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Formation Continue du Supérieur

8 avril 2012

Statistiques - Politique de l’emploi et formation professionnelle

http://www.travail-emploi-sante.gouv.fr/squelettes/images/header-site-travail.jpgCombien de personnes bénéficient chaque mois des aides à l’emploi, à l’insertion, à la formation? Et des mesures d’accompagnement des restructurations? Quelles dépenses ont été engagées dans ces dispositifs, en France et à l’étranger? Qui sont les bénéficiaires et que deviennent-ils après leur passage par un dispositif aidé?
Au sommaire de cette rubrique:

Tableau de bord mensuel des politiques d’emploi et de l’accompagnement des restructurations.

Données Transversales.

Bilan annuel des politiques d’emploi.

Politiques d’emploi et accompagnement des jeunes.

Formation professionnelle.

Evaluation de programmes expérimentaux.

Enquêtes sur les politiques de l’emploi et de formation professionnelle menées par la Dares.

Publications Dares.

http://www.travail-emploi-sante.gouv.fr/squelettes/images/header-site-travail.jpg How many people benefit each month of employment subsidies, integration, training? And measures accompanying restructuring? What expenses were incurred in these devices, in France and abroad? Who benefits and what happens to them after they pass through a device helped? More...

8 avril 2012

L’avenir des sources statistiques sur la formation continue

http://www.travail-emploi-sante.gouv.fr/squelettes/images/header-site-travail.jpgLe conseil scientifique de la fonction Recherche des ministères en charge du travail et de l’emploi a une vocation d’interface entre le monde académique et les ministères. Il permet de renforcer la place de la recherche au sein de ces ministères et de garantir la qualité des travaux de recherche financés, ainsi que leur intérêt pour les ministères et pour la spère sociale en général. Voir les Mission et composition du Conseil scientifique.
Comptes rendus des réunions du conseil scientifique.
Avis des personnalités scientifiques du Conseil scientifique sur l’avenir des sources statistiques sur la formation continue

Compte tenu des informations portées à leur connaissance, notamment lors de la réunion du conseil du 18 novembre 2011, les personnalités scientifiques du conseil scientifique s’inquiètent vivement de l’avenir des sources statistiques sur la formation continue, en particulier de celles qui ont trait à la formation continue des salariés, tant du point de vue des dépenses des entreprises que de l’accès à la formation des différentes catégories de salariés. Si les personnalités scientifiques du conseil peuvent comprendre que l’on cherche à alléger les « charges déclaratives des entreprises », elles s’étonnent que l’on puisse envisager de supprimer la source nationale de référence, que constituent les déclarations annuelles 2483 des employeurs relatives à leurs dépenses en matière de formation professionnelle continue, sans qu’une réelle alternative, de nature statistique ou administrative, ait été mise sur pied, tant techniquement que budgétairement. A ce propos, les membres scientifiques du conseil notent qu’une réflexion a été impulsée par la Dares, la DGEFP et le Céreq, sur les possibilités d’innovation pouvant notamment être envisagées à terme via les DADS pour ce qui est de l’accès à la formation.
Elles soulignent que, sans une telle source, le suivi et l’évaluation des pratiques de formation continue des employeurs, cadrées par les stipulations des accords collectifs nationaux et les dispositions législatives, deviendra impossible, à l’heure où, pourtant, la formation tout au long de la vie est érigée en priorité nationale et européenne. En outre, les membres scientifiques du conseil notent que le principe et l’essentiel du contenu de cette source annuelle sont posés par le Code du travail. Enfin il leur apparaît assez paradoxal que l’on envisage de supprimer une telle source alors que la Dares réalise des efforts importants pour la rendre représentative au niveau régional.
L’inquiétude des membres scientifiques du conseil est d’autant plus vive que l’enquête européenne en la matière, CVTS (Continuing Vocational Training Survey), réalisée environ tous les 4 ans et déjà simplifiée pour alléger la charge des entreprises, est elle aussi menacée à court terme. Sa conception et sa réalisation périodique ont pourtant représenté un investissement tout à fait considérable pour rendre les statistiques en la matière les plus comparables possible au sein de l’Union Européenne, en cohérence d’ailleurs avec le suivi des pratiques nationales tel qu’il est conduit au titre de la méthode ouverte de coordination (MOC), sous l’égide de la Commission Européenne et à la demande des Etats membres. Les membres scientifiques du conseil espèrent vivement que, tant au niveau national qu’européen, de telles sources essentielles du service public statistique, seront préservées.
http://www.travail-emploi-sante.gouv.fr/squelettes/images/header-site-travail.jpg~~V Det videnskabelige råd af søgefunktionen ministeriet for Arbejds-og beskæftigelsesminister har en ringe grænseflade mellem universiteter og ministerier. Det styrker forskningens rolle i disse afdelinger og til at sikre Kvaliteten af finansieret forskning og deres interesse i de afdelinger, og den generelle sociale spère. Se Mission og sammensætning af det videnskabelige råd. Referat af møder i Det Videnskabelige Råds. Indkaldelse af fremtrædende forskere fra Det Videnskabelige Råd om fremtiden for statistiske kilder på efteruddannelse. Mere...
8 avril 2012

La Caisse des Dépôts partenaire de l’Université Dauphine et de sa Fondation

http://www.caissedesdepots.fr/fileadmin/templates/main/site/img/logo-caisses-des-depots.gifLaurent Batsch et Elyès Jouini, présidents de l’Université Paris-Dauphine et de la Fondation Paris-Dauphine ont signé le 22 mars avec Antoine Gosset-Grainville, directeur général de la Caisse des Dépôts, une convention de partenariat global sur 4 ans.
En tant que partenaire global, la Caisse des Dépôts participe directement à la gouvernance de la Fondation Paris-Dauphine. En plus des actions déjà engagées depuis plusieurs années, ce partenariat comprend le renouvellement du soutien de la Caisse des Dépôts à la chaire Géopolitique, son engagement dans la chaire Economie numérique et son soutien aux activités de la Fondation Paris-Dauphine.
Le partenariat inclut la participation de la Caisse des Dépôts à la création, avec l’Université Paris-Dauphine, d’un événement annuel internationalsur les thématiques financières, à destination d’un public d’enseignants-chercheurs et d’étudiants. Cet événement réunira de grands professeurs et experts de la finance internationale, ainsi que des personnalités de la Caisse des Dépôts.
Le groupe Caisse des Dépôts, Dauphine et sa fondation développent depuis plusieurs années des partenariats dans des domaines d’intérêt commun:
- l’économie du changement climatique, à travers la chaire Economie du climat, gérée par la fondation Institut Europlace de Finance et financée par CDC Climat, filiale de la Caisse des Dépôts;
- les enjeux économiques globaux, à travers la chaire Géopolitique gérée par la Fondation Paris-Dauphine, portée par la direction du développement territorial et du réseau de la Caisse des Dépôts;
- l’économie du vieillissement, à travers un partenariat de recherche avec la chaire « Transitions démographiques, transitions économiques » gérée par la Fondation du risque, partenariat coordonné par l’Institut CDC pour la Recherche.
En préalable à la signature de la convention, Antoine Gosset-Grainville était invité par l’Université à répondre, dans le cadre d’une conférence, à la question « Quelles réponses pour la crise? » à travers les grandes lignes de la stratégie à long terme de la Caisse des Dépôts.

http://www.caissedesdepots.fr/fileadmin/templates/main/site/img/logo-caisses-des-depots.gifLaurent Batsch a Elyes Jouina prezidenti univerzity Paris-Dauphine a Paris-Dauphine nadácie podpísali 22. marca s Antoinom Gosset-Grainville, generálny riaditeľ Caisse des depa, globálnu dohodu o partnerstve na 4 roky.
Ako globálny partner, je platenie priamo zúčastňujú na riadení Nadácia Paris-Dauphine.
Okrem akcií, ktoré už prebiehajú na niekoľko rokov, toto partnerstvo zahŕňa obnovenie podpory z vkladu na kazateľnicu geopolitiky, jeho záväzok k digitálnej ekonomiky predsedu a podporí činnosť Nadácie Paris-Dauphine. Viac...

8 avril 2012

Chômage et emploi - quels chiffres

http://www.coe.gouv.fr/IMG/siteon0.png?1221723946Le Figaro et Le Figaro.fr - Tribune de Marie-Claire Carrère-Gée: "Chômage et emploi: quels chiffres?"
A l’approche de chaque élection présidentielle, c’est la même histoire. Deux camps s’affrontent sur les chiffres du chômage, on entend tout et le contraire de tout.
D’abord, quels sont les chiffres pour l’ensemble du quinquennat? Si la polémique est possible, c’est parce qu’il y a deux mesures de cette réalité complexe qu’est le chômage. Si l’on se base sur l’enquête emploi de l’INSEE, le nombre de chômeurs a progressé de 422 000. Le nombre des demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi a pour sa part progressé de 724 100.
Pour apprécier l’évolution réelle du chômage, et a fortiori pour faire des comparaisons internationales, le chiffre de Pôle emploi n’est pas le meilleur. Non parce qu’il serait erroné, mais parce qu’il a subi de plein fouet une augmentation purement statistique du chômage. En effet, au cours du quinquennat, plusieurs catégories de personnes qui étaient au chômage sans être inscrites à Pôle emploi, ont été très fortement incitées à le faire pour rechercher un emploi. C’est le cas des ex-bénéficiaires du RMI, qui perçoivent désormais le RSA. C’est aussi le cas de certains seniors sans emploi qui pouvaient être dispensés de s’inscrire à Pôle emploi tout en continuant de percevoir leurs allocations. Ce n’est plus possible aujourd’hui. Plusieurs centaines de milliers de chômeurs ont ainsi été amenées à s’inscrire. Cette "opération vérité" se paie naturellement au prix fort sur les statistiques de Pôle emploi.
Mais les chiffres de 422 000 et 724 100 n’ont pas été les seuls à être cités. Si le chiffre de 1 million a pu être évoqué, c’est en ajoutant, aux nombre des demandeurs d’emploi, des personnes, elles aussi inscrites à Pôle emploi, mais qui ont un emploi à temps partiel et souvent précaire, et qui sont à la recherche d’un autre emploi.
Prendre en compte l’ensemble des personnes inscrites à Pôle emploi, qu’elles travaillent ou non, donne des informations utiles pour apprécier la situation générale du marché du travail, notamment l’importance du "sous-emploi". Mais ce n’est pas un indicateur du chômage au sens strict. Un million n’est donc pas le bon chiffre pour apprécier l’augmentation du nombre de personnes sans emploi durant le quinquennat.
Si l’on veut se faire une idée précise et objective de la situation, les bonnes questions sont: comment le marché du travail a-t-il réagi à la crise? Avons-nous été plus ou moins mauvais qu’ailleurs ? Quelles sont les perspectives?
En France, le choc de la crise a eu un impact très défavorable sur le marché du travail, mais dans des proportions bien moindres que lors des crises passées: l’écart est de l’ordre de plusieurs centaines de milliers entre le nombre d’emplois effectivement détruits et ce que les économistes anticipaient sur la base des liens passés entre croissance et emploi. Et cela, notamment, grâce aux politiques mises en œuvre par l’Etat et les partenaires sociaux, ainsi qu’au comportement des entreprises qui ont plutôt voulu conserver l’emploi, au prix d’une baisse de la productivité.
Comment nous situons-nous par rapport à nos partenaires? Dans les pays de l’OCDE, entre le 1er trimestre 2008 et le 4ème trimestre 2011, le chômage a augmenté en moyenne de 45%. Ce chiffre prend en compte la situation de l’Allemagne, un cas à part, où le chômage a reculé de 30%.
En réalité, les progressions du chômage ont été très différentes dans les pays industrialisés. Mis à part le cas de l’Allemagne, on peut distinguer plusieurs groupes de pays. Au Japon, le taux de chômage a progressé de 16%. Ensuite, vient un groupe de pays avec des progressions allant de 20 à 30% (la France, mais aussi l’Australie, le Canada, la Finlande et la Suède). Puis, nous avons un autre groupe avec des progressions comprises entre 30 et 60% (Italie, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni). Les Etats-Unis viennent ensuite, avec 74%. Enfin, des progressions massives, de plus de 130%, ont été constatées au Danemark, en Grèce, en Irlande et en Espagne.
Tous les indicateurs le montrent: la vraie difficulté, ce n’est pas la façon dont le marché du travail français s’est comporté pendant le quinquennat: la dégradation du chômage pendant la crise, même si elle est très importante, a été vraiment contenue, que ce soit par rapport à l’ampleur du choc de croissance ou par rapport aux évolutions dans bien d’autres pays.
La vraie difficulté, c’est que les perspectives de véritable reprise économique sont loin d’être immédiates, c’est que le chômage ne baisse pas chez nous. C’est aussi le niveau très élevé du chômage de longue durée et une certaine dualisation du marché du travail, avec des personnes enfermées dans des parcours alternant chômage et emploi précaire. C’est enfin que les jeunes et les seniors continuent à rencontrer des difficultés considérables pour trouver ou retrouver un emploi. C’est sur ces terrains qu’il faut agir.
http://www.coe.gouv.fr/IMG/siteon0.png?1221723946 Le Figaro and Le Figaro.fr - Tribune Marie-Claire Carrere-Gee: "Unemployment and jobs: what numbers?"
With the approach of each presidential election, it's the same story.
Two camps clash over unemployment figures means everything and the opposite of everything.
First, what are the figures for the entire five year period?
If the controversy is possible is because there are two measures of this complex reality of unemployment. If one is based on the INSEE employment survey, the number of unemployed increased by 422,000. The number of unemployed registered at employment center for its part, rose 724,100. More...
8 avril 2012

Les métiers en 2020

http://www.strategie.gouv.fr/sites/all/themes/cas/logo.pngLes exercices de prospective des métiers et des qualifications, menés conjointement par le Centre d’analyse stratégique (CAS) et la Dares depuis la fin des années 90, permettent d’examiner les perspectives d’évolution à moyen terme de l’emploi par métiers. Entre 2010 et 2020, le nombre de postes à pourvoir devrait se maintenir à un niveau élevé, en raison principalement des départs en fin de carrière.
Les métiers en 2020: progression et féminisation des emplois les plus qualifiés; dynamisme des métiers d’aide et de soins aux personnes

Ce quatrième exercice présente des projections de postes à pourvoir par métiers à l’horizon 2020, en fonction des départs en fin de carrière attendus dans les dix ans mais aussi du nombre possible de créations d’emploi à cet horizon. Fondées sur un jeu d’hypothèses macroéconomiques relativement prudentes, ces projections laissent entrevoir les tendances suivantes.
Le nombre de postes à pourvoir restera élevé du fait de nombreux départs en fin de carrière entre 2010 et 2020

Entre 2010 et 2020, le nombre de postes à pourvoir devrait se maintenir à un niveau élevé, en raison principalement des départs en fin de carrière. D’ici 2020, le nombre de départs en fin de carrière devrait rester conséquent, proche de 600 000 par an, même si l’âge moyen de cessation d’activité devrait continuer à augmenter. Ces départs libèreront des postes qui, selon les métiers, pourront ne pas être tous remplacés.
Les créations d’emploi et les départs en fin de carrière se conjugueront différemment selon les métiers

Les perspectives de créations d’emploi devraient principalement profiter aux cadres, aux professions intermédiaires, aux métiers de soins et d’aide aux personnes fragiles et aux professions du bâtiment. Infirmiers, aides-soignants et aides à domicile figureraient parmi les métiers bénéficiant des plus importants volumes de créations d’emploi à l’horizon 2020. A contrario plusieurs professions à vocation administrative verraient leurs effectifs se réduire. Dans certains métiers d’ouvriers de l’industrie, l’emploi continuerait à se replier, mais à un rythme moindre que par le passé. Bon nombre de ces métiers enregistreraient parallèlement d’importants départs en fin de carrière.
La tertiarisation des emplois et la polarisation des qualifications se poursuivraient…

La tertiarisation des emplois se poursuivrait, avec une progression des métiers de services, notamment de la santé et des services aux personnes. La progression des professions les plus qualifiées s’accompagnerait du maintien d’une part non négligeable d’emplois peu qualifiés: la part des métiers occupés par des cadres ou des professions intermédiaires pourrait ainsi passer de 39,0% de l’emploi total en 2010 à 40,6% en 2020, tandis que les métiers peu qualifiés d’employés ou d’ouvriers se maintiendraient à un niveau proche de 18%.
… et la part des femmes dans l’emploi continuerait de s’accroître

Les femmes devraient continuer à investir les métiers de cadres. Elles pourraient former 48,8% des personnes en emploi en 2020, contre 47,5% en 2010. Ces premiers résultats feront l’objet d’un rapport plus détaillé du CAS et de la Dares au cours de l’année 2012.
Contacts
Dares:
Marie Ruault, Chef du bureau diffusion statistique et communication, marie.ruault@travail.gouv.fr, Tél: 01 44 38 34 54.
Centre d’analyse stratégique:
Jean-Michel Roullé, Responsable de la communication, jean-michel.roulle@strategie.gouv.fr, Tél: 01 42 75 61 37 / 06 46 55 38 38
Les ressources
Le document

    Les Métiers en 2020: progression et féminisation des emplois les plus qualifiés ; dynamisme des métiers d’aide et de soins aux personnes.
    Communiqué de presse.
Pour aller plus loin
    Les métiers en 2009: seuls quelques métiers résistent à la dégradation du marché du travail.
    Les Métiers en 2015.
    Site de la DARES.
Voir aussi Les métiers exercés par les seniors, De l’observation à la prospective des métiers et des qualifications, Les besoins en compétences dans les métiers de la recherche à l'horizon 2020.
http://www.strategie.gouv.fr/sites/all/themes/cas/logo.png~~V Fremsynsaktiviteterne erhverv og færdigheder, der gennemføres i fællesskab af Center for strategisk analyse (CAS) og Dares fra slutningen af 90'erne, undersøge udsigterne for på mellemlang sigt beskæftigelse efter sektor. Mellem 2010 og 2020, er antallet af ledige stillinger forventes at forblive høj, primært på grund af sen-karriere starter.
Brancher i 2020: vækst og feminisering af de mest kvalificerede job og dynamikken i erhvervslivet om hjælp og pleje til mennesker
. Mere...
8 avril 2012

Observatoires Prospectifs des Métiers et des Qualifications

http://www.fpspp.org/portail/images/edito/cereq1.pngA la demande des partenaires sociaux, le CEREQ a réalisé l'annuaire et l'état des lieux des Observatoires Prospectifs des Métiers et des Qualifications (OPMQ).
Annuaire des Observatoires Prospectifs des Métiers et des Qualifications (OPMQ)

L’Accord national interprofessionnel (ANI) du 5 octobre 2009 sur le développement de la formation tout au long de la vie professionnelle, la professionnalisation et la sécurisation des parcours professionnels, signé à l’unanimité par les partenaires sociaux considère « qu’il est nécessaire de développer les travaux conduits par les observatoires prospectifs des métiers et des qualifications et d’en renforcer la lisibilité et la diffusion. Les signataires de l’accord souhaitent qu’une coordination des travaux et des méthodes soit réalisée entre les observatoires prospectifs des métiers et des qualifications afin d’optimiser les financements qui leur sont consacrés et la qualité des travaux ».
Le Comité observatoires et certifications du Comité national pour la formation professionnelle (CPNFP) a confié au Céreq la première étape de recensement des observatoires prospectifs des métiers et des qualifications, avec trois axes:
• la mise en visibilité des travaux conduits par les observatoires,
• la logique d’usage des travaux conduits au regard des destinataires,
• la mise en perspective des travaux conduits.
Cette enquête a été financée par le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels.
http://www.fpspp.org/portail/images/edito/cereq2.pngEtat des lieux des Observatoires Prospectifs des Métiers et des Qualifications (OPMQ). Rapport d’exploitation de l’enquête 2010 réalisé par Alexandra d’Agostino, Anne Delanoë, Julien Machado
Synthèse générale

Cet état des lieux permet de tirer plusieurs enseignements.
Le premier a trait à la vitalité de la négociation collective: alors que seuls 11% des observatoires préexistaient à l’accord interprofessionnel de 2003, les trois quarts des 126 OPMQ recensés ont été créés par accord de branche entre 2004 et 2006, ce qui témoigne tout à la fois de la dynamique créée par l’accord interprofessionnel de 2003 et de la réactivité de la négociation collective de branche.
Autre enseignement, qui témoigne cette fois de l’éclatement du paysage des branches professionnelles en France: le paysage des OPMQ est très fragmenté. En effet, si certains observatoires couvrent plusieurs branches professionnelles (jusqu’à 17 branches pour l’un d’entre eux), dans huit cas sur dix leur périmètre est « monobranche » et, surtout, dans un cas sur deux, cette branche professionnelle couvre un champ relativement restreint (moins de 2 000 entreprises et moins de 42 000 emplois). Ce constat massif ne doit pas être relégué au second plan par un autre constat, celui de la très grande dispersion des situations entre observatoires, dont les périmètres peuvent varier, selon les dires des responsables, d’une dizaine d’entreprises à près de 450 000 selon les branches et de moins de mille emplois à un million et demi.
L’étendue du périmètre conventionnel joue bien évidemment sur les moyens dont disposent les observatoires. Si la moitié d’entre eux dispose d’un budget annuel inférieur à 50 000 euros, la dispersion des moyens est forte puisque les cas de figure rencontrés vont de l’absence de budget dédié à un budget de 2 millions d’euros alloué à un OPMQ en 2010.
Les observatoires se définissent plus volontiers comme une mission organisée autour de projets que comme une entité structurée autour d’une équipe. En effet, dans un cas sur deux, l’observatoire n’occupe qu’une seule personne, et encore pas à temps plein (la moitié des observatoires fonctionnent avec un demi-ETP au plus). Par ailleurs, sauf exception (9%), les OPMQ n’ont pas d’identité juridique propre: dans la très grande majorité des cas, ils se présentent comme des « instances dont le pilotage est paritaire » intégrées au sein d’un OPCA ou d’une organisation patronale.
Trois types de fonctionnement se dégagent en fonction de l’ancienneté des observatoires:
- les observatoires mis en place avant l’accord de 2003 ont un statut juridique propre, bénéficient d’une équipe dédiée et disposent d’un budget d’au moins 250 000 euro;
- les observatoires mis en place au lendemain de l’accord de 2003 occupent une à deux personnes (pour un ETP) et leur budget est au moins égal à 90 000 euros;
- les observatoires mis en place depuis 2008 ont des moyens humains et financiers limités (1/10 d’ETP, moins de 35 000 euros). En pratique, ce cas de figure correspond à deux modes de fonctionnement: un groupe de travail au sein d’une instance paritaire de branche, l’appui d’un chargé de mission du service études d’un OPCA mandaté par plusieurs observatoires. Hétérogènes dans leur fonctionnement, les OPMQ font preuve d’une grande homogénéité quant à leurs types de production:
- l’activité d’études constitue le dénominateur commun des observatoires puisque deux sur trois en réalisent (63%) quel que soit le type de fonctionnement dont ils relèvent;
- viennent ensuite les bases de données statistiques (59%) et les cartographies/répertoires des métiers (56%).
À l’intérieur ce chacun de ces registres, en revanche, la diversité des approches et des méthodes constitue la règle en raison de la pluralité des usages attendus des travaux. Quant aux études, la palette des thématiques est très ouverte avec, par ordre de citation: les rapports de branche, les études métiers, la GPEC, la formation, les besoins en recrutement, la prospective, la gestion des âges, les certifications, l’égalité professionnelle, etc.
Les enquêtes auprès des entreprises de la branche constituent la première source de données des observatoires (43% des citations), ce qui leur confère une fonction de producteurs de données originales et « sur mesure ».
Les travaux ont une dimension opérationnelle fortement marquée. Au-delà d’une meilleure connaissance des emplois et des métiers de la branche, ils ont vocation à remplir plusieurs objectifs. Dans les trois quarts des cas, ils donnent lieu à la formulation de préconisations et dans la moitié des cas à l’élaboration de plans d’actions et d’outils. Ces outils sont essentiellement à destination des entreprises et des salariés de la branche. Ils couvrent différents domaines de la GRH: recrutement, formation, accompagnement des mobilités internes ou externes, entretien professionnel, aide à la GPEC. Nombre d’actions visent spécifiquement le public des jeunes (information sur la branche et ses métiers, les formations initiales, l’alternance, apprentissage et professionnalisation).
Enfin, un observatoire sur deux déclare avoir réalisé ou engagé des travaux prospectifs. Contrairement aux autres types de travaux (études, bases de données statistiques, approches métiers), la probabilité de réaliser des travaux prospectifs est d’autant plus élevée que les observatoires réunissent les critères suivants:
- l’expertise (une ancienneté de cinq ans et plus et la réalisation de plusieurs études),
- des moyens humains (≥ un ETP) et financiers (≥ 250 000 euros de budget),
- l’existence de bases de données (statistiques et métiers).
Les travaux prospectifs sont principalement de deux natures:
- les études métiers, dont bon nombre comporte une partie prospective sur le devenir des métiers et l’anticipation des besoins en compétences;
- les études prospectives proprement dites, qui portent sur la prospective du secteur, pour identifier les facteurs d’impact sur l’activité et les métiers à moyen terme, avec ou sans scénarios socioéconomiques, avec ou sans projections d’emplois, de départs en fin de carrière et de besoins en recrutements.
Les OPMQ sont dans une position atypique, pris en tension entre un mode de gouvernance conditionné par le paritarisme et un objectif de production de connaissances et d’analyses utiles pour la branche. La « production de diagnostics partagés » suscite des difficultés, exprimées par 83% des responsables d’observatoires. Ces difficultés concernent la réalisation des études (accès aux données d’entreprises, par exemple) ou encore le fonctionnement de l’observatoire (financement, pilotage, suivi des travaux). Il apparait donc logique que les responsables d’observatoires expriment des attentes de nature indissociablement institutionnelle et opérationnelle. L’enquête ayant été réalisée à la veille de la réforme des OPCA, ces derniers ont exprimés à l’unisson le souhait d’une clarification du devenir de leur structure. Les autres attentes prioritaires portent sur la visibilité des travaux des observatoires et la reconnaissance de leur utilité, tant pour les entreprises et les salariés de la branche que pour les partenaires sociaux, les structures nationales publiques (dont le SPE), et même le grand public, ce qui suppose un effort de communication, au niveau sectoriel mais également interprofessionnel. L’enquête a enfin mis en évidence une forte demande de synergie entre observatoires qui répond tant au sentiment récurrent d’un certain isolement qu’à la nécessité de mutualiser les résultats, les outils et les méthodes.
Voir aussi 126 Observatoires Prospectifs des Métiers et des Qualifications ont été recensés.

http://www.fpspp.org/portail/images/edito/cereq1.png ~ ~ V Na žiadosť sociálnych partnerov, CEREQ dokončil knihu a zásob-Hľadáte pozorovateľne profesiách a zručnostiach v OPMQ).
Directory Hľadáte Hvezdárne obchody a zručností: OPMQ)

Národná medziodborová dohoda (ANI) z 5. októbra 2009 o rozvoji vzdelávania počas celého pracovného života, profesionalizácia a kariéra zabezpečenia, podpísaná jednomyseľne sociálnych partnerov, že "je nevyhnutné vytvoriť práce vykonávané observatóriom hľadajú remeslách a zručnostiach a zvýšiť čitateľnosť a šírenie.
Signatári dohody priať, aby koordinácia práce a metód je dosiahnutá medzi observatóriom hľadajú obchody a zručností pre optimalizáciu pridelené prostriedky a kvalita práce. Viac...

8 avril 2012

FPSPP - Dispositions légales réglementaires et contractuelles

http://www.fpspp.org/portail/LOGO%20FPSPP%20moyen.jpgCréé par l’Accord National Interprofessionnel du 7 janvier 2009 sur le développement de la formation tout au long de la vie professionnelle, la professionnalisation et la sécurisation des parcours professionnels et par la loi n°2009-1437 du 24 novembre 2009 relative à l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie, succédant au Fonds Unique de Péréquation (FUP), le Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels (FPSPP) est une association constituée entre les organisations syndicales d’employeurs et de salariés représentatives au niveau national et interprofessionnel.
Dispositions légales réglementaires et contractuelles

- loi n°2009-1437 du 24 novembre 2009 relative à l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie.
Dispositions réglementaires et contractuelles concernant le FP
SPP
- décret n°2010-155 du 19 février 2010 relatif au fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels.
- arrêté du 12 mars 2010 portant agrément de l’association gestionnaire du fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels.
- convention-cadre du 15 mars 2010 entre le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels et l’Etat 2010-2012.
Dispositions réglementaires d’application de la loi n°2009-1437 du 24 novembre 2009

- décret n°2009-1498 du 7 décembre 2009 pris pour application de l’article L.6332-19 du code du travail.
- décret n°2010-60 du 18 janvier 2010 pris pour application de l’article L.6325-1-1 du code du travail.
- décret n°2010-61 du 18 janvier 2010 pris pour application de l’article L.6332-22 du code du travail.
- décret n°2010-62 du 18 janvier 2010 pris pour application de l’article L.6324-5 du code du travail.
- décret n°2010-63 du 18 janvier 2010 pris pour application de l’article L.6351-4 du code du travail.
- décret n°2010-64 du 18 janvier 2010 pris pour application de l’article L.6323-21 du code du travail.
- décret n°2010-65 du 18 janvier 2010 pris pour application de l’article L.6323-64 du code du travail.
- décret n°2010-155 du 19 février 2010 relatif au fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels.
- décret n°2010-289 du 17 mars 2010 pris pour application de l’article L.3142-3-1 du code du travail.
- décret n°2010-290 du 17 mars 2010 pris pour application de l’article 44 de la loi n°2009-1437.
- décret n°2010-530 du 20 mai 2010 pris pour application des articles L.6353-2 et L.6362-7-3 du code du travail
- décret n°2010-661 du 15 juin 2010 pris pour application de l’article 33 de la loi n°2009-1437.    
- décret no 2010-1571 du 15 décembre 2010 pris en application du 3°de l’article L. 6332-19 du code du travail (recouvrement des excédents).
Dispositions relatives aux ressources du Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels

- article L.6332-19 du code du travail.
- décret n°2009-1498 du 7 décembre 2009 pris pour application de l’article L.6332-19 du code du travail.
- décret n°2010-155 du 19 février 2010 relatif au FPSPP.
- Arrêté du 22 novembre 2011 fixant le pourcentage de reversement au fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels en application des 1° et 2° de l’article L. 6332-19 du code du travail.
- Arrêté du 08 mars 2010 fixant la part de reversement au FPSPP dans les professions agricoles.

%% http://www.fpspp.org/portail/LOGO 20FPSPP 20moyen.jpgCreated by the National Interprofessional Agreement of 7 January 2009 on the development of training throughout working life, professionalisation and career security and law No. 2009-1437 of 24 November 2009 on the guidance and training throughout life, succeeding Single Equalization Fund (FUP), the Joint Fund of career security (FPSPP) is an association between unions and employers' representative employee in national and inter. More...
8 avril 2012

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8 avril 2012

Le rapport Larcher

http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/files/abherve.jpgSur le blog de Michel Abhervé pour Alternatives économiques.Le rapport Larcher: une critique de l’action du quinquennat, une affirmation libérale et le refus du référendum sur la formation des demandeurs d’emploi.
Nous avions vraiment tort de nous impatienter (voir Alors, il vient ce rapport Larcher sur la nième réforme de la formation professionnelle). Le rapport Larcher est paru, et le site officiel de l’Elysée en fait un court résumé.
Et pour l’analyser, nous nous me référerons en particulier aux “Six questions à Gérard Larcher en charge d’une réforme radicale de la formation professionnelle que  nous avions posées dans ce blog dès le 21 janvier, nous réservant de traiter, selon l’actualité d’autres aspects ultérieurement.
Ce rapport évite le plus gros piège, celui de la simplification outrancière, réduisant le rapport au simple rôle d’argumentaire électoral que la commande du Président de la République et le calendrier  pouvaient laisser craindre
En effet le rapport acte que “la formation professionnelle représente un investissement global (plus qu’une dépense) en constante progression. Il était de 31,3 Mds € en 2009, soit 1,6 % du Produit intérieur brut (PIB). Cette somme regroupe cependant des dépenses de nature très différente (dépenses de l’Etat et des fonctions publiques, les collectivités territoriales, en premier lieu les régions, les entreprises et les ménages)3, qui visent des objectifs distincts et ne peuvent être confondus.
Nous évitons, heureusement, dans ce rapport la globalisation stupide effectuée par François Fillon, parlant d’ “un projet de loi qui permet de transférer ces 30 milliards à la formation de ces demandeurs d’emplois”, incluant même dans ce chiffre l’argent que l’Etat consacre à la formation de ses fonctionnaires (voir Le référendum, c’est pour prendre l’argent affecté à la formation des salariés et le consacrer à celle des chômeurs).
Nous évitons aussi le court-circuit des partenaires sociaux envisagé par le Président de la République, par son appel au référendum (voir Un référendum sur les chômeurs, une façon de les désigner à la vindicte publique). En effet le rapport, répond clairement et positivement  à notre première question “Merci de nous préciser si vous situez votre mission dans le cadre de ce quatrième alinéa, ou dans le cadre de la concertation cadrée par la loi ?”, et  est sur ce point très clair la loi de 2007 devra naturellement s’appliquer pour donner toutes ses chances au dialogue social”. Rappelons que  la loi du 31 janvier 2007 de modernisation du dialogue social prévoit que tout projet de loi prévoyant des réformes dans le domaine des relations du travail, de l’emploi ou de la formation professionnelle doit d’abord comporter une phase de concertation avec les partenaires sociaux dans le but de permettre l’ouverture d’une négociation, et que le texte ne prévoit d’exception qu’en cas d’ «urgence avérée ».
Le rapport s’oppose formellement à la tentation d’”un passage en force”, en écrivant “Les grands principes de la formation professionnelle doivent faire l’objet, non d’un consensus a minima, mais d’une adhésion engagée de tous les partenaires à cette grande mission d’intérêt général en dépassant les cloisonnements inhérents à la multiplicité des systèmes et des statuts des personnes en formation“.
Ce rapport formule un certain nombre de propositions. Un certain nombre sont consensuelles car fondées sur le respect de chacun des partenaires et de leurs rôles respectifs. Nous ne nous y attarderons pas, car comme souvent, ce sera dans les modalités de mise en oeuvre que se vérifiera la volonté d’une mise en oeuvre consensuelle, ou que se manifestera, à nouveau, une tendance à l’étatisation rampante qui s’est manifestée tout au long de ce quinquennat et qui largement contribué à ce que les objectifs de rationalisation de l’organisation et d’amélioration de l’efficacité ne soient pas atteints. Actons en tous cas que le rapport propose de ne pas retenir l’hypothèse de confier à Pôle emploi l’ensemble de la responsabilité de la formation des demandeurs d’emploi, mais propose d’améliorer la coordination des différents acteurs. En ce sens il est répondu clairement et négativement à notre cinquième question : “pensez vous que la recentralisation de la formation professionnelle est une direction à privilégier ?”
Certaines des propositions sont, on ne peut plus explicitement, la mise en cause de décisions prises durant le quinquennat qui s’achève. Par exemple
Proposition n°5 : Poursuivre la mise en oeuvre du SPO en confiant au Préfet de région et au Président du Conseil Régional la délivrance du label.

Comme nous l’avions relevé (voir Orientation pour tous: confusion autour du “lieu unique” et retour du centralisme et Les POM en panne ou en force?, l’Etat a voulu labelliser, seul, les sites d’orientation et refusé la co-labellisation avec les Régions. Le rapport Larcher propose de revenir sur cette décision, qui est loin d’avoir prouvé sa pertinence, et n’a pas permis d’accélérer la procédure de labellisation.
Proposition n°18 : Création d’un Comité National de l’Emploi et de la Formation Professionnelle fédérant les différents comités et conseils actuels de consultation, d’observation et de prévision. Dans les régions, supprimer le CRE. Conférer ses attributions au CCREFP. Intégrer au CCREFP le directeur régional de Pôle emploi et le délégué régional de l’AGEFIPH.
Cette constitution d’un organisme unique en charge de la coordination des politiques de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, un au niveau national, un dans chaque Région avait été refusé par l’Etat, par la voix de Christine Lagarde lors de la création de Pôle Emploi et des Comités spécialisés avaient donc  été crées autour de la compétence Emploi, institués essentiellement parce que l’Etat ne voulait pas en partager la présidence avec le Conseil Régional. Le rapport Larcher acte que cette organisation a apporté plus de confusion que d’efficacité, ce que résume la phrase suivante “Tous ces comités compliquent le circuit des responsabilités.”
A partir de ces deux exemples, la réponse à notre troisième question “comment votre mission s’articule avec les responsabilités gouvernementales actuelles ?” est donnée : ce rapport ne s’articule nullement avec les responsabilités ministérielles actuelles. Il est même pour une large part un désaveu de la politique actuelle des Ministres en fonction, Xavier Bertrand et Nadine Morano, et encore plus de celle de leurs prédécesseurs, Christine Lagarde et Laurent Wauquiez, dont l’insuffisance transparait à de nombreuses reprises, et qui a d’ailleurs été relevée par nombre d’observateurs (voir Loi sur la Formation professionnelle: tout ça pour ça !).
Il est quelques points qui méritent réflexion, en particulier, celui qui concerne la proposition de fin de l’obligation légale de financement  de la formation professionnelle par les employeurs.
Proposition n° 1 : Supprimer la contribution légale et les contributions conventionnelles sur le « plan de formation » pour les entreprises de 10 salariés et plus. A l’issue d’une période de trois ans, un bilan de cette réforme devra être dressé. Maintenir la contribution au FPSPP.

Le MEDEF avait proposé la fin de l’obligation légale, dans le but de supprimer le caractère fiscal de la contribution, fondant la possibilité de contrôle de l’Etat et son remplacement par une obligation conventionnelle. Les propositions du rapport Larcher se situant dans une optique totalement libérale, plus libérale que les propositions du MEDEF lui-même, puisque supprimant l’obligation légale, et l’obligation conventionnelle, elle affirme reposer sur “une responsabilisation des entreprises et des salariés pour définir dans l’entreprise une stratégie de formation fondée sur une logique économique et sociale et pas seulement sur une formalité fiscale à accomplir “
Si l’idée peut être reçue, elle supposerait pour avoir du sens qu’existe une réelle capacité de dialogue égalitaire entre les employeurs et les salariés, dans toutes les entreprises de plus de 10 salariés et une compétence de chacune des parties pour dialoguer de façon pertinente sur ces sujets. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’on en est loin, et qu’en conséquence, si cette mesure était adoptée, elle induirait un recul dans nombre d’entreprises à qui l’obligation légale et le rôle des OPCA donnent des cadres de référence pour construire et conduire leur investissement. D’ailleurs les mesures 2 et 3 sont assez nettement décalées avec la mesure 1.
Proposition n°2 : Abaisser à 250 salariés le seuil à partir duquel une négociation d’entreprise est obligatoire sur la GPEC.

Proposition n°3 : Etendre cette négociation au plan de formation de l’entreprise.

Si la proposition 2 abaisse légèrement le seuil de la négociation de la GPEC de 300 à 250 salariés, la proposition 3 aboutit, de fait, à élever considérablement le seuil de la négociation obligatoire du plan de formation de 50 salariés aujourd’hui à 250 salariés. Autant dire que ces trois propositions ouvrent pour l’ensemble des entreprises de 10 à 250 salariés un champ où la formation sera pour l’essentiel au bon vouloir du patron, sans encadrement, ni obligation de dialogue social formalisé.
Une telle mesure induirait également une baisse très importante des moyens des OPCA, dont le rôle est réduit à la collecte des contributions demeurant obligatoires, la professionnalisation probablement (d’ailleurs curieusement absente de ce rapport qui l’ignore à peu près complètement), de la contribution au Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels, maintenue sans que l’on sache sur quelle assiette elle serait perçue, et de la fort coûteuse collecte pour les entreprises de moins de 10 salariés.
Les OPCA se trouveraient ainsi placés dans l’impossibilité économique de faire face au rôle d’information et de conseil des entreprises et des salariés qui a été fortement conforté par la loi de 2009, laquelle se verrait ainsi privée d’une partie importante de son contenu avant même d’avoir pu montrer si elle produisait des effets bénéfiques. Et se perdrait ainsi, inéluctablement et  très rapidement, la compétence dont les OPCA sont les détenteurs, liée aux spécificités des différentes branches professionnelles. Difficile d’avouer plus clairement avec cette proposition la certitude que la réforme conduite par Laurent Wauquiez, et dont celui-ci se glorifiait, allait dans le mauvais sens.
Il semble, au fond avec ces trois mesures,  que nous sommes plus dans l’affichage d’une volonté libérale, s’opposant à l’équilibre maintenu entre impulsion publique et rôle des partenaires sociaux que dans un mode d’emploi opérationnel. En tous cas , une réponse clairement négative est ainsi donnée à notre  quatrième question: prendrez vous en compte le travail du CESE, effectué en réponse à une saisine du Premier Ministre? Incontestablement, ce rapport ne prend pas en compte l’avis unanime du Conseil Economique Social et Environnemental et propose de revenir sur une orientation forte, le renforcement des OPCA, dont le regroupement était le préalable, laquelle entre en application le 1er janvier 2012, avant même qu’elle ait pu faire preuve de son efficacité ou démontrer ses limites.
Difficile de désavouer plus clairement l’inspirateur de cette réforme en tant que conseiller social du Président de la République, Raymond Soubie, devenu entre temps membre du CESE, et ayant à ce titre approuvé un rapport dont Gérard Larcher adopte sur un point stratégique la position exactement opposée, donnant ainsi une réponse clairement négative a notre  sixième et dernière question : “partagez vous les grandes lignes de cet avis ou pensez vous qu’il est urgent de réformer radicalement un système qui vient d’être réformé sous l’égide du même Président de la République et du même Premier Ministre?”
Sur la question d’actualité de la formation des demandeurs d’emploi, le rapport ne tombe pas dans le piège de la formation solution universelle et  propose un objectif raisonnable, doubler l’entrée en formation des demandeurs d’emploi en deux ans et une démarche, le contrat.
Proposition n°15 : Mettre en place un « Contrat Formation Emploi » (CFE) liant le demandeur d’emploi et Pôle emploi pour la mise en oeuvre d’une formation correspondant à des emplois disponibles ou des potentialités d’emplois. A l’issue de la formation, le demandeur d’emploi sera tenu dans les conditions fixées par la loi relative à l’offre raisonnable d’emploi d’accepter de candidater aux emplois disponibles. A défaut d’emploi disponible, ou si sa candidature n’est pas retenue, ses droits à indemnisation seront « rechargés ».

Notons que le rapport mentionne que “La rédaction de l’article L 5411-6-3 du code du travail devra être revue pour intégrer une référence aux emplois correspondant à la formation reçue afin de définir l’offre raisonnable d’emploi “, ce qui précise bien la portée extrêmement limitée de la modification législative envisagée, un ajustement de la notion d’Offre Raisonnable d’Emploi, et l’inanité d’avoir pour cela recours au référendum, point de vue que nous avions défendu (voir Finalement c’est juste pour tendre la main aux chômeurs et leur donner le droit à une formation). Et saluons la proposition d’améliorer la situation actuelle des demandeurs d’emploi  en “rechargeant” les droits, afin que “Personne ne doit être pénalisé si une formation dûment suivie ne débouche pas sur un emploi faute d’emploi effectivement disponible“.
Il faut noter dans ce rapport des absences : celle de la professionnalisation que nous avons déjà relevée, celles des observatoires prospectifs des emplois et qualifications… et  la totale absence dans le texte des Maisons de l’emploi, pourtant assez fortement consultées, puisque l’Alliance Villes Emploi avait été reçue, avec dans sa délégation Jacques Crosnier, Président de la Maison de l’Emploi Centre-Sud Yvelines, et Maire-adjoint en charge de l’emploi et de l’insertion par l’emploi dans la bonne ville de Rambouillet, dont le Maire n’est autre qu’un certain Gérard Larcher. Et sont aussi cités comme ayant été auditionnés deux directeurs de Maisons de l’emploi, l’inévitable rambolitain, Charles-Albert Willaert, et un seinomarin, Dimtri Egloff, par ailleurs élu majoritaire dans une municipalité UMP, Sainte Adresse (nous verrons dans le paragraphe suivant combien la liste des personnes auditionnées est loin d’être équilibrée au plan politique).
En effet, même si le calendrier était contraint, il est possible de remarquer que le choix des personnes consultées ne s’avère pas du tout équilibré, le pluralisme ayant été assez nettement restreint : six parlementaires sont nommés, ils sont tous UMP ou apparentés, et il est particulièrement  étonnant que sur les trois sénateurs mentionnés, aucun ne soit issu de la majorité sénatoriale, comme si Gérard Larcher peinait encore, six mois après sa défaite à accepter cette réalité démocratique. Surtout que n’est pas mentionné parmi les personnes auditionnées, le Président de la mission sénatoriale sur Pôle emploi, Claude Jeannerot (mais il est socialiste). En plus figurent dans la liste un ancien député, lui aussi UMP et adjoint de Gérard Larcher à Rambouillet, Jean-Dominique Poisson, et un conseiller municipal minoritaire, Jacques Périer, dans l’opposition à une mairie de gauche, Villepinte, dont on ne sait ce qui justifiait son audition (à moins que ce ne soit en hommage au meeting du candidat Sarkozy tenu dans cette ville). De plus, en dehors de la consultation de l’ARF, une seul élue de Conseil Régional est nommée, Martine Calderoli-Lotz, venant d’Alsace, la seule région de métropole à avoir un président UMP.
Pour les partenaires sociaux, la consultation s’est étendue pour les syndicats au delà des cinq “irréfragables” puisque l’UNSA et la FSU ont été reçus, mais du côté employeurs, on en est resté à la configuration classique, excluant, une nouvelle fois, les employeurs de l’Economie Sociale.
Enfin notons qu’aucun responsable élu ou professionnel de Mission locale ne figure parmi les 179 personnalités reçues, pas plus sue de responsables de l’APEC ou de l’AGEFIPH, et que le seul responsable d’OPCA auditionné est un responsable en partance pour d’autres responsabilités!
Nul doute que cette liste d’auditions ne traduit ni l’exhaustivité des parties prenantes d’une réforme de la formation, dont l’adhésion est pourtant considérée comme indispensable, ni l’objectivité de l’approche. Toutefois quand on voit l’exemple des Maisons de l’emploi, évoqué plus haut, on peut s’interroger sur l’utilité réelle de ces auditions, qui semblent avoir assez peu pesé dans les propositions du rapport, qui semblent dans leur ensemble plus issues de ce que les services de l’Etat avaient disponible dans leurs tiroirs, avec des propositions ni toutes abouties, ni forcément parfaitement cohérentes entre elles,  que d’une réelle élaboration collective d’une forte stratégie de réforme
Une seule de nos questions demeure sans réponse, la deuxième : “ce rapport a t-t-il le caractère du rapport d’orientation prévu par la loi avant l’engagement d’une réforme de la formation professionnelle?”.
Mais, sur ce point, à la réflexion, la réponse n’appartenait pas au rapporteur, mais au Gouvernement. Comme il est peu probable que ce soit dans les quelques semaines où François Fillon reste à Matignon qu’il prenne une telle décision, il appartiendra donc au prochain premier ministre de savoir ce qu’il fait de ce rapport.
En attendant, il n’est pas certain que ce rapport soit, sur le fond, d’une quelconque utilité car il est tout à la fois trop complexe et parfois trop nuancé pour fonder ce qui était probablement le premier objectif réel du Président Sarkozy quand il l’a décidé, donner des arguments marquant l’opinion au candidat Sarkozy dans une période de fin de campagne qui est, forcément, un moment de simplification des enjeux, et pourtant trop peu abouti, ne serait-ce qu’en terme de qualité de la concertation, limitée par la contrainte des délais et une pratique empreinte d’un certain sectarisme, pour servir de base à une véritable refondation, qui est pourtant nécessaire. Mais la formation professionnelle a l’art de susciter des rapports (voir Une multiplication de rapports: à quoi bon si les décideurs n’en tiennent aucun compte).
Voir aussi Rapport Larcher sur la formation, Les 26 Propositions du rapport Larcher, Alors, il vient ce rapport Larcher sur la nième réforme de la formation professionnelle, De la formation professionnelle continue à la formation tout au long de la vie, Réforme de la formation professionnelle: la mission de Gérard Larcher.
http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/files/abherve.jpg Na blogu Michaela Abhervé pre hospodárske alternatívy. Larcher správa: preskúmanie činnosti päťročné a liberálne tvrdenia a popretie referenda o školení uchádzačov o zamestnanie.
Naozaj nemusí mať trpezlivosť (pozri Takže to príde túto správu o reforme Larcher n-tého odborného vzdelávania).
Správa Larcher sa objavil, a oficiálne internetové stránky Elysée v skutočnosti krátke zhrnutie.
A analyzovať ho, máme na mysli najmä na mne "Šesť otázok pre podporu Gerard Larcher radikálnu reformu odborného vzdelávania" spýtali sme sa na tomto blogu od 21. januára, rezervovať postup, podľa Správy o ďalších aspektov neskôr
. Viac...
7 avril 2012

La formation trop peu accessible pour les chômeurs

http://www.acteurspublics.com/static/img/acteurspublics-logo.gifPar Xavier Sidaner. La mise en œuvre de procédures “accélérées” pour l’achat de formations par Pôle emploi s’avère inefficace sur le terrain et parfois coûteuse, estime l’inspection générale des Affaires sociales dans un rapport.
Les procédures d’achat de formations pour les chômeurs par Pôle emploi sont trop rigides pour être pleinement efficaces et les agents manquent d’un outil simple pour trouver une formation adaptée à chaque demandeur d’emploi. C’est le bilan que vient de faire l’inspection générale des Affaires sociales (Igas) dans un rapport (cliquez ici pour le consulter) portant précisément sur l’évaluation des achats de formations par Pôle emploi. Les formations, soumises aux règles de la concurrence, font l’objet de passations de marchés avec appels d’offres. Pour réduire les procédures et répondre plus rapidement aux besoins, les directions de Pôle emploi en régions achètent des formations par “paquets”. Suite de l'article.
http://www.acteurspublics.com/static/img/acteurspublics-logo.gif By Xavier Sidaner. Implementation Procedures "fast track" for the purchase of training by employment center is ineffective on the ground and sometimes costly, believes the General Inspectorate of Social Affairs in a report. More...
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