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Formation Continue du Supérieur

24 avril 2011

Le webdocu de la CGPME sur la formation pro

«Trop compliquée ? Trop chère ? Chronophage ?» Pour balayer ces idées reçues sur la formation professionnelle, la CGPME lance «Au coeur de ces PME qui changent». Ce web-documentaire permet aux internautes de découvrir une série de témoignages de dirigeants et de leurs salariés qui ont eu recours à la formation continue. Une façon innovante pour l’organisation patronale de rappeler que la formation professionnelle est un puissant levier de développement. Cette création renforce le travail d’information initié depuis deux ans par le site www.laformationpro.com de la CGPME. Découvrez dès maintenant les deux premiers des quatre volets.
Le web-documentaire : un nouveau média qui dynamise l’information

Quand il navigue dans «Au coeur de ces PME qui changent», l’internaute peut effectuer son propre parcours parmi les huit diaporamas audio en fonction de ses besoins. Il choisit une thématique et se trouve immédiatement plongé dans l’univers de l’entreprise témoin. La navigation permet de sélectionner les questions. Des mini-fiches de présentation de l’entreprise sont également disponibles. Avec ce web-documentaire,  la CGPME a voulu un format résolument moderne et dynamique pour illustrer la formation professionnelle.
Memakan waktu Luncurkan? "Untuk menyapu ide-ide tentang pelatihan, CGPME "Hati ini UKM yang berubah". Film dokumenter ini memungkinkan pengguna web untuk menemukan serangkaian testimonial dari eksekutif dan karyawan mereka yang telah menggunakan pelatihan. Sebuah cara inovatif untuk 'organisasi pengusaha mencatat bahwa pelatihan kejuruan adalah pengungkit yang kuat untuk pengembangan. Karya ini memperkuat penciptaan informasi dimulai dua tahun lalu oleh situs m www.laformationpro.co dari CGPME. Temukan sekarang dua pertama dari empat komponen. More...
23 avril 2011

Les universités privées de sommet

http://www.minutebuzz.com/wp-content/uploads/2011/02/logo-lemonde.jpgPar Philippe Jacqué. Pourra-t-on encore organiser un sommet mondial en France ? On peut se poser la question. Dans le cadre de la présidence française du G20, notre pays accueille toute une séries de manifestations thématiques. Du 5 au 7 mai, l’université de Bourgogne devait ainsi organiser un forum mondial des universités. Patatras ! Face à de potentielles menaces à l’ordre public - dont la présence de “black blocs” - relevées par le ministère de l’intérieur, le maire (PS) de Dijon, François Rebsamen, a demandé l’annulation de cette manifestation. Plusieurs médias bouguignons (France 3, Le Bien public, etc.) s’en font l’écho.
La perspective de ce sommet avait provoqué une relative hystérie au sein de la communauté universitaire et d’aucuns appelaient à l’organisation d’un contre-sommet. Pourquoi ? Dans un communiqué qui vaut le détour, le SNCS (syndicat de la recherche de la FSU) l’explique : « ce G8 des universités, désormais rebaptisé “Sommet mondial des universités”, est le signe de la mainmise toujours plus autoritaire des gouvernements des G8 et G20 - espaces d’organisation et de légitimation des politiques néolibérales - sur les organismes d’enseignement supérieur et de recherche qu’ils s’acharnent à vouloir faire fonctionner comme des entreprises. En bref, il participe de l’enfermement de tous les échanges intellectuels dans le modèle unique de ”l’économie de la connaissance” ».
Effrayer le chaland

Dans sa diatribe anti-sommet, le syndicat poursuit : « Dès le début, les G8-Universités se sont placés sous cette bannière consensuelle et prennent soin de ne pas utiliser les mots qui fâchent. On s’est retenu d’afficher “Concurrence et excellence, les deux mamelles de l’ESR”, mais il y a des ratés, ainsi “les universités permettront de créer la nouvelle génération de dirigeants : des individus exceptionnels capables de relever les défis au niveau mondial et d’entretenir des sociétés durables et saines” ».
Sur le fond, pourtant, rien dans ce sommet n’a de quoi effrayer le chaland. Organisé par le pôle de recherche Bourgogne - Franche-Comté, appuyé par la Conférence des présidents d’université , cette réunion devait s’articuler en deux parties : les étudiants à Besançon du 28 au 30 avril et les recteurs et présidents à Dijon, une semaine plus tard.
Quelle place des universités dans leur territoire ?

Pour cette édition, la quatrième depuis 2008, « nous avons mis l’accent sur la société de la connaissance et sur la façon dont les universités peuvent s’inscrire dans ce contexte », expliquait Sophie Béjean, la présidente de l’université de Dijon, le 21 avril à AEF. « L’un des ateliers portera sur la dématérialisation. Celle-ci transforme les connaissances, les technologies et les avancées scientifiques. Elle transforme également les compétences de nos étudiants, mais aussi celles que nous leur transmettons et la façon dont nous les transmettons. La construction de réseaux et la coopération internationale s’en trouvent également changées. » Les autres ateliers porteront « ”sur les universités et leurs territoires”, “sur la mobilité des étudiants et des enseignants-chercheurs” ».
Face à l’annulation annoncée, le comité scientifique de pilotage (des présidents d’université de pays ayant déjà accueilli le sommet) se mobilise. Dans un communiqué, il en appelle à l’autorité du Président de la République pour que le Sommet des universités puisse toutefois se tenir dans le cadre de la présidence française du G8/G20 en 2011.
Voir l'article du blog G8 des universités: de nouvelles ambitions pour la France. Après Sapporo en 2008 (G8 University Summit), Turin en 2009 (G8 University Summit) et Vancouver en 2010, Besançon et Dijon accueilleront cette année le "G8 des universités", rebaptisé pour l'occasion "Sommet mondial des universités". La Conférence des présidents des universités (CPU), organisatrice de la rencontre, affiche en effet de nouvelles ambitions pour ce rassemblement des acteurs universitaires, qui se tient pour la 4e année en marge des sommets des Chefs d'Etat et de gouvernement.

http://www.minutebuzz.com/wp-content/uploads/2011/02/logo-lemonde.jpg By Philippe Jacques. Will you still hold a world summit in France? It begs the question. Under the French presidency of the G20, our country is hosting a series of thematic events. From 5 to 7 May, the University of Burgundy and was organizing a global forum of universities. Boom! Face potential threats to public order - including the presence of "black bloc" - identified by the Interior Ministry, the mayor (PS) of Dijon, Francois Rebsamen, requested the cancellation of the event.Several media bouguignons ( France 3, Le Bien Public, etc..) would echo. See the blog entry G8 universities: new ambitions for France. According to Sapporo in 2008 (G8 University Summit), Turin in 2009 (G8 University Summit) and Vancouver in 2010, Besançon and Dijon host this year's "G8 universities," rechristened "Summit of World Universities". The Conference of University Presidents (CPU), organizer of the meeting, poster impact of new ambitions for this gathering of university actors, held for the 4th year on the sidelines of the summits of Heads of State and Government. More...
23 avril 2011

La VAE en région Centre: bilan de l’activité 2010

http://lyc-bernard-palissy-gien.tice.ac-orleans-tours.fr/joomla/images/stories/CDI/etoile.jpgChaque année, les données recueillies auprès des différents acteurs de la VAE permettent de réaliser un bilan de la dynamique VAE sur le territoire, des activités d’information conseil à la validation.
L’information et le conseil : une nouvelle dynamique

Les points relais conseils (PRC) informent et orientent les candidats dans leur projet de certification par voie de Validation des Acquis de l’Expérience (VAE). Soutenir des actions collectives à destination de publics spécifiques, répondre aux entreprises dans le cadre d’action visant la qualification de leur salarié, les 23 PRC de la région Centre contribuent à la promotion du dispositif VAE. Les efforts et partenariats, réalisés pour permettre à tous de s’emparer de cette voie d’accès à la certification, donnent de nouvelles perspectives au dispositif de validation. Il confirme ainsi sa pertinence dans le cadre de la sécurisation des parcours et de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.
On constate donc l’émergence d’une nouvelle dynamique : des démarches individuelles aux actions collectives et contribuant ainsi à l’augmentation des demandes de recevabilité auprès des certificateurs. Cette augmentation de demande VAE est également liée à l’effort fait par les organismes valideurs qui, en 2010, multiplient les réunions d’informations spécifiques.
http://www.etoile.regioncentre.fr/jsp/jahia/templates/etoile/etoile_templates/img/NumeroVert.gifUne augmentation des dossiers déposés
Le nombre de dossiers déposés auprès des certificateurs pour étude de recevabilité augmente de 11% en 2010. Cette augmentation est particulièrement significative pour les diplômes de l’éducation nationale et du ministère chargé de la santé et des affaires sociales. Ces derniers se partagent plus de la moitié des dossiers déposés en 2010. Ces deux certificateurs mis à part, l’augmentation globale est à pondérer, certains certificateurs ayant vu le nombre de demande de recevabilité diminuer.
Les certifications de niveau V du secteur sanitaire et social restent les plus demandées

Les certifications de niveau V restent les plus demandées, elles représentent plus de la moitié des certifications visées par voie de VAE. Parmi elles, les certifications du secteur sanitaire et social sont les plus prisées, cette branche ayant fait de la VAE un outil de sécurisation des parcours des salariés faiblement qualifiés.
L’utilisation active de la VAE dans ce secteur largement féminisé entraîne à son tour une féminisation de la population ayant recours à la VAE en région Centre. 70% des dossiers de recevabilité sont déposés par des femmes. Elles sont également plus nombreuses à viser les diplômes de l’enseignement secondaire délivré par l’éducation nationale. En 2010, sur les 1538 dossiers de recevabilité déposés auprès de l’éducation nationale, 1040 l’ont été par des femmes.
La VAE, un outil de transition professionnelle

La majorité des candidats à la VAE sont des personnes en activités âgées de 35 à 45 ans, âges auxquels la population est également largement touchée par des phénomènes de mobilité professionnelle. On notera cependant que ce chiffre faiblit sensiblement par rapport à 2009, tandis que le nombre de candidats ayant entre 25 et 34 ans tend lui à augmenter. Le nombre de VAE engagées par les seniors reste stable et représente 27,4% des VAE en région Centre. Pour en savoir plus: Télécharger le tableau de bord 2010. Accéder aux tableaux de bord depuis 2003: http://www.alfacentre.org/.
http://lyc-bernard-palissy-gien.tice.ac-orleans-tours.fr/joomla/images/stories/CDI/etoile.jpg Minden évben összegyűjtött adatokat a különböző szereplők a VAE is készítsen felmérést a dinamikusan VAE területén, az információs tevékenységeket, hogy az érvényesítési fórumon. A tájékoztatás és tanácsadás: egy új, dinamikus. A relék tanácsadás (PRC) tájékoztatást és útmutatást jelentkezők tanúsítási projekt révén akkreditálása előzetes tanulás (APL). További információk: Töltse le a műszerfal 2010. Hozzáférés a kezelőfelületek 2003 óta: http://www.alfacentre.org/. Még több...
23 avril 2011

Université-entreprises : partenariat renforcé avec le Medef

http://www.leprogres.fr/fr/images/filiale/logo.pngLundi, à la maison de l’université de Saint-Étienne, a été signée une nouvelle convention de partenariat entre les deux institutions ligériennes.
Améliorer les débouchés professionnels des étudiants stéphanois, favoriser les liens entre le monde de l’entreprise et de la recherche. C’est le double objectif de la convention qui lie l’université Jean-Monnet de Saint-Etienne au Medef Loire, l’organisation patronale des dirigeants d’entreprises.
Une nouvelle convention de partenariat vient d’être signée pour la période 2011-2015. Elle prévoit notamment la construction d’une formation complémentaire de type alternance, des ateliers de recrutement, des rencontres thématiques entre étudiants et professionnels.
La première remonte à 2008 et a permis de créer une plateforme d’insertion professionnelle. En 2010, un guide de compétences des licences a été édité.
Pour Khaled Bouabdallah, le président de l’université Jean-Monnet, cette convention est un acte important, un lien économique et territorial avec les entreprises : « Nous souhaitons proposer les meilleures formations possibles à nos étudiants pour leur permettre de mieux s’insérer dans la vie professionnelle ».
Éric Le Jaouen, président du Medef Loire, juge le bilan de la première convention « au-delà de tout ce qu’on espérait. Nous voulons désormais faire de ce partenariat une innovation. Le Medef, par sa responsabilité sociétale, souhaite soutenir et développer les actions de l’université ».
Lors de sa venue à Saint-Étienne le 1 er avril, Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, avait souligné le caractère innovant de l’université stéphanoise.
http://www.leprogres.fr/fr/images/filiale/logo.pngIt-Tnejn fil-dar tal-Università ta 'St Etienne, ikun iffirma ftehim ta' sħubija ġdida bejn iż-żewġ istituzzjonijiet Loire. Ittejjeb l-opportunitajiet tax-xogħol għall-istudenti Etienne, iħeġġu rabtiet bejn id-dinja tan-negozju u r-riċerka. Huwa l-għan doppju tal-ftehim bejn l-Università Jean Monnet Saint-Etienne Loire MEDEF, l-organizzazzjoni ta 'min iħaddem tal-mexxejja tan-negozju. Ftehim ta 'sħubija ġdida ġie ffirmat għal-perjodu 2011-2015. Dan jinkludi l-kostruzzjoni ta 'alternazzjoni tip addizzjonali ta' taħriġ, workshops reklutaġġ, laqgħat tematiċi bejn studenti u professjonisti. More...
23 avril 2011

La réforme de la formation professionnelle

http://www.espace-competences.org/Portals/_default/Skins/EspaceCompetences/pro/imgs/logo.jpgLes Matinales du CARIF Espace Compétences: la réforme de la formation professionnelle - Aubagne - 15 avril 2011
Plus d’un an après la publication de la loi du 24 novembre 2009, au moment où les parlementaires remettent leur rapport au gouvernement, le CARIF Espace Compétences est revenu sur les principales dispositions de la réforme, avec le concours de M. Jean-Philippe CEPEDE, Directeur du Pôle juridique - Observatoire - Centre Inffo. Document de présentation de l'intervention de J.-P. CEPEDE. Voir la vidéo sur Dailymotion.
Large succès pour cette matinale, qui a rassemblé 250 professionnels de l'orientation et de la formation. Les échanges et débats ont été riches et denses, autour du premier bilan et des dernières évolutions de la loi sur l’orientation et la formation. Pour aller plus loin et suivre l'actualité rendez-vous sur la rubrique consacrée à la réforme de la formation professionnelle. Notre partenaire Centre Inffo réalise un blog sur la Réforme de la formation.  Consultez les rubriques: La loi et ses décrets, Les rapports, L'actualité de la réforme, Les réactions sur la réforme, Les accords.

http://www.espace-competences.org/Portals/_default/Skins/EspaceCompetences/pro/imgs/logo.jpg Le mattine CARIF Area capacità: la riforma della formazione professionale - Aubagne - 15 apr 2011
Più di un anno dopo la pubblicazione della legge del 24 novembre 2009, quando i parlamentari presentare le loro rapporto al governo, l'Area CARIF Skills restituito alle disposizioni principali della riforma, con l'assistenza di Jean-Philippe CEPED, Direttore del Settore Legale - Osservatorio - Inffo. Center Paper presentato per l'intervento di JP CEPED. Vedi il video su Dailymotion. Maggiori informazioni...

23 avril 2011

La formation des adultes en perspective…

Comme il est hors de portée de condenser la trajectoire de la formation des adultes en 250 pages, le choix a été pris d’insister sur des étapes ou des problématiques structurantes. Ainsi la partie consacrée à l’apprentissage par la résolution des problèmes permet d’appréhender quelques avancées méthodologiques importantes comme celle de la simulation. La partie consacrée aux mille facettes des ingénieries de formation permet également un tour de piste plus unilatéral de cette question centrale qui échappe cependant à la très grande majorité des formateurs permanents dont l’isolement est désormais le lot commun.
Le rôle du formateur est d’ailleurs minoré dans cette esquisse de la formation des adultes qui privilégie l’apprenant, son développement personnel et sa reconnaissance sociale. Avec juste raison (page 221) l’auteur incite à ce que les formateurs dépassent leur fonction de producteurs de ressources pour intégrer des responsabilités d’amont (accueil, orientation, bilans, etc.) et d’aval (transfert des compétences en situation de travail, VAE, attribution des certifications, etc.). Il décrit notamment une évolution souhaitable et radicale de cette fonction dans le sens de l’accompagnement et de la médiation tout en pointant les contradictions qu’ils ont à gérer dans un environnement prescriptif, administratif et contraint économiquement. Pierre CASPAR entrevoit même que « les termes de formation et, à fortiori de formateurs vont probablement avoir tendance à disparaître dans les années qui viennent, en tant que structures, activités et responsabilités singulières, spécifiques et isolées. » (page 131).
La richesse des réflexions introspectives de l’auteur tranche avec la misère conceptuelle d’une partie croissante de l’appareil de formation dédié aux moins qualifiés, écarté des mutations du rapport aux savoirs tel que les TIC et les réseaux s’en font les porteurs. Si l’accès aux savoirs semble se résoudre à la vitesse grand V, l’usage des savoirs apparaît plus problématique…
Si Pierre CASPAR insiste sur la dynamique vertueuse des différentes formes d’apprentissage, il révèle de façon indirecte la fuite en avant du « rentabilisme » irraisonné qui fait fi de l’intelligence expérientielle des salariés.  Ainsi, la France continue de communier au culte de la surdiplômation en formation initiale et au management technocratique qui mine la construction de liens de confiance dans les rapports de travail. Or l’engagement en formation n’a de véritable valeur pour les adultes qu’au sein de rapports de loyauté et de reconnaissance dans le monde du travail.
La diffusion et le partage des savoirs est indissociable des avancées démocratiques, y compris dans l’entreprise. Pierre CASPAR souligne l’importance de la validation des acquis de l’expérience (VAE) dans cette dynamique (page 249) qui rééquilibre la formation initiale et les différentes voies d’apprentissage dans la vie active (sociale et professionnelle) en faveur de ces dernières. Or cette avancée est verrouillée depuis bientôt 10 ans (certes c’est très court) alors qu’elle interpelle la conception des diplômes et interroge la valeur ajoutée d’une partie de l’offre de formation continue étrangement positionnée sur les mêmes objectifs que ceux que l’on peut atteindre par soi-même !
L’ouvrage permet de saisir quelques fondamentaux du développement humain et quelques exigences qui s’imposent ou devraient s’imposer à celles et ceux qui font commerce de l’accès aux savoirs. Le lecteur en tirera les conclusions… Ce livre peut être compris comme un guide de sortie d’un système institutionnel hypertrophié et d’un marché administré que Pierre CASPAR, avec sagesse, a préféré négliger dans son approche…
22 avril 2011

La prostitution étudiante : Fantasme ou réalité ?

http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i3334-1.gifL'Assemblée Nationale publie un rapport sur la Prostitution en France. Voici quelques passages sur la prostitution étudiante.
La prostitution étudiante fait aujourd’hui l’objet d’une attention particulière de la part des medias, car ce thème porteur mêle jeunesse, sexualité et argent. Il est cependant difficile de démêler le faux du vrai, le fantasme de la réalité, dans ce domaine.
Les chiffres font en effet, là encore, largement défaut. Ainsi, le chiffre de 40000 personnes prostituées étudiantes, avancé par le syndicat Sud-Étudiant, il y a quelques années, était, au dire même de ses représentants, non fondé. Il a d’ailleurs été démenti très rapidement par l’organisation elle-même, dont les membres avaient extrapolé ce chiffre à partir des données relatives à la précarité étudiante fournies par l’Observatoire de la vie étudiante. Les acteurs de la vie étudiante que la mission a auditionnés sont unanimes: la prostitution étudiante existe, dans des proportions toutefois non identifiées.
Plusieurs syndicats, notamment Sud-Etudiant et la Fédération des associations générales étudiantes (Fage), disent avoir reçu des témoignages de plusieurs étudiants se livrant à la prostitution. À l’inverse, l’Union nationale interuniversitaire (Uni) et l’Association de promotion et de défense des étudiants (Pde) ne font état d’aucun cas avéré. De la même façon, l’Union nationale des étudiants de France (Unef) n’a pas souhaité participer à la table ronde organisée par la mission d’information, afin de ne pas accroître la portée médiatique d’un phénomène que ce syndicat juge marginal.
En ce qui concerne les services universitaires de médecine préventive, seuls 3 services sur 59 font état de cas avérés. Ainsi, le service universitaire de médecine préventive de l’université Paris V – Descartes, qui draine près de 4 000 étudiants par an, n’a connu que deux cas avérés de prostitution étudiante ces dernières années. Mme Laure Boisjoly (54), psychologue au service universitaire de médecine préventive de l’université Paris VII – Diderot, n’a eu connaissance de cas de prostitution étudiante que de façon indirecte, via un collègue médecin qui officie également dans un centre de dépistage anonyme et gratuit, où il a été en contact avec des étudiants prostitués.
La mission d’information a également tenu à interroger les centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (Crous) de France. M. François Bonacorsi, directeur du Centre national des œuvres universitaires et scolaires (Cnous), a indiqué à la mission d’information l’existence d’environ dix-sept cas de prostitution ou de conduite à risques au cours de ces trois dernières années, à Montpellier, Toulouse, Lille et Dijon. Le Crous de Lyon, entendu au cours d’un déplacement dans le Rhône, fait quant à lui état d’une dizaine de cas par an, sur 7 000 étudiants.
Toutefois, la faiblesse des chiffres avancés par ces organismes ne saurait être comprise comme le reflet d’une réalité finalement très marginale. En effet, il est difficilement concevable que les étudiants se confient spontanément aux personnels de santé et aux assistants sociaux sur ce sujet, qui relève de leur vie privée et qui est vraisemblablement porteur de tabous importants. Il est d’ailleurs révélateur que seul un médecin du service universitaire de médecine préventive de l’université Paris Diderot, officiant alors dans un centre de dépistage anonyme, ait eu connaissance de cas avérés, l’anonymat libérant probablement la parole.
Face à la pénurie de chiffres globaux, les enquêtes ponctuelles menées par différents acteurs (associations, sociologues, services universitaires de médecine préventive…) s’avèrent éclairantes. Par exemple, l’Amicale du Nid de Montpellier a mené une enquête en lien avec l’Université Paul Valéry – Montpellier III, qui fait apparaître que sur 651 étudiants interrogés, 13 ont déjà accepté de l’argent ou autre chose en contrepartie d’un acte sexuel (soit 2% des répondants). Ce chiffre, rapporté à la population étudiante totale, soit près de 2,3 millions de personnes d’après l’INSEE, pourrait faire apparaître une pratique prostitutionnelle étudiante relativement importante en termes absolus, de l’ordre de plusieurs dizaines de milliers d’étudiants.
De même, Mme Éva Clouet, dans le cadre d’un mémoire de sociologie publié en 2008, a mené une étude auprès des étudiants de médecine et de psychologie de deuxième année de l’université de Nantes. Il apparaît que sur 138 personnes ayant répondu au questionnaire, 4 étudiants affirment connaître, dans leur entourage, un ou une étudiante qui se prostitue. Ce chiffre doit toutefois être interprété avec précaution. En effet, le champ de l’étude étant restreint, il n’est pas impossible que ces quatre étudiants évoquent la ou les mêmes personnes prostituées.
Enfin, le service universitaire de médecine préventive de Poitiers a pu recueillir des données grâce à un questionnaire distribué à l’occasion d’une action de sensibilisation. Il ressort de ce questionnaire que près de 3% des 2622 étudiants interrogés ont déjà été confrontés, eux-mêmes ou leur entourage proche, à une situation de prostitution étudiante.
Là encore, la réalité est difficile à cerner. La prostitution étudiante existe bel et bien. Il est en outre possible que ce soit dans des proportions non négligeables en valeur absolue. Reste toutefois à en mesurer l’importance.
La prostitution des étudiants: concilier études et conditions de vie décentes

Le manque de moyens financiers est la principale motivation de la prostitution des étudiants. C’est ce que montre Mme Éva Clouet à travers le témoignage de Sandrine, étudiante en situation de prostitution. Cette jeune femme a choisi d’étudier l’architecture dans une grande école. Ses parents n’ayant que peu de moyens financiers du fait d’une situation de chômage prolongée, elle ne souhaite pas dépendre financièrement d’eux, et ce d’autant plus qu’un autre membre de sa famille les sollicite déjà sur le plan financier. Les bourses dont elles bénéficient ne lui permettent pas de subvenir à ses besoins. Bénéficiaire d’une bourse d’échelon 1, elle touchait 1200 euros par an seulement. Ainsi, pour assumer ses choix en matière d’éducation – elle aurait pu se contenter d’aller dans une université près de la ville de ses parents – elle se prostitue pour ne pas peser financièrement sur ses parents. C’est également ce que montre le témoignage anonyme de ce jeune homme: « Aucun étudiant sain d’esprit ne se prostitue par plaisir; quand on le fait, c’est qu’on est financièrement au pied du mur. On veut de l’argent pour payer le loyer et poursuivre ses études. »
Un second facteur intervient cependant pour motiver l’entrée dans la prostitution des étudiants, comme les syndicats étudiants représentés devant la mission en ont fait part à la mission: le temps. Les étudiants financièrement autonomes, qui ne dépendent pas ou peu de leurs parents, doivent étudier tout en gagnant de quoi vivre décemment. Or, les étudiants qui s’y adonnent perçoivent l’activité prostitutionnelle, notamment l’escorting, comme un moyen de consacrer plus de temps à leurs études, ce qu’un emploi étudiant classique, mal rémunéré, ne leur permettrait pas, pensent-ils. La réussite universitaire, qui demeure l’objectif premier, les conduit donc à préférer l’activité de prostitution, qu’ils considèrent moins chronophage, à un emploi de garde d’enfant ou de caissier. Le sentiment d’une flexibilité accrue et d’une plus grande compatibilité de cette activité avec un emploi du temps étudiant est un des éléments du choix fait par certains.
Ainsi, comme le résume Mme Éva Clouet, « la prostitution permet aux étudiantes escortes qui ressemblent à Sandrine de poursuivre leurs études dans des conditions matérielles favorables – les besoins quotidiens tels que le loyer ou la nourriture sont assurés – tout en leur laissant suffisamment de temps pour travailler leurs cours et espérer réussir leur année universitaire. »
http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i3334-1.gif The National Assembly publishes a report on prostitution in France. Here are some passages about student prostitution.
Student prostitution is now the subject of special attention from the media because this central theme mixes youth, sexuality and money. It is difficult to disentangle the false from the true, the fantasy of reality in this area. Thus, the figure of 40,000 prostitutes students, advanced by the union South Student, a few years ago, was, even according to its representatives, unfounded. More...
22 avril 2011

L’enjeu aujourd’hui est de reconsidérer la mutualisation

http://portail.unice.fr/jahia/webdav/site/myjahiasite/users/daymon/public/COM/FLASH%20INFO/Flash%2050/amue_logo.pngEntretien avec Claude Ronceray, "L’enjeu aujourd’hui est de reconsidérer la mutualisation". La CPU et l’Amue, dans le cadre de leur convention de partenariat avec la Caisse des dépôts et Consignations, engagent une réflexion sur l’évolution nécessaire de l’Amue et de la politique de mutualisation, en concertation avec les établissements utilisant ses produits et services. Rencontre avec Claude Ronceray, directeur de l’Amue.
1/ L’Amue lance plusieurs enquêtes visant à identifier les attentes et les besoins des adhérents, ainsi que sur les perspectives d’évolution économique et juridique de l’Agence. Quels vont en être les grands thèmes ?

Ce sont trois études qui sont actuellement en cours pilotées conjointement par l’Amue, la CPU et la CDC. Deux d’entre-elles, conduites par le cabinet Deloitte, portent sur la définition des attentes et des besoins de nos adhérents ainsi que sur la production d’un benchmark des activités de mutualisation existantes en France et à l’étranger. La troisième, d’assistance à maitrise d’ouvrage (AMOA), sera axée sur les perspectives d’évolutions économiques et juridiques de l’Agence. Pour celle-ci, un choix de prestataire est en cours. Ce dernier accompagnera l’Agence dans la mise en place de son nouveau plan stratégique et dans la façon de le mettre en œuvre tant du point de vue financier que juridique. L’enjeu aujourd’hui est de reconsidérer la mutualisation. Actuellement, les établissements d’enseignement supérieur, les adhérents de l’Amue, sont beaucoup plus autonomes, ce qu’ils n’étaient pas à l’époque de la création du GIGUE en 1992. Le modèle de développement de l’Amue doit donc évoluer. Il ne peut plus être cette démarche unique de modernisation des établissements comme c’était le cas à l’origine. L’Agence est aujourd’hui un réceptacle d’actions de mutualisation que les établissements ont décidé et qu’ils entendent contribuer à maîtriser. De ce point de vue là, le monde universitaire a intérêt à regarder quels sont les exemples de mutualisation réussis dans d’autres secteurs en France ou au sein des universités en Europe ou à l’international.
Au moment de la création de l’Amue, l’enjeu était de créer de nouveaux produits qui n’existaient pas, des outils financiers, de gestion de ressources humaines et de scolarité, adaptés à l’activité des universités. A l’heure actuelle, il existe une multitude de produits et les enjeux principaux appartiennent au champ de l’urbanisation, de la cohérence, des systèmes d’information mais aussi à ceux de la maitrise et de la domestication de ces outils. Le rôle de l’Amue n’est donc plus simplement celui d’être un éditeur ou un intégrateur, ni même d’accompagner la maintenance de ses logiciels. Elle doit désormais travailler en amont sur les processus, sur l’organisation et réfléchir au coté des établissements à leur stratégie. Interview complète.
%% Http://portail.unice.fr/jahia/webdav/site/myjahiasite/users/daymon/public/COM/FLASH 20INFO/Flash 2050/amue_logo.png Interjú Claude Ronceray, "A kihívás most az, hogy vizsgálja felül a összevonása. Amue A CPU, és része a partnerségi megállapodás a betéti és a szállítmány, kezdődik tükrözi a szükséges evolúció Amue és a politika összevonása, konzultálva a használó intézmények termékeit és szolgáltatásait. Ismerje meg Claude Ronceray igazgatója, a Amue. Teljes interjú. Még több...
22 avril 2011

Les Fiches pratiques de la Formation professionnelle

http://www.travail-emploi-sante.gouv.fr/squelettes/images/header-site-travail.jpgVoici les fiches présentes sur le site du Ministère
La formation des salariés : principes généraux
La protection sociale pendant la formation
La rémunération pendant la formation
La validation des acquis de l’expérience (VAE)

Le bilan de compétences
Le congé individuel de formation
Le contrat d’apprentissage
Le droit individuel à la formation
Le plan de formation
Les contrats de formation en alternance
Les contributions de l’employeur
Les formalités de création et de fonctionnement des organismes de formation
Les obligations de l’employeur
Les obligations des organismes de formation vis-à-vis des stagiaires
Les périodes de professionnalisation
PACTE (parcours d’accès aux carrières territoriales, hospitalières et de l’Etat)
Panorama des autres congés de formation

Exemple de fiche: La validation des acquis de l’expérience (VAE)
Synthèse

Reconnue par le Code du travail, la validation des acquis de l’expérience (VAE) permet de faire reconnaître son expérience notamment professionnelle ou liée à l’exercice de responsabilités syndicales, afin d’obtenir un diplôme, un titre ou un certificat de qualification professionnelle. Diplômes, titres et certificats sont ainsi accessibles grâce à l’expérience (et non uniquement par le biais de la formation initiale ou continue), selon d’autres modalités que l’examen.
A savoir

Avant de débuter une procédure de VAE, il est nécessaire de bien préciser son projet professionnel et de choisir la certification la plus adaptée. Informations et conseils peuvent être obtenus auprès de points relais conseil de proximité placés sous la responsabilité des conseils régionaux.
Sommaire
La VAE : à quelles conditions ?
Pour quels titres, quels diplômes ?
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La validation des acquis de l’expérience : quelle procédure ?
La VAE dans l’entreprise : selon quelles modalités ?
22 avril 2011

The Matter of Faculty Salaries

Five Dollar BillBy Nels P. Highberg. Last week, the Chronicle published a series of articles about faculty salaries (go to this page, and you will find a list of links to the series of articles on the topic). I cringed when I saw them. Initially, I just decided to ignore them and move on to the end-of-semester tasks needing my attention. But the topic of faculty salaries kept needling at me, and I finally realized why. Academics have long been talking about ways to represent the reality of life as a graduate student, adjunct, tenured or tenure-track faculty member, or administrator to others fairly and ethically. We want to make sure that students know what they are getting into if they pursue a PhD. We want to make sure that legislators know what we actually do on a day-to-day basis as they enact laws and budgets shaping university life. We often feel like the realities of our lives do not align with what others think about our lives. And my concern is that articles about salary averages in any kind of general sense contribute to the warped image of life as a university professor.

Here’s the thing. As a tenured department chair in the humanities, I make between $50-55K per year. Some of you will read that and wish you made that much.  Some of you will look at that and think, “Poor guy.” My thought: does it matter?
Surveys of faculty salaries do matter to those who study academic culture at large, and such information can be useful in certain contexts. But, in general, I do wonder if such discussions do more harm than good. Faculty salaries vary greatly for a host of reasons we could barely list in an hour of brainstorming. And what counts as a “good” salary will vary, too.  But isn’t that true of all fields? I am married to a lawyer who is quick to point out that attorney salaries vary incredibly from the $22,000 one makes annually in a nonprofit to the million another makes in a private firm. I have heard doctors say the same thing. And accountants. And engineers. I think it is pretty safe to say that you can pick almost any field and point to examples of those who make very little and those who make a lot. And whether or not that matters depends on the person and their own circumstances. Married, single, or in a polyamorous relationship?  One child, two, none, adopted, biological, by marriage, toddler, or adolescent? Parents alive and able to help out financially or needing money themselves, dead and left behind an inheritance, debt, or nothing? Renting, owning, subletting, roommates, alone? Student loan debt or entering the job force late because of going to graduate school part-time while working to avoid debt?
C’mon, people. We know salaries matter, but we cannot know how they matter because of all the other factors involved. I am well aware that many universities have jobs in my field this year where the starting salary is higher than what I make now. I am also aware that my sister, who never went to college, makes three times more than I do with my PhD, two MAs, and BA. We do need to make it clear to anyone thinking of entering the professoriate that not only may they struggle to find a job, they cannot predict their salary if they get a job. Because of that, I wonder if we get too caught up in stories of averages and use them the wrong ways.
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