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Formation Continue du Supérieur

1 juillet 2012

Pratiques d'individualisation au sein de la formation professionnelle

http://www.arifor.fr/images/logo-arifor_03.gifRencontre du GIP ARIFOR, lundi 3 septembre 2012 (14h00-17h00), Foire de Châlons-en-Champagne.
Cette rencontre répond à la demande des partenaires du CPRDFP (Contrat de plan régional de développement de la formation professionnelle) notamment de la Région, de l’Etat et des autorités académiques de favoriser l’individualisation des parcours de formation.
Les notions de parcours et de compétences, les démarches de VAE, l’articulation de la formation avec des prestations d’orientation et d’accompagnement, les exigences des publics dans l’accès à des formations sur mesure, tendent à impacter l’organisation de la formation continue et imposent aux organismes de nouvelles règles en matière d’organisation partenariale structurée et de renforcement des compétences des équipes.
Des démarches d’individualisation ont été initiées et développées en région par des organismes de formation, des branches professionnelles ou même des entreprises. On peut citer à titre d’exemples, le dispositif récent des formations aux compétences clés ou encore des modalités comme la FOAD dans les Points d’Accès à la Téléformation. Cependant ces démarches doivent encore être améliorées et/ou faire l’objet d’innovations. Elles nécessitent alors un investissement important en ingénierie pédagogique et de formation.
Afin de poser un cadre partagé sur la question de l’individualisation de la formation dans notre région et de débattre des enjeux et des contraintes de ces démarches, l’ARIFOR vous invite à une conférence suivie de témoignages sur la mise en oeuvre de dispositifs individualisés de formation.
Télécharger le Programme de la journée annuelle de l'Arifor. Pour vous inscrire, tél. 03 26 21 73 26, dprvulovic@arifor.fr. Une entrée gratuite à la Foire vous sera envoyée après votre inscription (fin août).

http://www.arifor.fr/images/logo-arifor_03.gif GIP ARIFOR meeting, Monday, September 3, 2012 (2:00 p.m. to 5:00 p.m.), Fair Chalons-en-Champagne.
This meeting meets the demand partners CPRDFP (Agreement regional development of vocational training) including the region, state and academic authorities to promote individualized learning paths
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1 juillet 2012

Europass 2005-2020 - Bilan et Perspectives

Le Centre européen pour le développement de la formation professionnelle (CEDEFOP) vient de publier un état des lieux de l'utilisation et les perspectives d'évolution du dispositif Europass. Lancé il y a 7 ans, Europass, reconnu et identique dans 31 pays d'Europe, permet de mettre en valeur son parcours et ses compétences (cursus universitaire, expériences professionnelles, compétences linguistiques...) et ainsi de faciliter son recrutement ou la poursuite d'une formation.
Selon les statistiques de l'Agence Europe Education Formation France (A2E2F), prescripteur de l'Europass Mobilité, l'utilisation de l'Europass Mobilité est en forte hausse en France. 14 281 Europass Mobilité ont été délivrés en 2011, contre 3849 en 2005. Plus répandue encore, l'utilisation du CV Europass a énormément progressé depuis sa création avec 201 711 CV remplis en ligne en français en 2011, contre 8 867 en 2005.
D'ici fin 2012, les utilisateurs d'Europass pourront créer un Passeport électronique afin de rendre leurs compétences et qualifications plus visibles. Un nouveau document, appelé Expérience Europass, sera lancé en 2013 afin de fournir aux citoyens un relevé des savoirs et compétences acquis dans des contextes variés (stage, travail de vacances, volontariat...).
Jusqu'au 28 juillet 2012, chacun peut donner son avis sur les documents Europass sur le portail de l'A2E2F.
Plus d'infos: consultez la Note d'information du CEDEFOP « Europass 2005-2020 : Bilan et Perspectives », mai 2012, et le portail de l'A2E2F et créez votre votre CV Europass et votre passeport de langues en ligne.

Το Ευρωπαϊκό Κέντρο για την Ανάπτυξη της Επαγγελματικής Κατάρτισης (CEDEFOP) έχει δημοσιεύσει μια επισκόπηση της χρήσης και τις μελλοντικές προοπτικές του Europass. Περισσότερες πληροφορίες: Πληροφορίες βλέπε Σημείωση CEDEFOP " Europass 2005-2020: Αποτελέσματα και Προοπτικές », το Μάιο του 2012, και την πύλη του A2E2F και να δημιουργήσετε το βιογραφικό σας και το Europass Διαβατήριο Γλωσσών σας σε απευθείας σύνδεση. Περισσότερα...
1 juillet 2012

Visite de Michel Sapin à Limoges

http://www.prisme-limousin.fr/sites/default/files/prisme_logo.pngJeudi 28 juin, Michel Sapin ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social et le ministre délégué à la Formation professionnelle et à l'apprentissage, Thierry Repentin, étaient en déplacement à Limoges. Après une matinée consacrée à une rencontre avec la Direccte Limousin, les deux ministres, accompagnés du préfet de la Région Limousin Jacques Reiller, du président du Conseil régional Limousin Jean-Paul Denanot et du nouveau président de l'Afpa Yves Barou, ont visité les équipements de l'Afpa Romanet et rencontré des stagiaires actuellement en formation sur le site.
Michel Sapin est venu délivré un message au personnel de  l'Afpa "nous croyons à l'avenir de l'Afpa, nous ferons en sorte d'apporter des solutions" en s'appuyant sur les propositions qui seront soumises par la nouvelle direction de l'Afpa. Il a souligné la "situation d'urgence" mais a certifié qu'il "ne laissera pas tomber l'Afpa".
http://www.prisme-limousin.fr/sites/default/files/prisme_logo.png Thursday, June 28, Michel Sapin Minister of Labour, Employment, Training and Social Dialogue and the Minister for Training and Learning, Thierry Repentin, were traveling to Limoges. After a morning devoted to an encounter with the Limousin Direccte, the two ministers, accompanied by the Prefect of the Limousin Region Reiller Jacques, president of the Regional Council of Limousin Denanot John Paul and the new president of AFPA Yves Barou, visited the equipment Afpa Romanet and met with trainees being trained on the site. More...
1 juillet 2012

Focus sur le GPS (Guide du Parcours professionnel Sécurisé)

http://www.prisme-limousin.fr/sites/default/files/filemanager/image/secu/logo_gps1.pngLe GPS (Guide du parcours professionnel sécurisé)...
... est un portail d’information à destination des professionnels de l’information-orientation-formation-emploi-insertion en Limousin.
Il présente l’ensemble des mesures ou dispositifs qui peuvent être proposés à un individu tout au long de sa vie professionnelle et les relais à contacter.
Sa finalité est d’apporter une aide à tous les conseillers qui reçoivent du public.
A chaque étape du parcours professionnel, l’outil liste:
    dispositifs à proposer (renvoi sur un site actualisé et impression des fiches),
    les relais régionaux pour chaque dispositif,
    les informations utiles sur le sujet traité,
    les sites à consulter pour approfondir le sujet.
http://gps.prisme-limousin.fr/images/logo.pngLe GPS permet d’effectuer des recherches de différentes façons:
    recherche par dispositif (à partir du schéma du GPS),
    recherche par mesures
Il propose d’autres informations pour approfondir la demande: métiers, sigles, concours, adresses…
Le GPS est un outil développé par Prisme Limousin dans le cadre de la mission de sécurisation des parcours et formation tout au long de la vie.
Depuis le premier trimestre 2011, le GPS est accessible sur internet, via un code d’accès.
Mission sécurisation des parcours: Isabelle Mazeau.
http://www.prisme-limousin.fr/sites/default/files/filemanager/image/secu/logo_gps1.png~~V Το GPS (οδηγός ασφαλούς καριέρας)...
...
είναι μια πύλη πληροφοριών για τους επαγγελματίες της πληροφόρησης, προσανατολισμού-κατάρτισης-εγχειρίδιο-εισαγωγή στην περιφέρεια Limousin.
Δείχνει όλα τα μέτρα ή οι συσκευές που μπορεί να προσφέρονται σε ένα άτομο σε όλη την επαγγελματική ζωή του και την επαφή ρελέ.

Σκοπός του είναι η παροχή βοήθειας σε όλους τους συμβούλους που είναι δημόσι
. Περισσότερα...
1 juillet 2012

De nouveaux outils de consultation de notre veille sur les appels d’offres sont à votre disposition

De nouveaux outils de consultation de notre veille sur les appels d’offres sont à votre disposition !De nouveaux outils de consultation de notre veille sur les appels d’offres sont à votre disposition!
Le CARIF Espace Compétences diversifie les moyens de diffusion consacrés au repérage d’appels d’offres relatifs à la formation ou l’insertion en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Outre l’abonnement par courriel, vous pouvez consulter, gratuitement et en libre accès, notre veille par le biais de flux RSS, en vous connectant sur les profils Scoopit!, Facebook ou Twitter créés pour l’occasion.
Rendez-vous sur notre page dédiée aux appels d’offres pour découvrir toutes ces possibilités.
N’hésitez pas à utiliser ces nouveaux canaux de diffusion d’actualité!
Appels d'offres

Le CARIF Espace Compétences réalise une veille quotidienne relative aux appels d'offres dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur ayant pour objet la formation et l'insertion professionnelle.
Vous pouvez consulter ces appels d’offres:

    Par courriel, sur abonnement gratuit.
    Par flux RSS, sur abonnement gratuit ou simple consultation.
    Sur Twitter, en libre accès (même sans compte Twitter).
    Sur Facebook, en libre accès (même sans compte Facebook).
    Sur Scoop it!, en libre accès.
Nuovi strumenti della nostra consultazione sulle offerte vigilia sono disponibili! Nuovi strumenti della nostra consultazione sulle offerte vigilia sono disponibili!
Lo spazio CARIF Skills diversifica i mezzi di diffusione dedicata all'identificazione delle offerte per la formazione o l'inserimento nella regione Provence-Alpes-Cote d'Azur.

Oltre alla sottoscrizione e-mail, si può vedere, l'accesso libero e aperto, la nostra intelligenza via RSS feeds, accedendo ai profili Scoopit!, Facebook o Twitter creati per l'occasione.

Visita la nostra pagina dedicata alle offerte
per esplorare tutte queste possibilità. Sentitevi liberi di utilizzare questi nuovi canali di distribuzione per le news! Più...
1 juillet 2012

Intégrer dans une économie de sous-emploi, notamment les immigrés et leurs descendants directs et l'accès aux Universités

http://www.hci.gouv.fr/squelettes/images/footer.pngLe Président du Haut Conseil à l’intégration,Patrick Gaubert, a été reçu le 12 juin 2012 par le directeur du Cabinet du Premier Ministre auquel il a présenté les activités du Haut conseil et lui a remis l’avis "Intégrer dans une économie de sous emploi". Cet avis sera publié dans le courant du second semestre par la Documentation française. Lire la présentation de l’avis. Télécharger l’Avis "Intégrer dans une économie de sous emploi".
Haut Conseil à l'intégration -
Intégrer dans une économie de sous emploi - Présentation
La fonction intégratrice du travail, notamment pour les immigrés et leurs descendants directs, est devenue incertaine dans notre économie de sous-emploi marquée par la désindustrialisation. Alors que l'immigration avait pour principal motif le travail industriel pendant les "trente glorieuses", tel n'est plus le cas depuis 1974 avec sa suspension et son remplacement par une immigration familiale. L'industrie française dans le même temps a perdu 36% de ses effectifs depuis 30 ans.
Les immigrés restent néanmoins concentrés dans certaines professions. Ils sont proportionnellement trois fois plus nombreux que les Français de naissance dans l'hôtellerie restauration, l'intérim, la sécurité et le nettoyage, et reste plus présent dans la construction (10% au lieu de 7% chez les Français de naissance) mais moins dans l'industrie (10% pour 16% de Français de naissance).
Les actifs immigrés des pays tiers sont aussi concentrés dans 3 régions: 48% en Ile-de-France, 9% en Rhône-Alpes et 9% en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Paradoxalement, les descendants d'immigrés des pays tiers, même s'ils accèdent plus fréquemment aux études supérieures, ont un taux de chômage supérieur à celui de leurs parents (24,2% pour 20,2%) qui est globalement le double de celui des Français de naissance.
L'immigration familiale alimente le marché du travail

Les immigrés depuis près de 30 ans viennent très majoritairement dans le cadre des procédures de rapprochement familial (80%). Cette immigration de plus de 88 personnes en moyenne chaque année, presqu'autant masculine que féminine, jeune (32 ans en moyenne) a aussi vocation à exercer une activité professionnelle.
C'est pourquoi, notre pays doit pouvoir la réguler, ne serait-ce qu'en raison d'un taux de chômage structurellement élevé en France, encore aggravé par la crise financière de ces quatre dernières années.
Pour le Haut Conseil, le gouvernement devrait soumettre annuellement au Parlement, au vu des capacités nationales d'accueil (école, emploi, logement) le cas échéant déclinées régionalement, un seuil maximum d'immigration qui servirait de référence à la politique d'attribution de visas de long séjour.
Développer l'employabilité des immigrés

La situation des immigrés, au regard de l'emploi, est marquée par une forte inadéquation de la demande par rapport à l'offre.
Le Haut Conseil recommande d'accentuer l'aide à la recherche d'emploi des primoarrivants dès l'accueil sur notre territoire, par une séquence d'information collective permettant d'acquérir la connaissance des outils d'accès à l'emploi: rédaction d'un CV, conduite d'entretien, recherche d'emploi.
De même, pour les publics peu qualifiés, en particulier les femmes, à l'instar des pratiques de la branche "propreté", il convient de développer les modules courts permettant d'acquérir des "unités de valeur" pouvant déboucher sur une qualification. C'est, en outre, dans ce contexte professionnel que l'apprentissage du français se révèle le plus efficace. La loi, en 2004, a réformé en profondeur le système de formation professionnelle avec notamment l'objectif de permettre à tout salarié de pouvoir suivre, à son initiative, une formation rémunérée en français. Le Haut Conseil recommande d'établir un bilan d'application de ce dispositif et de créer une obligation d'information annuelle du comité d'entreprise dans toutes les entreprises comprenant des salariés immigrés non francophones. Par ailleurs, le taux d'activité des femmes est très inégal en fonction de l'origine. Si 74% des femmes d'origine portugaise ont une activité professionnelle, ce taux s'élève à 67% pour les femmes d'Afrique sub-sahélienne (soit plus que la moyenne des Française de naissance 66,8%) mais n'est que de 50,5% pour les femmes d'origine algérienne, 45,8% pour celles d'origines marocaines et seulement 28,7% pour les femmes d'origine turques.
Le Haut Conseil souhaite que les acteurs sociaux (assistantes sociales des CCAS, des CAF, employés des PMI etc.) contribuent plus fortement à aider les femmes immigrées à accéder à l'autonomie en les encourageant à sortir de leur domicile, à se déplacer en centre ville, à apprendre le français, en aidant leurs enfants pendant leur scolarité, à participer aux activités associatives ou culturelles et ainsi, à terme, à accéder plus facilement à l'emploi.
Descendants d'immigrés: revoir l'orientation, accompagner vers le droit commun, attirer les talents

Chiffres emblématiques des réussites de l'intégration: 57;5% des hommes et 68 % des femmes descendants des pays du sud est asiatique accèdent aux études supérieures, c'est à dire mieux que la population française (48/58). Parmi les descendants d'immigrés venus du Portugal, les filles sont beaucoup plus nombreuses que les garçons à poursuivre leurs études dans le supérieur (60% contre 30%).
Le différentiel est également marqué pour les autres origines: Algérie (37 % pour les hommes, 44% pour les femmes), Afrique Sahélienne (33% pour les hommes 51% pour les femmes). Le plus faible taux d'accès à l'enseignement supérieur revient aux descendants turcs avec 22% pour les hommes et 28% pour les filles. Cette situation tient beaucoup à ce que les garçons sont plus fréquemment en difficulté scolaire.
L'orientation scolaire est un passage souvent mal vécu et source de ressentiment.
Aussi, pour éviter le sentiment d'une orientation subie, le Haut Conseil préconise de renforcer les passerelles sous forme de stages ou de modules, pour permettre à un jeune en formation initiale d'adapter son parcours scolaire à l'évolution de son projet. Il recommande également d'expérimenter un crédit de formation pour les jeunes entre 18 et 25 ans sortis du système éducatif et qui découvrent l'intérêt d'une formation dans un secteur donné.
L'orientation est également importante à l'orée de l'enseignement supérieur pour choisir les filières débouchant sur l'emploi. Les actions menées par l'association "Talents des cités", afin de rapprocher les entreprises des universités, sont très prometteuses, trop de jeunes diplômés peinent à trouver un emploi faute d'une orientation adéquate. Parallèlement, le Haut Conseil juge nécessaire d'afficher clairement la volonté de la France de faciliter les changements de statut des étudiants étrangers hautement qualifiés.
Il reste que l'insertion professionnelle est souvent plus difficile pour des descendants d'immigrés, faute de connaissance des codes de l'entreprise et de relations personnelles qu'essayent de compenser les réseaux de parrainage. Le Haut Conseil préconise de développer les outils leurs permettant d'acquérir ces codes indispensables, de même que l'apprentissage systématique de l'anglais courant désormais indispensable même pour des emplois peu qualifiés.
Enfin, en termes d'organisation des politiques publiques, les actions pour l'emploi financées par les politiques d'intégration et de la ville ne doivent ni se disperser, ni chercher à se substituer aux dispositifs des opérateurs de l'emploi. Pour le Haut Conseil ces politiques doivent se concentrer sur les actions d'accompagnements quelles qu'en soient les formes: parrainage, remise à niveau, "coaching".
L'égalité dans l'emploi au coeur de la politique d'intégration L'accès à l'emploi est, avec l'orientation scolaire, le domaine où les descendants d'immigrés expriment le plus fréquemment un ressentiment lié à une discrimination réelle ou supposée.
Depuis une dizaine d'années en France, les entreprises se sont engagées dans la lutte contre toutes les formes de discriminations, pour la promotion de l'égalité et de la diversité, avec en particulier un accord interprofessionnel du 12 octobre 2006 sur la diversité et l'égalité des chances dans l'emploi, étendu à toutes entreprises en 2008. Le Haut Conseil recommande qu'un bilan de cet accord soit établi et que le dialogue social sur ce sujet soit relancé. Sans attendre ce bilan, le Haut Conseil recommande que toutes les entreprises, qu'elles soient ou non signataires de la charte ou du label diversité utilisent les outils disponibles permettant de lutter contre les discriminations : recrutement par habiletés, CV anonyme, "Jobdating", parrainage.
Enfin, pour mesurer que les procédures de recrutement et les différentes étapes des parcours professionnels ne sont pas discriminantes, le Haut Conseil recommande, à l'exemple de La Poste, de recourir aux indicateurs objectifs que sont le sexe, le lieu de naissance, de résidence, l'âge ou la nationalité, comme l'autorise d'ailleurs la Commission nationale de l'information et des libertés (CNIL). Ainsi, il réaffirme que cette mesure rend inutile le recours à des statistiques ethniques.

Quelques extraits concernant les Universités

L'orientation est également importante à l'orée de l'enseignement supérieur pour choisir les filières débouchant sur l'emploi. Les actions menées par l'association "Talents des cités", afin de rapprocher les entreprises des universités, sont très prometteuses, trop de jeunes diplômés peinent à trouver un emploi faute d'une orientation adéquate. p.5
5. L'ACCES AUX UNIVERSITES ET AUX GRANDES ECOLES
Le Haut Conseil souhaite aussi relever quelques problématiques propres aux descendants d'immigrés dans le supérieur dues pour l'essentiel à leurs origines sociales plus souvent modestes que les enfants de parents français.
Bénéficiant de quarante années de démocratisation des études universitaires, les jeunes issus de l'immigration se sont désormais aussi retrouvés en nombre dans les universités Beaucoup abandonnent souvent au cours de la première année. Pour pallier les difficultés liées à une difficile autonomisation du travail, ou à une orientation inadaptée, de nombreuses universités ont mis en place des actions de tutorat ainsi que la possibilité de changer d'orientation en cours d'année, dispositions qui ne visent d'ailleurs l'ensemble des étudiants.
Si les pouvoirs publics sont surtout préoccupés de ceux qui rencontrent d'importantes difficultés d'ordre social, l'égalité d'accès aux études s'est posée également pour les filières d'excellence dans le cadre des politiques de promotion de la diversité, la faiblesse de l'accès aux grandes écoles des jeunes issus des banlieues à été dénoncé comme une rupture d'égalité.
En effet, l'accès aux grandes écoles reste difficile pour les enfants issus de l'immigration comme pour ceux des milieux populaires. De manière emblématique, Sciences po a engagé, la première, une politique visant à conclure avec certains lycées situés en ZEP des conventions permettant de repérer de bons élèves et de leur permettre d'accéder dans des conditions spécifiques à la première année de Sciences-po. Une fois intégrés, ces étudiants profitent ensuite d'un tutorat et d'un encadrement particulier. Surtout destinée aux jeunes issus de la diversité, cette politique s'appuie sur un dispositif proche de la discrimination positive. Elle exclut d'autres populations issues de milieu tout aussi populaire et même d'enfants des classes moyennes qui n'entrent pas dans le cadre des conventions signées avec Sciences-po.
Elles cachent l'inégalité sociale majeure qui n'a cessé de s'aggraver tout au long des trente dernières années entre les différentes filières qui accentuent les inégalités sociales comme le dénonçaient jadis Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron dans Les héritiers. Le nombre d'enfants d'ouvriers réussissant à intégrer les grandes écoles est infime 2,9% pour l'ENA et 4,5 % pour Sciences-po, 0,51% pour HEC dont le coût est prohibitif pour de nombreuses familles des classes moyennes.
Cette volonté de diversifier les origines se préoccupe en fait très peu des origines sociales. Elle cherche avant tout à afficher l'image d'une société multiculturelle. Il reste que si certains se sont préoccupés d'ouvrir l'accès d'une école comme Sciences-po Paris qui représente un symbole des élites, l'université française accueille de très nombreux descendants immigrés sans pratiquer de politique d'affichage de la diversité.
Dernier avatar de cette évolution, l'annonce récente par Sciences-po Paris de supprimer l'épreuve de culture générale, jugée trop discriminatoire, et de la remplacer par un examen des qualités personnelles. Cette approche ne manque pas de soulever des interrogations lorsque l'on sait que des enfants, certes peu nombreux, issus de milieux populaires ont su acquérir les connaissances de culture générale grâce à leur travail même si leurs parents ne possédaient pas ces connaissances. Plus que la culture générale, c'est souvent le niveau de connaissance de l'anglais qui se révèle le plus discriminant. D'autres grandes écoles sont entrées dans cette logique mais de manière plus égalitaire comme l'ESSEC ou le lycée Henri IV qui ouvre cette voie sur la base de propositions nationales d'élèves repérés en fonction de leurs capacités et de leurs motivations. Sélectionnés, un tutorat spécifique leur est également accordé afin qu'ils puissent se mettre à niveau.
La réussite des filles

L'accès à l'enseignement supérieur montre des écarts plus importants entre descendants d'immigrés que par rapport à la population française. Le taux d'accès résulte du parcours scolaire qui a déjà produit des différenciations importantes. Le taux d'accès est faible pour les descendants de Turquie (25%), du Portugal (45%%) d'Afrique sub-saharienne (44%) et d'Algérie (41%). Le taux le plus élevé revient aux descendants des pays du sud est asiatique 57,5% pour les hommes et 68% pour les femmes, mieux que la population française (48/58).
Mais ce sont les différences sexuées qui sont les plus remarquables pouvant dépasser les 20 points entre garçons et filles de la même origine. Parmi les descendants d'immigrés venus du Portugal, les filles sont beaucoup plus nombreuses que les garçons à poursuivre leurs études dans le supérieur (60% contre 30%). Le différentiel est également marqué pour les autres origines Algérie 37% pour les hommes 44% pour les femmes, Afrique Sahélienne (33% pour les hommes 51% pour les femmes), 43/56 pour les descendants d'Espagne et d'Italie. Le plus faible taux d'accès à l'enseignement supérieur revient aux descendants turcs avec 22% pour les hommes et 28% pour les filles.
Nos quartiers ont du talent
Créée en 2005 par Messieurs Yazid Chir et Raynald Rimbault, l'opération a débouché sur la constitution d'une association en 2006. Son objectif est d'aider à l'insertion des jeunes de moins de trente ans, titulaires de diplômes à Bac +4 et plus, prioritairement issus des quartiers populaires. La mobilisation d'un réseau de cadres supérieurs ou dirigeants permet de parrainer de jeunes diplômés afin de les aider dans leur recherche d'emplois (CV, lettre de motivation, préparation à l'entretien professionnel). L'intérêt est de mettre directement le jeune diplômé avec un cadre spécialisé dans son secteur.
Au travers de cette expérience, l'association a fait le constat que le premier facteur de discrimination n'était ni l'origine, ni le nom, ni la localisation mais l'orientation. C'est pourquoi un travail de collaboration a été entrepris avec les Universités (Paris 8, Paris 13, Cergy Pontoise…) afin d'informer utilement les jeunes sur les parcours débouchant sur des emplois. De fait, en fonction de leurs parcours certains jeunes trouvent un emploi après un ou deux mois de recherche alors que d'autres mal orientés attendent plus d'un an.
La collaboration avec les universités encore trop souvent éloignées du monde de l'entreprise a été fructueuse. Reste que les filles sont en général plus motivées que les garçons ce qui est aussi un atout essentiel. Autre élément déterminant la maîtrise de l'anglais. Cet enseignement indispensable pour accéder aux emplois de cadre doit absolument être développé. Ainsi, l'association offre systématiquement une remise à niveau en anglais. 75% des 8 056 jeunes inscrits dans ce dispositif ont été recrutés sur des postes pérennes.
Les cordées de la réussite

Les cordées de la réussite ont pour objectif d'améliorer l'accès à l'ensemble des filières post-bac pour les jeunes issus des quartiers de la ville. Le dispositif repose sur des conventions de partenariat signées entre les établissements du secondaire et des établissements d'enseignement supérieur (grande école, université, classes préparatoires). 250 cordées de la réussite ont été signées en 2011 concernant 424 établissements et 9 780 élèves dont 45% relevant d'un territoire prioritaire de la politique de la ville. Le soutien de l'Etat s'élève à 8,6 M€.
Recommandation
N°20 - Le Haut Conseil recommande
qu'un effort particulier soit fait en matière d'apprentissage de l'anglais, au niveau du lycée et de toutes les filières universitaires (développement des bi-licences par exemple). La maîtrise de l'anglais courant est en effet un "passeport" indispensable pour exercer de très nombreux métiers et non seulement pour accéder aux filières d'excellence. A cet égard, le Haut Conseil se félicite de la création par le Centre national de l'Education à Distance (CNED) d'une méthode d'apprentissage pour tout public et tout niveau (English by yourself).
Il invite également, à l'instar de l'initiative de l'association Nos cités ont du talent, à généraliser le rapprochement des universités et des entreprises afin d'aider les jeunes à s'orienter vers les filières débouchant sur des emplois. p.70-73

http://www.hci.gouv.fr/squelettes/images/footer.png President of the High Council for Integration, Patrick Gaubert, was received June 12, 2012 by the Director of the Prime Minister which he presented the activities of the High Council and presented him with the notice "Embed in an economy underemployment ". This notice will be published in the second half by the French Documentation. Read the filing of the notice. Download the Notice "Embed in an economy in employment". High Council for Integration - Integrate in an economy of underemployment - Presentation. More...

1 juillet 2012

Provence-Alpes-Côte d'Azur peine à reprendre son souffle

http://www.insee.fr/fr/insee_regions/provence/themes/img/ref_synthese.gifPar Bérangère Duplouy, Insee Provence-Alpes-Côte d'Azur. Après deux années marquées par la crise en 2008 et 2009, Provence-Alpes-Côte d'Azur a entamé en 2010 un lent rétablissement. En 2011, la reprise reste hésitante et peine à entraîner l'ensemble des secteurs économiques. Télécharger la Synthèse n°35.
L'année 2011 a pourtant bien démarré: au cours du premier semestre l'emploi salarié régional progresse de 1,4%. Cependant, durant de l'été, les tensions sur le financement des dettes publiques de la zone euro s'accroissent et les perspectives économiques se dégradent. En corollaire, l'emploi salarié régional s'ajuste immédiatement à la baisse au second semestre (−0,4%). Sur un an, il progresse finalement de 0,8%. Les effectifs intérimaires, qui augmentaient en 2010, enregistrent cette année une baisse de 4,3%. Dans la construction, l'emploi diminue également (−1,3%). A l'inverse, les services marchands progressent de 1% et l'industrie régionale connaît une bonne année 2011 (+1,5%) notamment soutenue par la construction aéronautique.
Sur le marché du travail, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A, B et C augmente de 6,8% en Paca. Comme en 2010, cette hausse est plus marquée qu'au niveau national (+5,5%). Le chômage de longue durée augmente pour la troisième année consécutive (+10,7% en 2011). Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits depuis plus de deux ans augmente quant à lui de plus de 20% sur un an soit trois fois plus vite que l'ensemble des demandeurs d'emploi. Enfin, la situation des séniors poursuit sa dégradation: le nombre de demandeurs d'emplois de plus de 50 ans progresse de plus de 17% en 2011. Au final, et après un léger fléchissement en 2010, le taux de chômage régional repart à la hausse (+0,4 point en 2011) pour s'établir à 11,2% de la population active en fin d'année. Le chômage atteint ainsi un niveau record depuis dix ans.
Conséquence des difficultés du marché du travail, la hausse du nombre de bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active (RSA) se poursuit. Avec les conjoints et les enfants, ce sont ainsi près de 381 000 personnes qui vivent du RSA en Paca soit 7,7% de la population régionale contre 6,1% au niveau national.
Au-delà des effets à long terme de la crise, certains secteurs ont, en 2011, tiré leur épingle du jeu. C'est le cas du tourisme qui a enregistré cette année des records de fréquentation dans les campings (+7,2%). Boostée par la clientèle étrangère, la fréquentation hôtelière progresse (+3,7%) pour la deuxième année consécutive. Comme chaque année, les touristes ont préféré le littoral mais en 2011, la fréquentation a également augmenté dans le rural. Dans le secteur des transports, l'embellie entamée en 2010 se poursuit. Le low-cost soutient le transport aérien de passagers et les croisières continuent d'attirer. Enfin, et même s'il baisse dans l'aérien, le transport de fret augmente dans le maritime et le routier.
Pour les agriculteurs, l'année 2011 est plus délicate. Impactés à la fois par des conditions climatiques atypiques (printemps estival et été plutôt automnal) et par la crise liée à la bactérie E. coli, les maraîchers connaissent de grandes difficultés. En revanche, la récolte viticole est en hausse et la situation de la filière ovine s'améliore, soutenue par les aides issues du bilan de santé de la PAC et des cours plus favorables.
En 2011, la conjoncture du BTP s'améliore mais la croissance de l'activité reste modérée: le chiffre d'affaire du secteur augmente de 1,1% sur un an. Cette légère reprise est visible tant dans le bâtiment que dans les travaux publics. Le niveau de la production reste toutefois proche de celui des années 2001-2002. Signe d'un climat d'incertitude persistant sur le secteur, les ventes de logements neufs marquent un net fléchissement (−17,2%) par rapport aux deux années précédentes. D'autre part, seuls 13 500 logements ont été mis en vente en 2011, soit 9,9% de moins que l'année précédente. Les stocks disponibles en fin d'année augmentent de 21%.
En 2011, les créations d'entreprises reculent de 12% mais restent, dans la région comme en France, à un niveau élevé. Le régime de l'auto-entreprise, à l'origine de près de six nouvelles entreprises sur dix, s'essouffle (−17,2%) après deux années de forte augmentation. Hors auto-entreprises, le nombre de créations baisse également en Paca (−5%) mais ce recul est cependant moins marqué qu'au niveau national (−12,4%). Simultanément, le nombre de défaillances d'entreprises continue de baisser (−2,1%). Télécharger la Synthèse n° 35.
http://www.insee.fr/fr/insee_regions/provence/themes/img/ref_synthese.gif Con Bérangère Duplouy, INSEE Provence-Alpes-Cote d'Azur. Dopo due anni segnati dalla crisi nel 2008 e 2009, Provence-Alpes-Cote d'Azur, nel 2010 ha iniziato una lenta ripresa. Nel 2011, la ripresa rimane incerto e difficile da allenare tutti i settori economici. Scarica Paper No. 35.
L'anno 2011 è iniziato bene, però: nella prima metà della occupazione regionale è aumentato del 1,4%.
Tuttavia, durante l'estate, le tensioni sul finanziamento del debito pubblico nella zona euro è in crescita e le prospettive economiche si deteriora. Come corollario, l'occupazione regionale registra immediatamente verso il basso nel secondo semestre (-0,4%). Più...
1 juillet 2012

L’insertion professionnelle des apprentis progresse pour la deuxième année consécutive en Franche-Comté

http://www.efigip.org/modules/news_cms/upload/small_1804682e14db686991027cc37b159d02.jpgDans le cadre d’un partenariat entre le Rectorat, le Conseil régional Franche-Comté et la Draaf, Efigip publie une enquête sur l’insertion professionnelle des jeunes issus des Cfa publics ou privés de Franche-Comté. Cette analyse permet de connaître la situation des apprentis vis-à-vis de l’emploi dans l’année qui suit la fin de leurs études en 2009-2010.
Selon les résultats, en 2011, l’insertion professionnelle des apprentis s’améliore. Le taux d’emploi de ces jeunes est de 68% contre 63% en 2010. La part des jeunes ayant obtenu un Cdi est également en hausse. L’obtention du diplôme reste toujours un atout facilitant l’insertion.
L’étude Franche-Comté emploi formation insertion
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L'insertion professionnelle des apprentis progresse pour la deuxième année consécutive

Insertion dans la vie active des apprentis (Ipa 2011) issus des Centres de formation d'apprentis (Cfa) publics ou privés
Tous ministères confondus, en 2009-2010, les centres de formation d’apprentis francs-comtois accueillaient 10 000 jeunes quels que soient l’année de cursus suivi et le niveau. Parmi eux, 3 492 apprentis diplômés ou non ont quitté leur Cfa au cours ou à la fin de l’année scolaire pour entrer dans la vie active. En 2011, l’insertion professionnelle de ces jeunes s’améliore. Ainsi, le taux d’emploi  (taux d'emploi: nombre de jeunes en emploi/nombre de jeunes en emploi, en stage et sans emploi mais à la recherche d'un emploi. Les inactifs sont exclus du calcul) des jeunes est de 68% contre 63% en 2010 et la part des jeunes ayant décroché un Cdi est en hausse. L'obtention du diplôme est toujours un atout majeur pour s’insérer dans la vie active. La difficulté d’insertion des femmes est de nouveau supérieure à celle des hommes.
Les résultats de l’enquête sur l’Insertion dans la vie active des apprentis (Ipa) réalisée auprès des jeunes issus des Centres de formation d'apprentis (relevant des ministères de l'Éducation nationale, de l'Agriculture et de la Santé) publics ou privés sont comparables à ceux de l’enquête sur l’Insertion dans la vie active des lycéens (Iva) conduites auprès des élèves issus des lycées publics et privés (Point sur n°68). L’exploitation de ces enquêtes porte sur l’ensemble des jeunes quelle que soit l’année de leur cursus. Cependant, les résultats ne sont pas comparables à ceux de l’enquête sur l’insertion des Sortants des établissements de l'enseignement agricole (Seea), basés sur des réponses non pondérées (Point sur n° 69).
Le profil des sortants diffère selon le genre

Parmi les sortants, 4% sont âgés de moins de 19 ans, 88% ont entre 19 et 24 ans et 8% ont plus de 24 ans. Comme parmi l'ensemble des jeunes inscrits, deux tiers des sortants sont des hommes. Sept jeunes sur dix sortent d’une année de formation de niveau V ou IV: 41% des sortants ont un niveau V, 29% un niveau IV. Peu de jeunes sortent donc avant l’année terminale d’une formation de niveau V. Parmi l’ensemble des sortants de classe terminale, 79% des femmes ont obtenu le diplôme qu’elles préparaient en 2009-2010 contre 71% des hommes.
Le niveau de formation des femmes qui sortent d'une formation en apprentissage est plus élevé que celui des hommes. Sur toute la période de référence (2002 à 2011), plus d'un cinquième des femmes ont un niveau III et plus (26% en 2002 et 30% en 2011). Pour les hommes cette part fluctue entre 2002 et 2008, puis progresse de 6 points en deux ans et se stabilise à 23% en 2011.
Les sortants de niveau IV ou supérieur sont plus nombreux en 2011 que les années précédentes. En trois ans, la part des femmes de niveau IV et plus augmente de 7 points et celle des hommes de 11 points. Cette part est la plus élevée des dix dernières années tant pour les femmes que pour les hommes. Cependant les femmes (61%) restent plus nombreuses à sortir avec un niveau IV et plus que les hommes (51%).
Six jeunes sortants d’apprentissage sur dix sont issus d’une formation spécialisée dans la production. Cette répartition est quasi-identique à celle des inscrits en 2009-2010 mais elle diffère selon le genre. Quel que soit le niveau, 80% des femmes sont issues d’une formation spécialisée dans les services ("échanges et gestion", "services aux personnes"…) et 84% des hommes d'une formation "production" ("mécanique, électricité, électronique", "transformations", "génie civil, construction et bois"…).
Hausse du taux d’emploi

En 2011, l’insertion professionnelle des jeunes apprentis s’améliore en Franche-Comté. Comparativement aux sortants de l’année précédente, la proportion de jeunes en emploi augmente de 5 points. Néanmoins, le taux d’emploi reste l'un des trois plus faibles enregistrés au cours de ces dix dernières années. Au 1er février 2011, 93% des jeunes sont actifs. Parmi eux, 68% sont en emploi, 30% recherchent un emploi et 2% sont stagiaires de la formation professionnelle. 17 points, avec une chute principalement marquée en 2009 correspondant à la période de crise économique. À partir de 2010, l’amélioration s’amorce avec, en 2 ans, une progression de 6 points pour les femmes et de 8 points pour les hommes. En 2011, les femmes rencontrent de nouveau plus de difficultés à s’insérer que les hommes. Le taux d’emploi des hommes est de 6 points supérieur à celui des femmes. En outre, la population féminine connaît des conditions de travail toujours plus précaires, liées notamment au choix des domaines de formation.
Des conditions de travail toujours plus favorables aux hommes

Les écarts de nature d'emploi entre les hommes et les femmes sont liés à la prédominance des hommes dans la production et des femmes dans les services. Ainsi, les hommes occupent beaucoup plus souvent que les femmes un poste d'ouvrier qualifié ou hautement qualifié, de manoeuvre et d'ouvrier spécialisé (53% contre 9%). En revanche, ils occupent des postes d'employé dans 36% des cas contre 83% pour les femmes. Les hommes sont plus concernés par des contrats stables que les femmes: 55% contre 47%. Ils bénéficient plus souvent de Cdi: 51% (5 points de plus que les femmes) et de contrats en intérim: 17% (10 points de plus que les femmes). En revanche, les femmes occupent davantage de postes en Cdd: 37% (13 points de plus que les hommes) et de contrats aidés: 9% (5 points de plus que les hommes). D’après une étude de 2008 réalisée par la Drtefp et l’Insee, les embauches en contrat précaire prennent la forme prioritairement de Cdd dans le tertiaire et de contrats d’intérim dans l’industrie. Si 9 jeunes sur 10 occupent des postes à temps plein, les hommes travaillent moins fréquemment à temps partiel que les femmes: 5% soit 17 points de moins que les femmes.
Un niveau de formation élevé favorise l'insertion dans la vie active

Parmi les jeunes en emploi, 53% occupent un emploi stable (Cdi et autres), en hausse de 5 points par rapport à 2010. Parallèlement, la part des jeunes ayant décroché un contrat aidé est en baisse de 7 points. Ainsi le taux d’emploi progresse et la stabilité gagne du terrain. 77% des jeunes de niveau IV et plus travaillent contre 61% de ceux de niveau V. Toutefois le taux d’emploi des jeunes de niveau V est celui qui a le plus progressé en un an (+6 points) mais reste faible par rapport à ceux constatés durant la période 2002 - 2008. Ainsi, à secteur de formation et genre identiques, un jeune de niveau III et plus a 2,5 fois plus de chances de travailler qu’un jeune de niveau V ou V bis.
Des taux d’emploi différents selon les domaines et les groupes de formation

Outre le niveau de diplôme, les domaines et les groupes de spécialités de la formation suivie influencent le taux d’emploi. Au 1er février 2011, les domaines "spécialités pluri-technologiques de production" et "génie civil, construction et bois" sont ceux qui offrent les taux d'emploi les plus élevés. Quel que soit le domaine de formation suivi, les jeunes de niveau IV s’insèrent mieux que ceux de niveau V. Tous domaines confondus, le taux d’emploi des jeunes de niveau IV est identique à celui des jeunes de niveau III et plus. Il existe toutefois des écarts selon les domaines. Si le taux d’emploi est proche dans le domaine des "transformations", les écarts sont marqués dans les domaines du "génie civil, construction et bois" ou "services aux personnes". Comme au 1er février 2011, le groupe de formation "santé" est celui qui offre le taux d'emploi le plus élevé avec 91%. En revanche, l’insertion s’avère plus difficile pour les jeunes sortants des groupes "aménagement paysager" et "bâtiment : finitions" (respectivement 58% et 54%).
Moins de jeunes à la recherche d’un emploi

Parmi les actifs, 30% déclarent être à la recherche d’un emploi, inscrits ou non à Pôle emploi, contre 33% en 2010. Cette situation touche plus les femmes (33% contre 28% des hommes) malgré un niveau de formation plus élevé: 45% possèdent un niveau IV ou plus contre 36% des hommes. Le chômage concerne davantage les jeunes de niveaux V et V bis.
Note méthodologique

Les résultats présentés dans ce document concernent les sortants de toutes les années (première, deuxième année et année terminale de formation: ces derniers représentent 91% des sortants) des centres de formation d’apprentis de tous les niveaux. Les jeunes en poursuite d’études ou en contrat d’apprentissage ne sont pas concernés. L’enquête annuelle sur l'Insertion dans la vie active des apprentis (Ipa) interroge les jeunes, diplômés ou non, qui sont sortis du dispositif de formation par apprentissage au cours ou à la fin de l’année scolaire précédente. Ainsi, elle permet de connaître la situation des jeunes vis-à-vis de l’emploi au 1er février de l’année suivant la fin de leurs études. Cette enquête est pilotée par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance du ministère de l’Éducation nationale. Elle est réalisée auprès de l'ensemble des Cfa publics et privés de l’académie. Ainsi, 4 569 jeunes ont été interrogés par voie postale en février 2011 et les non répondants ont fait l’objet d’une relance téléphonique. Parmi les jeunes enquêtés, 3 215 jeunes ont répondu au questionnaire, soit un taux de réponse de 70%. Parmi eux, 752 se trouvaient en poursuite d’études. Ils ont donc été écartés de l’analyse. Au final, 2 463 questionnaires ont été exploités. Les réponses sont ensuite redressées pour respecter la structure des jeunes interrogés. En effet, le taux de réponse varie, entre autres, selon le genre (les femmes répondent davantage que les hommes) et le niveau de diplôme (plus le niveau de diplôme est élevé, plus le taux de réponse est important). Après redressement, 3 492 apprentis issus de Cfa sont sortis du dispositif de formation par apprentissage au cours ou à la fin de l’année scolaire 2009-2010. Les hommes sont deux fois plus représentés que les femmes (2 349 contre 1 143).
Partenariat

Depuis 2008, l’enquête Ipa est réalisée dans le cadre d’un partenariat Rectorat, Conseil régional et Draaf. L’objectif de ce partenariat vise à optimiser le taux de réponse des sortants et à mieux identifier leur devenir par niveau et spécialité de formation. En ce sens, grâce à son soutien financier, le Conseil régional permet de réaliser des relances téléphoniques effectuées par un prestataire de service auprès des jeunes n’ayant pas répondu à la première phase d’enquête postale, en remplacement des relances postales. Document rédigé par le service statistique du Rectorat. Cette rédaction a bénéficié des remarques du comité de pilotage composé des services du Conseil régional, du Rectorat, de la Draaf, du Céreq et d'Efigip.
Efigip - Espace Lafayette, 8 rue Alfred de Vigny, 25000 Besançon, tél 03 81 25 52 25, fax 03 81 25 52 20, www.efigip.org, contact@efigip.org.
Télécharger l'étude Franche-Comté emploi formation insertion.
http://www.efigip.org/modules/news_cms/upload/small_1804682e14db686991027cc37b159d02.jpg~~V Στο πλαίσιο της εταιρικής σχέσης μεταξύ της τοπικής αρχής εκπαίδευσης, το Περιφερειακό Συμβούλιο της Franche-Comte και DRAAF, Efigip δημοσιεύει μια έρευνα σχετικά με την επαγγελματική ένταξη των νέων που προέρχονται από δημόσιους ή ιδιωτικούς Cfa Franche-Comte. Η ανάλυση αυτή επιτρέπει να γνωρίζει την κατάσταση των μαθητευομένων έναντι των αναληφθεισών απασχόληση του έτους που ακολουθεί το τέλος των σπουδών τους το 2009-2010.
Τα αποτελέσματα το 2011, η απασχολησιμότητα των μαθητευομένων βελτιώνεται.
Το ποσοστό απασχόλησης των νέων είναι 68% έναντι 63% το 2010. Από τους νέους οι οποίοι έχουν αποκτήσει μια Cdi αυξάνεται επίσης. Αποφοίτηση είναι πάντα ένα πλεονέκτημα για την εξοικονόμηση χρόνου. Περισσότερα...
1 juillet 2012

Université d'été "Emploi, compétences et territoires"

Du mercredi 4 au vendredi 6 juillet 2012 à Montpellier (Maison des étudiants Aimé Schoenig). Depuis plus de 10 ans, la Fondation Université Montpellier I Entreprendre et la Direccte Languedoc-Roussillon, soutenus par de nombreux partenaires, ont souhaité, dans une dynamique de réflexions, de prospective et de projet, ouvrir un espace temps dédié aux apports d'informations, échanges d'expériences, témoignages et débats entre acteurs de territoires d'une part et chercheurs, universitaires, économistes ou sociologues d'autre part. Rencontrant un intérêt croissant, l'Université d'été a aujourd'hui pris une dimension nationale voire européenne.
Pour sa 6ème édition, et sous la question générique "Territoires, enjeux économiques et sociaux : quel engagement des acteurs ?", les plénières de l' "Université" aborderont ainsi les aspects méthodes, projets et actions (séance d'ouverture), synergie et engagements des acteurs (séance de clôture). Entre ces deux temps forts, 14 ateliers déclineront la question sur différents thèmes regroupés en trois chapitres, "Relations territoires-entreprises", "Mutations économiques et RH", et "Cadre de vie". Enfin, pour la deuxième année consécutive, sera décerné le prix de l'Innovation mettant à l'honneur une action collective et innovante notamment en termes de gouvernance et d'impacts économiques et sociaux.
Horaires :
- le mercredi : à partir de 13 h
- le jeudi : de 8 h 30 à 17 h 30
- le vendredi : de 8 h 30 à 12 h 30
Pour connaître le programme détaillé, consulter le site dédié:
http://www.univ-ect.org.
Renseignements: Dideris (service formation continue et CFA de l'Université Montpellier 1), tél. 04 34 43 21 77 (ou 71), e-mail: univ-ect@univ-montp1.fr.
From Wednesday 4 to Friday, July 6, 2012 in Montpellier (Student House Schoenig Beloved). For over 10 years, the Foundation University Montpellier I and undertake Direccte Languedoc-Roussillon, supported by many partners, wanted, in a dynamic reflections, forecasting and project, opening a space-time dedicated to the contributions of information, exchange experiences, testimonies and debates between actors from areas on the one hand and researchers, academics, economists and sociologists on the other. Meeting a growing interest, the Summer School has now taken on a national or even European.
For its sixth edition, and under the generic question "Territories, economic and social issues: what commitment of the actors?", The plenary of the "University" and will discuss aspects methods, projects and actions (opening session), synergy and commitments of the actors (closing session).
Between these two moments, the question will decline 14 workshops on various topics grouped into three chapters, "Relationship-territorial enterprises", "Economic change and HR" and "Living Environment"
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1 juillet 2012

Formation professionnelle - l'argent mal contrôlé

Par Marc Landré. Nicolas Sarkozy en avait fait un axe majeur de sa campagne, François Hollande vient de lui attribuer un ministre délégué… Thierry Repentin, qui a hérité du dossier sulfureux de la formation professionnelle, va avoir fort à faire. La Cour des comptes rend public un référé (rapport provisoire) alarmiste, envoyé en janvier au ministre du Travail de l'époque, Xavier Bertrand, sur «le contrôle par les services de l'État» des 30 milliards d'euros «des fonds de la formation professionnelle» collectés chaque année.
Les magistrats pointent du doigt «une insuffisance de moyens et des défauts d'organisation qui se sont aggravés au cours des dix dernières années». Alors que les masses financières à contrôler ont explosé de 70% depuis 2000, les moyens des services ont «faiblement progressé». Si bien que «la masse contrôlable par agent» est passée de 130 à 185 millions d'euros (+42%) alors qu'elle aurait du être... divisée par deux. Suite de l'article...
Με Marc Landre. Νικολά Σαρκοζί, είχε κάνει μια σημαντική εστίαση της εκστρατείας του, ο Francois Hollande μόλις δώσει μια ... Thierry Repentin Υπουργός, ο οποίος κληρονόμησε την περίπτωση του θείου της επαγγελματικής κατάρτισης, θα έχουν πολλά να κάνουμε. Το Ελεγκτικό Συνέδριο δημοσιεύει ασφαλιστικών μέτρων (ενδιάμεση έκθεση) κινδυνολογία, έστειλε τον Ιανουάριο του προς τον Υπουργό Εργασίας κατά τη χρονική στιγμή, Xavier Bertrand, να «ελεγχθούν από τις κρατικές υπηρεσίες" των κεφαλαίων € 30 δισεκατομμύρια » επαγγελματικής κατάρτισης "που συλλέγονται κάθε χρόνο. Περισσότερα...
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