Sur le blog Gaïa Universitas. On se souvient que la semaine passée, la ministre Najat Vallaud-Belkacem avait déclaré, au sujet des masters, que « la sélection, profondément rétrograde, s’oppose à la démocratisation et au renouvellement de nos élites, mais s’oppose aussi frontalement à ce qui fait la force de notre enseignement supérieur » (lire ici). Ces derniers jours, un collectif d’universitaires rétrogrades ont envoyé à la ministre une lettre ouverte dans laquelle ils se positionnent en faveur de la sélection en master, à l’entrée du M1. Voir l'article...
Master: une sélection profondément rétrograde
Sur le blog Gaïa Universitas. Ces derniers temps, sur la toile, on reparle de la sélection en master. Le conseil d’Etat a rappelé récemment que « aucune sélection ne peut être mise en place en première ou en deuxième année de master » (source ici). Mais il peut y avoir des exceptions à cette règle. Ces exceptions peuvent être publiées par un décret qui date de 1984, mais qui n’a jamais été publié. Cela revient à dire qu’aucune formation de master n’est légalement autorisée à sélectionner depuis 1984. Voir l'article...
Highly-academic schools 'may hinder chances of getting into Oxbridge'
By Javier Espinoza. A highly-selective school might also hinder a bright pupil's chances of entering an elite university because they will be competing against equally smart classmates, the advice has said. Read more...
Sélection en master : les présidents d’université veulent choisir leurs étudiants dès l’entrée en M1
Par Séverin Graveleau. « Halte à l’hypocrisie, la sélection en master existe, assumons-la. » C’est un communiqué au ton inhabituel que la Conférence des présidents d’université (CPU) a publié jeudi 18 février. Voir l'article...
Halte à l'hypocrisie, la sélection en master existe, assumons-la !
Le Conseil d’Etat vient de rendre un avis sur la question de l’accès en master. Depuis plusieurs mois les universités sont attaquées par des avocats défendant des étudiants auxquels l’accès à un master 2 a été refusé. Les textes qui s’appliquent à la sélection en master placent les établissements et les étudiants dans une situation d’insécurité juridique que vient de mettre en évidence le Conseil d’Etat. Le problème est posé depuis de nombreuses années, et la CPU demande qu’il soit enfin réglé. Les gouvernements successifs ont préféré l’immobilisme. Ce n’est plus acceptable. Voir l'article...
Sélection en master : le ton monte
Par Thibaut Cojean, Orientations. Après les déclarations de Najat Vallaud-Belkacem, qui juge la sélection en master comme « profondément rétrograde », quatre présidents d’universités se font entendre. Ils demandent à ce qu’on reconnaissant, légalement, cette pratique. Voir l'article...
Certains masters 2 seront autorisés à sélectionner leurs étudiants
Par Orientations. Une liste des masters 2 autorisés à sélectionner leurs étudiants sera diffusée en avril par le gouvernement. « Nous sommes en phase d’identification des masters 2 actuellement dits sélectifs avec l’aide de la CPU (Conférence des présidents d’universités, NDLR), de manière à ce que nous sécurisions juridiquement le cadre de la prochaine rentrée de septembre », a déclaré Thierry Mandon, secrétaire d’Etat à l’enseignement supérieur et à la recherche. Voir l'article...
La sélection en master 2 est illégale
Par Orientations. La sélection à l’entrée d’un master 2 est illégale. Le conseil d’Etat vient de rendre son verdict, ce mercredi 10 février. Il rappelle que la sélection « ne peut être mise en place pour l’accès aux formations de première ou deuxième année de master à l’université. ». Voir l'article...
Université, la sélection en master jugée illégale : trois questions à Jean-Marc Schlenker
Par Institut Montaigne. Un avis du Conseil d'État, émis le 10 février 2016, estime que sélectionner les étudiants en master 1, comme en master 2, est illégal. Alors que la Conférence des Présidents d’Université "demande une sortie de crise rapide pour tous les masters", Jean-Marc Schlenker, Professeur à l'Université du Luxembourg et président du Comité de Suivi de la loi LRU, en 2011 et 2012, décrypte les principaux enjeux de cette décision.
Pensez-vous que les universités doivent pouvoir sélectionner dès le M1 ?
La possibilité pour les universités de choisir leurs étudiants au niveau du master est très largement répandue à l’échelle internationale. Les formations de master sont avancées, parfois spécialisées, et elles exigent des prérequis spécifiques. On ne peut pas leur demander à la fois d'être ouvertes à tous les étudiants titulaires d'une licence, et d'offrir une formation du même niveau et de la même qualité que celles des universités étrangères qui, elles, peuvent sélectionner leurs étudiants et donc s'adresser à des étudiants d'un niveau plus homogène.
Ne pas autoriser la sélection au niveau master conduit donc à dégrader les conditions d'étude. Cela conduit aussi in fine à de lourds sacrifices pour beaucoup d'étudiants. Peu d'universitaires, et c’est heureux, sont prêts à attribuer un diplôme de master à des étudiants dont les acquis et les compétences ne correspondent pas à ce niveau d'étude. Les étudiants qui s'engagent dans un master sans y être préparés ont donc de fortes chances d'échouer et de perdre une ou deux années. L'absence de sélection à l'entrée implique la sélection par l'échec, beaucoup plus coûteuse pour les étudiants. Voir l'article...
Déclaration commune des conférences sur la sélection en master
Communiqué conjoint de la CDD-FSEG, de la CDDSP, de la CDUL et de la C3D STAPS sur la sélection en master, 16 février 2016
Les Conférences nationales de Directeurs d’UFR et Doyens soussignées entendent réaffirmer que la sélection en Master est une nécessité. Garante de la qualité des formations universitaires de deuxième cycle, elle constitue un enjeu majeur, non seulement pour la réputation nationale et internationale des universités françaises, mais aussi pour l’insertion professionnelle des diplômés, entièrement dépendante de la valeur de leurs diplômes.
Inévitablement, la suppression de toute sélection en Master entraînera : soit l’augmentation du taux d’échec au diplôme de Licence, devenu concours d’entrée, alors même que ce diplôme doit certifier les compétences acquises par les étudiants et non servir de moyen de sélection ; soit le report des difficultés et des échecs, désastreux pour les personnes, au niveau master.
Les Conférences nationales de Directeurs d’UFR et Doyens rappellent que les formations universitaires seraient les seules de tout l’enseignement supérieur à ne sélectionner à aucun moment du cursus, jusqu’aux Masters 2 inclus. Non seulement cette situation serait inacceptable en ce qu’elle fausserait encore davantage la concurrence existant entre les universités d’une part, et les Ecoles et grands établissements d’autre part ; mais encore le risque est grand que, devant l’afflux d’étudiants (certains Masters ont plus de 500 candidatures), les Facultés et UFR ne soient contraintes de fermer des mentions ou des parcours, puisqu’il n’apparaît pas que des moyens complémentaires puissent être mobilisés. Voir l'article...