Un an et demi après la mise en place des Emplois d’avenir par le gouvernement, le dispositif a rencontré un véritable succès sur le terrain. Dans le même temps, l'apprentissage n’a jamais autant chuté depuis des années. Faut-il y voir un phénomène de concurrence ?
Une étude nationale intitulée "Regards croisés sur les Emplois d’avenir", a permis au travers d'entretiens de comprendre comment les acteurs concernés considèrent et mettent en œuvre ces Emplois d'avenir. Pour les acteurs interrogés dans le cadre de cette étude (élus, directeurs, conseillers de ML, employeurs, représentants de l’Etat, jeunes), les objectifs visés par les Emplois d’avenir sont très différents de ceux de l'apprentissage.
A noter, la remarque de Michel Abhervé (spécialiste des questions de formation des publics les plus éloignés de l’emploi) : la majorité des contrats conclus dans le cadre des emplois d'avenir le sont avec des collectivités territoriales et des associations à but non lucratif. Le secteur non marchand est donc prédominant en la matière. En 2013, 59 000 jeunes en ont bénéficié à ce titre, contre 12 000 dans le secteur marchand. À l'inverse, l’apprentissage n'a pas la cote dans le public ((2,5 % des contrats d'apprentissage).
Consulter les premiers résultats de l'Institut Schwartz sur "La complémentarité Emplois d'avenir/Apprentissage" et l'analyse de Michel Abhervé sur la question. Voir l'article...