Efigip - Formation initiale
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Les fiches techniques « Entreprises et formation professionnelle des salariés en Midi-Pyrénées » vous permettent de connaître, de façon claire et synthétique, l’ensemble des mesures et dispositifs applicables aux employeurs et salariés du secteur privé.
Contrairement à d'autres professions, il n'est requis aucun diplôme particulier pour les professionnels de la formation continue ou de l'orientation. Exception faite des conseillers d'orientation psychologues, recrutés sur concours par l'Education nationale et titulaires d'un diplôme d'Etat. Mais ceci ne dispense pas, bien sûr, un formateur ou un professionnel de l'orientation de se former ou de faire valider l'expérience qu'il aura pu acquérir en exerçant son activité.
D'ailleurs, ces dernières années, des certifications ont vu le jour pour offrir une qualification vraiment spécifique à l'entrée dans ces métiers de la formation, de l'orientation et de l'insertion professionnelle. On peut distinguer entre les diplômes universitaires (comme par exemple la licence professionnelle "métiers de la formation des jeunes et des adultes" de l'université de Pau ou la licence professionnelle "conseil, emploi, formation" de l'université Bordeaux 2), les titres professionnels (comme celui de "conseiller en insertion professionnelle" proposé par l'Afpa) ou les certificats (comme le CQP de formateur-consultant).
> Pour plus de détails sur les formations qualifiantes en Aquitaine
Aquitaine Cap métiers offre également l'accès à un dispositif de professionnalisation pour les professionnels de la formation en exercice via son service Cap Métiers formation : des actions courtes de professionnalisation, et des journées professionnelles ciblant des thématiques (démarche qualité, lutte contre les discriminations, rôle et missions des Opca…). Suite de l'article...
La contribution au financement de la formation continue des salariés fait partie des obligations légales des employeurs. Bien que longtemps considérée comme une "taxe", cette contribution est aujourd'hui mise à profit par nombre d'entre-eux pour éléver le niveau de qualification de leurs salariés, et favoriser ainsi le développement de leur entreprise.
Le Code du travail impose en effet de consacrer chaque année une fraction de la masse salariale au financement de la formation des salariés (*) notamment en versant une contribution à un OPCA (organisme paritaire collecteur agréé). Mais il ne s'agit pas de fonds perdus. Car des salariés qualifiés sont gage d'une meilleure productivité et le savoir-faire d'une équipe tout autant que la qualité des produits peuvent contribuer à fidéliser des clients et à en séduire de nouveaux. La formation sert également la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC).
> des modes d'actions diversifiés
> l'alternance
> l'accès individuel des salariés à la formation
Promotion sociale, qualification professionnelle, adaptation au changement des techniques de son métier, perfectionnement des connaissances, développement personnel, reconversion… les objectifs dévolus à la formation, une fois entré dans la vie active, sont très variés.
Et les modalités de cette formation dite continue également : cours classique, stage, enseignement à distance …
Tout dépendra en fait de votre situation et de votre projet.
Si vous êtes demandeur d'emploi, vous pourrez vous former dans le cadre d'un stage conventionné par le Conseil régional ou Pôle emploi, ou d'un contrat de formation en alternance. Les licenciés économiques peuvent aussi accéder à des périodes de formation, à un bilan de compétences ou une VAE (validation des acquis de l'expérience).
Si vous êtes salarié, vous pourrez suivre une formation à l'initiative de votre employeur, essentiellement dans le cadre du plan annuel prévu par l'entreprise, ou de votre propre initiative en mobilisant différents dispositifs : CIF (congé individuel de formation), DIF (droit individuel à la formation)... Il en va de même pour les fonctionnaires, même si les actions individuelles de formation ne sont pas totalement identiques dans leur forme et leur durée à celles en vigueur dans le secteur privé.
Ainsi, les salariés du secteur privé disposent d'un droit individuel à la formation (ou DIF), un capital de 20 heures de formation acquis chaque année et cumulable. Il s'ajoute au plan de formation que décide chaque année leur employeur en fonction de ses priorités et au congé individuel de formation (CIF). Tous ces cursus et actions de formation peuvent déboucher sur un diplôme, un titre professionnel, un certificat de qualification professionnelle (CQP) ou une qualification reconnue par une convention collective. La plupart de ces certifications professionnelles sont recensées dans le répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Ce répertoire permet aussi d'identifier le niveau de qualification correspondant à chaque diplôme, c'est-à-dire le niveau recherché par un recruteur. Sur le marché de l'emploi, cinq niveaux ont été identifiés :
- niveau V (CAP),
- niveau IV (bac, bac professionnel, brevet professionnel, brevet de technicien),
- niveau III (bac + 2 , par exemple un BTS, ou un DUT),
- niveau II (bac + 3 soit le niveau de la licence),
- niveau I (bac + 5, ce qui correspond à un diplôme d'ingénieur ou un master).
Les autres travailleurs (agriculteurs, artisans, commerçants, travailleurs indépendants, professions libérales) peuvent également s'engager dans des études ou des stages grâce aux contributions qu'ils versent aux organismes chargés de collecter les fonds dévolus à la formation.
En France, il n'existe pas de guichet unique pour s'inscrire à une formation. Selon votre profil, scolaire, étudiant, apprenti, salarié, demandeur d'emploi, il existe de multiples portes d'entrée et modalités d'apprentissage.
Pour s'y retrouver dans ce paysage, il faut distinguer :
La formation initiale sous statut scolaire, qui précède l'entrée dans la vie active
On entend par formation initiale, une formation qui vise l’acquisition de compétences par une personne qui n’a jamais exercé la profession pour laquelle elle désire se préparer.
Elle s’effectue le plus souvent dans un établissement scolaire (école, collège, lycée), puis après le baccalauréat, dans un établissement d'enseignement supérieur (université, école de commerce, d'ingénieur, d'architecture, d'agronomie...). Elle est toujours sanctionnée par un diplôme.
Toutefois, dès l'âge de 16 ans, fin de l'instruction obligatoire en France, un jeune peut décider de ne pas poursuivre sa scolarité en lycée et se former en alternance en tant qu'apprenti.
La formation professionnelle continue qui concerne les jeunes de plus de 16 ans ou les adultes en activité ou à la recherche d'un emploi
Dans sa forme actuelle, il s’agit d’un droit inscrit dans la loi du 4 mai 2004, et renforcé par la loi du 24 novembre 2009 relative à l’orientation, la formation et la qualification professionnelles tout au long de la vie.
Peut en bénéficier toute personne âgée de 16 ans ou plus, sortie du système scolaire, quels que soit son statut professionnel, sa situation personnelle et son profil : demandeur d’emploi ou salarié, jeune ou adulte, diplômé ou sans qualification.
La formation continue est un droit individuel dont la mise en œuvre est liée au statut de la personne. Elle nécessite le financement de la formation elle-même, mais aussi la rémunération ou l’indemnisation du stagiaire durant sa formation.
De très nombreux dispositifs, adaptés à chaque situation,peuvent être mis en œuvre (voir notre article sur la formation continue).
L'apprentissage
Il s'agit d'un contrat de travail, avec une rémunération (fonction de l'âge), la sécurité sociale et des congés payés (cinq semaines) qui combine enseignements professionnels, dispensés par des organismes publics ou privés, et activités professionnelles en entreprise. Ce contrat dure en moyenne 2 ans.
En savoir plus sur l’apprentissage
En entreprise, un salarié peut se former, soit en mobilisant plusieurs dispositifs (DIF, CIF, congé VAE…), soit dans le cadre du plan de formation de l'entreprise. Certains salariés peuvent aussi bénéficier d'une période de professionnalisation lorsqu'ils rencontrent des difficultés.
La formation dans le cadre du plan
Le plan de formation de votre entreprise n'est pas un document confidentiel. Vous pouvez demander à le consulter et proposer à votre employeur de suivre une des formations prévues. Mais par contre, vous ne pouvez pas refuser de suivre un stage où il vous a inscrit, ce refus pouvant être considéré comme une faute professionnelle. En revanche, votre employeur ne peut pas vous imposer un bilan de compétences ou une validation d'acquis. Il ne peut pas non plus vous contraindre à vous former en dehors de votre temps de travail.
C'est votre entreprise, ou son OPCA (l'organisme paritaire collecteur agréé auprès duquel elle verse ses contributions à la formation continue) qui finance ces actions de formation, tout comme vos frais de déplacement et d'hébergement dans ce cadre.
Des formations diplômantes sont ouvertes aux candidats titulaires d'un bac ou d'un diplôme de l'enseignement supérieur (bac + 2 ou 3), ayant une expérience dans le domaine de la formation / orientation professionnelle. Elles sont proposées par différents prestataires spécialisés dans le domaine de la formation continue.
L'inscription à une action Cap Métiers Formation est réservée aux professionnels salariés d’une structure adhérente à Aquitaine Cap Métiers disposant d'un compte sur ce portail.
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Si vous ne disposez pas de compte et que vous êtes professionnel, vous pouvez créer un compte.
François Patriat a ouvert, vendredi 22 novembre, les Assises de la formation professionnelle organisées par le conseil régional sur le thème «Alternance et innovation». Un rendez-vous incontournable pour les acteurs du secteur.
Le président de la Région a rappelé aux 300 participants venus des quatre départements que le secteur de la formation professionnelle était « la » priorité du conseil régional pour construire la Bourgogne de demain.
Ce rendez-vous annuel fut aussi et surtout l'occasion de découvrir de nouvelles façons d’appréhender la pédagogie et la formation des jeunes et des salariés - initiale ou tout au long de la vie - pour augmenter leur niveau de qualification et répondre aux attentes d’un marché du travail en constante mutation.
Nouveauté cette année : les participants ont apporté leur contribution à cette journée de réflexion à travers quatre ateliers : "alternance et pédagogie", "alternance, formateur et accompagnement", "alternance et emploi" et" alternance et travail".
Les fruits de leurs travaux serviront à lancer de nouveaux appels à projets régionaux "innovants" en matière de formation.
Le conseil régional consacre près de 50 millions d’euros à la formation professionnelle des demandeurs d'emploi et 53,8 millions à l’apprentissage en 2013.