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Formation Continue du Supérieur
1 avril 2018

Miviludes - Une mission d’information au niveau international de la politique de la France

Miviludes Il incombe à la Miviludes, en liaison avec le ministère des affaires étrangères, d’informer les partenaires de la France de son activité de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires et d’expliquer la législation française en la matière ainsi que le contexte de sa mission.
La France est en effet, avec la Belgique, et dans une moindre mesure l’Autriche et l’Allemagne, un des seuls pays d’Europe et du monde à avoir mis en place un dispositif à la fois législatif et administratif de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires.
Cette position exceptionnelle vaut aussi à la France de nombreuses attaques de la part des organisations à caractère sectaire, qui visent à présenter le système français comme liberticide et attentatoire aux libertés publiques. Chaque année, la mission assiste à la réunion du bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme de l’OSCE, en appui de la représentation permanente française, afin de contrer la stratégie d’instrumentalisation de cette instance par certains mouvements sectaires (voir Les stratégies d’influence auprès d’instances nationales ou internationales, lien interne S’informer/où la déceler/International). Elle participe également à de nombreuses réunions et conférences à l’étranger pour expliquer la législation française.
La contribution du ministère des Affaires étrangères aux rapports annuels de la Miviludes et les comptes-rendus d’activité internationale de la mission qui y figurent, montrent chaque année combien cette activité est soutenue en ce domaine. Plus...

1 avril 2018

Miviludes - Une mission de veille et d’observation de la mouvance sectaire au niveau mondial

Miviludes La Miviludes est amenée, de par ses responsabilités de veille en matière d’évolution du risque sectaire et de prévention des dérives possibles, à s’intéresser à l’aspect international de ces questions, en raison du caractère transfrontalier des organisations à caractère sectaire. Elle est donc conduite à interroger régulièrement nos postes diplomatiques à l’étranger sur divers sujets tels que l’existence de dérives sectaires dans tel ou tel pays, la spécificité du droit interne au regard de telle pratique sectaire, les dispositifs de vigilance mis en place au regard d’une problématique précise, les actions d’aide aux victimes éventuellement mises en œuvre.

A titre d’exemple, la Miviludes a souhaité dresser en 2011 un tableau permettant, au niveau mondial, de mesurer la réalité et l’intensité de la résurgence des messages de type apocalyptique ou millénariste à l’approche de 2012, d’indiquer, s’il y a lieu, les dérives induites par ces messages, et de préciser les mesures envisagées par les autorités publiques pour y répondre. À cette fin, elle a interrogé les postes diplomatiques des pays qui pouvaient être plus particulièrement concernés. Le résultat de cette étude inédite peut être consulté dans le rapport annuel 2010 (consulter le rapport annuel 2010 pages 55 à 78). Plus...

1 avril 2018

Le rôle international de la miviludes

Miviludes En vertu du décret du 28 novembre 2002, la Miviludes est notamment chargée de « participer aux travaux relatifs aux questions relevant de sa compétence menés par le ministère des Affaires étrangères dans le champ international ». Elle dispose à cette fin d’un pôle diplomatique qui assure la liaison avec les postes à l’étranger et bénéficie de la contribution de deux représentants du ministère des affaires étrangères qui siègent au sein du comité exécutif de pilotage opérationnel (lien interne vers Miviludes/composition) de la Miviludes. Plus...

1 avril 2018

Miviludes - L’exemple d’une mise sous emprise à distance, par le Net

Miviludes La Miviludes a ainsi eu à traiter, au mois de février 2011, le cas d'un groupe de personnes placées sous l’influence d’un individu d’origine québécoise, se faisant appeler « Flot », uniquement par le biais d’échanges réguliers sur divers réseaux sociaux. Désignant ses adeptes sous l’appellation « d’enfants divins » ou « frères et sœurs de lumière », il leur adressait régulièrement des messages électroniques dans lesquels il invitait chacun à vivre « une relation divine » avec lui et entamer ensuite « une ascension pour naître dans un vaisseau de lumière et quitter ce monde pour un nouvel univers ». Pour ce faire, « une préparation mentale » était nécessaire afin que chacun « élève son taux vibratoire et vive l’ascension finale ». Certaines personnes qui entretenaient des échanges réguliers avec « Flot » et qui selon lui, étaient « pratiquement prêtes pour le décollage », avaient été jusqu’à prendre leurs dernières dispositions (notaire, pompes funèbres).

Devant l’imminence d’un passage à l’acte, les services d’enquête compétents ont été saisis afin de contacter les personnes en France susceptibles d’être en danger. La Miviludes établissait également un lien avec les autorités canadiennes afin de leur permettre d’intervenir auprès de leurs ressortissants. Cette affaire, qui fait l’objet d’un suivi attentif de la part de la mission interministérielle et des autorités compétentes, montre le risque de dérives extrêmes, heureusement sans conséquence dans ce cas précis, auxquelles les messages de type apocalyptique diffusés via Internet peuvent conduire (voir le rapport annuel 2010, pages 89 à 92). Plus...

1 avril 2018

Miviludes - L’utilisation massive d’Internet comme vecteur de propagation du message sectaire

Miviludes L’arrivée d’Internet a considérablement banalisé les discours ou méthodes dites « alternatives » prônés par certains mouvements sectaires. En les mettant à la disposition de tous, l’Internet offre ainsi un point d’entrée rêvé pour certains groupes ou certaines pratiques. L’absence de modérateur ou de contrôle du contenu des sites ou des réseaux sociaux ouvre la porte à de possibles dérapages et excès.
Cette situation est d’autant plus préoccupante que l’information « immédiate » ainsi obtenue grâce au Net est reçue sans le recul nécessaire et sans que les éléments diffusés n’aient été préalablement vérifiés ou actualisés. Il y a là un risque certain qu’un nombre croissant de personnes soit séduit par ces théories alternatives, particulièrement dans le domaine de la santé, du développement personnel et de la formation professionnelle, ce qui peut faciliter ensuite l’exercice d’une emprise à leur égard.
Dans le même temps, l’usage d’Internet complique quelque peu l’efficacité de l’action préventive et répressive des pouvoirs publics, d’autant que la toile constitue un élément de la stratégie d’organisation des mouvements sectaires, qui exploitent le caractère mondial de la Toile et l’absence de règles juridiques communes. Dans cette démarche d’auto-défense fondée sur l’utilisation de concepts protégés et le cloisonnement des entités juridiques contribuant à l’objet central du groupe, l’utilisation du net peut s’avérer très utile pour déjouer la vigilance des services de l’Etat ou l’application des législations nationales. Plus...

1 avril 2018

Dérive sectaire › Les stratégies d’influence auprès d’instances nationales ou internationales

Miviludes La capacité d’influence des mouvements sectaires ou pro-sectaires passe par la mise en place de stratégies exploitant tous les moyens à leur disposition, en plus du prosélytisme traditionnel, pour diffuser et mettre en valeur leur message tout en décrédibilisant ceux qui les combattent. Médiatique, judiciaire, institutionnel : tout espace sujet à visibilité et communication est instrumentalisé.
A titre d’exemple, on peut rappeler le lobbying pro-sectaire qui s’est mobilisé au plan national autour de la Commission d’enquête parlementaire sur « L’enfance volée : les mineurs victimes de sectes » et dont le rapport 2006 a largement rendu compte ( lire les pages 102 à 134).
Aujourd’hui, des campagnes de désinformation prenant la forme de faux documents officiels (revêtant drapeaux tricolores et présentant des images de bâtiments publics comme l’Assemblée nationale ou la Cour des Comptes) sont organisées par des groupes de pressions pro-sectaires, à grande échelle (auprès des parlementaires, des ministères, des préfectures, des élus locaux etc). L’ampleur de ces campagnes impose de s’interroger sur l’origine des moyens permettant leur financement.
On peut citer également l’instrumentalisation régulière par les mouvements sectaires de la « Conférence d’examen de la dimension humaine » et autres séminaires organisés par le BIDDH (Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme), institution de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe). Le rapport 2007 de la Miviludes a montré comment et pourquoi cette conférence est devenue une tribune idéale pour les « multinationales » sectaires et leurs alliés en dénonçant les atteintes dont elles feraient l’objet en matière de liberté de religion (consulter le rapport 2007, pages 111 à 130). Plus...

1 avril 2018

Dérive sectaire › International - L’exemple du groupe SAHAJA YOGA

Miviludes SAHAJA YOGA, qui signifie « yoga inné », est le nom d’un mouvement hindouiste international fondé en 1970 en Grande Bretagne, par une indienne Nirmala Salve Devi (décédée en 2011), qui se faisait appeler Shri Mataji, « la divine mère » ou encore Nirmala Srivastava. Ce mouvement qui se veut altruiste et humanitaire, ne désire que « l’harmonie, la paix dans le monde » et propose à tout à chacun ses « bienfaits, arts de vivre et guérisons ». Il prétend ainsi guérir toutes les maladies (notamment le SIDA et le cancer). La pratique de SAHAJA YOGA se présente comme une « méthode de réalisation de soi » grâce à la pratique de la méditation et du yoga.
Les adeptes du mouvement méditent ainsi de nombreuses heures devant le portrait de Shri Mataji, en écoutant ses discours. Ils sont appelés à répandre ce message divin à travers le monde et à vivre en collectivité afin de « se protéger de la négativité ». Ce mouvement recommande aussi aux parents d’envoyer leurs enfants en Inde pour les « protéger de la décadence de notre société ».
Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents mais à la « divine mère ». Ces derniers sont ainsi encouragés à se séparer d’eux dès le plus jeune âge et à les envoyer dans des ashrams (terme sanskrit signifiant ermitages retirés dans la nature, la forêt ou la montagne) et des écoles à l’étranger, notamment en Italie, en République Tchèque et en Inde.
Pour en savoir plus, consulter le rapport annuel 2005 de la Miviludes, pages 15 à 17. Plus...

1 avril 2018

L’inscription dans la doctrine ou la pratique du mouvement de la nécessaire participation à des voyages « initiatiques »

Miviludes Ces voyages initiatiques ou ces retraites à l’étranger sont motivés par la prétendue recherche d’un « retour aux sources », d’un « retour à la nature », d’une « protection contre les maux de la société contemporaine matérialiste », parfois d’une « nouvelle forme de spiritualité »… Ils n’ont en réalité d’autres buts que de renforcer l’emprise exercée sur les membres du groupe et de rompre définitivement les liens avec leurs proches, susceptibles de les détourner de leur adhésion au mouvement. Plus...

1 avril 2018

Dérive sectaire › International - L’ayahuasca

Miviludes L’ambassade de France met en garde les voyageurs contre contre la consommation d’ayahuasca, plante hallucinogène utilisée par les chamanes en Amazonie, inscrite au registre des stupéfiants en France. L’usage de l’ayahuasca peut avoir des conséquences médicales graves, susceptibles d’entraîner la mort. La maîtrise du processus d’initiation au chamanisme n’est nullement contrôlée et ne peut être garantie sous aucun prétexte. Toutefois, de nombreux guides touristiques ainsi que des centres d’éco-tourisme peu fiables proposent des initiations au chamanisme. Ainsi, le centre Sachawawa à Tarapoto fait, en particulier, l’objet d’une enquête judiciaire à la suite du décès d’une française, en août 2011, dans des circonstances non encore élucidées. Plus...

1 avril 2018

Dérive sectaire › International - L’exemple du narco-tourisme « néo-chamanique »

Miviludes Par exemple, de nombreux centres de stages « néo-chamaniques » ou lieux de séminaires favorisant le voyage « chamanique » se sont développés à l’étranger, plus particulièrement en Amérique centrale, en Guyane mais aussi sur le continent africain. Certains de ces centres qui ont des relais en France fonctionnent comme des « communautés thérapeutiques » qui vont confier l’organisation de leurs voyages à des agences spécialisées dans le « tourisme spirituel » ou le « psycho-tourisme ». Des rituels initiatiques sont ainsi proposés au travers d’organisations de voyage à thème comme une sorte de « narco-tourisme ». Au cours de ces voyages, il est souvent recommandé voire proposé la consommation de substances hallucinogènes classées en France comme produits stupéfiants : c’est le cas notamment de l’ayahuasca et de l’iboga (inscrits respectivement sur la liste des stupéfiants par arrêtés du ministre de la santé du 3 mai 2005 et du 25 mars 2007).

La consommation de ces produits, a fortiori dans le cadre de « stages » ou de « séminaires » dont les intervenants n’ont reçu aucune formation médicale sérieuse, peut être d’une efficacité redoutable dans le processus d’emprise mentale exercé par un gourou sur ses adeptes, et conduire à des risques physiques, psychiques voire mortels. Ainsi, à la suite du décès de deux ressortissants français en 2011 à l’occasion de voyages de découverte « néo-chamanique » avec suspicion d’usage d’ayahuasca, l’Ambassade de France au Pérou a émis sur son site internet un message d’alerte invitant à la prudence les Français souhaitant se rendre dans ce pays dans le cadre de séjours ou de cures proposant la consommation de produits hallucinogènes à risque tels l’ayahuasca. Plus...

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