Par Alain Gonzalez, Président du réseau FCU. Vers une université Tout au long de la vie, ce que la société, les personnes, les entreprises y gagneraient.
Si tu n’as pas ton Master à 25 ans, ta vie est fichue. Un gag ? Non : c’est bien parti. Le fameux slogan des années 1980, « 80% d’une classe d’âge au bac » a eu des effets. Dont celui-ci : 20 % d’une classe d’âge, soit 150 000 jeunes par an sortent avec rien de rien, pas même un CAP. Est-ce que l’Université française pourrait devenir une fantastique institution capable de jouer un rôle central dans l’apprentissage tout au long de la vie ?
C’est la question que pose Alain Gonzalez. Il préside la FCU (Formation Continue à l’Université), le réseau qui rassemble tous les responsables de la formation continue des 75 universités françaises. Il dirige aussi le service de formation continue de l’une des plus grandes universités françaises (l’Université Pierre et Marie Curie, UPMC).
En réponse, il développe une vision de transformation tranquille de l’Université qui ouvrirait des perspectives étonnantes. Elle changerait l’Université, son rapport au citoyen, au territoire et aux entreprises, ses liens avec la société. Elle prendrait pleinement en compte qu’un citoyen entre à l’Université, qu’il en sort, qu’il y revient. Qu’une personne peut y prendre, mais aussi y donner tout au long de sa vie.
Elle est très différente de la vision du classement de Shanghai. Où la seule question importante est celle du nombre et de la « qualité » individuelle des chercheurs qu’une Université contient. Une vision profondément individualiste. Voir l'article...
