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Formation Continue du Supérieur

4 décembre 2012

Chômage et pauvreté - le grand écart entre diplômés et non diplômés

http://www.e-orientations.com/imgs/orientation-etudes-metier-emploi.gifEn cette période de crise et de récession, le fait d'être diplômé semble être un véritable gage de sécurité pour bien s'insérer sur le marché du travail, si l'on se fie au rapport de l'Observatoire de l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire.
Entre les diplômés et les non-diplômés, l'écart semble se creuser… C'est en tout cas l'une des conclusions du premier rapport de l'Observatoire de l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (Injep) sur la situation de la jeunesse en France, dévoilé par Le Monde. Ce rapport révèle en effet que, en période de crise, les jeunes sont les premières victimes de la récession, et que les non-diplômés sont encore plus durement frappés.
"Le diplôme, une protection extraordinaire contre le chômage"

En 2011, le taux de chômage des 15-29 ans non diplômés s'élevaient à 46%, contre 9% pour les diplômés du supérieur et 22% pour les bacheliers. "Le diplôme est devenu un avantage relatif plus important qu'il ne l'était il y a 20 ou 30 ans.Il reste une protection extraordinaire contre le chômage", affirmeOlivier Galland, sociologue, président du conseil scientifique de l’Injep, au Monde. Et ce, alors que, chaque année, près de 140 000 jeunes sortent sans diplôme ni qualification du système scolaire!
Près de 23% des jeunes sont touchés par la pauvreté

Autre enseignement pour le moins inquiétant de ce rapport: le taux de pauvreté des 18-24 ans était de 22,5% en 2010, alors qu'il n'était "que" de 17% en 2004. De plus, l'Injep nous apprend que le taux de pauvreté (soit un revenu mensuel inférieur à 964 euros) est de 30% chez les non-diplômés, contre 10% pour les diplômés. Pire: le taux d'extrême pauvreté (revenu mensuel à 576 euros) a augmenté de 38% entre 2007 et 2009…
http://www.e-orientations.com/imgs/orientation-etudes-metier-emploi.gif Σε αυτήν την περίοδο της κρίσης και της ύφεσης, είναι απόφοιτος φαίνεται να είναι μια πραγματική εγγύηση ασφάλειας για να ταιριάζει καλά στην αγορά εργασίας, αν κάποιος στηρίζεται στην έκθεση του Παρατηρητηρίου του Εθνικού Ινστιτούτου της νεολαίας και της εκπαίδευσης. Περισσότερα...
4 décembre 2012

Not making the grade

The Moscow NewsBy Moskovskiye Novosti & The Moscow News. New effectiveness ratings for institutions of higher learning in Russia mean that some colleges have been put on a special list, one that describes them as “ineffective” by virtue of the subject matter they teach. Two famous humanities schools in Moscow have landed on this list, resulting in criticism of the Ministry of Education.
With Russian universities and various institutes continually failing to make their mark in international ratings, it seemed natural that the Ministry of Education would step in with corrective measures. Yet the ministry’s one-size-fits all system for ranking effectiveness has come under fire, and with good reason: higher education experts and students themselves believe that you simply can’t lump the Maxim Gorky Literature Institute in with the Higher School of Economics, and so on. Read more...

4 décembre 2012

Uni 2.0: Ein bisschen Harvard für alle

Von Bernadette Bayrhammer. Es ist eine Bewegung, in der viele die ganz große Revolution des Hochschulwesens vermuten: sogenannte MOOCs. Das Kürzel steht für Massive Open Online Courses – (zumindest vorerst noch) kostenlose, frei zugängliche Online-Massenkurse, gehalten von Koryphäen auf ihrem Gebiet, oft Professoren an US-Elite-Unis. „Da kommt ein Tsunami auf uns zu“, warnte der Präsident der Uni Stanford, John L. Hennessy, seine Kollegen vor nicht allzu langer Zeit. Ins Rollen brachte die Welle der deutsche Stanford-Professor Sebastian Thrun: Zu seinem Onlinekurs „Künstliche Intelligenz“ meldeten sich im Herbst 2011 rund 160.000 Studenten an – zehnmal so viele Studenten wie am gesamten Campus der kalifornischen Elite-Uni. Anfang des Jahres machte sich Thrun mit der digitalen Plattform Udacity selbstständig, danach ging es Schlag auf Schlag: Im April zog Coursera mit den Unis Stanford, Princeton und Penn nach – inzwischen sind weitere Hochschulen an Bord –, im Mai stellten Harvard und das MIT ihre mit 60 Millionen Dollar dotierte Plattform edX vor (siehe Factbox).
Im Unterschied zum traditionellen E-Learning sind die MOOCs komplette Kurse, im Unterschied zu Videos oder Podcasts von Vorlesungen, wie es sie – etwa auf iTunesU – bereits seit einigen Jahren gibt, sind sie speziell fürs Web gemacht: ein komplettes Lernumfeld aus Videovorlesungen, Lehrmaterial, Wikis und Diskussionsforen, in denen Studierende mit Kommilitonen oder sogar mit dem Professor in Kontakt treten können. Am Schluss gibt es ein Zertifikat – das künftig auch etwas kosten könnte. Mehr...
4 décembre 2012

Mismatch: Universities on rise but students in decline

The Japan Times OnlineBy MIZUHO AOKI. Education minister Makiko Tanaka drew immediate flak in early November when she outright refused her advisory panel's recommendation to approve three new universities.
The outspoken Tanaka justified her decision by asserting that higher education is in decline because there are too many universities.
As the criticism increased, however, she reversed herself and approved the three schools a week later.
Experts praised Tanaka's initial decision to reject the schools and confirmed that while universities are indeed growing in number, the quality of education appeared to be deteriorating.
Following are questions and answers about the nation's universities:
How many universities are there?

As of May 1, there were 783 universities nationwide, compared with 523 in 1992. Of the total, 86 are state-run, 92 are public and the remaining 605 are private.
While the total has climbed, the number of state-run universities has been in decline, falling to 86 from 100 in 2003.
The increase in universities ultimately pushed up the percentage of people going on to higher education, from 26 percent in 1992 to 51 percent in 2010, according to ministry data. Read more...
4 décembre 2012

La Validation des Acquis de l’Expérience - faites valoir votre savoir-faire!

http://arche.francetv.fr/1024/france5/logo_france5.gifConnaissez-vous la VAE?
Il s’agit d’un dispositif permettant de faire valider les acquis de son expérience professionnelle et d’obtenir ainsi le diplôme, titre ou certificat correspondant. La VAE est particulièrement utile lorsque l’on est entré tôt dans la vie active et que l’on souhaite valoriser son savoir-faire.
Pour obtenir une VAE, comment procéder?

Tout d’abord, il faut savoir que cette procédure nécessite d’avoir à son actif un minimum de trois années de travail salarié, non salarié ou bénévole dans le domaine concerné. Cette condition mise à part, tout le monde peut faire valoir son droit à la VAE, qu’il soit salarié, demandeur d’emploi, bénévole, fonctionnaire…
Le demandeur doit ensuite  remplir un dossier de recevabilité puis de validation qu’il aura préalablement retirés auprès de l’université, école ou autre organisme délivrant le diplôme convoité. Enfin, un entretien avec un jury composé de professionnels et enseignants permet de vérifier les compétences du candidat.
Quelques conseils

La VAE est une procédure assez longue qui nécessite d’être soigneusement préparée. S’inscrivant dans une démarche individuelle, elle peut néanmoins faire l’objet d’un accompagnement et/ou d’un financement. Par exemple, si la demande de VAE s’effectue dans le cadre de votre emploi actuel, elle peut être prise en charge par votre entreprise. Renseignez-vous!
En savoir plus:
http://arche.francetv.fr/1024/france5/logo_france5.gifDo you know APL?
It is a device to validate the acquired professional experience and to obtain the degree, diploma or certificate.
VAE is particularly useful when you came early in life and that you wish to enhance their skills. More...
4 décembre 2012

VAE - le parcours du combattant

La Validation des Acquis de l'Expérience (VAE) fête ses 10 ans. Cette mesure a permis à des milliers de personnes non diplômées d'acquérir une légitimité dans leur secteur professionnel. Pourtant, le chemin qui mène à la VAE est souvent comparé à un véritable parcours du combattant. Pour le candidat, nombreux sont les obstacles à franchir! Le Céreq a mené l'évaluation d'un contrat d'objectifs et de moyens de la Région Bretagne, consacré à ce dispositif. Cette étude révèle l'importance de l'accompagnement et de l'orientation des candidats, axe central de la construction d'un projet professionnel sécurisé.
Entre 2002 et 2010, 200 000 personnes ont obtenu en France un diplôme par la reconnaissance de leurs expériences (source DARES, 2012). Compte tenu des abandons en cours de route, le nombre de passages devant un jury pourrait être plus important. En moyenne nationale, environ deux années s'écoulent entre les premières informations et le passage devant un jury. Cette temporalité est souvent identifiée comme un facteur de démobilisation  mais ce n'est pas le seul. Au terme de cette évaluation, il apparait que ce sont moins les délais qui créent l'insécurité et occasionnent les renoncements, que la nature des enchainements d'étapes et leurs modalités d'accompagnement.
L'engagement de l'Etat et de la région Bretagne en faveur du développement de la VAE dans le cadre d'un COM est unique parmi l'ensemble des régions. Trois axes ont été privilégiés parallèlement à la création d'un observatoire de la VAE: le développement quantitatif et qualitatif de la VAE en Bretagne, la réduction de la durée des parcours et le partenariat renforcé des acteurs.Différentes réalisations ont permis aux acteurs de coopérer et d'innover à travers des expérimentations, telles « les parcours mixtes» ou «l'appui renforcé». Des temps de concertation, entre certificateurs et/ou accompagnateurs, ont contribué à des actions ponctuelles de valorisation de la VAE auprès des employeurs ou des branches professionnelles, et ont réuni les acteurs de la VAE dans différents bassins d'emploi.
Au-delà de l'impulsion donnée à une nouvelle dynamique d'acteurs, cette évaluation a permis de mieux comprendre les faiblesses récurrentes du dispositif, génératrices d'abandons et de découragement. L'examen détaillé des moments charnières aux principales étapes du parcours, mais aussi l'élargissement inhabituel de l'angle du champ d'observation, ont éclairé les marges d'évolution possibles.
À l'issue de cette évaluation, non seulement le besoin de renforcement des dispositifs d'orientation et d'accompagnement des candidats, en amont et en aval, est confirmé, mais la responsabilité des entreprises en ce domaine est pointée: la VAE doit en effet trouver toute sa place dans la stratégie de sécurisation des parcours, en articulation avec les autres outils mobilisés au titre de la formation tout au long de la vie et ceux de la gestion prévisionnelle des compétences. C'est à cette condition seulement, au-delà des efforts de coopération attendus de tous les acteurs, que l'on pourra espérer enregistrer un nouveau développement de la VAE et de son potentiel de changement social
Pour en savoir plus, sur le site du Céreq - Journée 10 ans de la VAE, Rennes 10 décembre 2012. Bref n°302 - Pour un accompagnement global des parcours de VAE - Novembre 2012 - Auteurs: Nathalie Beaupère et Gérard Podevin (CREM, centre associé régional du Céreq pour la région Bretagne).
Voir aussi La VAE fête ses 10 ans à l’UPMC, UPMC - dix ans de VAE à l’université
, Les "10 ans de la Validation des Acquis de l’Expérience" à Nice, La VAE, 10 ans d'acquis... pour de nouvelles expériences, La VAE fête ses 10 ans en Champagne-Ardenne, La validation des acquis de l'expérience (VAE) fête ses 10 ans d’existence, La VAE fête ses 10 ans en Alsace, La VAE 10 ans après la loi de 2002, 10 ans de VAE en Aquitaine - L’Université de Pau et des Pays de l’Adour exporte la VAE à Malte, Les 10 ans de la VAE - 2002-2012, 10 ans de la VAE en Bourgogne, 10 ans de la VAE en Nord Pas de Calais, 10 ans de la VAE en Rhône-Alpes, 10 ans de la VAE en Haute-Normandie, 10 ans de réussite de VAE en Midi-Pyrénées, Les 10 ans de la VAE des acteurs et des initiatives en Bretagne, Les 10 ans de la Vae - Portes ouvertes dans les Points relais conseil, La VAE a 10 ans cette année, Les 10 ans de la VAE - 2002-2012, VAE - dix ans déjà, La VAE d’hier à aujourd’hui, et demain, 10 ans déjà! La VAE fête ses dix ans en Languedoc Roussillon, Les 10 ans de la VAE - Georges Asseraf, Les 10 ans de la VAE - réseau des CARIF OREF, Les 10 ans de la VAE par le réseau des CARIF OREF - Limoges - 20 septembre 2012, La chanson des 10 ans de la VAE, VAE - 10 ans - le 17 janvier 2012, Retour sur les 10 ans de la VAE en Pays de la Loire, Anniversaire - 10 ans de VAE, 10 ans de VAE en Auvergne, La VAE fête ses 10 ans, VAE, 10 ans de mobilisation, 40 ans de formation professionnelle continue, 10 ans de VAE, Les 10 ans de la VAE - réseau des CARIF OREF, 10 ans de la VAE en Rhône-Alpes, La VAE souffle ses dix bougies, Parution de l'Echo du CARIF sur les 10 ans de la VAE, 10 ans de pratiques de la VAE dans les Universités de Bretagne, Les dix ans de la VAE en Languedoc-Roussillon, La VAE fête ses 10 ans, Les 10 ans de la Vae en Franche-Comté, LA VAE fête ses 10 ans, Les 10 ans de la VAE à La Réunion, Les 10 ans de la VAE en Haute-Loire, 10 ans de la VAE - Voiron, Les 10 ans de la VAE en Picardie.
Επικύρωση της αποκτηθείσας εμπειρίας (VAE) γιορτάζει την 10η επέτειό του. Αυτό βοήθησε χιλιάδες μη πτυχιούχους να αποκτήσουν νομιμότητα στον επαγγελματικό τομέα τους. Ωστόσο, ο δρόμος για την VAE είναι συχνά σε σύγκριση με ένα δρόμος μετ 'εμποδίων. Για τον υποψήφιο, υπάρχουν πολλά εμπόδια να ξεπεραστούν! CEREQ προέβη σε αξιολόγηση της σύμβασης των στόχων και των μέσων της Περιφέρειας της Βρετάνης, αφιερωμένη σε αυτήν τη συσκευή. Περισσότερα...
4 décembre 2012

Projet de loi de finances pour 2013 - Recherche et enseignement supérieur

http://www.senat.fr/fileadmin/templates/images/data/logo.pngII. UN SECTEUR EN RÉFLEXION: LES ASSISES DE L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE
A. UN PAYSAGE DE LA RECHERCHE RICHE DE POTENTIALITÉS MAIS COMPLEXE
1. Des structures multiples

Le paysage français de la recherche comprend, outre les universités qui opèrent avec les organismes de recherche au sein d'unités mixtes, 9 EPST, une quinzaine d'EPIC (dont seulement 5 relèvent de la tutelle du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche) et 77 EPA. Rappelons que, en outre, depuis le Pacte et la loi de 2006 sur la recherche ainsi que celle de 2007 sur la liberté et la responsabilité des universités, ont été créées de multiples strates visant à organiser le système français d'enseignement supérieur et de recherche : des structures de coordination (telles les Pôles de recherche et d'enseignement supérieur, les Alliances nationales de recherche), des structures de recherche partenariale (pôles de compétitivité, Instituts Carnot), de nouvelles fondations (RTRA, RTRS), des structures basées sur des projets (IDEX, Labex, Equipex, IHU), l'Agence nationale de la recherche (ANR), agence de financement de la recherche sur projets, et l'AERES, Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur. En outre, les politiques publiques en faveur de la R&D et de l'innovation ont été profondément infléchies par le Programme des investissements d'avenir ainsi que par la Stratégie nationale de recherche et d'innovation (SNRI). La SNRI a pour ambition de tracer un cadre visant à renforcer le potentiel de recherche de la France et à en tirer le meilleur parti en matière d'innovation et d'impact sur l'économie nationale. Cet effort de prospective scientifique a permis de définir principes directeurs et trois axes prioritaires de recherche pour la période 2009-2012 : rareté énergétique et de matières premières (éco-technologies), santé et bien-être (bio-technologies), société de la connaissance (technologies de l'information et nanotechnologies). Un exercice de définition de stratégies territoriales (« Stratégie et Territoires - STRATER ») vient la compléter, pour identifier les grandes caractéristiques de chaque région française et aider à définir des stratégies de sites. Le rôle des collectivités territoriales en matière de recherche et d'innovation se renforce, avec le souci de construire un modèle de structuration conciliant différenciation et équité entre les territoires.
Le « millefeuille » est néanmoins devenu très complexe, ce qui nuit à sa lisibilité et, pour certains, à son efficience.

Ce bouleversement du système a permis aussi, incontestablement, une meilleure coordination et un partenariat plus soutenu entre les différents types d'acteurs et une plus grande transversalité. Pour votre rapporteur, tel est notamment le cas des Alliances et des pôles de compétitivité.
2. Focus sur les Alliances et les pôles de compétitivité
a) Les Alliances nationales de recherche: une coordination utile

À partir de 2009, des entités dénommées « Alliances nationales de la recherche » ont mises en place afin d'assurer une meilleure coordination des acteurs opérant dans un même secteur. L'objectif est d'accroître l'efficacité du dispositif public de recherche, faciliter les coopérations, limiter les doublons et donner aux entreprises un interlocuteur unique dans un domaine donné. Les cinq Alliances sont:
- l'Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé (AVIESAN);
- l'Alliance nationale de coordination de la recherche pour l'énergie (ANCRE);
- l'Alliance des sciences et technologies du numérique (Allistene);
- l'Alliance pour l'environnement (AllEnvi);
- l'Alliance pour les sciences de l'homme et sociales (ATHENA).
Les Alliances s'organisent en général autour d'un ou deux acteurs principaux: l'INSERM pour AVIESAN (organisée en instituts thématiques multi-organismes qui recouvrent le champ d'application des instituts thématiques de l'INSERM), le CEA, le CNRS et l'IFP Énergies nouvelles pour ANCRE, l'INRIA pour Allistene. Elles ont permis d'améliorer la gouvernance dans ces grandes thématiques. Ainsi, par exemple, AVIESAN constitue une avancée indéniable tant sur le plan scientifique, en permettant une vision plus globale des maladies infectieuses et des neurosciences, que sur le plan de la réactivité en cas de problème, ou encore vis-à-vis des industriels en octroyant une réelle visibilité aux acteurs du secteur impliqués. Ceci ne suffit cependant pas à simplifier le paysage. Ainsi, auditionné par votre rapporteur, le directeur général de l'INSERM a indiqué que le nombre d'instances dans lesquelles l'INSERM est présent s'élève à plus de 300 structures, ce qui pose de façon évidente des problèmes de gouvernance. Il suggère notamment le regroupement des fondations à vocation nationale sous une seule entité de gestion.
b) Les pôles de compétitivité

La politique des pôles de compétitivité se trouve à l'intersection de trois ensembles de politiques publiques: les politiques de R&D et d'innovation, la politique industrielle et la politique d'aménagement du territoire. Une étude du cabinet Erdyn, du 15 juin 2012, portant sur l'évaluation des pôles de compétitivité conclut à la nécessité de reconnaître « de façon claire le rôle éminent des pôles pour l'attractivité du site France ». Elle avance les recommandations suivantes:
- pertinence : reconduire la politique des pôles de compétitivité
- cohérence : redéfinir le positionnement de la politique des pôles dans la stratégie industrielle de l'État et dans le système d'appui à l'innovation;
- efficacité : réaffirmer la compétitivité comme objectif principal, au coeur du métier des pôles et passer de «l'usine à projets » à « l'usine à croissance »;
- efficience : consolider le rôle du fonds unique d'investissement;
- pérennité : assurer une plus grande robustesse financière des pôles.
B. QUID DES ASSISES DE L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE?
1. Une concertation sans précédent pour préparer la réforme

Mme Geneviève Fioraso, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, a lancé en juillet 2012 les Assises de l'enseignement supérieur et de la recherche, dont le comité de pilotage indépendant est présidé par Mme Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine. Elles se déroulent dans un cadre à la fois national et régional. Sur la base de la concertation avec l'ensemble des acteurs concernés, elle a trois objectifs prioritaires: la réussite des étudiants, notamment en 1er cycle, une nouvelle ambition, partagée, pour l'enseignement supérieur et la recherche, et une simplification du paysage s'appuyant sur des politiques de sites et de réseaux. À leur terme, des ajustements pourront être apportés à la loi « LRU » et à la loi d'orientation pour la recherche de 2006.
Son calendrier prévoyait trois temps:
- une consultation nationale, qui s'est déroulée entre juillet et septembre 2012;
- des Assises territoriales, organisées entre septembre et octobre 2012;
- des Assises nationales qui se tiennent les 26 et 27 novembre 2012, avec environ 500 participants (étudiants, enseignants, chercheurs, élus, partenaires sociaux, représentants du monde économique, organisations scientifiques).
À l'issue de la deuxième phase, les Assises auront permis au total plus de 100 auditions, près de 1 300 contributions écrites, la contribution d'environ 20 000 participants au cours de plus de 500 réunions et débats dans les différents territoires, et la visite de 95 000 visiteurs sur le site des assises. À l'issue des Assises nationales, qui ont pour objectif d'affiner les propositions et recommandations ayant émergé de la consultation nationale, un rapport de synthèse sera remis au Président de la République en décembre 2012. Votre rapporteur se réjouit que cette synthèse fasse l'objet d'un travail en lien avec l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, qui organisera une grande audition publique le 4 décembre prochain afin d'engager la discussion sur les aspects législatifs et réglementaires de la réforme à venir. Le présent rapport n'a pas vocation à faire état de l'ensemble des propositions émises par les acteurs à l'occasion de ce processus très riche, intéressant et porteur d'espoir. Il souhaite néanmoins évoquer la situation de l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (AERES).
2. Une Agence d'évaluation (AERES) à conforter et à adapter
Votre rapporteur est à la fois surpris et préoccupé par la prise de position brutale et excessive de l'Académie des sciences quant à l'avenir de l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (AERES).

Le 25 septembre 2012, dans son rapport précité, l'Académie a prôné la suppression pure et simple de l'AERES et son remplacement par un système qui laisserait augurer un retour en arrière vers une organisation et des pratiques dont il était apparu justement nécessaire de s'éloigner. Selon elle, « la suppression de l'AERES doit conduire à la mise en place de structures d'évaluation dépendant directement des universités et des organismes de recherche qui auraient la charge de constituer des comités d'évaluation indépendants, faisant appel à des experts nationaux et internationaux reconnus ». Quant aux « structures nationales actuelles » (CNU et comités nationaux d'organismes), elles « seraient focalisées sur le recrutement et l'évaluation des chercheurs ». L'Académie préconise aussi de « remplacer les trois conseils existants par un seul Haut Conseil de la recherche et de l'enseignement supérieur », ou HCRES, « qui aurait pour mission l'évaluation des grandes structures (universités, organismes...) en établissant également des directives sur les procédures d'évaluation des laboratoires ». Ce Haut Conseil se substituerait aux actuels HCST (Haut Conseil de la science et de la technologie), CSRT (Conseil supérieur de la recherche et de la technologie) et Cneser (Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche). Il « devrait être présidé par un scientifique de haut niveau entouré de personnalités scientifiques reconnues sur le plan international » et sa mise en place « se ferait avec une partie des effectifs actuels de l'AERES, ainsi redéfinie (...) Ce nouveau conseil unique aurait également en charge les grands arbitrages entre les différentes disciplines, les universités et les organismes, tout en veillant à la simplification des procédures administratives. »
Relevons que certains des arguments avancés par l'Académie pour justifier cette position brutale sont erronés, qu'il s'agisse par exemple de l'unanimité que l'Agence ferait contre elle ou du caractère trop souvent laxiste et global de la notation, alors que l'Agence a substitué à la note globale une notation multicritères, plus pertinente, depuis le 1er janvier 2012. Votre rapporteur rappelle que la création de l'AERES, en 2006, répondait au souhait de rassembler des activités d'évaluation auparavant dispersées et de les confier à une autorité suffisamment indépendante, suivant les standards européens et internationaux de qualité de l'évaluation. L'Agence a accompagné la modernisation des institutions universitaires et de recherche, dans un contexte de prévention d'un certain nombre d'universitaires et chercheurs à ce type d'évaluation. Elle a mis en place des instruments destinés à garantir l'impartialité et de permettre une égalité de traitement entre des structures équivalentes, en faisant le lien entre formation et recherche. Si l'on met à part la question de la validation des procédures d'évaluation des chercheurs et enseignant-chercheurs où les progrès sont lents, l'AERES a accompli en cinq ans un cycle complet d'évaluation des universités, organismes et unités de recherche, et des programmes de formation. Certains, tel le CNRS, n'avait jamais été évalué jusqu'alors...
Elle a apporté en peu de temps une expertise impartiale à de très nombreuses structures, une aide à la décision pour nombre d'acteurs et une information transparente au public. Votre rapporteur souhaite alerter le Gouvernement sur les risques qu'il y aurait à revenir en arrière sur cet aspect fondamental du paysage de notre recherche et de notre enseignement supérieur. Certes, des progrès doivent être réalisés, en particulier pour alléger les procédures et gagner davantage la confiance d'un certain nombre d'acteurs. De même serait-il nécessaire que l'évaluation soit bien comprise comme un élément d'amélioration et de stimulation, et non comme une sanction. Mais l'Agence a prouvé qu'elle était capable de s'auto-réformer. En octobre 2012, l'organisme européen compétent a d'ailleurs exprimé sa satisfaction vis-à-vis des améliorations apportées compte tenu de ses recommandations. L'AERES tient compte des critiques formulées et infléchit son action: elle a ainsi, par exemple, supprimé la note globale des unités de recherche, trop réductrice, pour retenir une note multicritères qui est un meilleur indicateur de qualité. Dans le cadre des Assises de l'enseignement supérieur et de la recherche, l'Agence a avancé de nouvelles propositions d'amélioration de nature à renforcer la confiance des chercheurs. Votre rapporteur s'en réjouit car elles vont dans le sens souhaité. Au titre de ces propositions, il relève notamment:
- la participation au conseil de l'AERES d'élus de la communauté de l'enseignement supérieur et de la recherche;
- une concertation sur l'articulation entre l'évaluation des structures de recherche et de formation, effectuée par elle-même, et l'évaluation individuelle, assurée par les instances nationales;
- une concertation sur le rôle qu'elle pourrait jouer s'agissant des procédures d'évaluation des personnels, sachant qu'elle ne souhaite plus porter une mission de validation, estimant que celle-ci excède son rôle habituel d'évaluation. La loi a confié, en effet, à l'AERES la mission de s'intéresser aux procédures d'évaluation des personnels et de les valider;
- l'adaptation de l'évaluation des établissements et des organismes au développement des stratégies institutionnelles de coopération au niveau territorial, en faisant évoluer « le grain et la méthode de l'évaluation au fur et à mesure de la mise en place » de ces stratégies.
De plus, l'AERES, dans la perspective d'un deuxième cycle d'évaluation, se propose de fonder ses missions sur les principes suivants:
- Apporter en priorité un service aux entités évaluées et à la société: L'AERES souligne que « l'évaluation est soumise à deux logiques qui ne sont pas toujours compatibles: celle du service à apporter aux entités évaluées et à la société, et celle de la contribution à la régulation du système, notamment par l'État ». Elle rappelle aussi que « l'évaluation est différente d'une inspection et d'un contrôle, et n'obéit pas à une logique de conformité à une norme, encore moins à une logique de sanction ». Ainsi les évaluations de l'AERES contribuent utilement à la régulation du système, grâce à leur articulation avec la contractualisation. Toutefois, l'AERES estime que, pour l'efficacité de l'évaluation, celle-ci doit être conçue d'abord comme un service public apporté aux entités évaluées et à la société (étudiants, collectivités, entreprises, etc.);
- Donner toute sa place à l'autonomie des entités évaluées: pour l'AERES, « la capacité d'autoévaluation est un facteur d'autonomie » et « le couplage entre évaluation externe et autoévaluation donne toute sa dimension à cette dernière, en aidant au développement des capacités stratégiques ». Ainsi, l'AERES entend favoriser l'autoévaluation et les politiques de la qualité engagées à tous les échelons: formations, entités de recherche, établissements et organismes.
- Assurer l'égalité de traitement des entités évaluées et organiser l'évaluation par des pairs travaillant de manière collégiale: pour l'AERES, « ce principe d'égalité a vocation à s'appliquer en matière de déontologie, de critères et de méthodologie de l'évaluation ».
- Intégrer l'évaluation de la recherche, des formations et des établissements dans une approche globale: ainsi, l'évaluation doit porter « sur la manière dont les missions de service public sont exercées par les entités évaluées, au regard des moyens dont elles disposent et de l'environnement dans lequel elles évoluent ». Elle doit aussi « tenir compte des liens entre formation et recherche, et entre exercice des missions et gouvernance ». Par ailleurs, l'AERES note que l'évaluation intégrée telle qu'elle la pratique suscite l'intérêt dans de nombreux pays, notamment en Europe et pourrait constituer un des points d'appui pour la France.
- Produire et diffuser les résultats des évaluations en toute indépendance: cette indépendance est, pour l'AERES, « la caractéristique la plus importante » de son statut. Elle lui permet de garantir que les évaluations sont produites et diffusées avec impartialité. Elle a aussi permis de gagner la confiance de nos partenaires européens et de nombreux observateurs étrangers en la capacité de la France à garantir la qualité de son système d'enseignement supérieur et de recherche.
C. VERS UNE NOUVELLE POLITIQUE DE TRANSFERT DE LA RECHERCHE PUBLIQUE

Le 7 novembre 2012, le Gouvernement a annoncé une nouvelle dynamique de transfert de la recherche publique vers les entreprises, dans l'objectif de renforcer la compétitivité et la croissance, au coeur des priorités tracées par le Gouvernement. L'objectif est de faire de la recherche publique un enjeu majeur de notre politique industrielle.
La ministre a alors déclaré: « Il est maintenant urgent de refonder notre politique de transfert en s'inspirant des meilleures pratiques internationales et en s'appuyant sur les dynamiques territoriales, en cohérence avec l'acte III de la décentralisation annoncé par le Gouvernement, afin que la recherche participe pleinement à l'effort national pour la compétitivité. Ceci passe par la concertation avec tous les acteurs et par leur mobilisation. »
Qu'est-ce que le transfert? La définition internationale de la notion de transfert englobe la mobilité des chercheurs (transfert de compétences), le transfert des connaissances (partenariat R&D entre un organisme public et un organisme privé par exemple), le partage des technologies ou encore, leur transfert. La loi sur l'innovation et la recherche du 12 juillet 1999 a donné un premier élan en créant des dispositifs de transfert de la recherche publique. Néanmoins, la superposition de nombreuses structures et la multiplication des appels à projet nuisent à la lisibilité et à l'efficacité du système.
Bien que la recherche française soit au meilleur niveau mondial dans de nombreux domaines, les études montrent que son impact économique n'est pas toujours équivalent à celui des autres grands pays industrialisés. Pour l'améliorer, le Gouvernement a décidé d'agir sur l'ensemble des modalités de transfert de la recherche vers les entreprises.
Pour créer un environnement favorable à l'impact économique du transfert, la ministre de la recherche a exposé quatre axes stratégiques:
- impulser une nouvelle dynamique pour le transfert de la recherche publique en misant notamment sur le pilotage et le suivi du dispositif, la reconnaissance dans l'évolution des carrières des chercheurs, l'insertion des doctorants dans les entreprises. Ces mesures seront mises en oeuvre dès janvier 2013;
- rendre le système de transfert plus lisible au niveau national et régional en s'appuyant notamment sur les territoires innovants et en particulier les pôles de compétitivité et la politique des filières. Cette réforme s'articulera autour des alliances thématiques de recherche et de la Banque publique d'investissement. Ces mesures seront déclinées en mars 2013 à l'issue des Assises de l'enseignement supérieur et de la recherche;
- renforcer les dispositifs de transfert à destination des PME et ETI en renforçant le soutien aux acteurs de la recherche partenariale. L'organisation par filières améliorera la lisibilité pour les entreprises et les initiatives en faveur de la diffusion vers les PME et ETI de technologies issues de la recherche technologique seront soutenues. Par ailleurs, comme il a déjà été dit, le lancement de 100 laboratoires communs entre les PME et la recherche académique sera accompagné, notamment par les programmes de l'ANR. Ces mesures seront mises en oeuvre dès janvier 2013;
- simplifier le financement du transfert en consolidant les programmes de recherche partenariale afin d'augmenter leur volume, leur cohérence et leur efficacité. Cette consolidation sera mise en oeuvre pour la programmation 2014.
Quinze mesures ont en outre été annoncées, présentées dans l'encadré ci-après.
LES QUINZE MESURES ANNONCÉES POUR OPTIMISER LE TRANSFERT DE LA RECHERCHE PUBLIQUE VERS LES ENTREPRISES

1. Réaffirmer et clarifier la mission de transfert de la recherche publique dans le code de la recherche.
2. Prendre en compte le transfert dans l'évaluation des carrières des chercheurs.
3. Mettre en place un nouvel ensemble d'indicateurs pour mieux assurer le suivi des activités de transfert.
4. Créer un conseil d'orientation stratégique pour le transfert au niveau de chaque site.
Diffuser la culture du transfert et de l'innovation au sein de la recherche publique

5. Créer un cycle de formation des cadres de la recherche publique
6. Développer une offre de formations dédiées aux métiers de transfert et créer un diplôme spécifique.
7. Mettre en place le suivi obligatoire d'un cours dédié à l'innovation et à l'entrepreneuriat dans toutes les formations de l'enseignement supérieur.
Définir un nouveau cadre de gestion de la propriété intellectuelle par la recherche publique

8. Simplifier la gestion de la propriété intellectuelle par la recherche publique.
9. Favoriser l'exploitation sur le territoire européen de la propriété intellectuelle de la recherche publique.
Soutenir le transfert à destination des PME/ETI innovantes

10. Soutenir les initiatives en faveur du transfert à destination des PME/ETI.
11. Incorporer un programme PME (laboratoires communs académique/PME) et la culture du « défi » dans les programmes de l'ANR.
12. Augmenter les relations entre chercheurs et PME/ETI en créant un réseau social recherche/PME et un dispositif facilitant le conseil des chercheurs auprès des PME.
13. Renforcer l'insertion des doctorants dans les PME par le dispositif de Conventions industrielles de formation par la recherche (Cifre).
Soutenir le transfert par la création d'entreprises
14. Mettre en place un programme cohérent de soutien au transfert par la création d'entreprises (sensibilisation, valorisation dans les carrières, incubation, amorçage).
Renforcer la recherche sur l'économie de l'innovation en support à la politique publique

15. Mettre en place un centre de recherche sur l'économie de l'innovation, animant la recherche publique dans le domaine et « réservoir d'idées » en support de la politique publique.
http://www.senat.fr/fileadmin/templates/images/data/logo.png II. AN INDUSTRY IN THOUGHT: THE FOUNDATIONS OF HIGHER EDUCATION AND RESEARCH
A. LANDSCAPE RESEARCH COMPLEX BUT FULL OF POTENTIAL
1. Multiple structures

  French landscape research includes, in addition to universities which operate with research institutions in mixed units, 9 EPST, EPIC fifteen (only 5 fall under the Ministry of Higher Education and research) and 77 EPA. Recall that, in addition, since the Covenant and the 2006 law on research and that of 2007 on freedom and responsibility of universities were created in multiple layers to organize the French system of higher education and research : coordination structures (such as clusters of research and higher education, the National Alliance Research) research partnership structures (clusters, Carnot Institutes), new foundations (RTRA RTRS) structures based on projects (IDEX Labex Equipex, IHU), the National Agency for Research (ANR), funding agency for research projects, and AERES Assessment Agency Research and teaching higher. In addition, public policies in favor of R&D and innovation have been deeply inflected by the Investment Programme for the future as well as the National Strategy for Research and Innovation (SNRI). More...
4 décembre 2012

Amiens, Reims - un PRES pour rien

Blog Educpros de Pierre Dubois. http://blog.educpros.fr/pierredubois/files/2012/01/duboismanifnovembre-copie.jpgLes personnels et les étudiants des universités de Picardie jules Verne (Amiens) et de Reims Champagne-Ardenne sont appelés aux urnes demain, mardi 4 décembre 2012 (20 chroniques sur le SUP en Champagne-Ardenne). Scrutin pour élire leurs représentants au Conseil d’administration et au Conseil académique de l’UFECAP, Université Fédérale Européenne de Champagne Ardenne Picardie (listes de candidats).
C’est, à ma connaissance, la première fois qu’est organisée une élection directe de représentants des personnels et des étudiants aux instances d’un Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (76 chroniques sur les PRES). Innovation électorale donc. Mais l’affiche pour inciter les électeurs à voter est tout sauf inventive! Logo des deux universités. Le PRES n’a ni logo, ni site web.
L’UFECAP a été créée par le décret du 26 avril 2012, six ans après la possibilité donnée à des établissements d’enseignement supérieur et de recherche de créer des PRES. Un PRES encore plus récent: Paris Lumières. UFECAP un petit PRES: il ne fédère que deux membres fondateurs, les deux universités (pas de membre associé). “Il est dirigé par un président, assisté d’un (ou plusieurs) vice-président(s), d’un bureau et d’un directeur général des services et administré par un conseil d’administration, assisté par un comité d’orientation stratégique et un conseil académique”.  Suite de l'article...
Blog Educpros Pierre Dubois. http://blog.educpros.fr/pierredubois/files/2012/01/duboismanifnovembre-copie.jpg Το προσωπικό και οι μαθητές του Picardie Jules Verne πανεπιστήμια (Amiens) και Reims Champagne-Ardenne στις κάλπες αύριο, Τρίτη 4 Δεκεμβρίου του 2012 (20 χρόνια SUP σε Champagne-Ardenne). Ψηφίστε για να εκλέξουν τους εκπροσώπους τους στο Διοικητικό Συμβούλιο και το Ακαδημαϊκό Συμβούλιο του UFECAP, Ομοσπονδιακό Πανεπιστήμιο Ευρωπαϊκή Champagne Ardenne Πικαρδία (λίστες των υποψηφίων).
Είναι, εξ όσων γνωρίζω, είναι η πρώτη φορά που πραγματοποιήθηκε άμεσες εκλογές των εκπροσώπων του προσωπικού και των φοιτητών σε περιπτώσεις ενός κέντρου έρευνας και Ανώτατης Εκπαίδευσης (PRES 76 χρόνια). Περισσότερα...
4 décembre 2012

ÉSPÉ - Lettre ouverte des directeurs d’IUFM au Président de la République

http://www.cdiufm.fr/IMG/siteon0.jpg?1303217576Monsieur le Président,
La refondation de l’École de la République est à l’ordre du jour. Dans ce cadre, la question de la formation des enseignants est un élément majeur qui sera défini par la loi d’orientation et de programmation pour l’École et par différents textes réglementaires. Concernant la structure de formation des enseignants et la création des Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ÉSPÉ), ces textes en préparation posent plusieurs problèmes.
Nous notons les mesures positives contenues dans les premiers arbitrages, notamment la mention unique du master des Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation (MEEF) applicable à l’ensemble des formations d’enseignants; le renforcement statutaire des futures Écoles supérieures du professorat et de l’éducation; la modification prévue des contenus des concours de recrutement dans le sens d’une professionnalisation affirmée.
Cependant, concernant la méthode et la conduite du changement, nous attirons solennellement votre attention: les textes en préparation ne permettent pas d’assurer les engagements que vous avez pris et poursuivraient, s’ils étaient validés, les mouvements engagés en 2009 avec la réforme, telle qu’elle a été mise en œuvre, dans le sens d’une déconstruction du potentiel de formation, d’une absence de professionnalisation des filières universitaires et d’une conception de la formation inadaptée aux enjeux de la refondation. Les experts et les responsables que nous sommes, confrontés aux logiques des acteurs locaux pendant la période précédente, ont pu mesurer toute la difficulté à maintenir la garantie d’équité sur le territoire et des logiques pertinentes de formation.
Il faut maintenant, et avant tout, des textes qui portent un projet global de formation et que l’université se l’approprie: ce n’est pas le cas du texte sur l’accréditation des Écoles supérieures du professorat et de l’éducation tel qu’il nous a été présenté et qui, à ce jour, ne peut suffire à mettre en marche la réforme.
Les directeurs d’IUFM ont souligné dès novembre 2011, dans leurs vingt-deux propositions, les conditions d’une refondation de la formation des enseignants. Il est impératif que soient:
-  créées des Écoles universitaires et professionnelles dans le cadre d’un projet ambitieux porté par l’Université. La loi créant les ÉSPÉ doit affirmer leurs missions en termes de capacité à concevoir, coordonner et mettre en œuvre les formations d’enseignants. Elle doit indiquer leur statut juridique, selon un article spécifique à ce type d’école, et préciser les conditions d’affectation de ressources pour la formation initiale et continue des enseignants;
-  stipulés, dans un processus d’accréditation conjointe, postérieur à la création des ÉSPÉ, les éléments contractuels définis entre les deux ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la recherche;
-  instauré le diplôme de master, mention MEEF, porté par l’ÉSPÉ au nom de l’établissement d’enseignement supérieur qui délivre le diplôme;
-  précisé que les étudiants inscrits dans ce diplôme sont accueillis dans l’ÉSPÉ.
Les IUFM ont toujours montré leur capacité à mettre en œuvre les réformes successives. Ils seront en mesure d’accompagner cette nouvelle réforme si les conditions ci-dessus sont mises en œuvre, pour la rentrée 2013. Dans l’hypothèse où ce ne serait pas le cas, les plus grandes difficultés se révéleraient dans la transition des IUFM vers les ÉSPÉ.
Nous vous prions de bien vouloir croire, Monsieur le Président, en notre plus profond respect et en notre attachement à la cause de l’École de la République. Le 3 décembre 2012, les 32 directeurs d’IUFM.
Télécharger la lettre ouverte des directeurs d’IUFM au Président de la République

http://www.cdiufm.fr/IMG/siteon0.jpg?1303217576 Mr. President,
Rebuilding the School of the Republic is the order of the day. In this context, the issue of teacher training is a key element that will be defined by the law of orientation and programming for the School and various regulations. Concerning the structure of teacher training and the creation of higher schools of the teaching and education (ESPE), these texts in preparation several problems. More...

4 décembre 2012

Les formateurs face au renouvellement des savoirs techniques

Par Paul Santelmann, Responsable de la Prospective à l’AFPA. Presque tous les métiers sont impactés par l’accélération des évolutions en matière de technologies, de machines, d’outils, de matériaux, de logiciels, de processus, de produits, etc. Ces transformations ne se résument pas à des logiques de substitution ou de remplacement mais elles modifient des modes d’intervention, elles complexifient l’exercice professionnel et demandent une plus grande capacité à intégrer le changement technique comme élément de contexte. Appliquées à des centaines de secteurs d’activité, à des dizaines de milliers d’entreprises et à des millions de salariés, ces évolutions expliquent en partie l’émergence de milliers prestataires de formation continue dont l’activité principale n’est pas la formation mais le portage et la diffusion des techniques nouvelles. Ce phénomène a largement déstabilisé l’enseignement professionnel initial et la conception des diplômes et des titres professionnels confrontés à un dilemme quasi insoluble.

Malgré une fuite en avant dans la production de micro-certifications et de nano-formations supposées accompagner les transformations rapides des métiers, la structure même de la formation professionnelle est atteinte dans son noyau dur: les formateurs permanents peinent à s’approprier ces micro-innovations qui favorisent l’intervention de professionnels en exercice. Seules les mutations technologiques d’ampleur comme les TIC ou les nouvelles énergies qui modifient le système productif de façon profonde peuvent donner lieu à des traductions certificatives, éducatives et formatives de fond appropriables par les corps permanents d’enseignants et de formateurs. C’est d’ailleurs ces mouvements de fond qui sont la clef d’interprétation des phénomènes d’accélération des évolutions de l’exercice des métiers. Suite de l'article...
Mε Πολ Santelmann, επικεφαλής της Προοπτικής Διερεύνησης στο AFPA. Σχεδόν όλες οι επιχειρήσεις που επηρεάζονται από την επιτάχυνση των εξελίξεων στην τεχνολογία, μηχανήματα, εργαλεία, υλικά, λογισμικό, διαδικασίες, προϊόντα, κλπ. . Αυτές οι αλλαγές δεν περιορίζονται στη λογική της υποκατάστασης ή αντικατάστασης, αλλά μεταβάλλουν τις μεθόδους παρέμβασης, που περιπλέκουν την επαγγελματική και απαιτούν μια μεγαλύτερη ικανότητα να ενσωματώνουν τεχνικές αλλαγή ως ένα στοιχείο του περιβάλλοντος. Εφαρμόζεται σε εκατοντάδες επιχειρήσεις, δεκάδες χιλιάδες επιχειρήσεις και εκατομμύρια των εργαζομένων, οι αλλαγές αυτές εξηγούν εν μέρει την εμφάνιση χιλιάδων εκπαιδευτικών φορέων των οποίων η κύρια δραστηριότητα δεν είναι η κατάρτιση αλλά porting και τη διάδοση των νέων τεχνολογιών. Περισσότερα...
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