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Formation Continue du Supérieur
1 avril 2018

La Miviludes › Missions

MiviludesLa Miviludes est une mission interministérielle instituée auprès du Premier ministre par décret présidentiel du 28 novembre 2002.

  • Elle mène une action d’observation et d’analyse du phénomène sectaire à travers ses agissements attentatoires aux droits de l’homme, aux libertés fondamentales et autres comportements répréhensibles.
  • Elle coordonne l’action préventive et répressive des pouvoirs publics à l’encontre des dérives sectaires et contribue à la formation et l’information de ses agents.
  • Elle informe le public sur les risques voire les dangers auxquels il est exposé et facilite la mise en œuvre d’actions d’aide aux victimes de dérives sectaires. Plus...
1 avril 2018

Miviludes - Lois, règlements et circulaires

MiviludesLa politique publique de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires fait l'objet de nombreux textes juridiques de référence (lois, règlements ou circulaires).
Ce n'est pas le dispositif juridique français dans ses fondements institutionnels qui est exposé ici (pour cela, vous pouvez consulter la rubrique Que dit la loi? ).
Cette partie, à vocation plus opérationnelle, expose la notion de dérive sectaire telle qu'elle est appréhendée dans  chaque domaine d'intervention de l'Etat (justice, travail, formation professionnelle, santé, enfance et éducation etc,) et détaille les moyens juridiques mis en oeuvre par les différents départements ministériels concernés. Plus...

1 avril 2018

Miviludes - Rapports annuels

MiviludesRapport annuel d'activité 2016-2017Publié le 22/03/2018
Le rapport rend compte de l’activité de la Miviludes et de ses observations du phénomène sectaire sur l’année 2016 et le 1er semestre 2017.
Lire le résumé

Rapport annuel 2015Publié le 16/12/2016
Pour son rapport annuel 2015, la Miviludes a choisi de traiter exclusivement de son activité.  Les études qui étaient jusqu’ici partie intégrante du rapport seront publiées ultérieurement dans un volume séparé.  Dans cette publication, le lecteur pourra découvrir des données chiffrées sur le fonctionnement de la Mission interministérielle, ainsi qu’une synthèse des sollicitations les plus fréquentes adressées à la Miviludes. Le rapport réserve également une place à la prévention de la radicalisation et rappelle la nécessité de mettre en place une étroite coopération avec tous les organismes publics. Il se clôt par les perspectives de travail pour l’année 2017.

Rapport de la Miviludes au Premier ministrePublié le 29/04/2015
Primordiale dans la conduite de l’action de la Miviludes, L’Emprise mentale au cœur de la dérive sectaire est l’objet d’une synthèse des contributions au colloque organisé à son initiative à l’automne 2013. Autre sujet d’étude, dont on mesure chaque jour l’actualité : l’usage d’Internet comme vecteur de propagation de la pensée extrême. Ainsi le rapport contribue à mettre en évidence les ravages du complotisme, dont Internet est devenu le principal support.
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Rapport annuel 2011-2012Publié le 25/04/2013
Après avoir examiné, les années précédentes, la situation des mineurs au regard du risque de dérives sectaires, puis les dangers de nature sectaire qui peuvent surgir de certaines pratiques de santé, la Miviludes évalue, dans ce rapport, le risque chez une catégorie de personnes particulièrement vulnérable, nos anciens. Malades, isolés, installés en établissements d'accueil pour personnes âgées ou restant à leur domicile, ils constituent une cible de choix pour les mouvements à caractère sectaire. Aussi la Miviludes formule-t-elle un certain nombre de propositions visant à améliorer leur protection en ce domaine.
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Rapport annuel 2010Publié le 01/12/2011
Qui ne se souvient de la tragédie de l’Ordre du Temple Solaire en décembre 1995, de ces seize corps carbonisés, dont ceux de trois enfants, découverts disposés en forme de cercle dans une forêt du Vercors ? De 1994 à 1997, 74 personnes périront en Suisse, au Canada et en France, emportés par une folie autodestructrice, convaincues d’une apocalypse imminente. Quinze ans après ce terrible évènement, force est de constater que les mouvements apocalyptiques enregistrent un regain d’activité sans précédent.
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Rapport annuel 2009Publié le 06/10/2011
La société dans son ensemble est responsable de la sécurité et du développement des enfants, citoyens du monde de demain et particulièrement vulnérables lorsqu’ils sont exposés aux abus et dévoiements de l’autorité des adultes. Il est temps, vingt ans après, de mesurer quel est l’apport de la Convention internationale des droits de l’enfant en matière de protection contre les dérives sectaires.
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Rapport annuel 2008Publié le 03/08/2011
Le rapport de la MIVILUDES pour l’année 2008 est ancré dans la tradition désormais bien établie du rapport annuel, comportant à la fois des études de fond et un bilan des activités de la Mission interministérielle et des Ministères qui y sont associés dans la lutte contre les dérives sectaires.
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Rapport annuel 2007Publié le 01/07/2011
Chaque année, la Miviludes rend compte de l’évolution du risque et des dérives sectaires en mettant l’accent sur des pratiques nouvelles ou des situations spécifiques, emblématiques d’un paysage en perpétuelle mutation. Ce rapport 2007 poursuit l’exploration des secteurs de la santé et de l’entreprise en mettant en exergue d’une part la pratique des « faux souvenirs induits » dans le domaine psychothérapeutique et d’autre part, les risques inhérents à certaines techniques de vente et de coaching.
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Rapport annuel 2006Publié le 01/04/2011
Dans son rapport 2006, la Miviludes rend compte de l’évolution du risque et des dérives sectaires. Elle explique les mécanismes d’emprise et les stratégies d’influence sur les personnes. Elle met en évidence les dommages subis par les individus en état de sujétion et par leurs familles et proches, victimes collatérales. Elle analyse également le risque sectaire dans le domaine de la formation professionnelle et au sein des circuits économiques.
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Rapport annuel 2005Publié le 02/03/2011
Plusieurs thématiques sont traitées dans le rapport annuel 2005, concernant la santé, les mineurs, la sécurité des entreprises ainsi que les risques de dérives rencontrés dans le domaine de l’aide humanitaire. La seconde partie du rapport présente le bilan de l’activité des ministères dans le domaine du risque sectaire , l’activité des services déconcentrés, un bilan des propositions formulées dans le rapport 2004, ainsi que les activités d’information et de formation de la Miviludes.
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Rapport annuel 2004Publié le 01/02/2011
La première partie du rapport "Activités" dresse le bilan de l’année écoulée. Elle fait d’abord le point sur les réformes législatives mises en œuvre. La loi sur la bioéthique et la loi sur les psychothérapies constituent des avancées dans le domaine qui nous occupe : elles devraient mettre un coup d’arrêt aux propagandes en faveur du clonage reproductif et mieux encadrer l’exercice d’une profession exposée à certaines dérives. L’activité des instances nationales de la Miviludes est retracée à travers les travaux du Comité exécutif de pilotage opérationnel et du Conseil d’orientation qui se sont réunis selon la périodicité prévue.
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Introduction
Sommaire
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Rapport annuel 2003
Publié le 01/01/2011Le rapport annuel 2003 de la Miviludes  rend compte, dans sa première partie, de son activité, telle qu’elle lui est prescrite par le décret qui détermine ses missions : analyse, observation, signalement, information et formation au sujet du risque sectaire. La seconde partie du rapport est consacrée à la formulation de propositions d’action pour l’année à venir (protection des mineurs, aide aux victimes). L’activité des ministères dans le domaine des dérives sectaires est également décrite. Plus...

1 avril 2018

Miviludes - Aider un proche en difficulté

MiviludesLes proches des victimes de dérives sectaires sont souvent la seule chance de sortie pour les personnes happées dans un mouvement sectaire.
C'est la raison pour laquelle le meilleur conseil à donner aux proches de personnes qui se trouvent dans une situation d'emprise est de ne jamais rompre le lien avec ces dernières.
Certains témoignages peuvent vous aider à adopter une conduite adaptée
. Plus...

1 avril 2018

Miviludes - Être aidé › Individu

MiviludesSi vous êtes confronté(e) à une situation :
- qui vous fait penser à l'existence d'une dérive sectaire
- et qu'une première analyse de faits vous confirme la présence de signaux d'alerte. Plus...

1 avril 2018

Miviludes - Quelles instances saisir ? Vous êtes un particulier ou une personne privée

MiviludesVous êtes confronté(e) à une situation :
- qui vous fait penser à l’existence d’une dérive sectaire,
- et une première analyse des faits vous confirme la présence de signaux d’alerte :
Vous souhaitez signaler les faits auprès des autorités administratives, judiciaires ou professionnelles compétentes ou obtenir l'aide d'associations d'aide aux victimes :
Vous pouvez :

saisir la Miviludes : Informer la Miviludes d'une dérive sectaire

vous rapprocher des associations d'aide aux victimes :

- L’ UNADFI
Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu victimes de sectes
1 rue du Tarn 78200 Buchelay
01.34.00.14.58
http://www.unadfi.org/     

- Le CCMM
Centre Contre les Manipulations Mentales
3, rue Lespagnol
75020 PARIS
01 43 71 12 31
01 44 64 02 40
www.ccmm.asso.fr

- L’association alerte faux souvenirs induits (AFSI)
Maison des associations
11 rue Caillaux
75013 PARIS
 06 81 67 10 55
www.afsifrance.org

- Psychothérapie Vigilance
BP n° 2 bis
65290 JUILLAN
www.PsyVig.com

- L’ INAVEM
Institut National d’Aide aux Victimes et de Médiation (Réseau d’associations de professionnels de l’aide aux victimes)

08 842 846 37        Numéro non surtaxé  7 jours sur 7 de 9h00 à 21 h00
www.inavem.org

saisir une administration de l’Etat ou un ordre professionnel

Par exemple, vous pouvez vous adresser par courrier aux correspondants dérives sectaires dans les préfectures, au rectorat, à l’agence régionale de santé, à la direction régionale de l’emploi, de la consommation, de la concurrence, du travail et de l’emploi (Direccte) ou écrire au président de l'ordre professionnel (ordre des médecins, ordres des pharmaciens, ordre des kinésithérapeutes etc.) :

Consultez vos ressources en région

signaler une infraction pénale à la justice :

Si vous estimez qu’une infraction pénale a pu être commise, vous pouvez directement déposer plainte, par courrier simple, auprès du Procureur de la République près le tribunal de grande instance de votre lieu de résidence, qui transmettra au besoin au Procureur de la République territorialement compétent. Vous pouvez également déposer plainte auprès de la gendarmerie nationale ou du commissariat de police le plus proche de votre domicile.

si vous êtes à l’étranger :

Consultez notre rubrique International. Plus...

1 avril 2018

La Miviludes en préfectures

MiviludesA l'initiative des directrices et des directeurs de Cabinet des préfectures, des réunions sur le thème des dérives sectaires sont organisées chaque année.
Ainsi, au dernier trimestre de l'année 2017, la Miviludes a participé à une quarantaine de réunions en préfectures.
C'est l'occasion pour la Mission interministérielle de présenter ses grandes lignes d'action, son actualité, ainsi qu'un panorama mational des grandes tendances. Plus...

1 avril 2018

Remise du rapport annuel de la Miviludes au Premier ministre

MiviludesLe Président de la Miviludes, Monsieur Serge Blisko a remis aujourd’hui le rapport annuel d’activité (qui couvre l’année 2016 et le premier semestre 2017) de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) destiné au Premier ministre, au Directeur de cabinet du premier ministre, Monsieur Benoît Ribadeau-Dumas. Plus...

1 avril 2018

La Miviludes › Nos partenaires en France

MiviludesDe par son décret institutif, la Miviludes est chargée de favoriser la coordination de l’action préventive et répressive des pouvoirs publics. Elle a donc vocation à échanger de manière institutionnelle avec tous les services de l’État et des collectivités territoriales concernés à raison de leur domaine de compétences par une problématique de nature sectaire.
Au-delà de ce cadre général d’intervention, la Miviludes a entrepris de mettre en place avec un certain nombre d’administrations des partenariats spécifiques afin de faciliter la mise en œuvre coordonnée d’actions plus ciblées.
Dans l’accomplissement de ses missions, elle dispose également de correspondants dérives sectaires dans un certain nombre de services publics.

Les partenariats spécifiques
Cette liste comporte les noms des services ou administrations de l’État et des collectivités territoriales, autorités administratives indépendantes ou des associations et ordres professionnels avec lesquels un partenariat a été conclu.

  • Secrétariat d'Etat à la Famille
  • Protection judiciaire de la jeunesse, ministère de la Justice et des Libertés
  • Cellule de prévention du phénomène sectaire (CPPS), ministère de l’Education nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative
  • Pôle Santé du Défenseur des droits
  • Direction générale du Travail, ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé
  • Direction générale de la Santé, ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé
  • Institut national du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle (INTEFP)
  • Délégation générale à l’Emploi et à la Formation professionnelle (DGEFP), ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé
  • Pôle Emploi
  • Direction générale de la Cohésion sociale, ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale
  • SNATED-ONED (Allô 119) - Service national d’accueil téléphonique pour l’enfance en danger
  • INAVEM (Fédération nationale d’aide aux victimes et de médiation)
  • Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu victimes de sectes (UNADFI)
  • Centre contre les manipulations mentales-Centre Roger Ikor (CCMM)
  • Association des Maires de France
  • Mairie de Paris
  • Ordre national des médecins, Ordre national des pharmaciens, Ordre national des chirurgiens dentistes, Ordre national des sages-femmes, Ordre national des masseurs-kinésithérapeutes, Ordre national des infirmiers, Ordre national des pédicures-podologues
  • Agence nationale d’évaluation des établissements sociaux et médicaux
  • Haute Autorité de Santé
  • Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS)
  • Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail
  • Université de Paris V – René Descartes, ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche
  • Ecole nationale d’administration
  • Ecole nationale de la magistrature
  • Ecole de formation du Barreau de Paris – EFB
  • Ecole des commissaires de police
  • Ecole nationale supérieure des officiers de police
  • Ecole des officiers de la gendarmerie nationale
  • Le Centre National de Formation de Police Judiciaire (CNFPJ / DGGN)
  • Le Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale (STRJD / DGGN)

Les correspondants dérives sectaires
Cette liste comporte les noms des administrations ou services publics dans lesquels la Miviludes dispose de correspondants :

  • Préfectures de département
  • Parquets généraux de cour d’appel
  • Rectorats
  • Agences régionales de santé (ARS)
  • Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTEs)
  • Conseils départementaux de l’Ordre des médecins, pharmaciens, masseurs-kinésithérapeutes. Plus...
1 avril 2018

La Miviludes › Historique

MiviludesL’inquiétude à propos des sectes apparaît en Europe à l’occasion du drame survenu en 1978 à Georgetown, au Guyana, avec la mort de 923 membres du Temple du Peuple. Cette affaire, par son ampleur et ses conséquences, bien au-delà du Guyana, a légitimé, en France, la nécessité d'une initiative politique en la matière.

Les premiers rapports publics

En Février 1983, le député Alain Vivien remettait au Premier ministre un rapport sur "Les sectes en France. Expression de la liberté morale ou facteurs de manipulation ?". Ce rapport décrit une dizaine de groupes présentant un danger soit en raison de leur idéologie politique et de leur empire financier, soit parce qu’ils isolent leurs adhérents et les encadrent au sein d’une structure rigide.

Les premiers rapports publiés, à l’époque, en France et en Europe ont permis de mesurer la difficulté d’une prise en charge politique de la question des sectes. Des interrogations ont été exprimées sur la manière dont il fallait désigner les groupes à risques, sur la réponse à leurs agissements la plus susceptible de ne pas porter atteinte à la liberté de conscience et plus particulièrement, sur la mise en œuvre d’une politique préventive.

Dès 1984, le parlement européen soulignait la contradiction entre "protection du droit, parfaitement légitime, de croire et le droit, également légitime, de nourrir des inquiétudes quant aux conséquences des croyances".

La première commission d'enquête parlementaire

C’est la répétition en 1994 et 1995, au Canada, en Suisse et en France des massacres des membres de l’Ordre du Temple Solaire qui sera à l’origine d’une première commission d’enquête parlementaire présidée et rapportée par les députés Alain Gest et Jacques Guyard et de la publication, le 10 janvier 1996, du rapport Les sectes en France. Ce rapport présente une vue globale du phénomène. S’appuyant sur des documents de travail des Renseignements généraux, il établit une liste de 173 groupes et développe dix critères de dangerosité justifiant une vigilance à leur égard. Il n’exclut pas la possibilité d’une amélioration d’un arsenal juridique qu’il estime insuffisamment appliqué mais insiste sur l’inutilité d’élaborer un régime juridique spécifique aux sectes. Il propose un travail de communication en direction des magistrats, réaffirme , comme le rapport Vivien, l’utilité d’un suivi des affaires propres aux sectes, tant au niveau national qu’européen et propose la création en France d’un Observatoire interministériel.

La création d'une structure interministérielle

Le 9 mai 1996, est créé, par le gouvernement Juppé, l’Observatoire interministériel sur les sectes (décret no 96-387 du 9 mai 1996 paru au Journal officiel du 11 mai 1996) présidé par le préfet Guerrier de Dumast, auquel succède, sous le gouvernement Jospin, le 7 octobre 1998, la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS).
Placée auprès du premier ministre, elle est chargée notamment :

  • D’analyser le phénomène des sectes ; à cet effet, elle doit être rendue destinataire par les différentes administrations concernées des informations que celles-ci détiennent sur les agissements des sectes ; elle peut également demander aux administrations de réaliser des études ou d’effectuer des recherches dans ce domaine ;
  • D’inciter les services publics à prendre, dans le respect des libertés publiques, les mesures appropriées pour prévoir et combattre les actions des sectes qui portent atteinte à la dignité de la personne humaine ou qui menacent l’ordre public. A ce titre, la mission signale aux administrations compétentes les agissements portés à sa connaissance qui lui paraissent appeler une initiative de leur part ; elle dénonce aux procureurs de la République les faits qui sont susceptibles de recevoir une qualification pénale ;
  • De contribuer à l’information et à la formation des agents publics sur les méthodes de lutte contre les sectes ;
  • D’informer le public sur les dangers que présente le phénomène sectaire ;
  • De participer aux réflexions et travaux concernant les questions relevant de sa compétence qui sont menés dans les enceintes internationales.

La seconde commission d'enquête parlementaire

En 1999, une deuxième commission d’enquête parlementaire présidée et rapportée par les députés Jacques Guyard et Jean-Pierre Brard publie un rapport "Les sectes et l’argent". Ce rapport s’attache à démontrer que pour les sectes, "l’argent constitue souvent à la fois le moteur du véhicule, la destination du trajet et les méandres du chemin" (page 10). Il contient des développements importants sur les patrimoines des principaux mouvements identifiés comme étant à caractère sectaire.

La loi About/Picard

Le 12 juin 2001, le parlement votait la loi dite About/Picard, destinée à renforcer la prévention et la répression des mouvements sectaires portant atteinte aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales.

La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires

La conception française de la lutte contre les sectes a suscité de nombreuses réactions internationales, favorables, critiques ou simplement intéressées. De fait, le dispositif français apparaissait comme relativement exceptionnel. Le 28 novembre 2002, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) était créée par le gouvernement Raffarin par décret.

Les missions de la Miviludes s’inscrivent dans le consensus français de protection des victimes et de l’ordre public. La veille et la lutte prend en compte les seuls actes et comportements contraires aux lois et règlements, portant atteinte aux droits fondamentaux de la personne ou troublant l’ordre public.

Après Jean-Louis Langlais, de 2002 à 2005, le préfet Jean-Michel Roulet de 2005 à 2008, la présidence est assurée par Georges Fenech, magistrat, depuis le 1er octobre 2008. Ce dernier a été reconduit à la tête de la Miviludes pour 3 ans en 2011.

Suite à la démission de Georges Fenech , élu député du Rhône, mandat parlementaire incompatible avec la présidence d'une mission gouvernementale, Monsieur Serge Blisko a été nommé président de la Miviludes par décret du Président de la République du 1er août 2012.

La troisième commision d'enquête parlementaire

En 2006, une troisième commission d'enquête parlementaire, présidée par Georges Fenech, alors député, et rapportée par Philippe Vuilque, s'est consacrée à la situation des mineurs. Intitulé "l'enfance volée, les mineurs victimes de sectes", le rapport s'est attaché à montrer en quoi les enfants constituent une proie pour les organisations sectaires et a appelé à une vigilance accrue des administrations concernées en ce domaine en proposant 50 recommandations touchant à l'éducation, à la santé, au droit pénal et au droit de la famille. Plus...

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