Croissance modérée de la formation continue universitaire en 2011
Auteur : Joëlle Grille. La formation continue universitaire dispensée dans les universités, le Cnam et les écoles d'ingénieurs publiques compte 448 000 stagiaires en 2011, soit un nombre stable par rapport à l’année précédente. Le chiffre d’affaires de 411 millions d’euros augmente de 6 %. En université, la formation continue délivre 71 000 diplômes, dont 67 % sont des diplômes nationaux. Télécharger la version imprimable. Télécharger les données de la Note d'information : tableaux et graphiques au format Excel.
L’essentiel
Pour les universités, les trois quarts des recettes sont d’origines privées, dont la moitié est abondée par les entreprises. Ces dernières restent ainsi le premier contributeur de la formation continue, alors que les salariés représentent un peu moins d’un tiers du public. La part des fonds publics ne représente que 22 % des ressources, dont l’essentiel provient des régions (55 %).
Les diplômes les plus demandés sont ceux de niveau II. Ils totalisent 44 % de l’ensemble, soit deux points de plus qu’en 2010. Les licences professionnelles, les masters professionnels et les diplômes d'accès aux études universitaires (DAEU) représentent 50 % des diplômes délivrés en formation continue.
La part moyenne de la formation en stage pratique augmente significativement : elle passe de 21 % en 2010 à 25 % en 2011. Ce constat est principalement vrai pour les stagiaires inscrits au titre du plan de formation de leur entreprise, dont la part des heures en stage pratique par rapport à l’ensemble passe de 16 % à 23 %.
Chiffres-clés
411 millions d’euros
chiffre d’affaires au titre de la formation continue
448 000
nombre de stagiaires
71 000
nombre de diplômes délivrés.
Repères
Les publics de la formation continue
Les salariés du secteur privé et les agents de la fonction publique peuvent se former au titre du plan de formation de l’entreprise ou au titre du droit individuel à la formation (Dif).
Les demandeurs d’emploi peuvent suivre une formation rémunérée, soit dans le cadre d’actions financées par les régions ou par l’État, soit dans le cadre d’un contrat de professionnalisation.
Les travailleurs indépendants participent au financement de la formation par le versement d'une contribution à un organisme collecteur habilité par l’État.
Les particuliers, inscrits à leur initiative, financent tout ou partie de leur formation.
Le financement de la formation continue
La formation professionnelle continue est financée principalement par les fonds privés, les entreprises et les particuliers, ainsi que par les régions et l’État. Les entreprises ont l’obligation de financer des actions de formation.
Les conseils régionaux financent des dispositifs en direction des jeunes de 16 à 25 ans et des demandeurs d’emplois. En concertation avec l’État et les partenaires sociaux, ils élaborent le plan régional de développement de la formation professionnelle.
L’État finance des actions de formation en direction des demandeurs d’emploi et de publics spécifiques (handicapés, immigrés, détenus, etc.). L’Union européenne accorde également des subventions.
Approfondissement
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Croissance modérée de la formation continue universitaire en 2011
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Formation professionnelle continue - Midi-Pyrénées
Dans un monde toujours plus ouvert et plus complexe, la formation professionnelle constitue plus que jamais, un enjeu majeur.
La Région Midi-Pyrénées a développé « le Programme Régional de Formation Professionnelle » pour répondre à la fois à la demande des Midi-Pyrénéens et aux besoins de l’économie régionale.Plaquette « Programme Régional de formation professionnelle ».
- Contacts utiles
- Bulletin d’information
- Archivage des précédentes consultations (CCAP-CCTP)
- Consultation en cours
- CAO - Nouveaux marchés attribués
- Rapport d’exécution intermédiaire
- Rémunération des stagiaires et relations avec l’ASP
- Marchés 2009-2012
- Marchés 2013 - 2015
- Formations de l’enseignement supérieur
- Accès individuel à une formation.
A new publication on adult and continuing education by the European Commission
Adult and continuing education has the dual function of contributing to employability and economic growth, on the one hand, and responding to broader societal challenges, in particular promoting social cohesion, on the other.
Companies and families support important investments that have, to date, ensured important growth in both skills and the ability of the European population to innovate. Thanks to this commitment, Europe today has a wealth of organisations specialising in adult and continuing education. The sector has grown in importance, both as a increasingly significant player in the economy and in view of its capacity to respond to the demand for learning by the knowledge economy.
As the book Adult and continuing education in Europe: Using public policy to secure a growth in skills shows, adult and continuing education has a critical role to play in ensuring Europe copes with the phenomenon of education exclusion, which, repeated year after year, generation after generation, undermines social cohesion and the growth of employment. Public policies must respond to two strategic challenges: to encourage the propensity to invest in adult and continuing education and to guarantee the reduction of educational exclusion.
Download a free PDF copy of the book on the Commission's website.
Text via European Commission
RERS 2013 - Les diplômes à l'issue de la formation continue dans l'enseignement supérieur
Toute l’information statistique disponible sur le système éducatif et de recherche français, déclinée en plus de 180 thématiques.
L’édition 2013 apporte des éclairages nouveaux en fonction de l’actualité et des derniers résultats d’études.
Ce chapitre porte sur l’évaluation des compétences au sortir de l’école ou du collège, ainsi que sur la réussite aux diplômes de l’enseignement secondaire et supérieur. Il traite de la situation des sortants du système éducatif et de leurs perspectives d’insertion professionnelle. Cette édition s'enrichit de nouvelles pages sur l'évaluation des compétences et des acquis des élèves en compréhension de l’écrit en CM1 et en histoire géographie, en fin d’école et en fin de collège. Résultats, diplômes, insertion. Les diplômes à l'issue de la formation continue dans l'enseignement supérieur.
Les diplômes à l'issue de la formation continue dans l'enseignement supérieur
Présentation
En 2011, l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur publics dépendant du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche ont délivré, au titre de la formation continue, un total de 71 300 diplômes. 67 % sont des diplômes nationaux, le reste est constitué de diplômes d’universités ou d’établissements. La part des diplômes nationaux délivrés en formation continue représente 10 % de l’ensemble des diplômes nationaux délivrés, tous types de formation confondus, initiale ou continue. Pour les universités seules, ce taux est de 9 %. Ces chiffres incluent les diplômes délivrés au titre de la validation des acquis professionnels (VAE, voir 8.28).
Sur les 47 800 diplômes nationaux délivrés en formation continue, 79 % ont été délivrés aux niveaux I et II (respectivement 35 % et 44 %), 9 % au niveau III et 12 % au niveau IV. Deux diplômes professionnels dominent : la licence professionnelle (12 700 délivrées, dont 56 % dans les IUT) et le master professionnel (7 300 délivrés, soit 15 % de l’ensemble). Au niveau IV, plus de 5 000 diplômes d’accès aux études universitaires (DAEU et capacité en droit) délivrés en formation continue permettent à des publics sans baccalauréat de suivre un cursus universitaire ; leur nombre est en augmentation de 6 % par rapport à 2010.
Les universités, les universités technologiques et les INP ont délivré 42 300 diplômes nationaux en formation continue en 2011, soit une hausse de 12 % par rapport à 2010. Cette hausse concerne principalement les diplômes de niveau II (+ 17 %) puis secondairement ceux de niveau III (11 %) et ceux de niveau I (+ 10 %) ; le niveau IV (DAEU) augmente quant à lui de 4 %. Le Cnam a délivré 4 600 diplômes nationaux en 2011, soit une légère baisse de 2 % par rapport au nombre de diplômes nationaux délivrés en 2010.
Les grands établissements et les écoles ont délivré 900 diplômes dont 62 % avec un label MBA, un quart de titres d’ingénieur et 8 % de masters ingénieur. Les IUT ont délivré 2 600 DUT soit une hausse de 16 % en 2011.
Définitions
Diplôme nationaux et diplômes d’établissement ou d’université (DU)
Les diplômes nationaux de l’enseignement supérieur français sont des diplômes reconnus par l’État qui détient « le monopole de la collation des grades et des titres universitaire » (art. L 613-1 du code de l’éducation). Dans cette page sont également inclus sous cette dénomination les titres d’ingénieur diplômé délivrés par les grandes écoles. Ils ne doivent pas être confondus avec les diplômes propres d’établissement (ou d’université) dont la création et la délivrance peuvent être effectués par tout établissement d’enseignement supérieur public ou privé.
RNCP
Le répertoire national des certifications professionnelles, établi et actualisé par la commission nationale de la certification professionnelle, a pour objet de tenir à la disposition des personnes et des entreprises une information constamment à jour sur les diplômes et les titres à finalité professionnelle, ainsi que sur les certificats de qualification figurant sur les listes établies par les commissions paritaires nationales de l’emploi des branches professionnelles.
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RERS 2013 - La formation continue dans l’enseignement supérieur: 409 millions d'euros
Toute l’information statistique disponible sur le système éducatif et de recherche français, déclinée en plus de 180 thématiques.
L’édition 2013 apporte des éclairages nouveaux en fonction de l’actualité et des derniers résultats d’études.
La formation tout au long de la vie est appréhendée sous l’angle du nombre de stagiaires, du niveau d’enseignement, du nombre de certifications obtenues, du financement. La formation continue. La formation continue dans l’enseignement supérieur.
Présentation
En 2011, les universités, les écoles d’ingénieurs publiques et le Cnam ont formé 448 000 stagiaires contre 444 000 en 2010. La hausse des stagiaires se ralentit ou stagne dans les universités (1 %) et au Cnam, elle atteint 4 % dans les écoles. Dans les universités, si les publics sous contrat de professionnalisation et les particuliers hors interâge gagnent respectivement 16 % et 12 % en effectifs par rapport à 2010, le nombre de salariés baisse de 2 % et celui des demandeurs d’emploi reste stationnaire. Le volume d’heures-stagiaires dispensées dans les universités diminue de 1 % (après révision des chiffres 2010) et seuls les contrats en alternance et les professionnels non salariés augmentent leur volume horaire. La durée moyenne des stages à l’université diminue de 16 heures et s’établit à 137 heures en 2011. Cette baisse est notamment due à la réduction des stages des 100 000 salariés envoyés au titre du plan de formation de l’entreprise qui passe de 94 à 86 heures. Le chiffre d’affaires de la formation continue dans l’enseignement supérieur atteint 409 millions d’euros en 2011, soit une augmentation de 6 % par rapport à 2010. Les recettes des universités qui représentent 63 % de l’ensemble progressent de 5 %, le Cnam de 4 % et les écoles de 13 %. L’origine privée des ressources de la formation continue dans le chiffre d’affaires des universités s’accentue en passant de 67 % à 71 % des fonds dont 46 % en provenance des entreprises et des Opca, et 23 % des individuels payants. En 2011, la part de contribution exigée des stagiaires décroît de 3 % à 1 %. La part des fonds publics perd un point en passant de 23 % à 22 % et parmi ceux-ci la part des subventions régionales (12 %) perd un point par rapport à 2010. La part des autres ressources qui abondent la formation continue à l’université perd trois points et représente 7 % de la part totale (prestataires et ressources propres).
Définitions
Champ
Tous les établissements relevant du ministère de l’éducation nationale et du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche dont la mission est de faire de l’enseignement supérieur. Ces établissements sont classés en fonction de leur catégorie juridique telle que définie par la loi du 26 janvier 1984. On regroupe, sous la catégorie « universités », les universités et leurs composantes, les trois INP, les universités de technologie et Paris-Dauphine. La seconde catégorie « grands établissements et écoles » comprend l’Inalco, l’IEP de Paris, les écoles rattachées aux universités (IEP, IAE, ingénieurs), les écoles normales supérieures et quelques grands établissements, les écoles et instituts extérieurs aux universités et, Agrosup Dijon. La dernière catégorie du champ de l’enquête se compose du Cnam et des centres régionaux associés de l’Arcnam.
À la suite des instituts de promotion sociale du travail (IPST) créés dans les universités au début des années cinquante, la loi d’orientation sur l’enseignement supérieur introduit, pour la première fois en 1968, la formation continue comme une mission fondamentale des universités, laquelle sera placée par la loi Savary de 1984 au même rang que la formation initiale. La loi n° 2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités (dite loi LRU) permet aux universités de développer la formation continue notamment à travers la création de fondations.
Opca
Organismes paritaires agréés qui collectent les fonds des entreprises pour la formation continue des salariés des PME.
DAEU
Diplôme d’accès aux études universitaires successeur de l’ESEU. Créé en 1957, il permet à des personnes d’entrer à l’université sans posséder le baccalauréat.
DIF
Créé par la loi du 4 mai 2004, relative à la formation professionnelle tout au long de la vie et au dialogue social, le droit individuel à la formation (DIF) a pour objectif de permettre à tout salarié de se constituer un crédit d’heures de formation de 20 heures par an, cumulable sur six ans dans la limite de 120 heures.
Présentation
En 2010, soit cinq ans après la mise en place de la loi du 4 mai 2004 relative à la formation professionnelle tout au long de la vie, la dépense nationale pour la formation professionnelle continue et l’apprentissage s’élève à 31,5 milliards d’euros. Elle est stable par rapport à 2009. Principaux financeurs de la formation professionnelle continue, les entreprises contribuent pour 41 % de la dépense totale. Les dépenses de formation de l’État et celles des régions sont très voisines avec respectivement 15 % et 14 % de l’ensemble. Les dépenses supportées par les ménages pour financer leur formation continue représentent 4 % de la dépense globale. Les dépenses des trois fonctions publiques pour la formation de leur personnel représentent 20 % de la dépense totale. Le reste de la dépense est pris en charge par les administrations publiques et Pôle emploi (6 %) et marginalement par les collectivités locales autres que les régions. Les jeunes bénéficient de 25 % de la dépense de formation professionnelle.
Les régions leur consacrent toujours une part importante de leurs dépenses (58 %). Les demandeurs d’emploi bénéficient de 12 % de la dépense de formation. Les personnes en emploi (dans le secteur public ou privé) sont les principaux bénéficiaires des dépenses de formation continue, avec 62 % de la dépense totale. L’ensemble des établissements de l’éducation nationale réalise en 2010 un chiffre d’affaires de 870 millions d’euros au titre des activités de formation continue, soit une hausse de 7 % par rapport à 2009. L’activité a augmenté dans les Greta (+ 7 %) comme dans les établissements d’enseignement supérieur (+ 8 %). Le nombre de stagiaires augmente également (+ 8 % dans les Greta, et + 2 % dans les établissements de l’enseignement supérieur). Le nombre global d’heures-stagiaires progresse (+ 8 %). Il augmente fortement dans les établissements d’enseignement supérieur (+ 14 %) mais baisse légèrement dans les Greta (- 0,2 %).
Télécharger La formation continue. La formation continue dans l’enseignement supérieur.
En France, la formation continue « scolaire » domine toujours
Par © Kelformation - Marion Senant. La France fait partie des pays européens où la formation continue est la plus développée. Mais l’obligation légale de financement entraîne une vision très scolaire de cette formation, au détriment de la variété des formes d’enseignement.
Dans l’Hexagone, quand on pense formation, on pense généralement stage, exercices et salle de classe. Pourtant, la formation continue occupe un champ beaucoup plus vaste : formation en situation de travail, cercles d’enseignements, conférences-ateliers, autoformation… certains pays proposent à leurs salariés une gamme beaucoup plus développée de mode d’apprentissage.
D’après les enquêtes européennes Continuing vocational training survey (CVTS), le Royaume-Uni, la Suède, l’Allemagne, mais aussi la République Tchèque et la Slovénie, font partie des pays « polyformateur » en matière de formation continue. Suite...
Continuing vocational training -Two thirds of enterprises in the EU27 provided vocational training in 2010
Continuing vocational training -Two thirds of enterprises in the EU27 provided vocational training in 2010 - Ranged from 23% in Poland to 87% in Austria and Sweden.
In the EU27, two thirds (66%) of all enterprises with ten or more employees provided vocational training to their staff in 2010, compared with 60% in 2005.
The highest proportions of enterprises providing training were observed in Austria and Sweden (both 87%) the United Kingdom (80%), the Netherlands (79%), Belgium (78%) and France (76%), and the lowest in Poland (23%), Romania (24%), Bulgaria (31%), Latvia (40%) and Hungary (49%).
These data, published by Eurostat, the statistical office of the European Union, come from the Continuing Vocational Training Survey (CVTS), which is carried out every five years. The news release presents data from the fourth and latest survey, referring to the year 2010, which covered the 27 Member States and Croatia.
To know more
Continuing vocational training statistics.
Conciliar vida familiar y formación continua, un asunto de mujeres
Conciliar vida familiar y formación continua, un asunto de mujeres. Christine Fournier ; Jean-Claude Sigot (collab.). Calificaciones y empleo, n° 70, 2010, 4 p.
Para formarse, las mujeres reorganizan su vida personal dos veces más a menudo que los hombres y son más numerosas en dec larar que esas reorganizaciones generan gastos. No es tanto el hecho de ser mujer como el de ser madre lo que hace que las reorganizaciones sean necesarias, particularmente cuando los niños son muy pequeños. Por otro lado, son las condiciones de cuidado de los niños las que son más frecuentemente revisadas. Como contrapartida, las madres de familia acceden a la formación en menor medida que las mujeres sin hijos. Télécharger la publication.
Opening the frontiers of continuing vocational training
Opening the frontiers of continuing vocational training. By Isabelle Marion, Martine Möbus, Michel Théry. Training and Employment, n° 71, 2006, 4 p.
In France, adults have generally undergone continuing vocational training during their working hours so far and the aim has not usually been to obtain a diploma. The way the educational system and the labour market are set up has resulted in a sharper divide occurring here than else wherein Europe between the age at which people undergo their studies and that at which they pursue their careers. In 2004, however, the French continuing vocational training (CVT) system underwent some major reforms. The measures adopted, which focused for example on individuals' right to vocational training and "professionalizing periods", have transformed the relationships between learning and working. Will these measures suffice to shift the frontiers of continuing vocational training and set France on the lines initiated by the European Union with a view to creating a continuum of lifelong education and training ? Télécharger la publication.