30 mars 2013
La GPEC a-t-elle encore un avenir?
Que révèlent vos recherches sur la GPEC?
Nous avons audité 12 entreprises et mené près de 200 entretiens avec des dirigeants, des représentants syndicaux, des managers et des collaborateurs, pour évaluer les effets des accords de GPEC. Premier constat, les démarches portent moins sur la prévision que la prévention. Cela s’explique en grande partie par le manque de visibilité des entreprises à moyen et long terme. La GPEC, élaborée à l’origine sur les bases de la planification stratégique, est davantage présente dans les discours que dans les pratiques. Les entreprises préfèrent accompagner les salariés, en termes d’information et d’orientation (sur de nouveaux métiers, des compétences émergentes, etc.), pour préparer l’avenir des ressources humaines.
Ce constat signe-t-il l’échec de la GPEC?
Si l’on s’en tient aux ambitions affichées, les résultats ne sont effectivement pas à la hauteur. Mais il n’est sans doute pas possible de faire beaucoup mieux avec la GPEC, qui propose un cadre à la GRH. Ce n’est pas une solution miracle, mais un élément qui renforce et encadre des initiatives RH prises par l’entreprise, comme le DIF, la VAE, le bilan de compétences ou les cartographies métiers. A elle seule, la GPEC ne produit pas d’innovations. Suite de l'article...

