Par Paul Santelmann, Responsable de la Prospective à l’AFPA. Le CEREQ (BREF n° 322 septembre 2014) vient de publier un éclairage inquiétant sur le devenir des 369 000 jeunes sortis de l’enseignement supérieur en 2010. Alors que la généralisation du LMD et le développement des licences professionnelles ont eu comme effet d’élever le niveau moyen des étudiants (massification des Master 2 et diminution des sorties au niveau BTS et DUT au profit de poursuites d’études au niveau II) leur insertion a continué de se dégrader. En 2013, trois ans après leur sortie de l’enseignement supérieur et tous niveaux confondus, 13 % des jeunes sont au chômage (+ 4 % par rapport à la génération 2004) et ceux qui sont en emploi ont des salaires inférieurs à ceux de la génération 2004. Quant aux 20 % de non diplômés du supérieur, ils connaissent un taux de chômage proche des 25 %. Seuls les ingénieurs, les docteurs et les diplômés du secteur sanitaire et social connaissent des faibles taux de chômage. Cette situation détériore l’image d’un système éducatif supposé résoudre des questions sociales et économiques qui dépassent sa sphère d’influence. Elle soulève également la question de la déperdition budgétaire qu’entraine une telle orientation. Suite...Cours en ligne, comment s’y retrouver ?
Comment bien choisir son MOOC ? De la même manière qu’il faut bien réfléchir avant de choisir une école, la question mérite d’être posée dans ce domaine, face à une offre qui s’est largement étoffée ces derniers mois. Quelques pistes pour bien choisir entre l’utile et le superflu en compagnie d’Arnaud Lacheret, enseignant-chercheur à l’Idrac Business School. Voir l'article...



