En fondant et en intégrant dans leur organisation des cabinets de formation professionnelle, de recrutement, de conseil en management ou en gestion des ressources humaines, ou bien encore de sociétés de services informatiques, de gardiennage, de conseil ou d’audit, les mouvements à caractère sectaire se dotent de moyens d’intrusion par des voies d’apparence légale. Il faut dire que de nombreuses facilités, dues en partie à l’externalisation et aux besoins d’adaptation des personnes à des emplois en constante évolution, s’offrent à eux. Les mouvements à risques sont conscients du bénéfice qu’ils peuvent tirer de la professionnalisation de leurs vecteurs d’approche des populations qu’ils convoitent.
La recherche de clientèle, effectuée par un réseau dynamique dont il s’avère que les représentants sont eux-mêmes intégrés dans un réseau caractérisé par des dérives sectaires, s’effectue auprès de l’ensemble des entreprises en recherche de nouveaux personnels ou prestataires. Une fois le contact établi, un éventail de prestations est présenté aux entreprises.
S’appuyant sur des méthodes ou des pratiques de cabinets analogues en apparence à celles de cabinets classiques en ce qui concerne les métiers émergents, inspirés par les thèmes dans « l’air du temps », ces mouvements semblent appartenir au paysage harmonieux de la prestation de service, alors qu’en réalité ils exposent l’entreprise, malgré elle, à des risques sérieux tels que :
– accorder aux prestataires dépendants d’un organisme à caractère sectaire une certaine légitimité dans le milieu spécialisé;
– contribuer indirectement à l’enrichissement et au renforcement d’un mouvement;
– s’exposer à une détérioration de son image et à une perte de lisibilité de sa communication. Plus...