Blog Educpros de Sebastien Poulain, Evelyne Jardin et Fanny Lalleman. Les doctorants et docteurs sont-ils susceptibles de trouver des
emplois dans le secteur privé? Nous savons que oui. Peuvent-ils passer
par des cabinets de recrutement? Nous savons que oui aussi. Il existe d’ailleurs des cabinets de recrutement spécialisés dans le recrutement des docteurs. Mais les
cabinets de recrutement non-spécialisés dans le recrutement des docteurs, qui sont les plus nombreux, participent-ils au recrutement des docteurs? C’est la question qui a été posée à 30 consultants (Il suffit de cliquer sur le nom du consultant pour visionner l’entretien.) par Sebastien Poulain pour la réalisation de cet article qui est publié à l’occasion du 1er mai 2013 et qu’il sera plus agréable de lire
ici.
Améliorer la formation
Commençons par un conseil qui ne s’adresse pas directement aux doctorants et docteurs, mais davantage aux institutions publiques. En effet, certains de nos interlocuteurs ont critiqué le contenu de la formation, du moins certains manques.
Philippe Arsac (
Eurowin Consulting), spécialisé dans les systèmes d’information, est
convaincu par la formation par la recherche. En effet, ingénieur en informatique d’une grande école à l’origine, il a ensuite majoré un Master 2 recherche à l’université Paris VI UPMC et
s’est lancé dans un doctorat de Mathématiques Appliquées à l’Intelligence Artificielle entre 1985 et 1989. Plus précisément, le sujet portait sur les architectures symboliques pour l’Intelligence artificielle et l’intégration du symbolique et du numérique au sein d’architectures parallèles. Simultanément, il devient directeur de recherches précompétitives dans l’industrie et commence à travailler dans le domaine des RH et de l’entreprenariat entre la France et les Etats-Unis et ne peut donc soutenir sa thèse. La thèse est donc, selon lui, une
formation excellente car elle
permet d’apprendre à innover, or Schumpeter avait défini l’entrepreneur comme celui qui apporte de l’innovation. Mais Philippe Arsac constate qu’il y a un
fossé entre la recherche et l’entreprise qui n’existe pas dans les pays anglo-saxons.
L’industrie travaille surtout avec les grandes écoles et est peu habituée à accueillir des chercheurs en son sein. De leur côté les
chercheurs ne sont pas forcément familiers des cultures des entreprises, en particulier sur les aspects économiques.
Voir l'article entier...