Universités & Territoires est une lettre électronique qui existe depuis juin 2003. L’objectif de la lettre est de montrer, par la valorisation d’actions et d’expériences emblématiques et remarquables, aux décideurs territoriaux que l’Université joue un rôle centrale dans l’émergence d’une société de la connaissance. Universités & territoires n° 102.
Par Nicolas Delesque, Directeur de la publication. Éditorial "Respect et tolérance" de Universités & Territoires n° 102.
Après l’horreur, les commémorations. Partout en France les étudiants et les enseignants des établissements d’enseignement supérieur se sont réunis pour rendre hommage aux victimes du double attentat de Charlie Hebdo et du magasin Cacher de la Porte de Vincennes.
L’Université, creuset du savoir, fabrique de l’esprit critique se devait de réagir et elle l’a fait. Rarement de tels rassemblements spontanés ou organisés avaient eu lieu dans nos enceintes universitaires.
La mise en cause de libertés qui nous paraissent aller de soi, la liberté de critiquer, de caricaturer, de s’exprimer a heurté la communauté universitaire. Oui l’ampleur de la réaction des acteurs de l’enseignement supérieur, comme le nombre de personnes dans les manifestations ce dimanche 11 janvier ou le nombre d’exemplaires du « Charlie des survivants » vendu, a montré que quelque chose de particulier s’était passé.
Et maintenant, après l’émotion et la volonté d’être ensemble comment aller plus loin ? Comment ne pas occulter que pour une partie de notre jeunesse la liberté d’expression ne va pas de soi ? Comment réapprendre qu’au delà des différences de nos conceptions du monde, de nos cultures, de nos systèmes de pensées, le respect et la tolérance doivent rester le ferment de notre société ?
Nous éducateurs, acteurs de la formation, intellectuels, décideurs avons certainement un devoir d’aller plus loin que notre conception du vivre ensemble pour proposer aux jeunes générations une conception plus dynamique autour de l’agir ensemble, passer de la transmission de slogans désincarnés à l’appropriation de valeurs humanistes. Voir la suite dans Universités & Territoires n° 102.
Universités & territoires n° 102 - Gel d’une partie des recrutements par les établissements d’enseignement supérieur
Universités & Territoires est une lettre électronique qui existe depuis juin 2003. L’objectif de la lettre est de montrer, par la valorisation d’actions et d’expériences emblématiques et remarquables, aux décideurs territoriaux que l’Université joue un rôle centrale dans l’émergence d’une société de la connaissance. Universités & territoires n° 102.
Par Daniel Lamar. Gel d’une partie des recrutements par les établissements d’enseignement supérieur - Universités & Territoires n° 102.
Daniel Lamar qui anime www.toutpourlemploi.fr un blog sur les politiques de l’emploi, de la formation et de l’orientation reviens dans sa chronique sur la délicate question des recrutements et leur gel par les établissements d’enseignement supérieur.
La différence entre le nombre des autorisations de création de postes et la réalité du recrutement provient des difficultés budgétaires des universités. Tandis que les effectifs étudiants augmentent, les choix du ministère et des universités, la responsabilité étant conjointe, conduisent à une baisse de l’encadrement des étudiants...
Parmi les postes créées, la moitié concerne des postes d’enseignants, l’autre des postes de personnels BIATSS, c’est-à-dire : Bibliothèques, Ingénieurs, Administratifs, Techniciens, de Service et de Santé. Le décalage entre les autorisations de création de postes et la réalité provient des difficultés budgétaires des universités qui conduisent à attribuer les sommes reçues à d’autres fins dans la cadre de l’autonomie des établissements. Le ministère attribue, en effet, une dotation de l’ordre de 60 000 € par nouveau poste, l’université, utilise, ou non, cette somme pour recruter...
Le ministère enquête de son côté pour connaître la situation des recrutements auprès de chacun des établissements. Car, même si les crédits inscrits au budget ont bien été versés, ils n’ont pas forcément été utilisés à la création des postes prévus. La situation est différente selon les établissements d’enseignement supérieur : aucun gel dans certains, un gel partiel dans d’autres et parfois un gel total. Un débat s’est même ouvert entre ministère et syndicats sur la diminution ou l’augmentation du nombre de postes d’enseignants-chercheurs et de personnels administratifs. Il est vrai que le ministère additionne aux enseignants chercheurs, les effectifs des enseignants de statut second degré (Prag-PRCE) affectés à l’enseignement supérieur. Voir la suite dans Universités & Territoires n° 102.

