deux est gratifié (48 %) ; dans 66 % des cas, la gratification mensuelle se situe entre 436 et 600 euros. Les stages effectués à l’étranger demeurent rares (9 %), sauf en cursus ingénieur. Un stage sur quatre se déroule en dehors de la région administrative de l’université. En licence professionnelle, neuf stages sur dix durent au moins deux mois. 79 % des stages sont gratifiés et parmi eux 82 % le sont entre 436 et 600 euros. 8 % des stages ont lieu à l’étranger.
En licence générale, 14 % des étudiants font un stage : 3 % en L1, 13 % en L2 et 35 % en L3. Les stages de deux mois ou plus sont minoritaires. 22 % des stages sont gratifiés. Parmi eux, 63 % le sont entre 436 et 600 euros.
En master, 46 % des étudiants font un stage en première année et 62 % en seconde année. Sept stages sur dix durent deux mois ou plus. 41 % des stages sont gratifiés en M1 et 73 % en M2. 20 % des stages gratifiés dépassent 600 euros en M1 et 33 % en M2.
Un stage sur quatre se déroule hors région. En formations d’ingénieurs, la proportion de stagiaires est de 66 % en première année, de 81 % en deuxième année et de 87 % en dernière année. 21 % des stages durent deux mois ou plus en première année, 84 % en deuxième année et 98 % en troisième année. La part des stages gratifiés au-delà de 600 euros atteint 65 % en dernière année de cursus.
S’agissant des stages à l’étranger, ils représentent un stage sur cinq sur l’ensemble du cursus, 36 % en deuxième année. Concernant les stages hors région, c’est une particularité de cette filière, ils atteignent 43 %. En DUT, 62 % des étudiants font un stage. Le stage de deux mois ou plus est rare en première année (4 %) et quasiment la règle en seconde année (79 %). 9 % des stages sont gratifiés en première année et 64 % en seconde année. 82 % des gratifications se trouvent entre 436 et 600 euros. Consulter la brochure RERS 2015. Voir l'article...
28 août 2015

RERS 2015 - Les bacheliers 2008 entrés à l’université après le bac : situation à la rentrée 2013

L'édition 2015 de Repères et références statistiques est en ligne. Au sommaire: une information statistique détaillée sur le fonctionnement et les résultats de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, ainsi que les principales données sur la recherche française. Plus de 150 thèmes sont abordés dans cette publication. Télécharger la brochure Repères et références statistiques 2015.

Les bacheliers 2008 entrés à l’université après le bac : situation à la rentrée 2013
Au bout de cinq ans, 57 % des bacheliers entrés en licence générale ont obtenu une licence (1). Si 34 % l’ont obtenu en trois ans, 16 % ont mis un an de plus et 7 % encore un an. Le master a été obtenu sans redoublement par un peu plus de la moitié des titulaires d’une licence, soit 18 % des bacheliers. Près des deux tiers des bacheliers généraux ont obtenu une licence, et 22 % un master, alors que ces proportions sont d’un quart et de 3 % respectivement pour les bacheliers technologiques. Tous diplômes confondus, 69 % des bacheliers 2008 entrés en L1 à la rentrée 2008 sont diplômés de l’enseignement supérieur. Près de la moitié des entrants de 2008 sont toujours inscrits dans une formation en octobre 2013, majoritairement en master (27 % dont 17 % en master 2). Mais les trois quarts des bacheliers technologiques ne poursuivent plus d’études, et la moitié sont sortis sans diplôme (2). Au total, 21 % des bacheliers 2008 entrés en L1 après le baccalauréat ont arrêté leurs études supérieures et n’ont pas obtenu de diplôme.
Au bout de cinq ans, l’énorme majorité des bacheliers entrés en IUT en 2008 a obtenu un diplôme de l’enseignement supérieur (92 %). Deux bacheliers sur dix ont obtenu un diplôme de niveau bac + 5 et quatre sur dix un diplôme de niveau bac + 3. L’obtention du seul DUT (ou autre diplôme de niveau bac + 2) ne concerne que 29 % des entrants de 2008. Les bacheliers technologiques détiennent presque aussi souvent que les bacheliers généraux un diplôme de l’enseignement supérieur (89 % contre 94 %), mais de niveau moins élevé : 15 % ont obtenu un diplôme de niveau bac + 5 contre 24 % des bacheliers généraux (3).
Un tiers des étudiants entrés en première année de médecine ou pharmacie en 2008 sont toujours inscrits en médecine, pharmacie ou odontologie six ans plus tard, dont 11 % sans redoublement. Les réorientations vers d’autres filières ont commencé dès la deuxième année, mais sont devenues majoritaires à partir de la troisième année. La sixième année après le bac, le master et les formations paramédicales ou de sagefemme concernent chacun 15 % des entrants de 2008, et la licence encore 4 %. Un quart des bacheliers entrés en première année de médecine en 2008 ne poursuivent plus d’études, et 11 % sont sortis sans diplôme. Consulter la brochure RERS 2015. Voir l'article...
28 août 2015

RERS 2015 - Les étudiants de nationalité étrangère dans les universités

L'édition 2015 de Repères et références statistiques est en ligne. Au sommaire: une information statistique détaillée sur le fonctionnement et les résultats de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, ainsi que les principales données sur la recherche française. Plus de 150 thèmes sont abordés dans cette publication. Télécharger la brochure Repères et références statistiques 2015.

Les étudiants de nationalité étrangère dans les universités
En 2014-2015, 218 400 étudiants des universités de France métropolitaine et des DOM sont étrangers, effectifs en quasi stabilité (+ 0,2 %) par rapport à l’année précédente (1). Comme les effectifs universitaires sont globalement dynamiques, la part des étudiants étrangers continue à diminuer légèrement (14,3 %, soit - 0,2 point par rapport à 2013-2014).
La proportion d’étudiants étrangers non titulaires d’un baccalauréat est également en baisse : ils représentent 77,0 % de l’ensemble des étudiants étrangers (77,7 % en 2013-2014) (2). Les étudiants africains représentent près d’un étudiant étranger sur deux en université (46,1 %), suivis des étudiants asiatiques (20,4 %) et européens (24,5 %), les étudiants américains constituant 8,5 % des étudiants étrangers.
Les étudiants marocains sont les plus nombreux (23 500), devant les algériens (18 900) et les chinois (17 900). Comme l’année précédente, le nombre d’étudiants algériens est en baisse (- 4,2 % par rapport à 2013-2014), tout comme celui des chinois (- 5,0 %) ; le nombre d’étudiants marocains augmente (+ 4,6 %).
Parmi les étudiants européens, les étudiants Italiens sont les plus représentés (7 600 soit 14,0 % des européens), suivis des étudiants allemands (6 400 soit 11,9 %), espagnols (4 800 soit 8,8 %), russes (3 900 soit 7,2 %) et roumains (3 600 soit 6,7 %). Plus de quatre étudiants européens sur cinq sont originaires de l’Union européenne. 57 700 étudiants étrangers (soit 26,4 % des étudiants étrangers) sont originaires d’un état actuellement engagé dans le processus de Bologne (voir « Définitions »).
Les étudiants étrangers tous continents confondus se dirigent principalement vers les disciplines littéraires (31,7 %) avant les disciplines scientifiques (26,5 %) et les disciplines économiques (19,2 %). Les étudiants africains se dirigent davantage que les autres vers les disciplines scientifiques et sportives (32,7 %) ou économiques (22,9 %), en revanche ils choisissent moins que les autres les voies littéraires (19,9 %).
Parmi les étudiants africains, 73,2 % sont des non-bacheliers. Les femmes sont majoritaires (54,7 %) parmi les étudiants venant de tous les continents excepté de l’Afrique où elles ne représentent que 44,8 % des étudiants. À l’opposé, les étudiantes représentent plus des deux tiers des étudiants européens (67,7 %). Consulter la brochure RERS 2015. Voir l'article...
28 août 2015

RERS 2015 - Les étudiants de nationalité étrangère dans l’enseignement supérieur par nationalité

L'édition 2015 de Repères et références statistiques est en ligne. Au sommaire: une information statistique détaillée sur le fonctionnement et les résultats de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, ainsi que les principales données sur la recherche française. Plus de 150 thèmes sont abordés dans cette publication. Télécharger la brochure Repères et références statistiques 2015.

Les étudiants de nationalité étrangère dans l’enseignement supérieur par nationalité
En 2014-2015, dans l’enseignement supérieur français (hors établissements relevant des ministères en charge de l’agriculture et de la santé), près d’un étudiant étranger sur deux est issu du continent africain : 24 % d’entre eux viennent du Maghreb et 19 % du reste de l’Afrique. Un quart est issu d’Europe, dont 20 % de l’Union européenne. Enfin, 24 % sont originaires d’Asie, du Moyen-Orient ou d’Océanie et 9 % du continent américain.
Les étudiants marocains demeurent les étudiants étrangers les plus représentés en France en 2014 (35 200 étudiants), devant les étudiants chinois (29 700) et algériens (21 300) (2). Parmi les étudiants de nationalité étrangère les plus représentés, les Vietnamiens (- 6,0 %), les Camerounais (- 4,1 %), les Algériens (- 3,0 %), les Tunisiens (- 2,5 %), les Allemands (- 2,1 %), les Chinois (- 1,5 %) et les Sénégalais (- 1,3 %) sont moins nombreux en 2014 qu’en 2013. En revanche, en 2014, les hausses ont été particulièrement élevées pour les Italiens (+ 11,1 %), les Nord-Américains (+ 11,0 %) et les Marocains (+ 3,8 %).
Les étudiants marocains sont en proportion moins nombreux à l’université (55 %), mais plus présents en formations d’ingénieurs non universitaires (10 % contre 5 % pour l’ensemble des étudiants de nationalité étrangère), en CPGE (4 % contre 1 %), en préparation au DUT (4 % contre 2 %). Les étudiants chinois vont également moins souvent à l’université (54 %) que l’ensemble des étudiants de nationalité étrangère, mais un peu plus fréquemment dans les écoles d’ingénieurs non universitaires (8 %) et dans les écoles de commerce, gestion et comptabilité (17 %, contre 7 % pour l’ensemble des étudiants de nationalité étrangère). Les étudiants algériens étudient en très large majorité dans les universités (hors préparation au DUT et formations d’ingénieurs) : 84 %, contre 68 % pour l’ensemble des étudiants de nationalité étrangère. Consulter la brochure RERS 2015. Voir l'article...
28 août 2015

RERS 2015 - L’origine sociale des étudiants français

L'édition 2015 de Repères et références statistiques est en ligne. Au sommaire: une information statistique détaillée sur le fonctionnement et les résultats de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, ainsi que les principales données sur la recherche française. Plus de 150 thèmes sont abordés dans cette publication. Télécharger la brochure Repères et références statistiques 2015.

L’origine sociale des étudiants français
En France métropolitaine et dans les DOM, l’origine sociale des étudiants français évolue très peu d’une année à l’autre. Les étudiants des catégories sociales les plus favorisées continuent à être fortement surreprésentés par rapport aux jeunes de catégories sociales plus modestes : toutes formations confondues, 30 % des étudiants ont des parents cadres supérieurs ou exerçant une profession libérale tandis que 11 % sont enfants d’ouvriers.
Ce constat global est très contrasté selon le type de formation. Les enfants de cadres représentent une part très forte des étudiants en classes préparatoires, dans les formations d’ingénieurs et dans les écoles normales supérieures (ENS) où ils atteignent 50 % des effectifs. Ils sont en revanche peu nombreux en STS (14 %). Les enfants d’ouvriers sont surreprésentés en STS (20 %), en DUT (15 %) et dans les écoles paramédicales et sociales (18 %). Ils sont proportionnellement moins nombreux dans la plupart des autres filières de l’enseignement supérieur, particulièrement dans les ENS et les écoles de commerce, gestion, vente et comptabilité. La part des enfants de professions intermédiaires et d’employés est relativement plus homogène d’une filière à l’autre, malgré une légère surreprésentation en DUT et en STS et, dans le cas des enfants d’employés, une surreprésentation dans les écoles paramédicales et sociales.
L’université est caractéristique de la composition de la population étudiante française. Les enfants de cadres représentent plus de 30 % des effectifs alors que les catégories défavorisées y sont bien moins présentes. Cependant, les répartitions ne sont pas homogènes dans toutes les filières. Les enfants de cadres sont surreprésentés en santé et en droit (2). En effet, ils représentent 41 % des effectifs étudiants en santé et 34 % en droit contre respectivement 6 % et 9 % pour les enfants d’ouvriers. Les enfants de cadres sont en revanche moins représentés en économie ou en lettres (autour de 25 %). La poursuite d’études longues à l’université est plus le fait de jeunes dont les parents sont cadres supérieurs ou exerçant une profession libérale : leur part passe de 28 % en cursus licence à 34 % en cursus doctorat. Inversement, alors que les enfants d’ouvriers représentent 13 % des étudiants inscrits à l’université en cursus licence, leur part est de 5 % en cursus doctorat. Consulter la brochure RERS 2015. Voir l'article...
28 août 2015

RERS 2015 - Les femmes dans l’enseignement supérieur

L'édition 2015 de Repères et références statistiques est en ligne. Au sommaire: une information statistique détaillée sur le fonctionnement et les résultats de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, ainsi que les principales données sur la recherche française. Plus de 150 thèmes sont abordés dans cette publication. Télécharger la brochure Repères et références statistiques 2015.

Les femmes dans l’enseignement supérieur
La scolarisation des femmes dans l’enseignement supérieur s’est plus fortement développée que celle des hommes. En 2012, le taux de scolarisation des femmes de 17 à 29 ans dans l’enseignement supérieur est supérieur à celui des hommes quel que soit l’âge ; en 1992, le taux de scolarisation des hommes devenait supérieur à celui des femmes à partir de 28 ans (26 ans en 1991). En 2012, 49,3 % des femmes de 20 ans sont scolarisées dans l’enseignement supérieur contre 40,2 % des hommes, soit un écart de 9,1 points en faveur des femmes. En 1992, les taux respectifs étaient de 41,2 % et 32,2 %, soit un écart de 9 points.
En 2014, 55,2 % des étudiants de l’enseignement supérieur sont des femmes (2). Depuis 1980, le nombre d’étudiantes dépasse celui des étudiants en France. La proportion d’étudiantes n’a ensuite que très modérément progressé (+ 0,7 point depuis 2000). La progression la plus importante est observée dans les écoles d’ingénieurs (+ 5 points en quatorze ans), et surtout dans les formations universitaires de santé (médecine, odontologie et pharmacie) (+ 5,8 points). Elle varie de surcroît considérablement selon le type d’études.
Dès l’expression des choix d’orientation en classe de terminale, les femmes, quels que soient leurs origines sociales et leurs parcours scolaires, se portent moins que les hommes vers des filières sélectives telles que les classes préparatoires aux grandes écoles ou les études de santé. Largement majoritaires dans les formations paramédicales ou sociales (83,9 %), les femmes sont minoritaires dans les formations les plus sélectives (41,9 % en CPGE, 39,2 % en IUT) et, surtout, dans les filières à caractère scientifique (27,2 % des effectifs des formations d’ingénieurs, 29,2 % des étudiants de CPGE en filière scientifique).
Ces clivages se retrouvent à l’université où les jeunes femmes représentent globalement 58,4 % de la population étudiante. C’est dans les disciplines plus littéraires que la part des femmes est plus élevée, en particulier en langues ou en lettres-sciences humaines (70,1 %). Elles restent très minoritaires en sciences (37,1 %). Les femmes représentent désormais 63,5 % des étudiants de médecine, odontologie, pharmacie. En préparation au DUT, elles sont majoritaires dans le secteur des services (50,2 % des étudiants), mais minoritaires dans le secteur de la production (23,5 % des étudiants). Consulter la brochure RERS 2015. Voir l'article...
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